Saint-Lô

De Wikimanche

Saint-Lô est une commune de la Manche.

Saint-Lô est la préfecture du département de la Manche et le seconde ville du département par sa population, avec 19 426 habitants. Détruite à 90 % en juin 1944, ce qui lui vaut alors le surnom de « capitale des ruines », Saint-Lô est aujourd'hui une ville moderne dominée par une forte activité administrative.

Elle est également le chef-lieu de l'arrondissement qui porte son nom et se partage en deux cantons : le canton de Saint-Lô-1 et le canton de Saint-Lô-2.

Saint-Lo.png Blason de la commune de Saint-Lô Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
49° 6' 57.94" N, 1° 5' 26.06" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô (chef-lieu)
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Canton Bureau centralisateur des deux cantons Saint-Lô-1 et Saint-Lô-2
Ancien canton Saint-Lô-Ouest et Saint-Lô-Est (chef-lieu)
Intercommunalité CA Saint-Lo Agglo (siège)
Gentilé Saint-Lois(es)
Population 19 301 hab. (2015)
Superficie 23,19 km²
Densité 832 hab./km2
Altitude 7 m (mini) - 134 m (maxi)
Code postal 50000
N° INSEE 50502
Maire François Brière (UMP)

Les remparts.
Les remparts.


Histoire

Voir l'article détaillé Histoire de Saint-Lô pour les périodes préhistorique, protohistorique et médiévale.

De Briovère à Saint-Lô

Mentionnée pour la première fois dans un manuscrit du 6e siècle, la « cité de Briovère » aurait vu ses défenses renforcées sur ordre de Charlemagne, sans qu'aucune trace ne l'atteste. Assiégés par les Vikings en 889, les Saint-lois capitulent après la destruction de l’aqueduc desservant la ville. Pillée et rasée, Saint-Lô peine à se rétablir jusqu'à l'installation de l’évêque Robert Ier, en 1025. Son successeur, Geoffroy de Montbray, développe la ville, fait construire un moulin et un pont de pierre sur la Vire[1].

En 1090, Henri Beauclerc, le fils de Guillaume le Conquérant, réédifie les fortifications. Le christianisme s'impose à travers des églises et des abbayes[1].

Au 14e siècle, Saint-Lô devient une place de marché de premier ordre, réputée ses draps de laine et portée par l’artisanat exploitant les cours d’eau rapides du Torteron et de la Dollée. On compte 9000 habitants, ce qui fait de Saint-Lô la troisième ville de Normandie derrière Rouen et Caen[1].

Durant la Guerre de Cent Ans, Saint-Lô subit le pillage des Anglais d’Edouard III en 1346 après deux jours de siège, puis la grande peste en 1349[1]. Alors que Saint-Lô a le droit de battre monnaie depuis 1275, l'atelier de monnaie est attesté en 1351, sous Jean le Bon, la guerre rendant dangereux le voyage à Rouen et imposant un nouvel atelier royal à Saint-Lô, devenu centre industriel important[2].

Le roi de France reprend la ville en 1378, mais elle retrouve la domination anglaise en 1418 jusqu'à la libération par les troupes du roi Charles VII en 1449[3]. L'année suivante, Saint-Lô redevient atelier royal jusqu'à la disparition progressive de la monnaie de Saint-Lô au profit de celle de Caen à partir de 1659[2].

En 1467, les Saint-Lois repoussèrent une attaque des Bretons[3].

Les guerres de religion

Profitant de la paix qui règne ensuite, le commerce croît à travers l'industrie textile, dont les sergiers (fabricants d'étoffes légères) qui se taillent une belle réputation[3].

Geoffroy Herbert, évêque de Coutances et baron de Saint-Lô à partir de 1478, aménage la ville. L’évêque d’Avranches, Jean Boucart, fonde à Saint-Lô la deuxième bibliothèque de Normandie. Aux 15e et 16e siècles, plusieurs beaux bâtiments civils sont édifiés. L'église se dote d'une tour sud et d'un portail en 1464, d'un chœur gothique et d'un collatéral nord en 1510. La Maison-Dieu est ouverte près des halles vers 1495 par les frères de l’Hôtel-Dieu pour y peser les marchandises et assurer la régularité des transactions[3].

Sous l'influence des commerçants anglais et de l'essor de l'artisanat, Saint-Lô, comme ailleurs en Normandie, s'ouvre aux idées de la Réforme. Le Nouveau Testament, bible protestante, est le première ouvrage qui sort des imprimeries saint-loises en 1562, et le secteur prospère par la suite. Un temple protestant ouvre et le projet de collège protestant échoue en 1562, malgré l'attrait grandissant de la petite noblesse locale[3].

Les guerres de religions dévastent la ville à partir de mars 1562, quand les protestants, sous l'impulsion de Gabriel 1er de Montgomery, brisent les statues de l’église Notre-Dame et pillent la bibliothèque. Après son humiliation publique à Coutances, l'évêque, Arthur de Cossé, vend la baronnie de Saint-Lô à Jacques II de Matignon, lieutenant général de Normandie, qui édifie la citadelle du Neufbourg et protège les calvinistes locaux de la Saint-Barthélémy en 1572[3].

Le 1er mai 1574, les troupes royales de Matignon assiègent les 2 000 protestants normands enfermés dans Saint-Lô et menés par Colombières, gendre et second de Montgomery, qui fait fortifier la rue du Neufbourg et la rue Saint-Thomas. Le 10 juin, après quatre assauts, une tour s’écroule dans la Vire. Colombières meurt dans la bataille qui fait 500 morts, dont 300 protestants. Montgomery fuit jusqu'à Domfront où il est capturé[3].

Le procureur du Roi Jean Dubois finance la reconstruction des bâtiments et des esprits saint-lois dans la foi catholique[3].

Ancien Régime

Saint-Lô perd en 1580 le siège du présidial au profit de Coutances. L'élection de Saint-Lô, administration fiscale levant l’impôt, est constituée par édit royal en avril 1639[4].

En 1679, les reliques de saint Laud, cachées depuis les invasions vikings, sont rapportées à Notre-Dame. Le Bon-Sauveur est fondé par Elisabeth de Surville en 1712. Plusieurs institutions déménagent à Caen au milieu du 17e siècle, du fait de la forte présence protestante, mais la ville demeure un centre commerçant important, notamment le marché qui prend place près de Notre-Dame trois fois par semaine[4].

Au 18e siècle, la ville est protégée par les remparts qui enferment l'Enclos avec : à l'est de l'église, l'emprise de l'ancien château, non lotie, et à l'ouest, le dense quartier des nobles formé d'îlots de maisons mitoyennes, séparés par de petites rues. De part et d'autres, les voies d'accès concentrent les autres habitations : Valvire, la rue Saint-Georges, le Neufbourg… Deux portes percent les murailles, chacune flanquée de deux grosses tours à l’antique, avec pont-levis et avant-portes[4].

La route royale de Paris à Cherbourg, qui passe par Saint-Lô, est construite entre 1761 et 1766 malgré l'hostilité de la population, et le roi Louis XVI l’emprunte en 1786[4].

Plan de Saint-Lô (orienté au sud) sur l'atlas de Trudaine, 1745/1780.

Révolution française

Quand advient la Révolution française, Saint-Lô connaît une crise économique comme ailleurs dans le pays : la fermeture des manufactures met 2 000 ouvriers au chômage et la famine sévit, échauffant les esprits.

L’élection de Saint-Lô est supprimée en 1789 et le département du Cotentin est créé en 1790, avec Coutances pour chef-lieu. La lutte entre Saint-Lô et Coutances pour être le chef-lieu du département va émailler la période révolutionnaire[5].

Les champs Saint-Thomas sont aménagés par les sans-emplois et prennent le nom de champ de Mars où se déroule la fête de la fédération, le 14 juillet. Saint-Lô abandonne son hagiotoponyme pour un nom plus révolutionnaire, « Rocher de la Liberté », en 1794. Le 20 mai, un arbre de la liberté est planté sur le Champ de Mars. Saint-Lô devient capitale départementale par décret du 11 octobre 1795 mais sans autre effet que l'installation du conseil général. La cité est déclarée chef-lieu de préfecture en 1800, et le premier préfet, Magnytot, s'y installe le 22 mars[5].

19e siècle

Clos dans ses remparts, Saint-Lô est contraint dans son expansion sous l'Empire. L’abbaye de Saint-Lô est amputée de ses terrains pour installer le haras national, transféré ensuite en 1866. Les remparts à l'est, dont la citadelle de Neufbourg, sont rasés en 1812 pour ne conserver que la tour de la Poudrière[6].

La nouvelle monarchie fait construire le palais de Justice en 1823 et la prison en 1824. Puis la préfecture et les Archives départementales s’installent à proximité[6].

Les routes d'accès à Saint-Lô sont améliorées entre la fin de l'Ancien Régime et la Restauration. La Vire est aménagée pour la navigation : construction d'écluses, adaptation des Claies de Vire pour un flux plus important, canalisation de la Basse-Vire par la compagnie d'Alfred Mosselman. Celle-ci édifie également le port de Saint-Lô, surnommé le « Quai à tangue » du fait du commerce de tangue issue de la baie des Veys qui s'y développe. Les Saint-Lois ayant refusé le passage de la Ligne Cherbourg-Paris, l'embranchement ferroviaire jusqu'à Lison est ouvert en 1860[6].

Saint-Lô et ses environs profitent du développement de l'agriculture à la fin du 19e siècle.

Il existait encore à cette période une foire pour la location des domestiques [7].

Époque contemporaine

Lorsque la Première Guerre mondiale est déclarée, le 136e Régiment d'infanterie, caserné à Saint-Lô, part pour le front après un passage en revue sur la Place du Champ-de-Mars pour combattre lors de 14 batailles, notamment celles des Ardennes et de la Marne[8]

Dans les années 1920 et 1930, les marchés se développent sur la place des Beaux-Regards, devant l'Église Notre-Dame, tandis que la principale foire, la Madeleine, se tient autour du 22 juillet. Les loisirs se développent, à l'instar des salles de cinémas, dont la première saint-loise, Le Majestic, ouvre en 1934 et diffuse en 1937 Blanche-Neige de Walt Disney. Le football également se développe avec l'engouement pour l'Étoile sportive qui joue au Stade de la Falaise[8].

La Papeterie de Saint-Lô est détruite par un incendie en 1930 qui interdira toute réouverture[8].

L'armée allemande entre à Saint-Lô dans la nuit du 17 au 18 juin 1940. Une convention d'occupation est signée le 24 juin, et la Kreiskommandantur s’installe dans l’hôtel de ville, faisant de la préfecture le centre départemental de l’Occupation. La Feldkommandantur investit la rue de la Poterie[8]. En 1941, un couvre-feu est décrété. La fonte et le métal, dont la symbolique Laitière normande, sont réquisitionnés en 1942 pour produire des canons allemands[8]. En réaction à l'Occupation, la résistance s'exprime dès 1940 par du boycott et des sabotages et le refus de 54 réfractaires de partir pour le STO. En 1943, huit réseaux et deux mouvements sont présents dans l'agglomération et mènent deux attentats contre des soldats allemands le 14 mai 1943 et le 23 janvier 1944. Les Allemands creusent une galerie sous le rocher pour y installer un hôpital militaire[8].

La ville subit d'intenses bombardements américains le soir du 6 juin 1944 : la centrale électrique d’Agneaux à 10 h, la gare vers 16 h 15, puis une quarantaine de bombes sur la ville à 20 h, des bombes incendiaires lâchées par une cinquantaine d'avions vers 00 h 30[8]. Les populations fuient, d'autres bombes tombent les jours suivants jusqu'à la libération le 18 juillet, dont le major Howie devient le héros et martyr, et la contre-attaque des tireurs allemands est repoussée le surlendemain[8]. Détruite à 90 %, Saint-Lô est la « capitale des ruines », selon l'expression de l'écrivain Samuel Beckett [9].

Alors que certains imaginent laisser les ruines comme témoignage du martyre, de Gaulle acte, après le déblaiement par les prisonniers allemands, la reconstruction de la ville, portée par son maire, Georges Lavalley[8]. Une solidarité mondiale se met en place en 1945 : France, États-Unis, Canada, Finlande et Suède financent l'édification des baraques (routes de Tessy et de Torigni, Grimouville et Falourdel), la Suisse soutiennent l'ouverture d'un centre social et l'Irlande offre un hôpital provisoire[8].

L'architecte André Hilt, chargé de la conception du plan d’urbanisme de Saint-Lô jusqu'à sa mort accidentelle en 1946, choisit de mettre en avant l'histoire et la topographie du site en dégageant le front sud des remparts. Marcel Mersier lui succède et conserve l'esprit du projet, en concevant l’Hôtel de Ville, le théâtre et les logements, dans une architecture rationnelle. Plusieurs architectes participent à la reconstruction : Jean Dubuisson conçoit deux ensembles de logements modernistes (1953), Joseph Marrast réalise la chapelle du Bon-Sauveur (consacrée en 1959), Louis Arretche dessine l'hôtel de la préfecture de la Manche, Paul Nelson livre un hôpital mémorial France-États-Unis fonctionnaliste (1946-1956)[10].

Le 6 juin 1948, Vincent Auriol, président de la République, remet à la ville la Croix de guerre et la Légion d'honneur pour son rôle dans la Seconde Guerre mondiale [11].Rue Saint-Thomas, il pose la première pierre de la reconstruction de la ville, qui durera jusque dans les années 1970 [9]. Les Américains participent à la construction du centre hospitalier mémorial[8].

La Préfecture retrouve Saint-Lô en 1953. Par les arrêtés des 27 décembre 1963 et 8 février 1964, Saint-Lô absorbe les communes de Saint-Thomas-de-Saint-Lô et Sainte-Croix-de-Saint-Lô. Cette fusion est effective à partir du 1er mars 1964. Entre 1968 et 1975, la ville connaît une hausse de près de 30 % de sa population[8].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[12]. En 2015, la commune comptait 19 301 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [13] et INSEE [14])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
7 304 6 987 7 601 8 271 8 421 9 065 8 951 9 185 9 682 9 768
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
9 810 9 693 9 287 9 706 10 121 10 580 11 445 11 121 11 604 12 181
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
11 855 10 661 10 718 10 985 11 814 6 010 11 778 15 388 18 615 23 221
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
23 212 21 546 20 090 19 643 19 320 19 092 18 805 18 718 18 874 18 931
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
19 285 19 426 19 301
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
1784-1789 François-Bertrand de Bacilly de la Ponterie
1789-1789 Pierre-Louis Denier des Fresnes
1789-1790 Jacques Oury
1790-....... Antoine Vieillard-Boismartin
.......-....... Dubuisson capitaine de la milice nationale
1791-1792 Jacques Oury
1792-An II Antoine Vieillard-Boismartin avocat et dramaturge
An II-....... Jacques Oury
.......-....... J-B Antoine Bernard
1800-1803 François Le Jolis de Villiers
1803-1811 Louis Guillot
1811-1815 Antoine Vieillard-Boismartin
1815-1818 Pierre Pinel de Vauval avocat
1818-1832 Pierre Louis Clément avocat au parlement de Paris
1832-1840 Gilles Le Menuet de La Jugannière avocat
1840-1843 Pierre Louis Clément avocat au parlement de Paris
1843-1848 Pierre Lecardonnel
1848-1849 Pierre Louis Clément avocat au parlement de Paris
1849-1868 Ernest Dubois négociant en bois
1868-1870 Louis Auvray
1870-1874 Henri Houssin-Dumanoir médecin
1874-1878 Gustave Rauline
1878-1888 Henri Houssin-Dumanoir médecin
1888-1896 Henri Amiard avocat
1896-1904 Alfred Dussaux gauche avoué
1904-1907 Jules Dary gauche négociant
1907-1908 René Thomas droite médecin
1908-1915 Alfred Dussaux avoué
1915-1919 Auguste Leturc médecin
1919-1922 Antoine Ludger vétérinaire
1922-1925 Dr Lavoix docteur
1925-1926 Émile Énault tendance droite directeur du Journal de la Manche
1927-1929 Jules Hérout chef de division à la préfecture
1929-1944 Onésime Périer commerçant
1945-1953 Georges Lavalley négociant
1953-1971 Henri Liébard ingénieur T.P.E.
1971-1977 Jean Patounas RI43 chirurgien
1977-1983 Bernard Dupuis PS ingénieur agricole
1983-1989 Jean Patounas UDF-PR44 chirurgien
1989-1995 Bernard Dupuis PS ingénieur agricole
1995-2014 François Digard UMP conseiller en publicité
2014-....... François Brière UMP enseignant conseiller départemental
Toutes les données ne sont pas encore connues.



Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
La mairie (2007).

La mairie (2007).

Adresse : Place du Général-de-Gaulle - BP 330
50000 Saint-Lô

Tél. 02 33 77 60 00
Fax : 02 33 57 39 51

Courriel : Pas d'adresse mel

Site internet : Officiel

Commentaire : Formulaires de contact sur le site officiel

Source : Annuaire Service-Public (24 mars 2012)

Mardi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
Mercredi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
Jeudi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
Vendredi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
Samedi 9 h - 12 h -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

La porte de l'ancienne prison.

« La ville, faite de béton, d'acier, de fer et de verre, détonne au milieu du bocage, et sa réputation [architecturale] n'est pas glorieuse », assure le mensuel Détours en France [9]. Emmanuel Fauchet, directeur adjoint du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement de la Manche (CAUE), estime que ce sont surtout « ceux qui ont connu le Saint-Lô d'avant les bombardements » qui critiquent la ville nouvelle, « construite dans la douleur ». En vérité, assure-t-il, « compte tenu de l'état d'urgence et de la précarité, l'architecture est tout à fait cohérente » : « c'est une ville aérée, espacée, faite pour circuler - on est en plein boum de l'automobile - conçue d'abord pour y travailler, puis pour y habiter » [9]. Jean-Michel Germaine, architecte des Bâtiments de France, juge lui aussi l'architecture de Saint-Lô « tout à fait remarquable » [9]. Mais il trouve le plan urbanistique « très peu cohérent », critiquant les « vides », la « disproportion entre la voirie et la taille des immeubles, la disparition des repères, des rez-de-chaussée commerciaux, la disparition de l'agréable et de la chalandise » [9].

Patrimoine architectural
Patrimoine religieux
Patrimoine commémoratif
  • Monument au major Howie sur la N. 176, à la mémoire du « major de Saint-Lô », qui commandait le 2nd Infantry Battalion du 116th Infantry Regiment de la 29th US Infantry Division. Il est tué le 17 juillet 1944 à la tête de ses troupes libératrices[17].
  • Plaque au major Howie sur la façade de l'église Sainte-Croix dans les ruines de laquelle le corps du soldat a été déposé provisoirement[17].
  • Plaque 29th US Infantry Division, rappelant que des éléments de l'unité commandée par le général Gerhardt, sont entrés dans la ville le 18 juillet 1944 par la rue qui a pris le nom du haut-gradé[17].
  • Mausolée Blanchet, tombeau de la famille Blanchet qui a servi de poste de commandement provisoire au major Glover Johns, commandant du 1st Battalion du 115th Infantry Regiment de la 29th US Infantry Division, pendant les combats pour la prise de la ville le 18 juillet 1944[17]. Il est dans le cimetière.
  • Stèle Robert J. Harding à la mémoire du 1st lieutnant décédé le 6 août 1944 des suites de blessures reçues dans les combats pour la libération de la ville[17].
  • Monument aux victimes civiles, inauguré en 1969 en souvenir des victimes du bombardement de la ville en juin 1944. Une plaque au niveau de l'abri souterrain creusé en 1943 par les Allemands pour abriter un hôpital militaire, rappelle qu'il a servi de refuge à des Saint-Lois lors des bombardements du 6 au 9 juin 1944[17].
Patrimoine civil
Dans l'ancienne commune de Sainte-Croix-de-Saint-Lô
  • Montceaux (16e)
  • Communs de Bois-Jugan
  • Capelle (19e)
  • La Monnaie
  • Site de la Petite Suisse
Dans l'ancienne commune de Saint-Thomas-de-Saint-Lô

Personnalités liées à la commune

Naissances

par ordre chronologique

Décès

Autres

Politique

Transports

Voies

Liaisons ferroviaires

  • Ligne Rennes < > Caen (TER Basse-Normandie)
  • Ligne Saint-Lô < > Paris-Saint-Lazare (Corail Intercités Normandie)

Liaisons routières

Réseau d'autobus urbain TUSA (Transports Urbains Saint-Lô-Agneaux)
  • 1 : Saint-Lô-Les Colombes <> Agneaux-Villechien / Centre commercial La Demeurance

Dessertes principales : Collège Pasteur, Manche Habitat, Hôtel de ville, gare SNCF, CFA d'Agneaux, établissement privé de l'Institut, centre commercial

  • 2 : Saint-Lô-conseil général < > Saint-Lô-La Madeleine

Dessertes principales : hôpital, collège Lavalley, Gare SNCF, hôtel de Ville, centre culturel, église Sainte-Croix, centre commercial, clinique Saint-Jean, dépôt TUSA

  • 3 : Saint-Lô-Bois Ardent / centre aquatique <> Saint-Georges-Montcocq-La Bonne Femme

Dessertes principales : ZI Chevalerie, centre commercial, lycée Pierre & Marie Curie, lycée Camille-Corot, Bon Sauveur, Gare SNCF, hôtel de Ville, ascenseur du Mont-Russel, Sécurité sociale, mairie de Saint-Georges

  • TAD (Transport à la demande), service Ocitolà : desserte de l'ensemble de la Communauté de communes

Dessertes principales : Baudre-mairie, Pont-Hébert-mairie, La Meauffe- quartier du Pont, Rampan-mairie, Sainte-Suzanne-mairie

Lignes en correspondances à la gare SNCF & à l'hôtel de ville de Saint-Lô.
En 2010, il y a 15 autobus standard & 1 minibus : 5 Renault Pr 100.2, 2 Renault Pr 112, 2 VanHool A 320, 5 Heuliez GX 317, 1 Heuliez GX 327, 1 Renault Master B.20 (pour le bus à la demande "Ocitolà").

Lignes Manéo

Économie

Éducation

Primaire

  • École Albert-Schweitzer

...

Collèges

Lycées

Enseignement supérieur

  • Groupe FIM : propose diverses formations telle que l'École de gestion et de commerce (EGC) Basse-Normandie. Cette formation dispense un programme bachelor au cours des trois années de son cursus, orienté notamment vers la gestion et le commerce afin d'assurer aux futurs diplômés une certaine polyvalence nécessaire en entreprise. Elle est très intéressante au niveau des débouchés que ce soit en logistique, marketing, commerce, comptabilité, etc.
  • École supérieure d'ingénieurs de Normandie : antenne de Saint-Lô

Culture

Lieux

Cinéma
Théâtre
Musées
Littérature
Musique

Événements

Associations

Saint-Lô dans les arts

Volontaire pour la Croix-Rouge irlandaise à l'hôpital de Saint-Lô, Samuel Beckett écrit un poème intitulé Saint-Lô, publié dans l’Irish Times en 1946.

En 1981 et 2005, Patrick Modiano situe une partie de ses romans Une Jeunesse et Un pedigree à Saint-Lô, où il est venu à plusieurs reprises à partir de 1962.

En peinture, Saint-Lô a inspiré Corot (Vue de Saint-Lô) qui y séjournait régulièrement chez des amis.

Saint-Lô en cuisine

Saint-Lô en philatélie

Sports

Jumelages

Hommages

  • Plusieurs villes de la Manche et de France ont donné le nom de Saint-Lô à l'une de leurs voies.

Bibliographie

voir l'article détaillé Bibliographie de Saint-Lô

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 « Découvrez la cité préfecture au Moyen Âge », Côté Manche, 24 mai 2016 (lire en ligne).
  2. 2,0 et 2,1 Saint-Lô, grand centre industriel et Monnaie au Moyen Âge, Côté Manche, 23 mai 2016. [http://www.cotemanche.fr/2016/05/24/saint-lo-grand-centre-industriel-et-monnaie-au-moyen-age/ (ligne en ligne)).
  3. 3,0, 3,1, 3,2, 3,3, 3,4, 3,5, 3,6 et 3,7 « Saint-Lô dans les guerres de religion », Côté Manche, 3 juin 2016.
  4. 4,0, 4,1, 4,2 et 4,3 « Saint-Lô dans l'Ancien Régime », Côté Manche, 6 juin 2016 (lire en ligne).
  5. 5,0 et 5,1 « Saint-Lô sous la Révolution française », Côté Manche, 13 juin 2016. (lire en ligne).
  6. 6,0, 6,1 et 6,2 Xavier Terrien, « Saint-Lô, empires et républiques : l’apogée », Côté Manche, 4 juillet 2016 (lire en ligne).
  7. Victor-Adolphe Malte-Brun, Manche (géographie, histoire, administration), 1882, réédité en 1980 par les Éditions du Bastion.
  8. 8,00, 8,01, 8,02, 8,03, 8,04, 8,05, 8,06, 8,07, 8,08, 8,09, 8,10 et 8,11 Xavier Terrien, « Saint-Lô, la martyr du 20e siècle », Côté Manche, 13 juillet 2016, (lire en ligne).
  9. 9,0, 9,1, 9,2, 9,3, 9,4 et 9,5 Hugues Derouard, « Saint-Lô, une ville à redécouvrir », Détours en France, n° 143, mai 2010.
  10. Joanne Vajda, « Espaces publics en Europe dans les guides de voyage : pratiques et représentations. 1950-1970 », In Situ, revue des patrimoines, 2011 (lire en ligne).
  11. « 120 ans en Cotentin 1889-2009 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2009.
  12. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  13. Population avant le recensement de 1962.
  14. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. « Le nouvel hôtel des postes », L'Ouest-Éclair, 8 mai 1935.
  17. 17,0, 17,1, 17,2, 17,3, 17,4 et 17,5 « Monument commémoratif de Saint-Lô », normandie44lamémoire.com.

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