Ange Leparquier

De Wikimanche

Ange Leparquier, né à Hainneville le 19 janvier 1909, mort au camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) le 7 mai 1944, est un résistant déporté de la Manche.

Ange Leparquier est ouvrier à l’arsenal de Cherbourg, il habite Équeurdreville, rue Pasteur. Il est père de deux enfants.

Dès octobre 1940, il entre dans la lutte contre l’occupant en rejoignant un groupe local de partisans affiliés au Parti communiste clandestin. En mai 1941, à la formation du Front national de lutte pour l’indépendance de la France, il poursuit le combat sous l’égide de ce vaste mouvement : il recrute et organise des patriotes au sein de l’arsenal, diffuse tracts, journaux, manifestes, appelant les Français à s’unir et à se battre contre l’occupant et ses complices de Vichy, apporte sa contribution aux réunions clandestines destinées à coordonner les actions et à propager nouvelles et instructions. Soldat des FTPF, sous les ordres de Pierre Vastel, il prend part avec le groupe «Valmy» de Cherbourg à des actions de sabotage sur des entrepôts de matériel allemand.

Ange Leparquier est arrêté dans la nuit du 9 au 10 mai 1943 par la gestapo à la suite d’une vaste opération de répression menée sur l’ensemble du département.

Il part en déportation de Paris vers le camp de concentration de Natzweiler-Struthof (Bas-Rhin) le 8 juillet 1943. Il s'agit d'un wagon-cellulaire emportant 61 hommes de nationalité française. Ces déportés classés NN [1] ; d’une part, ceux transférés en Allemagne par les autorités de la Wehrmacht afin d’être jugés par les tribunaux spéciaux mis en place pour une application stricte du décret Keitel de décembre 1941 et d’autre part, ceux déportés par la Gestapo dont l’objectif n’est pas le jugement mais uniquement l’envoi dans un camp. Parmi les autres déportés de ce transport se trouvent les Manchois Brûlé, Duros, Francolon, Gautier, Lecarpentier, Leclerc, Legaigneur et Roulier ainsi que Messac [2]

Le wagon est décroché en gare de Strasbourg pour qu'ils soient dirigés sur le camp de Natzweiler-Struthof en raison d'un contre-ordre donné à la suite des bombardements de Cologne [2].

À son arrivée au camp, il se voit attribuer le numéro matricule 5947. Il y trouve la mort.

Notes et références

  1.  Nacht und Nebel.
  2. 2,0 et 2,1 Fondation pour la mémoire de la déportation.

Source