Centre de rééducation de Tatihou

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Réfection d'un mur.

Le Centre de rééducation de Tatihou est une ancienne école située à Tatihou.

Il prend la suite d'une école de plein air pour enfants de l'Assistance publique.

Il ouvre en 1948 sous la direction de Camille Belliard.

Il accueille des jeunes en difficulté sociale et scolaire, âgés entre 14 et 18 ans. L'objectif est de leur permettre de rattraper leur retard scolaire et de leur enseigner les rudiments d'un métier, maçon, menuisier, peintre, horticulteur..., pour favoriser leur réinsertion dans la société. Beaucoup en reparte avec un diplôme, en l'occurrence un CAP (certificat d'aptitude professionnelle). L'établissement, cependant, est le plus souvent assimilé à une « maison de correction » et il a, de ce fait, mauvaise réputation aux alentours.

Jusqu'en 1951, il est géré par l'Association calvadosienne de protection de l'enfance.

En 1956, le Centre d'apprentissage du bâtiment à Coutances y crée une annexe.

Il est à la fois un collège d'enseignement technique (CET), dépendant du ministère de l'Éducation, et un centre éducatif, L'Hermitage, géré par l'Association des amis de Tatihou, habilité par le ministère de la Justice et la direction de l'Action sanitaire et sociale [1].

Le 5 octobre 1978, les éducateurs entament une grève pour obtenir un poste supplémentaire et dénoncer l'état de vétusté des locaux dans lesquels ils travaillent [1]. Leurs revendications ayant été en grande partie satisfaites, les cours reprennent le 21 octobre suivant [1]. Une nouvelle fois, le problème du maintien du centre est posé [1].

Le centre ferme en 1984.

Bibliographie

  • Camille Belliard, Tatihou, l'île aux jeunes, L'Amitié par le livre, 1979
  • Pierre Lebrun, Tatihou 1954, l'île aux enfants rebelles, YvelinÉditions, sd
  • Marie-Jo Audouard, L'enfant du bagne, sd

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Josyane Savigneau, « Des“gosses à problèmes” sur une île... », Le Monde, 10 novembre 1978.

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