Erwin Rommel

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Rommel.
À Barneville, le 16 janvier 1944.

Erwin Rommel, né à Heidenheim (Wurtemberg, Allemagne) le 15 novembre 1891, mort à Blaustein (Bade-Wurtemberg, Allemagne) le 14 octobre 1944, est un général allemand lié au département de la Manche durant la Seconde Guerre mondiale.

Biographie

Il est promu colonel en octobre 1938 et général le 23 août 1939.

En juin 1940, il dirige l'invasion du Cotentin.

Nommé inspecteur du mur de l'Atlantique en 1943, Rommel est nommé chef du groupe d'armées B, en charge de la défense des côtes de la Manche.

Il fait renforcer les défenses littorales. La construction des points fortifiés s'accélèrent durant l'hiver 1943 et le printemps 1944. Il fait installer de nombreux et divers obstacles (chevaux de frise, barbelés, etc...) le long des plages ainsi que dans les champs à l'arrière qui sont susceptibles de servir de terrain d'atterrissage à des troupes aéroportées. Des pieux, dont certains munis d'explosifs, plantés dans les champs reçoivent le surnom d'« asperges de Rommel ».

Le 16 janvier 1944, il visite le mur de l'Atlantique, notamment la partie ouest du Cotentin.

Le 20 février 1944, il est à Cherbourg et sur les côtes du Cotentin [1][2].

Le 16 mai, Rommel est de retour pour visiter le mur de l'Atlantique sur la côte du Val de Saire [2]. Il réside à la maison Alexandre, à Barfleur, réquisitionnée pour être le siège de l'organisation Todt.

La Maison Allexandre.

Lors du Jour-J, Rommel est en Allemagne. À l'annonce du débarquement, il rentre le soir même, à son QG de La Roche-Guyon (aujourd'hui Val-d'Oise).

Le 16 juin, sur convocation, il rencontre Hitler, furieux que les Alliés n'aient pas été repoussés à la mer. Lors de sa présentation du front, Rommel indique que Cherbourg tombera prochainement aux mains des Alliés bien qu'Hitler avait demandé que ce port soit défendu à tout prix.

Il préconise l'abandon des forteresses le long des côtes de la Manche et un repli allemand d'une quinzaine de kilomètres au sud et à l'est de l'Orne pour redéployer ses panzerdivisions et ainsi envisager une contre-offensive. Hitler refuse catégoriquement.

D'une manière plus générale, il est rapporté que Rommel exhorta Hitler à mettre fin à la guerre, que l'Allemagne était à la limite de rupture sur trois fronts (Normandie, Italie et front de l'Est), ce qui mit le Führer en rage.

Impliqué dans le complot contre Hitler en juillet 1944, Rommel est contraint au suicide en octobre.

Notes et références

  1. « Le maréchal Rommel inspecte Cherbourg et la côte normande », L'Ouest-Éclair, 21 février 1944.
  2. 2,0 et 2,1 André Picquenot, Cherbourg sous l'occupation, éd. Ouest-France, p. 87.