Jardin public de Cherbourg

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Le jardin public de Cherbourg est un parc de la Manche, situé à Cherbourg-en-Cotentin, avenue de Paris, au pied de la montagne du Roule[1].

Il a une superficie de 1,7 hectare.

Historique

Le jardin public au début du 20e siècle.
Jour de concert.

Le jardin public est ouvert en 1887, « le jour de la Trinité ». Il est alors le premier espace offert à la population cherbourgeoise [2].

La création de cet espace vert ne se fait pas d'un coup de baguette magique. La Société d'horticulture de Cherbourg doit batailler ferme pour l'obtenir. Et longtemps puisque son premier vœu réclamant l'établissement d'un « jardin botanique et d'expérimentation » remonte... au 5 janvier 1846 [3]. Le conseil municipal lui donne enfin satisfaction en 1868 [3]. Mais il faudra encore attendre dix-neuf ans pour voir la délibération se concrétiser. L'emplacement du parc est en effet sujet à controverse. Certains le veulent sur les terrains Vrac, situés au-dessus de la gare ferroviaire, d'où l'on aurait une vue panoramique sur la ville. D'autres penchent pour un terrain derrière l'hôpital maritime. Finalement, les élus municipaux optent pour le terrain de M. Lair, situé rue de Paris, qui offre l'avantage de pouvoir être agrandi par l'adjonction des bosquets de l'ancien Ermitage de Bas, ce qui sera fait [3].

Description

Le monument aux morts.

Bordant l'avenue de Paris, le jardin public s'ouvre sur une porte monumentale, flanquée de deux pavillons. À l'origine, l'un est « à l'usage du concierge, l'autre servant de poste de police » [3]. Immédiatement derrière l'entrée, on trouve une esplanade dont le centre est un bassin avec jets d'eau. De là partent deux allées maîtresses qui mènent toutes deux vers un rond-point où, au début du 20e siècle, les musiques militaires donnent le dimanche leurs concerts « sous un kiosque rustique en chêne pelé recouvert d'une toiture de chaume et de plantes grimpantes » [3].

Au printemps 2015, une roseraie y est créée, qui regroupe 63 variétés de roses normandes issues de la collection de Daniel Lemonnier, créateur de Roses de Normandie [4].

Le jardin public abrite un parc zoologique avec des volières, des cervidés et des chèvres[2]. Une mare aux canards et aux cygnes est alimentée par une source qui descend de la montagne du Roule. Un bassin a accueilli les phoques Arthur et Léon (aujourd'hui naturalisés au muséum du parc Emmanuel-Liais), puis des otaries à crinière. Seule depuis 1999, « Flamboyante », arrivée le 10 janvier 1989, part en 2009 pour le parc du Pal dans l'Allier, le bassin devant devenir une roselière[5] : ses repas, à 16 h, étaient un rendez-vous apprécié des enfants.

Le jardin public est également le lieu de commémoration privilégié par la municipalité : le monument aux morts surmonté d'une statue de bronze de Descatoire est inauguré en 1924, le portail de l’abbaye du Vœu, découvert en 1892 et classé monument historique le 9 juillet 1909 y est exposé, de même que le buste de Jean-François Millet par Chapu, inauguré en 1892.

Notes et références

  1. « Parcs et jardins », ville-cherbourg.fr.
  2. 2,0 et 2,1 Bruno Centorame, « Trois jardins », À la découverte de Cherbourg : guide historique et touristique sur la ville de Cherbourg, la Hague et le Val de Saire. Cherbourg : Ville de Cherbourg, 1992.
  3. 3,0, 3,1, 3,2, 3,3 et 3,4 A. Dutot, « La Société d'horticulture et l'horticulture à Cherbourg », Cherbourg et le Cotentin, impr. Émile Le Maout, Cherbourg, 1905.
  4. « La roseraie du jardin public inaugurée », Cherbourg-Octeville Magazine, n° 159, juin 2015.
  5. « L'otarie, mascotte de la ville, quitte Cherbourg », Ouest France, édition Cherbourg, 15 septembre 2009.

Lien interne