Raymond Le Corre

De Wikimanche

Raymond Le Corre.
Vestige de la prison de Saint-Lô durant le bombardement de laquelle Raymond Le Corre trouve la mort

Raymond Le Corre, né à Équeurdreville le 18 septembre 1901, mort à Saint-Lô dans la nuit du 6 au 7 juin 1944, est un homme politique de la Manche.

Biographie

Après des études à Cherbourg, il est nommé en 1923 contrôleur adjoint dans les Douanes, au Havre [1].

Revenu dans le Cotentin en 1927, il est vérificateur à Hainneville. Membre du syndicat des Douanes, il devient secrétaire fédéral du Parti socialiste [1].

Élu conseiller général SFIO pour le canton d'Octeville en 1931, il entre au conseil municipal d'Équeurdreville en 1935 et devient adjoint d'Hippolyte Mars [1].

En juin 1936, il est candidat SFIO aux élections législatives à Cherbourg. Il arrive en tête du premier tour. Mais le maintien du candidat radical Pierre Appell donne la victoire, au second tour, au candidat de la droite, Léon Vaur [2].

Engagé dans les réseaux de Résistance durant la Seconde Guerre mondiale, il prend la tête de Libération-nord le 4 juillet 1943 [1]. Dénoncé, il est arrêté le 1er mars 1944 [1]. Incarcéré à la prison de Saint-Lô, son compagnon de résistance Jean Goubert tente vainement de le faire évader début juin. Il meurt lors du bombardement de la nuit du 6 au 7 qui détruit la prison [1].

Hommage

Le collège d'Équeurdreville-Hainneville porte le nom de Raymond Le Corre.

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4 et 1,5 Jérémie Delauney, L'Écho des Bahuts, 3 juin 2008.
  2. Jean Quellien, Les Élections dans la Manche, éd. Ocep, 1973.