Jean Roulier

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Jean Roulier, né à Cherbourg le 8 avril 1920 et disparu au camp de concentration de Dachau (Allemagne), est un déporté de la Manche.

Fils d'un médecin cherbourgeois retiré à Paris dont la sœur habite à Avranches, il héberge un aviateur américain. Dénoncé par un traître infiltré dans la filière parisienne de son réseau, Jean Roulier et ses parents sont arrêtés et déportés. Son père François meurt en déportation et sa mère Geneviève née Kuentz en cours de rapatriement peu de temps après sa libération [1].

Jean Roulier quitte Paris vers le camp de concentration de Natzweiler-Struthof le 8 juillet 1943. Il s'agit d'un wagon-cellulaire emportant 61 hommes de nationalité française. Ces déportés classés NN [2] ; d’une part, ceux transférés en Allemagne par les autorités de la Wehrmacht afin d’être jugés par les tribunaux spéciaux mis en place pour une application stricte du décret Keitel de décembre 1941 et d’autre part, ceux déportés par la Gestapo dont l’objectif n’est pas le jugement mais uniquement l’envoi dans un camp. Parmi les autres déportés de ce transport se trouvent les Manchois Brûlé, Duros, Francolon, Gautier, Lecarpentier, Leclerc, Legaigneur et Leparquier ainsi que Messac.

Le wagon est décroché en gare de Strasbourg pour qu'ils soient dirigés sur le camp de Natzweiler-Struthof en raison d'un contre-ordre donné à la suite des bombardements de Cologne.

À son arrivée au camp, il se voit attribué le numéro matricule 5972. En septembre 1944, le camp est évacué et les déportés qui ne sont pas envoyés en Silésie, sont internés au camp de concentration.

Évacué début septembre 1944 sur Dachau, Jean Roulier disparaît à une date et en un lieu inconnus.

Notes et références

  1. Lire en ligne
  2.  Nacht und Nebel

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