Monument aux morts de Cherbourg

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Monument aux morts
au jardin public de Cherbourg

Le monument aux morts de Cherbourg est un monument commémoratif de la Manche.

Il est situé dans le jardin public de Cherbourg, avenue de Paris.

Le monument est composé d'un socle de granit rose de Flamanville surmonté de la « statue d'une femme en deuil tendant une main protectrice sur les noms des 900 morts. Dumesnil a vu dans cette femme image d'une mère, l'image de la Patrie voulant apporter la paix au monde »[1].

Il porte les noms des morts du naufrage du Vendémiaire en 1912, ceux de la guerre 14-18 et de la Seconde Guerre mondiale (requis pour l'Allemagne, prisonniers, fusillés, otages, maquisards FFP, déportés[2]).

Histoire

Vue ancienne.

En 1914, des journalistes locaux décident d'élever un monument à la mémoire des marins disparus en 1912 lors du Naufrage du Vendémiaire ; leur projet, repoussé à cause de la Première Guerre mondiale est relancé en 1920 avec l'idée d'un « monument qui glorifierait à la fois tous nos héros morts pour la Patrie »[3]. Le comité retient le sculpteur Alexandre Descatoire, qui avait remporté le concours du Vendémiaire et, en 1921, Métivier, architecte de la ville, est chargé de l'érection du monument[3]. La première pierre est posée le 25 juin 1924[3].

Il est inauguré le 21 décembre 1924[4], en présence de M. Dumesnil ministre de la Marine mais devant une assistance plutôt restreinte[1].

La cérémonie d'inauguration est suivie d'un dîner intime auquel ni le maître statuaire Descatoires, prix de Rome, ni M. Métivier, architecte de la ville ne sont conviés ; le maire Albert Mahieu préférant en faire un déjeuner politique [5].

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 « L'inauguration du monument aux morts », L'Ouest-Éclair, 22 décembre 1924 (lire en ligne)
  2. Voir photo
  3. 3,0 3,1 et 3,2 « Monument aux morts de 14-18 - Cherbourg », e-monumentum.net, site internet, consulté le 12 novembre 2020 (lire en ligne)
  4. « Cherbourg. Le monument aux morts », L'Ouest-Éclair, 20 décembre 1924 (lire en ligne)
  5. « Un scandale », L'Ouest-Éclair, 21 décembre 1924 (lire en ligne)

Lien interne

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