Cherbourg

De Wikimanche

Cherbourg est une ancienne commune du département de la Manche, fusionnée en 2000 avec Octeville dans Cherbourg-Octeville, commune déléguée au sein de Cherbourg-en-Cotentin depuis le 1er janvier 2016.

Cherbourg est un port militaire et marchand important, ancienne place forte stratégique située à l'extrémité du Cotentin, à l'embouchure de la Divette.

Toponymie

voir l'article détaillé Cherbourg (étymologie)

Géographie

Situation

À peu près au milieu de la côte septentrionale de la presqu'île du Cotentin, à l'embouchure de la Divette et au fond de la baie comprise entre le cap Lévi à l'est et le cap de la Hague à l’ouest, Cherbourg est distant de 120 kilomètres des côtes anglaises.

Cherbourg appartenait autrefois au doyenné de la Hague, délimité par la Divette. En 1786, une partie d’Équeurdreville est jointe à Cherbourg, lors de la construction du port, puis en 1802, une portion d'Octeville. Depuis 1811, les mielles de Tourlaville, commune du doyenné de Saire, sont intégrées au territoire cherbourgeois sous le nom du quartier du Val-de-Saire où ont été construits l’Hôpital Louis-Pasteur et l'église Saint-Clément[1]. Ainsi, Cherbourg se trouve à la fois dans la Hague et dans le Val de Saire [2].

À l'image de l'ensemble Chantereyne et du terre-plein des Mielles, le territoire cherbourgeois a été gagné sur la mer. Construite au niveau de la mer, la ville s'est développée au pied de la Montagne du Roule, point culminant et de la Fauconnière.

Géologie

Situé à l'extrémité du massif armoricain, Cherbourg conserve les traces de la formation, sur les granites déformés et schistes métamorphiques du précambrien, de la chaîne hercynienne par le plissement des arkoses du Cambrien et des schistes et grès armoricains de l’Ordovicien. Ces plis se traduisent par des couches de grès inclinées de 45° vers le nord-est, sur la Fauconnière (dont « La Roche qui pend ») et la Montagne du Roule[3]. Ces deux falaises mortes sont dues à l'érosion maritime au quaternaire. Le retrait de la mer a ensuite laissé la place à des cordons dunaires et des marais arrière-littoraux, détruits par l’urbanisation du XVIIe et XIXe siècles, identiques à ceux de Collignon à Tourlaville [4].

Ces roches présentes dans les sols ont été exploitées au cours des siècles dans plusieurs carrières : le granit écrasé extrait à Querqueville et les arkoses du Becquet, ont été utilisés pour la confection de moellons et de blocs équarris pour linteau. Les schistes verts, dont la couleur provient de la chlorite et la séricite, sont essentiellement exploités en couvertures dans le Nord-Cotentin, mais aussi en maçonnerie à Cherbourg. Le grès armoricain de la Montagne du Roule sert aux moellons et à l'enrochement. La plupart des nombreuses carrières ouvertes dans l’agglomération pour les travaux de la digue sont aujourd'hui fermées[4].

Hydrographie

Cherbourg est bordée par la mer. La construction du port du commerce, à partir de 1769, s'accompagne du détournement de la Divette (dont l'embouchure se situait au niveau de l’actuelle sortie de port Chantereyne) et du Trottebec (depuis le territoire de Tourlaville) réunis dans le canal de retenue, le long de l’avenue de Paris et de la rue du Val-de-Saire.

Le ruisseau de la Bucaille et celui du Fay qui arrosait la Croûte du Homet au XVIIIe siècle[5]ont disparu lors de la construction du port militaire.

Climat

Cherbourg est sous climat tempéré océanique. Son caractère maritime entraîne un taux d'humidité important (84 %) et un vent marin fort, soufflant couramment en tempête mais aussi des variations saisonnières de température faibles et de rares jours de gel (7,3)[6]. L'effet conjugué du vent et des marées engendre des changements climatiques rapides dans une même journée, le soleil et la pluie pouvant se succéder à quelques heures d'intervalle[7].

L'influence du Gulf Stream et la douceur de l'hiver permettent la naturalisation de beaucoup de plantes méditerranéennes ou exotiques (mimosas, palmiers, agaves, etc.) présentes dans les jardins publics de la ville, malgré une insolation moyenne[7].

Histoire

voir l'article Notice sur Cherbourg, publiée par Alexis de Tocqueville dans Histoire des villes de France en 1846.
voir l'article détaillé Histoire de Cherbourg

Blasons et logotype

Cherbourg.png

Le blason de Cherbourg « porte d'azur à la fasce d'argent chargée de trois molettes à six rais de sable, accompagnée de trois besants d'or, deux en chef, un en pointe ».

Origines

Les textes antiques mentionnent Coriallo, cité des Unelles latinisée en Coriallum, que des fouilles auraient localisée dans les mielles, entre Cherbourg et Tourlaville. Toutefois, l'imprécision des sources, notamment de la Table de Peutinger, ne permet pas d'écarter des localisations proches de Beaumont-Hague ou d'Urville-Nacqueville.

Chef-lieu du Coriovallensis pagus, Cherbourg est rattaché au Duché de Normandie avec le Cotentin, en 933, par Guillaume Longue-Épée, puis voit débarquer en 946 le roi danois Harold, chassé de ses terres, pour aider Richard Ier de Normandie, encore mineur, contre Louis IV.

Dès le IVe siècle, il est fait mention d'un castrum sur la rive gauche de la Divette, tandis que la première évocation du château, l'un des plus importants de l'époque, date de 1026. Il appartient à cette date à la dot de mariage de Richard III. Il s'agit déjà d'un des ports commerciaux les plus importants du duché, avec Caen et Rouen, échangeant essentiellement avec l'Angleterre, et une fois par an avec l'Irlande, suite au privilège donné en 1150 par Henri Plantagenet.

Une place forte

Le siège de Cherbourg par Charles VII.

Par sa position stratégique, la ville fortifiée par Philippe le Bel est l'objet d'une lutte incessante entre Anglais et Français. Elle change ainsi durant la guerre de Cent Ans, six fois de propriétaires, sans jamais être prise par les armes. Donnée par Jean le Bon à Charles le Mauvais, puis vendue à Richard II d'Angleterre, elle est assiégée en vain par Bertrand Du Guesclin. Richard II revend la ville à Charles le Noble, qui l'échange avec Charles VI contre le comté de Nemours. En 1418, suite à un long siège, la ville se rend aux Anglais. Assiégée une fois de plus sans succès par Charles VII, Cherbourg est définitivement rattachée à la France en 1450, suite à un accord conclu par Jacques Cœur. En raison des souffrances de la population cherbourgeoise, et contre le dépeuplement de la place forte, Louis XI exempte les habitants d'impôts en 1464, ce qui sera la règle jusqu'au règne de Louis XV.

Au début du XVIe siècle, la ville subit trois vagues de peste (en 1504, 1514 et 1517). En 1532, Cherbourg reçoit la visite de Francois Ier. À cette époque, Cherbourg nous est décrite par Gilles de Gouberville comme une cité fortifiée de 4 000 habitants, protégée par des ponts-levis aux trois portes principales, gardées en permanence et fermées du coucher du soleil jusqu'à l'aube. À l'intérieur des remparts, le château, lui-même protégé par de larges fossés et muni d'un donjon et de douze tours, occupe le sud-est de la ville. À l'extérieur, le faubourg se tient le long de la Divette, au sud des remparts. Il est fréquenté par les matelots.

Face aux guerres de religion qui divisent la Normandie à la fin du XVIe siècle, la forteresse de Cherbourg, consolidée et fortement gardée, reste sous le pouvoir royal. Elle soutient les assauts répétés (1562, 1563 et 1574) des troupes de Montgommery appuyées par les Anglais. Celles-ci ravagent alors l'abbaye du Vœu située hors des remparts. Les bourgeois restent également fidèles au roi quand la Normandie est tenue par la Ligue catholique.

Un port militaire et commercial

En 1686, Vauban réclame, après inspection des côtes, un renforcement des fortifications. Mais ses opposants, parmi lesquels Louvois, obtiennent du Roi, trois ans plus tard, l'arrêt des travaux, et la destruction des derniers remparts afin d'éviter que les Anglais disposent en cas de débarquement réussi d'une forteresse inexpugnable. Six ans plus tard, l'amiral de Tourville ne peut donc pas se réfugier sous la protection de la ville lors de la tentative manquée de repli de la Bataille de la Hougue. Abîmés lors de la bataille de Barfleur, et sans retraite protégée, trois navires de la flotte s'échouent dans la baie de Cherbourg : le Triomphant à l'entrée du port, l'Admirable sur les Mielles, et le Soleil Royal, vaisseau amiral, sur la pointe du Hommet. Le dimanche 1er juin 1692, devant de nombreux badauds venus du Nord-Cotentin, et, alors que le curé a déplacé à l'extérieur la messe, face à la bataille, les brûlots britanniques incendient les trois bâtiments. Les stocks de poudre explosent, les corps des marins et les débris jonchent la plage et les rues de la ville, tandis que le toit de la basilique de la Trinité est détruit par l'explosion du Triomphant.

Plan de Cherbourg, Jean Magin, 1700/1741.
Vue du port de commerce de Cherbourg par Deligny

À l'époque de Vauban, le port de commerce se résume en une fosse vaseuse et un quai de pierres sèches, la marée mouillant le pied de la montagne du Roule. En 1739, l'ingénieur Hüe de Caligny, directeur en chef des travaux publics de la province de Normandie, entreprend de construire un port de commerce (aujourd'hui au niveau de la place Divette), avec une écluse. Mais il est dévasté en 1758 par une attaque anglaise. Le nouveau bassin du commerce est aménagé en 1769 et inauguré en 1775, après le détournement de la Divette et du Trottebec.

En 1776, Louis XVI charge Suffren du choix entre Cherbourg, Ambleteuse et Boulogne, pour devenir le port stratégique sur la Manche. Il s'adjoint les services, notamment de Dumouriez, futur gouverneur de la place, et La Bretonnière. Le rapport de ce dernier affirme que seul le port normand peut protéger convenablement 80 bateaux de guerre. Dépassant les projets de Vauban, il projette la construction d'une digue de quatre kilomètres de long, entre l'île Pelée et la pointe de Querqueville. Dumouriez et Decaux, chef du génie, conseillent quant à eux, une rade plus courte, reliant en droite ligne l'île Pelée et la pointe du Hommet, comme préconisé par Vauban, avec une passe centrale unique, et en mettant l'accent sur les défenses militaires. On donne finalement raison à La Bretonnière.

Decaux et La Bretonnière s'opposent également sur les techniques de fondation. Le premier vante les mérites des caissons de maçonnerie de béton tandis que La Bretonnière préférerait le sabordage de vieux bâtiments de guerre et un enrochement à pierres perdues. Une troisième solution est choisie, celle d'un môle construit à partir de 90 cônes de bois remplis de pierres et de béton, reliés par des chaînes de fer, proposé par l'ingénieur Louis-Alexandre de Cessart .

Trois ingénieurs vont se succéder durant les 70 ans de l'édification des 4 000 mètres de la digue : La Bretonnière, Louis-Alexandre de Cessart et Joseph Cachin. Le premier cône est coulé le 6 juin 1784, à un kilomètre de l'île Pelée, et la rade s'emplit des 300 à 400 bateaux qui font la navette depuis le port du Becquet pour charger les pierres. Mais les quatre premiers cônes ne résistent pas aux tempêtes. Le 22 juin 1786, Louis XVI fait son seul voyage en province pour voir l'avancement des travaux et assister à l'immersion du neuvième cône de pierre. Quand en 1788, on conclut à l'échec de l'option de Cessart, les caisses sont vides, et les esprits prêts à la Révolution. On revient donc à la conception de La Bretonnière, mais avec la Révolution, Dumouriez et Cessart quittent Cherbourg. Les subsides sont coupées en 1790, et La Bretonnière contraint à la démission en 1792. Malgré la loi du 1er août 1792 décrétant la construction de l'avant-port, tous les travaux sont suspendus cette même année, et pour dix ans.

Ville plutôt ouvrière, Cherbourg accueille favorablement la Révolution française. La ville confie sa défense et sa sécurité à un comité de 14 notables et échappe aux premières purges. En 1793, la chouannerie se propage dans le Sud-Manche et la Terreur est décrétée. Jean-Baptiste Lecarpentier est envoyé par le Comité de Salut public comme représentant du peuple le 19 septembre. Il dissout le comité et le remplace par la Commission de surveillance aux pouvoirs répressifs élargis. Pour autant, on ne compte qu'une seule victime de la guillotine, Leroy, directeur des Postes, victime d'un procès à charge [8].

Ouvert en 1793, l’ancien Arsenal (à l'emplacement de l'actuel rue qui porte son nom) construit des bâtiments de surface à voile. Le premier, le brick La Colombe, est lancé le 27 septembre 1797 après un chantier de trois ans. En 1803, Bonaparte décide de bâtir un nouvel arsenal à proximité du port militaire en projet, à l'ouest de la ville. Construisant des navires à voile, puis à hélices jusqu’à la fin du XIXe siècle, l'arsenal se spécialise dès 1898, dans la construction de sous-marins.

Statue équestre de Napoléon, Armand Le Véel

En 1802, Bonaparte ordonne de reprendre les travaux de la digue sous les ordres de l'ingénieur Cachin, selon la méthode de La Bretonnière, en ménageant la partie centrale pour recevoir des canons. Il décide également le creusement de l'avant-port militaire, qu'il qualifiera de lac Moeris (inauguré le 27 août 1813 en présence de l'impératrice Marie-Louise), et la construction du nouvel arsenal. Le Premier consul veut faire de Cherbourg un des ports militaires principaux, visant l'invasion du Royaume-Uni. Pour fournir de la main d’œuvre aux travaux, Bonaparte crée un bagne par décret du 27 octobre 1802. La Marine refusant d'employer les forçats pour la construction de la digue, ils sont attachés à l'arsenal et aux travaux de la ville. En 1803, Cherbourg est à l'abri des attaques anglaises et devient port d'attache de corsaires. Après une visite en 1811, Napoléon fait également de Cherbourg une préfecture maritime et un chef-lieu d'arrondissement de la Manche. Il prend acte ainsi du développement de la ville et lui donne une plus grande importance dans le Cotentin, face à Valognes qui était sous l'Ancien régime la principale ville de la péninsule, et sous-préfecture de la Manche.

La digue ne sera terminée que sous Napoléon III, en 1853. Les bassins Charles X (commencé en 1814) et Napoléon III (commencé en 1836) du port militaire sont respectivement inaugurés le 25 août 1829 en présence du Dauphin, et le 7 août 1858 par le couple impérial. L'ampleur des travaux séculaires reçut un écho important en France, à l'image d'Émile Zola qui écrit en 1879 dans Nana : « À Cherbourg, il avait vu le nouveau port, un chantier immense, des centaines d'hommes suant au soleil, des machines comblant la mer de quartiers de roche, dressant une muraille où parfois des ouvriers restaient comme une bouillie sanglante. ».

En 1830, Charles X est détrôné et fuit la France à bord du Great Britain, qui appareille à Cherbourg, laissant la place à la Monarchie de Juillet. En parallèle des travaux du port, la ville se développe. Elle est devenue le centre politique du Nord-Cotentin depuis 1811. L'afflux d'ouvriers et de militaires pour le port lui donne également un poids démographique et économique. De nouveaux quartiers naissent dans les faubourgs, à l'image du Roule, quartier populaire et ouvrier, à cheval sur la Divette, qui s'industrialise avec la raffinerie de soude à varech Courmerie et Cie, la scierie Launey et les carrières. Y apparaissent alors le jardin public et une salle de patronage, tandis que les industriels se bâtissent de riches maisons sur le flanc de La Fauconnière. Les rues du centre-ville sont pavées et assainies, des voies sont percées, telle la place des Halles en 1859, des bâtiments s'élèvent, comme le théâtre, l'hôtel de ville et les halles aux poissons, un musée est créé, les sociétés savantes éclosent.

Dans ces années, Cherbourg peut être considérée comme bonapartiste. Reconnaissante envers l'Empereur d'avoir fait de Cherbourg un port d'importance primordiale, la ville devait s'appeler Napoléonbourg, avant que la défaite de Waterloo n'empêche la réalisation du projet. En 1831, les électeurs choisissent le colonel de Briqueville, fidèle colonel des dragons napoléoniens, comme représentant à la Chambre des députés, lui offrant à sa mort en 1844, des obsèques populaires et finançant l'année suivante un buste présent sur les quais. Le 8 décembre 1840, c'est aussi une foule enthousiaste qui accueille La Belle Poule, lors du retour des cendres de Napoléon en France. Première escale depuis le départ des reliques impériales de Saint-Hélène, Cherbourg organise une cérémonie d'hommage durant laquelle la place du Rempart, gagnée sur la mer est baptisée place Napoléon. Celle-ci est agrémentée en 1858, par une statue équestre de Napoléon, inaugurée par Napoléon III, venu pour ouvrir la ligne ferroviaire reliant Cherbourg à Paris.

En 1905, Cherbourg accueille une exposition internationale. Première escale du Titanic en 1912, Cherbourg a son heure de gloire dans l'épopée des transatlantiques. Les paquebots britanniques partant de Southampton y font escale avant de traverser l'Atlantique. Trop gros pour accoster, les premiers doivent mouiller dans la rade, des transbordeurs faisant la navette. Pour accueillir au mieux les escales, la Chambre de commerce fait construire un port en eau profonde, conçu par Paul Minard, et une nouvelle gare maritime imposante. En 1929, la gare maritime accueille 985 escales et 300 000 passagers . Dans l'Entre-deux-guerres, un train spécial amène en trois heures les passagers partant vers les États-Unis depuis Paris, directement à la grande gare maritime de Cherbourg. En 1922, les compagnies White Star Line, Cunard Line et Red Star Line commandent à René Levavasseur l'Hôtel Atlantique (aujourd'hui siège de la Chambre de commerce et d'industrie) pour accueillir les émigrants. Mais le nombre de quotas américains d'émigration est réduit à cause de la crise de 1929, le nombre des émigrants passant de 41 000 à 8 000 entre 1922 et 1935. La légende transatlantique est alimentée pendant plus d'un demi-siècle par les majestueux paquebots que sont le Queen Mary, le Queen Elizabeth et le Normandie, et par ses passagers, stars d'Hollywood (Liz Taylor et Richard Burton, Orson Welles, Rita Hayworth, Charlie Chaplin...) et artistes européens (Salvador Dali, Fernandel, Greta Garbo…)

Le port accueille également plusieurs grands chefs d'État : la reine Victoria y débarquait régulièrement; le 5 octobre 1896, le tsar Nicolas II est accueilli par le président Félix Faure. Le tsar revient à Cherbourg le 31 juillet 1909, accueilli cette fois par le Président Fallières.

Point stratégique de l'Occupation et de la Libération

Les Allemands arrivent le 17 juin 1940 dans les faubourgs de Cherbourg. Durant deux jours, le port devient le « Dunkerque normand », où les soldats anglais rembarquent à la va-vite. Le fort de l'Est de la digue est détruit par la marine française. Le 18 au soir, les derniers combattants se rendent. Le lendemain, Erwin Rommel reçoit la reddition de la place des mains du préfet maritime, le vice-amiral Le Bigot.

Quatre années plus tard, Cherbourg est l'objectif principal des 4e, 7e et 79e régiments américains débarqués à Utah Beach. Seul port en eau profonde de la région, sa libération devait permettre d'avoir un base logistique pour le débarquement du matériel nécessaire à la libération de l'Europe. En prévision d'une importante attaque, 14 000 Cherbourgeois sont déplacés, envoyés notamment dans le Loiret, lors de la seconde évacuation de la ville en mai 1944. Le 21 juin, le VIIe Corps de Joseph Lawton Collins est à l'entrée de la « forteresse de Cherbourg ». Les forces allemandes, dirigées par le lieutenant-général von Schlieben, s'élèvent à 21 000 hommes, souvent faibles et mal entrainés. L'amiral Hennecke, en charge du port militaire, donne l'ordre de dynamiter le port pour qu'il ne puisse pas servir aux Alliés. Les hommes de Collins entrent dans la ville le 22 juin. Ils sont confrontés à une vive résistance et des combats de rue nombreux. Collins conquiert le 25 juin la montagne du Roule, contraignant le général Karl von Schlieben, l'amiral Hennecke et 37 000 soldats à se rendre officiellement le 26 à 16 h.

À l'occasion du 14 juillet 1944, la place du Château devient Place du Général-de-Gaulle, tandis que le quai de l'Ancien-Arsenal est nommé quai du Général-Lawton-Collins, général du VIIe corps américain. En deux mois, les troupes du génie américaines et françaises déminent les rades et remettent en état le port complètement rasé par les Allemands et les bombardements. Les premiers « liberty ships » accostent au quai de France. Dès lors, et jusqu'à la victoire de 1945, le débarquement journalier des approvisionnements et du matériel militaire fait de Cherbourg le plus grand port du monde. Le trafic y sera le double du port de New York. L'essence traverse la Manche via le pipe-line sous-marin PLUTO (Pipe Line Under The Ocean).

Le 24 décembre 1944, le cargo belge Léopoldville, chargé de 2 237 soldats américains de la 66e division d'infanterie, les « Black Panthers », est torpillé par un sous-marin allemand, au large de Cherbourg. On dénombre 763 morts et 493 disparus. Cherbourg est citée à l'ordre de l'armée le 2 juin 1945, et rendue à la France par les Américains le 14 octobre.

La reconstruction

Le besoin de reconstruction de la ville est restreint, puisque les destructions se sont principalement limitées au port militaire et à ses alentours, comme l'abbaye du Vœu. Les «Trente Glorieuses» voient un développement de Cherbourg. Le port-Chantereyne, gagné sur la mer, la place Divette et le boulevard Schuman créés à l'emplacement des anciens champs de foire, et le grand ensemble des Provinces, sur les hauteurs de La Fauconnière à Octeville, modifient la physionomie de la ville, qui se densifie.

À partir des années 1990, l'identité maritime de l'économie de Cherbourg souffre. Le plan Joxe en 1992 porte un coup grave [9], en imposant une réduction drastique des effectifs de l'Arsenal, accompagné du transfert de la Flottille du Nord (FLONOR) vers Brest (Finistère). Dès lors, le poids de l'armée ne cessera de diminuer, avec le départ de l'école d'administration de la Marine pour Toulon et la fermeture de l'hôpital maritime.

Fusion avec Octeville

Suite à un référendum local (décret du 23 février 2000 mis en application le 28 février suivant), Cherbourg fusionne avec Octeville en 2000.

Démographie

Évolution démographique de Cherbourg de 1793 à 1999 (Sources : Cassini [10] et INSEE [11])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
10 081 11 389 14 316 15 655 18 043 19 315 23 408 26 949 28 012 38 309
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
41 812 37 215 35 580 37 186 35 691 37 013 38 554 40 783 42 938 43 837
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
43 731 38 281 38 054 37 461 39 105 40 042 38 262 37 486 38 243 32 536
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
28 442 27 121 25 370
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Notice communale de Cherbourg-Octeville sur le site Cassini


Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les Maires

voir l'article détaillé Liste des maires de Cherbourg

Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Communautés

  • Sœurs des Sacrés-Cœurs de Jésus et de Marie (3, rue de la Bucaille).
  • Sœurs franciscaines réparatrices de Jésus-Hostie (Maison Saint-Michel, 15, rue du Maupas).

Personnalités liées à l'ancienne commune

Naissances

par ordre chronologique

Décès

Autres

Économie

voir aussi Économie de l'agglomération cherbourgeoise

Petit port de pêche, Cherbourg voit une industrie se développer sous le règne de Louis XIV, grâce à deux manufactures, l'une de draps et de tanneries à Cherbourg, l'autre de glaces et de miroirs, à Tourlaville, par Colbert.

Si les travaux de la rade du XIXe siècle font croître les atouts du port de commerce, Cherbourg est, au début du XXe siècle, avant tout un port militaire. L'arsenal et la Marine nationale deviennent le véritable « poumon économique » de la ville et du Nord-Cotentin. Le port de commerce est modeste, exportant des mulets pour les Antilles et la Réunion, des produits alimentaires locaux vers la Grande-Bretagne (beurre, salaisons, œufs, bestiaux...), des produits chimiques à base de soude extraite du varech, du granit des carrières avoisinantes, et important bois et fers du Nord, goudrons, chanvre, et denrées provenant des colonies. Mais, à cette époque, le port embrasse l'épopée transatlantique. Les escales des équipages de la marine et des passagers de paquebots offrent un moyen de promouvoir et de diffuser les produits locaux dans le monde.

L'industrie cherbourgeoise de l'époque est spécialisée dans la construction navale, ainsi que dans la confection de dentelles et la fabrication de cordage. La fin du XIXe siècle a également vu Cherbourg développer une industrie aéronautique, avec la société de Félix du Temple, reprise plus tard par Félix Amiot, autre pionnier de l'aviation, pour fonder la Société aéronautique de Normandie.

Ces dernières années, le trafic transmanche passagers s'est affaibli. P&O ayant abandonné Cherbourg, seules deux compagnies assuraient des liaisons transmanche : Brittany Ferries vers Portsmouth (Angleterre) et Irish Ferries vers Rosslare (Irlande). Cette situation a duré jusqu'en 2005.

Depuis, trois compagnies se partagent le trafic transmanche :

La perte des livraisons de Toyota, depuis l'ouverture de l'unité de Valenciennes (Nord) a quant à elle sérieusement affaibli le port de commerce.

Transports

Cherbourg est l'extrémité ouest de la route nationale 13 et de la ligne ferroviaire Paris-Cherbourg du Réseau ferré de France.

Histoire

Jusqu'en 1945, un tramway assure une correspondance entre le train et la station balnéaire d'Urville-Nacqueville. À partir de 1933 et jusqu'en 1990, le train poursuit sa course jusqu'à la gare maritime, actuelle Cité de la Mer. Le Tue-Vaques dessert depuis Cherbourg le Val de Saire entre 1911 et 1950.

La Compagnie des transports de Cherbourg (CTC) est créée en 1896, desservant par un tramway la place de Tourlaville et la place du Château à Cherbourg. La desserte s'allonge jusqu'à 16,5 kilomètres, de Tourlaville à Urville. Après l'occupation allemande et le bombardement du dépôt de tramways, les bus prennent la succession, et il faut attendre 1962 pour que le réseau dispose de plusieurs lignes. À partir de 1976, la Communauté urbaine de Cherbourg prend en charge la compétence des transports en commun. Filiale de Keolis, la CTC prend le nom de Zéphir Bus en 1991[12].

Voies

Liaisons maritimes

Liaisons ferroviaires

Liaisons routières

Route nationale 13 (RN 13)

Culture

Équipements culturels

Façade du théâtre à l'italienne de Cherbourg.
Le Vox, ancien cinéma transformé en salle de spectacle dépendant de la Scène Nationale.

La création et la diffusion du spectacle vivant[13] sont assurés par le théâtre à l'italienne et le Vox.

En outre, l’offre d’enseignement artistique est riche de l’École des beaux-arts et de l’École municipale de musique, labellisée conservatoire à rayonnement communal, qui compte 800 inscrits.

Cependant, la ville manque d’une salle de grande capacité, le théâtre ne pouvant accueillir que 700 spectateurs. Mais, après l’échec cuisant de Cherbourg-Land, ce problème ne peut-être résolu qu’à l’échelle du Cotentin[14]. Le principal complexe accueillant des concerts d’envergure est le centre Jean-Jaurès d’Équeurdreville-Hainneville.

Cherbourg a vu renaître son carnaval dans les années 1980, héritier de la confrérie des Cosnards, semblable à celle de Rouen et Évreux.

Musées

Le Patrocle de David, exposé au musée Thomas-Henry.

Cherbourg dispose de plusieurs musées.

L'ancienne maison d’Emmanuel Liais, maire de Cherbourg, astronome et explorateur, abrite depuis 1905 le Muséum d’histoire naturelle, d’archéologie et d’ethnographie de Cherbourg, plus vieux musée de Cherbourg (fondé en 1832), avec cabinet de curiosités, collection d’animaux naturalisés, de fossiles, de minéraux, d’objets exotiques (Égypte, Asie, Océanie, Amérique et Afrique), trésors archéologiques et bibliothèque des sciences. Elle est aussi le siège social de la Société nationale des sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg.

Le musée d’art Thomas-Henry, du nom du premier mécène, est inauguré en 1835, et constitue la troisième collection de Normandie et première du département, avec 300 peintures et sculptures européennes, du XVe au XXe.

Le musée de la Guerre et de la Libération, premier du genre lors de son inauguration par René Coty le 6 juin 1954, retrace la vie quotidienne des civils cherbourgeois sous l’Occupation et le déroulement de la Libération du Cotentin, en particulier la bataille de Cherbourg. Il est installé dans le fort du Roule.

Lettres

La Bibliothèque municipale Jacques-Prévert, fondée en 1831 et ouverte en 1832, conserve la deuxième plus grande collection de la région, après celle de Caen.

L'ancienne caserne de l’Abbaye, datant du lancement des travaux de la grand digue au XVIIIe siècle, abrite depuis 1970 l’un des cinq centres régionaux du Service historique de la Marine nationale. Là sont regroupées les archives de la circonscription maritime de la Manche et de la mer du Nord, et la bibliothèque de la Marine fondée à Cherbourg en 1836 et spécialisée en histoire maritime avec ses 23 000 ouvrages.

Chaque année est organisé le Festival du livre et de la bande dessinée de jeunesse (depuis 1987).

Cherbourg-Octeville est le siège de deux maisons d’édition, Isoète fondé en 1985 et Le Point du Jour créé en 1996.

Cinéma

Le cinéma occupe une place non négligeable dans la vie cherbourgeoise. Plusieurs classiques du cinéma français y ont été tournés, comme La Marie du port de Marcel Carné avec Jean Gabin et en 1981, Claude Miller y situe également l’action de Garde à vue, tourné en studio. Mais le plus emblématique est sans conteste Les Parapluies de Cherbourg de Jacques Demy, tourné l’été 1963, qui contribue encore aujourd'hui au renom international de la cité. Bien avant pourtant, au temps de la splendeur des paquebots transatlantiques, Cherbourg était un port d’arrivée, de départ ou de transit pour de nombreuses stars, notamment Charlie Chaplin, Burt Lancaster… La ville a également vu naître le cinéaste Jean-Charles Tacchella et l’acteur Jean Marais.

Depuis 1985, le cinéma joue un rôle important dans la vie culturelle locale avec le Festival des cinémas d'Irlande et de Grande-Bretagne et Cinémovida (Festival des cinémas d'Espagne et Amérique latine).

La ville dispose d'un parc de 5 salles de cinéma.

Odéon 
5 salles. Comme l'ancien cinéma Club 6 (rue de la Paix), l'Odéon (rue du Maréchal-Foch) est exploité depuis 1991 par la Soredic. La façade abîmée de l'ancien Café du Grand balcon, devenu ensuite cinéma Le Central, est de style second Empire, avec cariatides et guirlandes de fleurs.
Omnia 
1 salle. Salle historique exploitée par Pathé, située rue de la Paix, elle a été rachetée dans les années 1990 par la municipalité, et n'accueille plus que de rares évènements. Des fresques intérieures de R. Lecoq représentent Éole et Vulcain.

Cherbourg dans les arts

Célestine, du Journal d’une femme de chambre, par Georges Jeanniot, Le Cri de Paris, 18 novembre 1900.

Cherbourg a largement été représenté par les peintres, officiels ou non, à l'occasion des grands événements nationaux, qu'il s'agisse du retour des cendres de Napoléon, des visites royales, impériales et présidentielles, ou des lancements de navires. Les artistes locaux, à l'image de Fréret ou Millet, ont également figuré les paysages maritimes du port.

Cherbourg est également l'objet de chansons populaires, comme Cherbourg avait raison au début du XXe siècle ou Cherbourg par Beirut au début du XXIe.

La ville a été le décor de nombreux tournages, dont le plus emblématique est Les Parapluies de Cherbourg, mais aussi Le P'tit Parigot (1926), de René Le Somptier, La Marie du port (1950) de Marcel Carné, La Course à l'échalote (1975) de Claude Zidi, Les Routes du sud (1978), de Joseph Losey, Le Rayon vert (1986) d’Éric Rohmer.

On retrouve Cherbourg sous la plume de plusieurs auteurs, tels que Honoré de Balzac, qui cite Joseph Cachin parmi les hommes de génie dans Le Curé de village et La Duchesse de Langeais, Octave Mirbeau qui, dans le dernier chapitre du Journal d'une femme de chambre, installe Célestine comme tenancière d’un café à Cherbourg, Remy de Gourmont avec Un cœur virginal (1907), Ernest Psichari qui évoque dans L'Appel des armes son expérience de la guerre (1913), ou plus récemment Alexis Salatko et Robert Sinsoilliez.

Sociétés savantes

La ville est le siège de plusieurs sociétés savantes, dont la Société nationale académique de Cherbourg créée 1755, et la Société nationale des sciences naturelles et mathématiques de Cherbourg créée en 1851, ainsi que, jusqu'au début du XXe siècle, la Société artistique et industrielle de Cherbourg, fondée en 1871. Cherbourg possède une riche collection d'archives, épargnée par les destructions de la guerre.

Gastronomie

Grand port de pêche, Cherbourg offre une grande variété de poissons (limande, bar, plie, maquereau, raies, bar, surmulet, colin, limandier, roussette…), crustacés (dormeur, araignée, homard) et coquillages (Saint-Jacques, pétoncle, moules), pêchés au large du Cotentin. On nomme demoiselles de Cherbourg des grosses crevettes. Cherbourg se situe également à proximité de trois zones conchylicoles (Blainville, Saint-Vaast et Isigny). La préparation la plus traditionnelle est la matelote[15]. Alexandre Dumas présente également la recette de la « queue de merlan à la mode de Cherbourg », au beurre et aux huîtres[16].

À partir de 1464, les boulangers de Cherbourg détiennent l’autorisation royale d’élaborer leurs pains à base d’eau de mer, évitant ainsi de payer le sel et la gabelle. À l’occasion de la visite de Napoléon Ier, ils auraient créé le pain plié, boule de pain de campagne, ovale, qui est repliée sur elle-même pour être cuite, offrant ainsi une mie plus serrée, en forme de bicorne qui lui vaut d’être appelé « pain Napoléon »[15]. Fleury indique qu’au début du XIXe siècle, la nourriture principale du Nord-Cotentin est le pain d’orge, la bouillie de sarrasin et les produits à base de porc, ainsi que, les jours de fête, la galette, « sorte de pâte composée de farine de sarrasin, de lait et d’œufs, et cuite en couches minces sur la tuile avec du beurre », arrosée, bien sûr, de cidre[17].

Langue et folklore

La population cherbourgeoise parlait le haguais, variante du normand cotentinais, tout en ayant des particularismes quant à la prononciation de certains mots.

Alors que le français s'impose à Rouen au XIXe siècle, le normand reste largement utilisé à Cherbourg comme à Caen, jusqu'à la Première Guerre mondiale [18].

Alfred Rossel est la principale figure locale des auteurs patoisants du XIXe siècle. Il publie ses Chansonnettes normandes, parmi lesquelles Sus la mé est devenu un hymne du Cotentin. À cette époque, Jean Fleury critique pourtant son orthographe approximative et une mauvaise maîtrise de la langue [19].

Divers acteurs tentent aujourd'hui de promouvoir l'usage local du normand. La société Alfred-Rossel fait vivre le folklore et la langue, la revue Le Boués-Jaun basée à Cherbourg publie ses textes en normand, et l'une des trois universités populaires normandes y est basée [18].

Jumelages

Cherbourg est jumelée avec [20] :

Cherbourg entretient une coopération décentralisée avec Coubalan (Sénégal) depuis 1995.

Justice

Depuis l'instauration par Napoléon Ier d'un tribunal de première instance par le décret du 19 juillet 1811 à Cherbourg, la ville est l'un des trois pôles judiciaires principaux de la Manche, avec Coutances et Avranches.

La ville accueille aujourd'hui un Tribunal de grande instance (arrondissement de Cherbourg-Octeville), un Tribunal d'instance (cantons de Beaumont-Hague, Cherbourg Nord-Ouest, Cherbourg Sud-Est, Équeurdreville-Hainneville, Octeville, Les Pieux, Saint-Pierre-Église et Tourlaville), un conseil de prud'hommes et un Tribunal de commerce.

Parcs et jardins

  • Jardin Montebello : jardin d'horticulture et d'acclimatation où poussent bambous, magnolias, fougères et camélias. Par sa configuration et son petit chalet de briques à poutres apparentes, il témoigne du style du 19e siècle.
  • Jardin public : situé au pied de la montagne du Roule, il abrite un parc zoologique, une grande volière et un bassin à otaries, un jardin paysager orné de rocailles où s'écoulent un ruisseau en cascade, et une statue de Jean-François Millet. Entouré de nombreux jeux d'enfants, le kiosque à musique est le seul qui subsiste dans la ville.
  • Parc Emmanuel-Liais : enclave de verdure au cœur de la ville, il offre des essences exotiques et persistantes, des spécimens exceptionnels, des floraisons en toutes saisons, développées le long d'allées sinueuses et ponctuées par le Muséum Emmanuel Liais, la bibliothèque des sciences, le bassin, la tour observatoire et les serres. Le parc et les serres sont classés « Jardin remarquable » et abritent plus de 500 variétés de plantes dont une collection unique en Europe d'orchidées vanille.

Bibliographie

voir l'article détaillé Bibliographie de Cherbourg

Notes et références

  • Page créée en 2017 à partir de celle de Cherbourg-Octeville, créée en 2007 , voir son historique
  1. Histoire de la ville de Cherbourg de Voisin La Hougue, continuée depuis 1728 jusqu'à 1835, par Vérusmor. Cherbourg, Boulanger, 1855. p. 272.
  2. Jean Fleury, Essai sur le patois normand de la Hague, Maisonneuve frères et C. Leclerc, 1886 - p. 363-64.
  3. roule est l’appellation médiévale du grès.
  4. 4,0 et 4,1 Sentiers piétons, Communauté urbaine de Cherbourg.
  5. Cherbourg en 1700, Communauté urbaine de Cherbourg.
  6. Cap de la Hague, 1961-1990.
  7. 7,0 et 7,1 Caractéristique du département de la Manche, Météo France.
  8. Jean-Claude Cloarec, « L'Affaire Leroy », La Manche Libre, 7 juillet 2007.
  9. [1] Pierre Agudo, « Cherbourg ne veut pas finir en rade », L'Humanité, 27 juin 1992.
  10. Population avant le recensement de 1962.
  11. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  12. « La Compagnie des transports de Cherbourg fête ses 110 ans ! », Journal de la Communauté urbaine de Cherbourg, n° 35, septembre 2006.
  13. Voir l'article Théâtre à Cherbourg.
  14. Thierry Dubillot, « De l’offre culturelle dépend le rayonnement de la ville », Ouest-France, 6 mars 2008.
  15. 15,0 et 15,1 « Boire et manger en Cotentin », Le Viquet n° 78, Saint-Lô, Noël 1987.
  16. Alexandre Dumas, Le grand dictionnaire de cuisine, 1873.
  17. Jean Fleury, « Notions générales sur la Ville et l’Arrondissement », in Jean Fleury et Hippolyte Vallée, Cherbourg et ses environs : nouveau guide du voyageur à Cherbourg. Cherbourg : Impr. de Noblet, 1839 - p. 2-18.
  18. 18,0 et 18,1 L'enseignement du normand dans le Nord-Cotentin : étude des pratiques et des attitudes linguistiques, Christine Pic-Gillard, Université de la Réunion.
  19. Jean Fleury, Essai sur le patois normand de la Hague, Maisonneuve frères et C. Leclerc, 1886.
  20. « Relations internationales de Cherbourg-Octeville », site de la ville de Cherbourg-Octeville.