Coutances

De Wikimanche

Coutances est une commune du département de la Manche. Elle a rang de sous-préfecture, est le siège de l'évêché catholique, ainsi que celui de la Cour d'Assises de la Manche.
L'ancienne commune de Saint-Nicolas-de-Coutances fusionne avec Coutances le 1er mars 1965 (arrêté du 11 février 1965).

Blason Coutances.svg Blason de la commune de Coutances Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
49° 2' 51.25" N, 1° 26' 43.54" W (OSM)
Arrondissement Coutances (chef-lieu)
Chargement de la carte...
Canton Coutances (bureau centralisateur)
Ancien canton Coutances (chef-lieu)
Intercommunalité CC Coutances Mer et Bocage (siège)
Gentilé Coutançais(es)
Population 8 688 hab. (2015)
Superficie 12,51 km²
Densité 694 hab./km2
Altitude 12 m (mini) - 150 m (maxi)
Code postal 50200
N° INSEE 50147
Maire Yves Lamy

Le chevet de la cathédrale Notre-Dame de Coutances.
Le chevet de la cathédrale Notre-Dame de Coutances.


Géographie

Armes

D'azur à trois piliers d'argent mis en pal, pris de son ancien aqueduc construit par les gallo-romains, précurseur de celui qui existe encore, et qui date du XIIIe siècle.

Étymologie

Histoire

Antiquité

Localisation de Coutances (Cosedia) sur la Table de Peutinger, 4e s.
Costume des environs de Coutances (début du 19e siècle)

Dès le début du 1er siècle de notre ère, la cité gallo-romaine de Cosedia, qui devient par la suite Constancia, est en relation commerciale avec le monde méditerranéen. Elle reçoit en nombre les fines céramiques d’Arezzo et les amphores vinaires d’Italie. Un peu plus tard, elle utilisera les produits potiers du sud de la Gaule. A partir du IIe siècle, Coutances semble décliner et la zone d’habitat se rétrécit notablement.

Une grande voie romaine relie Coriallum (Cherbourg) à Condate (Rennes), en passant par Cosedia.

Coutances est ensuite intégrée dans la division administrative de la Deuxième Lyonnaise, puis du Littus saxonicum lors des raids saxons du IIIe siècle.

Vers 430, l'évêque Ereptiole (premier évêque de Coutances) fait construire la première cathédrale de Coutances.

En 511, Léontianus, évêque de Coutances, assiste au concile d’Orléans. Lui succèdent Possessor, Lô et Romphaire. Les évêques, à cette époque dangereuse, n’exerçaient leur charge que très peu de temps. Saint Lô assiste au deuxième concile d’Orléans en 533, au troisième en 538 et au cinquième en 549.

La légende raconte que saint Lô aurait été nommé évêque à 12 ans, mais les historiens contestent cette hypothèse sans vraiment expliquer la légende. Saint Lô aurait pris possession pour le compte de son église de la baronnie de Briovère (future ville de Saint-Lô). Cependant, cet évêque de Coutances n’y a probablement jamais vécu, la ville lui étant interdite par le chaos qui y régnait.

Moyen Âge

Les premiers raids des Vikings ravagent le pays. La première « persécution » commence vers 836 et dure près de trente ans, la deuxième est quasi ininterrompue pendant 74 ans à partir de 875, date de la destruction de la cathédrale de Coutances.

Vers 1030, le successeur d’Herbert, Robert, évêque de Coutances, qui réside lui aussi à Saint-Lô entreprend de rebâtir la cathédrale. Il meurt en 1048. C’est Geoffroi de Montbray qui lui succède et achève son œuvre grâce aux dons qu’il récupère lors d’un voyage auprès des barons normands en Italie, en particulier Robert Guiscard.

Grâce à ces dons, il reconstruit un palais épiscopal et achète au duc Guillaume notamment la moitié de la ville de Coutances et des faubourgs. La dédicace de la cathédrale a lieu le 8 décembre 1056, en présence du duc Guillaume.

Guerres de Religion

Pendant les guerres de religion, en 1562, la cathédrale est pillée par les Huguenots et les statues qui ornaient les niches de la façade sont détruites.

17e et 18e siècles

Jean Eudes fonde un séminaire à Coutances en 1650.

Durant l'Ancien régime, Coutances demeure la capitale du Cotentin, porté par son statut de siège de l'évêché et du présidial[1].

Après la Révolution française, la ville devient provisoirement en 1790 chef-lieu du nouveau nouveau département. En 1795, Saint-Lô parvient à prendre ce titre[1].

Coutances sous la Monarchie de Juillet

Ville sans grandes activités économiques et ayant perdue sa dominance administrative, Coutances souffre sous l'Empire et la Restauration. Alors que Cherbourg, Saint-Lô et Avranches gagnent des habitants, Coutances en perd plus de 15 % entre 1831 et 1836, tombant de la deuxième à la quatrième place des plus grosses villes de la Manche. En 1836, Coutances est très dépendant des communes rurales proches, qui lui fournissent alimentation, matières premières, tout en l'enrichissant par l'achat d'une part de la production locale et la présence au marché du lundi. A l'inverse, la ville attire les habitants de l'arrondissement pour ses foires, ses écoles, et ses emplois[1].

La vitalité de ville est subordonnée à l'immigration car à cette date, Coutances compte moins de jeunes et plus de vieillards que le reste de la France, un taux de natalité particulièrement bas, inférieur au taux de mortalité. Une immigration plutôt féminine et une émigration franchement masculine engendre un nombre de femmes très supérieur à celui des hommes (16 points d'écart), un tiers de celles-ci étant seules, célibataires ou veuves. 45 % des Coutançais ne sont pas nés dans cette ville, mais de l'arrondissement pour les trois quant d'entre eux, 15 % du reste de la Manche et 62 habitants sont britanniques, justifiant un temple anglican. Les mariages sont rares avant 20 ans, fréquents vers 30 ans[1].

Alors que 43,4 % de la population est active, le travail du lin, du chanvre et, dans une moindre mesure, du coton, emploie un quart des actifs recensés en 1836, notamment à la filature pour laquelle œuvrent 668 femmes et une demi douzaine de maîtres filandiers, tandis que 155 ouvriers tisserands travaillent pour une dizaine de fabricants de coutils (toiles de lin ou de coton) et de cotonnades. La production est vendue dans les campagnes environnantes et exportée en France et à l'étranger depuis l'important marché de Canisy. Le travail de peaux est également pourvoyeur de travail à travers les parcheminiers, les mégissiers et les tanneurs. Aux quatre ateliers de reliures s'ajoutent dans la Grande-Rue les imprimeries d'ouvrages religieux de Jean-Vercingétorix Voisin et de Paul Tanquerey, éditant respectivement le Journal de Coutances et la Feuille coutançaise. On compte également de nombreux marchands de denrées alimentaires mais aussi des marchands de nouveautés comme la maison Trocmet sous l'enseigne « Au Père de famille », Rue Saint-Nicolas. Les professions juridiques sont fortement représentées, de même que celles de la santé. 49 prêtres et 44 religieuses complètent la population, contre plus de 300 ecclésiastiques avant la Révolution française qui voit partir définitivement Dominicains, Capucins et hospitaliers Augustins, alors que les Bénédictines de Notre-Dame des Anges reviennent plus de vingt ans après pour soigner à l'Hôtel-Dieu[1].

Les 110 notables pouvant élire les députés sont fonctionnaires, exercent une profession libérale ou vivent de leurs biens. Les grands propriétaires sont les familles Quesnel, Lepesant, Brohier de Littinière, Morel, Frémin-Dumesnil, Gourmont, Guérin d'Agon, l'ancien sous-préfet Antoine-François Paquet de Beauvais, le général baron Benjamin Houssin de Saint-Laurent, Pierre Leforestier de Mobecq, Louis Lecomte d'Ymouville... La petite bourgeoisie que composent ceux qui ne peuvent élire que les représentants communaux sont le double, avec une présence plus grande de commerçants (marchands de nouveautés, aubergistes, cabaretiers, épiciers...) mais aussi des fabricants de toile, des meuniers, des mégissiers[1]... En bas de l'échelle sociale, Coutances dénombre une cinquantaine de pauvres ainsi que 175 indigents à l'hospice des Augustines qui accueille aussi deux centaines d'enfants abandonnés, ceux-ci représentant alors près d'un nouveau né sur quatre[1].

Une quinzaine de maîtres particuliers se chargent de l'éducation des enfants de bonne famille, trois pensionnats (les Augustines dans l'hospice-hôpital, les Dames de la Providence et un établissement laïc) accueillent chacun entre 15 et 20 jeunes filles. Les Dames de la Providence gèrent également depuis 1806 une école primaire communale pour 300 filles, subventionnée par la ville. L'école communale pour les garçons est confiée en 1827 aux Frères des écoles chrétiennes, puis en 1831 aux sieurs Hélie et Mollet qui pratiquent la méthode mutuelle auprès de la cinquantaine d'élèves qu'ils reçoivent alors que les Frères conservent la préférence de la majorité des parents, avec 250 à 300 élèves dans leurs cours désormais privés. Pour le secondaire, les effectifs du collège communal fondent de 420 en 1823, quand il était plus important que le collège royal de Caen, à 150 en 1836. Entre temps, le petit séminaire est créé en 1824 dans les locaux de l'ancien hôpital général par Pierre Dupont de Poursat, et la Révolution de 1830 a poussé vers la sortie plusieurs régents du collège favorables à Charles X ainsi que le principal, l'abbé Gilbert, remplacé de manière inédite par un laïque. Les deux établissements, en conflit ouvert, comptent ainsi en 1836 le même nombre d'élèves. Le Grand séminaire abrite, dans l'ancien couvent des dominicains, 160 séminaristes en 1836. Deux écoles communales de dessin existent également, l'une à vocation artistique pour les collégiens, l'autre à visée professionnelle pour les ouvriers[1].

La population la plus aisée se concentre au rez-de-chaussée et premier étage des immeubles du centre ville, dans les rues au Grand, au Rat, Saint-Martin, d'Yvetot, des Petites-Douves, des Cohües, la Basse-Rue, les places Milon et Nieulen, les rues de l’Évêché et du Perthuis-Trouard. Au-dessus, loge la classe modeste, plus particulièrement des hommes et femmes seules, tisserands ou fileuses. La rue Saint-Nicolas et la Grande-Rue forment l'artère commerçante principale de la ville, commerce qui s'affaire également dans le quartier des Halles et les rues de la Filanderie, Vesnard, Passemaire, et la place Montgargane. La rue Fontaine-Jouan au nord et la rue Saint-Pierre au sud marquent les prémices des faubourgs, habitées uniquement par les ouvriers, employés et petits boutiquiers alors que plus loin, la Rue des Piliers compte de nombreuses lessivières, la Rue du Pont-de-Soulles des travailleurs de peaux.[1].

Ainsi écrit Jean Quellien, « dès la Monarchie de Juillet, Coutances offre le type même de la sous-préfecture provinciale quelque peu figée dans le temps. Elle présente déjà tous les caractères de “la petite ville” que chantera Rémy de Gourmont à la veille de la Première Guerre mondiale »[1].

Second Empire

Sous le Second Empire, et l'administration de Charles Brohier de Littinière, la ville rassemble 8000 habitants sur 300 hectares. Elle tire sa richesse des industries du textile, du cuir et des livres, avec deux imprimeurs, l’un religieux, l’autre laïque, de moulins et du travail du fer. Beaucoup de jeunes filles issues des campagnes travaillent comme fileuses ou employées de maison[2].

De grands travaux publics sont entrepris dans la vague hygiéniste et haussmannienne : macadam dans les rues, éclairage au gaz, eau potable acheminée des sources de Cambernon vers une fontaine monumentale place de la cathédrale puis vers des bornes fontaines dans les quartiers. C'est aussi la période de construction du Grand séminaire de Coutances et l'aménagement en 1870, du parvis de la cathédrale après la destruction d’un hôtel particulier[2].

Le collège devient un lycée impérial en 1853 au prix de l'endettement de la Ville pour l'agrandir, créer des dortoirs, aménager les rues d’accès. Les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul créent une salle d’asile, ancêtre de l'école maternelle, pour les enfants de 2 à 7 ans[2].

Seconde Guerre mondiale

Les bombardements de juin 1944 sont meurtriers. Dans l'après-midi du 6, des bombes tombent sur le quartier de la gare et de l'hôpital. Dès 13 h 30, on constate deux immenses cratères près de la Petite-Vitesse, mais pas de victimes. « Le palais de justice, la gare, la sous-préfecture sont anéantis. » [3]. En soirée, une première vague de bombardiers lourds américains s'approche, opérant à au moins 3 000 mètres d'altitude. Deux passages d’un bombardement en tapis. Peu précis, il provoque des destructions assez importantes. Dans la nuit suivante, une seconde vague de chasseurs bombardiers anglais attaque la ville, volant bien plus bas. Lors de ce bombardement, on déplore 254 victimes, dont 235 Coutançais.

Le 10 juin au matin, les alliés reviennent bombarder la ville en visant le centre cette fois. Les avions s'acharnent aussi sur les quartiers de la gare et du Pont-de-Soulles.

Dans la nuit du 13 au 14 juin, c'est l'ultime bombardement. L'aviation attaque le centre-ville avec des bombes incendiaires et les Allemands jettent des grenades, de l’essence ou des plaquettes incendiaires au phosphore pour activer la destruction de Coutances. Tout le centre-ville est en proie aux flammes [4]. Bilan : « 350 morts, 612 maisons détruites, 1 300 endommagées [3].

Les Américains pénètrent dans la ville le 26 juillet à 17 h 30 [3]. Coutances est libérée.

Reconstruction

La ville est meurtrie par les bombardements, détruite au trois quarts, même si la cathédrale n'a pas été touchée. La préfecture s'installe provisoirement dans la cité. La première urgence pour la nouvelle municipalité est de reloger les sinistrés[5].

La reconstruction de la ville est confiée à Louis Arretche. « À Coutances, petite cité pittoresque qui a eu le bonheur de conserver ses deux églises anciennes de part et d'autre de la cathédrale, l'urbaniste, M. Arretche, a surtout cherché un meilleur dessin des places, des vues plus simples et plus harmonieuses. » [6]. La chapelle Saint-Vincent, la poissonnerie et la salle Marcel-Hélie sont les bâtiments emblématiques de cette nouvelle cité.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[7]. En 2015, la commune comptait 8 688 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [8] et INSEE [9])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
7 922 8 507 7 874 9 015 8 957 7 663 7 920 8 258 8 064 7 920
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
8 062 8 159 8 027 8 008 8 187 8 107 8 145 7 403 6 991 6 824
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
6 599 6 248 6 401 6 502 6 465 5 479 8 216 7 806 9 061 9 869
1982 1990 1999 2004 2006 2007 2008 2009 2010 2011
9 930 9 715 9 522 9 628 9 518 9 483 9 436 9 390 9 355 9 311
2012 2013 2014 2015 2017 2018 2019 2020 2021 2022
9 114 8 951 8 789 8 688
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

La charge de maire de Coutances est instituée par un édit royal de 1692.

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
1693-1726 Jean de Mons
.......-....... -
1787-1790 Nicolas Frémin de Beaumont
1790-1791 Marie Léonor de Cussy
1791-1791 Jean-François Lepigeon de Boisval
1791-1793 J. Germain-Despallières
1793-1794 Michel Levivier
1794-1796 Pierre Alexandre Drogy
1796-1797 Guillaume Lerond
1797-1799 François-Jacques Legerais
1800-1800 Jean-Baptiste Joubert
1800-1811 Louis-Marie Duhamel magistrat élu le 29 avril
1811-1815 Gabriel Frémin du Mesnil militaire élu le 14 juin
1815-1815 G. Delalande-Bosquet député
1815-1816 Gabriel Frémin du Mesnil
1816-1840 Jacques-François Lepesant capitaine de cavalerie élu le 24 mai
conseiller général
1840-1848 Léopold Quénault sous-préfet élu le 30 août
fin le 27 fév. 1848
1848-1848 Sébastien-Hyacinthe Poisson juge de Paix élu le 7 mars
1848-1849 Pierre-Michel Dudouyt avocat élu le 28 septembre
1849-1850 Léopold Quénault sous-préfet élu le 28 juillet
1850-1868 Charles Brohier de Littinière avocat élu le 9 mars, député
1868-1876 François Plaine
1876-1892 Achille Boissel-Dombreval notaire député
1892-1900 Alphonse Lair proviseur
1900-1904 Charles Daireaux imprimeur président du
tribunal de commerce
1904-1919 Émile Boissel-Dombreval AD magistrat conseiller général
1919-1922 Alfred-Victor Marie préfet honoraire élu le 5 novembre
mort en exercice
1922-1929 Jacques Leconte médecin
1929-1941 Paul Maundrell avocat
1941-1944 Henri Guillard médecin directeur de la clinique
1944-1947 Edmond Paupert
1947-1962 Marcel Hélie orfèvre
1962-1977 Hervé Troude avocat
1977-1986 Georges Leclerc DVD directeur général mort en exercice
en décembre 1986
1987-2001 René Audouard DVD
2001-actuel Yves Lamy UMP enseignant
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à nos jours : 601 communes et lieux de vie de la Manche
Toutes les données ne sont pas encore connues.



Conseil municipal

2008-2014
  • Maire : Yves Lamy
  • Conseillers : Mmes Pasero, Gouritin, Sorel, MM. Lerouge, Bourdin, Gaunelle, Lesauvage, Touroul-Chevalerie, Burnel, Jeanne, Salmon, adjoints.

Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 8 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
L'hôtel de ville et le parvis de la cathédrale.

L'hôtel de ville et le parvis de la cathédrale.

Adresse : Hôtel de ville - 7 place du Parvis Notre-Dame - BP 723
50200 Coutances

Tél. 02 33 76 55 55
Fax : 02 33 76 55 76

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Officiel

Commentaire :

Source : Site de la commune. (11 mars 2012)

Mardi 8 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
Mercredi 8 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
Jeudi 8 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
Vendredi 8 h 30 - 12 h 13 h 30 - 17 h
Samedi - -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace des églises paroissiales : Notre-Dame (cathédrale), Saint-Pierre, Saint-Nicolas.
  • Patron (présentation) : le prieur de l'Hôtel-Dieu, pour un de ses religieux (Saint-Pierre); le chapitre de Coutances (Saint-Nicolas).
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Gravure de 1884.
La rue Geoffroy-Herbert,
gravure d'Albert Robida (1890).
La cathédrale.
Rue de la Poissonnerie.
Patrimoine religieux
  • Cathédrale Notre-Dame (13e), classée Monument historique (MH) : tour lanterne octogonale, vitraux (13e / 16e).
  • Église Saint-Pierre (15e/16e), classée Monument historique (MH).
  • Hôpital (Hôtel-Dieu, ancien couvent des Augustines) : clocher de l'ancienne chapelle, classé Monument historique (MH).
  • Église Saint-Nicolas (15e/16e), remaniée (17e/19e), désaffectée.
  • Chapelle du lycée (18e), inscrite à l'Inventaire des monuments historiques (IMH).
  • Chapelle de la Roquelle (16e).
  • Chapelle du Sacré-Chœur de Coutances.
  • Chapelle de la Mare.
  • Chapelle Notre-Dame-de-la-Victoire et salle des Religieuses (17e) (IMH).
Patrimoine civil
  • Ancien aqueduc (13e), classé Monument historique (MH) : trois arches gothiques, piles à contreforts.
  • Ancien palais épiscopal (1757/1950) : façades et terrasses inscrits à l'Inventaire des monuments historiques (IMH).
  • Ancienne sous-préfecture, inscrite à l'Inventaire des monuments historiques (IMH), 40, rue Quesnel-Morinière.
  • Hôtel Tanqueray de La Montbrière, inscrit à l'Inventaire des monuments historiques (IMH).
  • Tourelle, 2 rue Geoffroy-Herbert, inscrite à l'Inventaire des monuments historiques (IMH).
  • Jardin des plantes : créé sous le Second Empire entre 1852 et 1855, grâce au legs de M. Quesnel-Morinière, il est l'un des plus anciens de Normandie. Ce parc offre un harmonieux mariage de la symétrie à la Française, des bosquets à l'Anglaise et des terrasses à l'Italienne. Une collection d'arbres rares, de superbes massifs floraux, d'autres massifs en mosaï-culture, un labyrinthe en font un lieu de promenade et de rêverie privilégié. Authentique pressoir à cidre sur la gauche en entrant. Le jardin des plantes est inscrit à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques (IMH) depuis 1992.
  • Musée Quesnel-Morinière.
  • Hôtel du 18, rue Quesnel-Morinière : cage d'escalier et escalier à rampe de bois, inscrit à l'Inventaire des monumets historiques (IMH).
  • Hôtel de ville (1907), ancien hôtel de Cussy.
  • Parc médiéval de l'Évêque.
  • Gare ferroviaire.
  • Lycée, ancienne maison des eudistes (18e s.) : façade de 19 maisons de eudistes, fronton grec.
  • Vestiges gallo-romains.
  • Hôtel Poupinel (musée).
  • Château de La Mare (19e) : en ruines.
  • Manoir de l'Écoulandrie (18e/19e).
  • Manoir du Vaudon.
  • Manoirs de la Fourrérie (16e/17e).
  • Manoir de la Porte.
  • Cimetière Saint-Pierre.
  • Stèle 4th Armoured division en hommage à la 4e Division blindée américaine commandée par le major général John S. Wood, qui libéra Coutances le 28 juillet 1944[11].
Patrimoine naturel

Personnalités liées à la commune

Naissances

par ordre chronologique

Décès

Autres

  • Charles-François Lebrun (1739-1824), consul du temps de Napoléon Bonaparte, a étudié au collège et donné son nom au lycée local. Statue non loin de la cathédrale.
  • Auguste Chapdelaine (1814-1856), prêtre assassiné en Chine, a servi dans la commune
  • Remy de Gourmont (1858-1915), écrivain, a fait ses études dans la commune
  • Henri Poincaré (1854-1912), grand mathématicien, relate dans son livre Science et méthode (chapitre 3)(1908) que l'une de ses découvertes s'est faite à Coutances. Alors enseignant à l'université de Caen, «où j'habitais alors, pour prendre part à une course géologique entreprise par l’École des mines. Les péripéties du voyage me firent oublier mes travaux mathématiques ; arrivés à Coutances, nous montâmes dans un omnibus pour je ne sais quelle promenade ; au moment où je mettais le pied sur le marchepied, l'idée me vint, sans que rien dans mes pensées antérieures parût m'y avoir préparé, que les transformations dont j'avais fait usage pour définir les fonctions fuchsiennes étaient identiques à celles de la géométrie non euclidienne ».[12]
  • Paul Levert (1906-1982), abbé et astronome, secrétaire de l'évêché de Coutances
  • André Lerond (1930), footballeur international, a débuté à l'ES Coutances

Politique

Économie

Entreprises de Coutances

Anciennes entreprises
  • SA Marcel Picot (métallerie), 160 salariés
  • Siva (Société industrielle des vêtements Archivald) : atelier (fermé)
  • Sovico

Transports

Liaisons ferroviaires

  • Ligne Caen-Rennes (TER Basse-Normandie).
  • Gare SNCF : rénovée en 2007 pour un coût de 1,32 millions d'euros. Le financement de ce chantier a été pris en charge pour moitié par la région Basse-Normandie.

Liaisons routières

Lignes Manéo




  • Ligne 53 : Ligne estivale de la Côte des Isles au Coutançais (juillet-août)


  • Ligne 54 : Ligne estivale du Coutançais au Granvillais par la côte (juillet-août).

Culture

Équipements

Événements

Associations culturelles

Coutances dans les arts

Au cinéma, Coutances apparait comme décor dans Darling (2007). La ville est évoquée dans Le Sauvage de Jean-Paul Rappeneau (1975) à travers le personnage de Martin Coutances, interprété par Yves Montand.

Coutances est le titre d'une chanson de Dick Annegard, sorti dans l'album Mireille (1975), reprit dans la bande-originale du film La Science des rêves de Michel Gondry (2006).

Enseignement

Collèges

Lycées

Jumelages

Sports

  • Athlétisme : BA Coutances
  • Badminton
  • Baseball : Vikings Baseball Club (1992-2002)
  • Basket-ball : SM Coutances
  • Cyclisme : Avant-garde Orval Coutances
  • Équitation : Poney-club la Galaisière
  • Escrime : Cercle d'escrime des 3 masques
  • Football : ES Coutances
  • Gymnastique : Saint-Michel de Coutances (salle Émilie Lepennec)
  • Handball : SAEL Coutances
  • Judo : Coutances Judo Site du club
  • Karaté : Karaté club coutançais
  • Natation : Club nautique Coutances
  • Rugby : RCP Coutances
  • Squash : Squash coutançais
  • Tennis
  • Volley-ball : Sporting Club Coutances
  • VTT : Békanabou'
  • Water-polo : Club nautique Coutances (mis en sommeil)

Animations

  • Festival du dahlia et des jardins, créé en 1996

Hommages

Bibliographie

Voir l'article détaillé Bibliographie de Coutances.

Annexes

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5, 1,6, 1,7, 1,8 et 1,9 Jean Quellien, « Coutances en 1836 », Annales de Normandie, 36e année n°3, 1986, p. 253-278. En ligne.
  2. 2,0, 2,1 et 2,2 « Elle narre la ville sous le Second Empire », Coté Manche, 23 mai 2016. (Lire en ligne)
  3. 3,0, 3,1 et 3,2 René Le Texier, Coutances, histoire et description, éd. Ocep, 1973.
  4. Notice d’après Patrick Fissot, enseignant et historien à Coutances.
  5. Joël Masson, « A Coutances, en 1950 — La Geste de Geoffroy de Montbray ou petite chronique d'un grand mystère », Annales de Normandie, 47e année n°3, 1997, p 265-304. Lire en ligne
  6. André Chastel, « VII. - Les murs sont-ils bons ? », Le Monde, 26 juin 1947.
  7. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  8. Population avant le recensement de 1962.
  9. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Monument commémoratif Coutances
  12. Cédric Villani, La meilleure et la pire des erreurs de Poincaré page 7(lire en ligne)

Liens internes

Lien externe