Cherbourg-Land

De Wikimanche

Cherbourg-Land est un espace de loisirs et d'animations ouvert de 1988 à 1990 dans la vallée de Quincampoix, à la limite entre Cherbourg et La Glacerie.

Histoire

Vue sur l'ancien site de Cherbourg-Land en 2018.

Fin 1986, Patrick Daudon et Jack Marguerie font l'acquisition d'un hangar dans la vallée de Quincampoix, sur les rives de la Divette, construit par la SNCF en 1922 pour réparer ses locomotives[1]. Leur projet, porté par la société Cotentin-Organisation, est de transformer les lieux en un espace de loisirs et d'animations, sur 35 000 m², pour en faire le « Bercy du Cotentin », avec un hall d'exposition de 8 000 m², modulable en salle de congrès, de concert, auquel s'ajoutent des salles annexes. Les extérieurs doivent quant à eux accueillir diverses activités, comme un mini-golf et des manèges. Le montant de l'investissement se monte à 15 millions de francs. Devant l'ampleur du projet, la Chambre de commerce et d'industrie décide de rentrer dans l'affaire, et devient propriétaire des murs[2].

Ouvert en 1988, Cherbourg-Land est un succès, la première foire-exposition qu'il accueille attirant 35 000 visiteurs. Pendant deux ans, les événements s'y succèdent, attirant les visiteurs, malgré quelques revers comme l'annulation d'une représentation de la comédie musicale Starmania[2].

Début novembre 1990, la Chambre de commerce et d'industrie réclame à Cotentin-Organisation le paiement de deux années de loyers, pour un montant de 4 millions de francs. Dans l'impossibilité d'honorer cette dette, la société dépose le bilan et est mise en redressement judiciaire. Très rapidement, Cherbourg-Land ferme ses portes, et deux ans plus tard, la liquidation est prononcée[1].

Resté inoccupé pendant dix ans, le site accueille ensuite une société construisant des mobile-homes, puis une entreprise de logistique[2].

Localisation

Localisation 49°37′13.4″N 1°37′17.3″O / 49.620389, -1.621472

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « Le feuilleton Cherbourg-Land », 120 ans en Cotentin, La Presse de la Manche, 2009, p. 212
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 Thierry Dubillot, « Cherbourg-Land n'est plus un no man's land », Ouest-France, 27 septembre 2013 (Lire en ligne)