Maurice Hurel

De Wikimanche

Maurice Hurel, né à Cherbourg le 29 avril 1896, mort à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) le 18 septembre 1982, est une personnalité militaire et scientifique de la Manche.

Au sortir de l’École navale en 1917, major de sa promotion, Maurice Hurel se porte volontaire pour l’aviation maritime. Il devient pilote d’hydravion, pilote de chasse et, la guerre terminée, pilote d’essai. Il est le premier à expérimenter le largage des bombes en piqué. En 1923, il bat le record du monde d’altitude en hydravion. En 1924, il est engagé comme ingénieur pilote par les Chantiers aéro-maritimes de la Seine. [1]

En 1926, il est directeur technique aux Chantiers aéro-maritimes de la Seine (CAMS) à Sartrouville (aujourd'hui Yvelines). Au début de la Seconde Guerre mondiale, il rejoint le bureau d'études de la Société nationale des constructions aéronautiques du Sud-Ouest (SNCASO), qui se trouve en zone libre à Cannes-La Bocca (Alpes-Maritimes), où il dirige la mise au point de plusieurs prototypes.

Maurice Hurel accomplit un véritable exploit en 1943 en fuyant la France occupée à bord d’un avion qui, au départ de l'aéroport de Mandelieu (Alpes-Maritimes), lui fait traverser la Méditerranée jusqu’en Algérie, emmenant à son bord trois de ses fils, des ingénieurs et le général Amédée Jean Mollard, commandant en chef des troupes en Corse.

En 1947, il crée avec Jacques Dubois la société Hurel-Dubois, basée à Meudon (aujourd'hui Hauts-de-Seine), pour construire des avions civils à aile à grand allongement, utilisés aujourd'hui par l’Institut géographique national (IGN) [1].

Distinctions

Il est commandeur de la Légion d'honneur et grand officier dans l'Ordre national du mérite.

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Jean-François Hamel, sous la direction de René Gautier, Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 1, Éditions Eurocibles, 2001.