Saint-Vaast-la-Hougue

De Wikimanche

Saint-Vaast-la-Hougue est une commune du département de la Manche.

Phonétiquement, le « s » de Vaast, ne se prononce pas (sinvâ).

Tours Vauban inscrites à l'UNESCO en juillet 2008.

Village préféré des Français en 2019.

Commune de Saint-Vaast-la-Hougue Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
49° 35' 15.24" N, 1° 16' 5.59" W (OSM)
Arrondissement Cherbourg-Octeville
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Canton Val-de-Saire (bureau centralisateur)
Ancien canton Quettehou
Intercommunalité CA du Cotentin
Gentilé Saint-Vaastais(es)
Population 1 729 hab. (2018)
Superficie 6,28 km²
Densité 275 hab./km2
Altitude 0 m (mini) - 10 m (maxi)
Code postal 50550
N° INSEE 50562
Maire Gilbert Doucet
Communes limitrophes de Saint-Vaast-la-Hougue
La Pernelle Réville Mer de la Manche
Quettehou Saint-Vaast-la-Hougue Mer de la Manche
Ile de Tatihou, au large
Quettehou Mer de la Manche Mer de la Manche

50562-Saint-Vaast-la-Hougue-Sols.png
Infrastructure et occupation des sols en 2018.

Géographie

La commune actuelle de Saint-Vaast-la-Hougue résulte du rattachement, en 1793, de la commune de Rideauville à celle de Saint-Vaast. Saint-Vaast-la-Hougue est l'une des communes principales du Val de Saire. Sur le plan géologique, la région du Val de Saire repose, comme le reste du département de la Manche, sur des terrains antérieurs à l'ère primaire qui comptent parmi les plus anciens de France.

Histoire

  • Guerre de Cent Ans

Au début de la guerre de Cent Ans, en 1346, Édouard III d'Angleterre entreprend une troisième chevauchée dans le but de piller les provinces françaises proches de la Manche. Il débarque sous la presqu’île de la Hougue le 13 juillet, à la tête d’une armée de 30 000 hommes. Après avoir adoubé son fils, le Prince Noir, dans l’église de Quettehou, Edouard III entreprend de saccager le Cotentin, le Bessin, l’Ile de France, avant de remonter vers le Nord. Cette chevauchée s’achève par la bataille de Crécy, le 26 août 1346, où l’armée anglaise affronte et vainc l’armée française menée par le roi Philippe VI[1].

  • Bataille de la Hougue

C'est au cours de la guerre de la Ligue d'Augsbourg (1688-1697) qui oppose Louis XIV à la majeure partie de l’Europe, que se déroule la bataille de la Hougue. Mais dans les faits, du 29 mai au 2 juin 1692 ont lieu en Manche, non pas un mais deux épisodes opposant la marine française commandée par le vice-amiral Tourville à une coalition anglo-hollandaise : une bataille de ligne, le 29 mai, au large de Barfleur, au nord-est de la presqu'île du Cotentin et un échouage les 2 et 3 juin 1692 dans la baie de Saint-Vaast-la-Hougue, suivi de l'incendie des 12 vaisseaux français venus y trouver refuge [2].

  • Édification des digues

La protection des terres bordant le rivage de Saint-Vaast à Réville est une préoccupation constante depuis leur mise en valeur. Un banc de terre avait été édifié le long de la mer, mais il est rompu lors des tempêtes de février 1702, inondant d’eau salée de nombreux terrains à Saint-Vaast, Rideauville, Quettehou, La Pernelle, Réville et Anneville-en-Saire [3]. Un arrêt du Conseil d’État du 28 août 1703 ordonne alors l’édification d’une digue en pierres, sous la direction de Benjamin de Combes, directeur des fortifications de Haute et Basse-Normandie. Suite à la submersion de novembre 1724, l’état royal décide d’édifier une digue de 1,5 km de long. Les travaux de la Longue rive débutent en 1730, en même temps que ceux de la digue du Sillon qui relie le fort de la Hougue à Saint-Vaast. Si cette dernière est achevée avant la Révolution, par contre il faut plus d'un siècle pour assurer la protection du littoral jusqu'au pont de Saire, en plusieurs tranches de travaux, pour une longueur actuelle de 2,7 km [4].

  • Description ancienne

En 1726 la paroisse est ainsi décrite[5] :

« […] il y a un petit port de mer où les Vaisseaux[6] abordent. Il y a aussi un bon nombre de Poissonniers-Pécheurs, & c'est où l'on vend le meilleur poisson qu'on porte à Paris[7], & autres lieux. Le Fort de la Hougue est d'un côté dans une petite Isle qui porte ce nom ; c'est une grosse Tour fortifiée. De l'autre à un demi quart de lieuë est l'isle de Tatihou, un peu plus grande, où il y a aussi une grosse Tour fortifiée qui avance dans la mer, & le Bourg de S. Vaast est entre les deux. Ce fut là où les Vaisseaux du Roi furent brûlez en 1692. Il y a une espece de marché le Dimanche. »

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[9]. En 2018, la commune comptait 1 729 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [10] et INSEE [11])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 398 3 089 2 792 3 184 3 502 3 575 4 081 3 905 4 313 4 193
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
4 162 4 098 3 664 3 283 2 805 2 844 2 713 2 590 2 832 2 635
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
2 549 2 156 2 079 2 041 2 084 2 264 2 273 2 431 2 391 2 268
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
2 347 2 134 2 097 2 083 2 080 2 095 2 091 2 028 1 966 1 904
2013 2014 2015 2016 2017 2018 - - - -
1 896 1 875 1 828 1 779 1 730 1 729
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis INSEE à partir de 2004.


Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Les maires

Liste des maires depuis 1944
Période Identité Parti Qualité Observations
1944-1946 Édouard Bailly
1946-1953 Édouard Douzouville
1953-1955 René Crestey
1955-1977 Marcel Pignot
1977-1989 Jules Pinteaux mareyeur président SNSM
1989-1995 René Mercier
1995-2001 Georges Cazin SE directeur de travaux [13]
2001-2020 Jean Lepetit SE enseignant
2020-actuel Gilbert Doucet SE directeur régional en énergie électrique élu le 23 mai 2020
Source : Site internet de la commune de Saint-Vaast-la-Hougue.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour envoyer un mail et signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 9 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
Mairie de Saint-Vaast-la-Hougue (2018)

Mairie de Saint-Vaast-la-Hougue (2018)

Adresse : 9 rue de Choisy - BP 6
50550 Saint-Vaast-la-Hougue

Tél. 02 33 88 62 30
Fax : 02 33 88 62 39
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Officiel
Commentaire :
Source : Site web de la commune (21 mai 2018)

Mardi 9 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
Mercredi 9 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
Jeudi 9 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
Vendredi 9 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
Samedi - -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Vue générale du fort de la Hougue.

Personnalités liées à la commune

Naissances

Décès

Autres

Économie

Parcs à huîtres.
Maison Gosselin.

Transports

Voies

Liaisons ferroviaires

Au 20e siècle, une ligne ferroviaire empruntée par le Tue-Vaques reliait Saint-Vaast à Cherbourg (fermée en 1950) et une autre à Valognes et Montebourg.

Liaisons routières

Lignes Manéo
  • Ligne 51 : Ligne estivale du Val de Saire (juillet-août)

Éducation

Culture

Philatélie

TP-StVaast1.jpg

Jumelage

  • Bridport (Royaume-Uni), officialisé le 6 octobre 1979

Sports

Gastronomie

Bibliographie

Livres
  • Jules Leroux, Histoire de Saint-Vaast-la-Hougue, Impr. M.-L. Durand, 1897, réédition Le Livre d'histoire, 1989
  • E. Gillet, Saint-Vaast-la-Hougue, éd. Leclerc, sd
  • Joseph Le Terrier, Saint-Vaast-la-Hougue (monographie historique et sociologique), éd. Notre-Dame, 1963, réédition Le Livre d'histoire, 2000
  • Claude Blanguernon, Saint-Vaast-la-Hougue, éd. La Dépêche, 1981
  • Annick Perrot, Saint-Vaast occupé, Saint-Vaast 1er port libéré, 1940-1944, impr. Charon, 2004
  • Annick Perrot, Promenade dans l'histoire de Saint-Vaast-la-Hougue...par ses rues et ses "caches", impr. Charon, Saint-Vaast-la-Hougue, 2006.
  • Annick Perrot, Saint-Vaast au fil du temps, impr. Charon, Saint-Vaast-la-Hougue, 2009
  • Annick Perrot (dir), Gérard Grimbert, Edmond Thin, André Zysberg, Les tours Vauban de Saint-Vaast-la-Hougue, patrimoine mondial de l’Humanité, impr. Charon, Saint-Vaast-la-Hougue, 2009
  • Annick Perrot, Le secret des Dames, impr. Charon, 2010
  • Annick Perrot, L’Or blanc de Rideauville, impr. Chauveau, 2011
  • Annick Perrot, Le temps du souvenir en Val de Saire, 1914-1918, 2 vol. éd. 2014/2015
  • Annick Perrot, Saint-Vaast-la-Hougue et ses gens de mer, une société littorale du Cotentin au 18è siècle, éd. Orep, 2020
  • Annick Perrot, « Saint-Vaast-la-Hougue, les tours Vauban », Châteaux et manoirs de la Manche, Michel Pinel, Patrick Courault éd. Rivages de France, 2020, p. 58-91.
Articles
  • Joseph Le Terrier, « Le choléra de 1832 à Saint-Vaast-la-Hougue », Revue du département de la Manche, n° 13, 1962
  • A. Hénaff, « L'Affaire du curé de Saint-Vaast », Revue de la Manche, n° 124, 1989
  • Annick Perrot, « La chapelle des Marins et les péris en mer de Saint-Vaast-la-Hougue », Revue du département de la Manche, n° 229, 2015.
  • Annick Perrot, « Les métiers et les hommes de la construction navale à Saint-Vaast-la-Hougue aux 18è et 19è siècles », Revue du département de la Manche, n°248, 2020.


Notes et références

  1. Jehan Froissart, Chroniques, livre 1er, t. III, éd. Luce, p. 131 sq.
  2. Annick Perrot (dir.), G. Grimbert, E. Thin, A. Zysberg, Les Tours Vauban de Saint-Vaast-la-Hougue, patrimoine mondial de l'Humanité, impr. Charon, 2009, 104 p.
  3. Léopold Delisle, « Les mémoires de Pierre Mangon », Annuaire du département de la Manche, 1891, p. 35.
  4. Annick Perrot, Saint-Vaast-la-Hougue et ses gens de mer, une société littorale du Cotentin au 18è siècle.
  5. Saugrain, Claude-Marin, Dictionnaire universel de la France ancienne et moderne... - Tome 3, Paris, 1726 (lire en ligne)
  6. Vaisseaux : entendre «navire de guerre».
  7. Paris est distant de 345 km
  8. Concours télévisé France3 animé par S. Bern, voir aussi La Presse de la Manche, 27 juin 2019.
  9. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  10. Population avant le recensement de 1962.
  11. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. « Décès de Georges Cazin, ancien maire », Ouest-France, 17 avril 2020.
  14. pavillonbleu.org, consulté le 27 janvier 2021.
  15. Dominique Bussillet, Lettres - Promenades épistolaires sur la côte normande au XIXe siècle , éd. Les Cahiers du Temps, 2001, pp. 43-44.

Liens externes