Gustave Rauline

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Gustave Rauline.
Gustave Rauline, vers 1893.

Gustave Paul Rauline, né à Feugères le 1er juin 1822 [1] et mort à Paris le 3 mars 1904, est un homme politique de la Manche, propriétaire terrien de son état.

Biographie

Il est maire de Saint-Lô de 1874 à 1878. Il est conseiller général du canton de Saint-Lô de 1871 à 1874, puis du canton de Marigny de 1875 à 1904.

Il est élu député de la Manche le 20 février 1876. Le Figaro en dresse alors cette esquisse : « Propriétaire d'herbages, jolie fortune. Marié et père d'une ravissante jeune fille de 17 ans, qui fera sensation au premier bal présidentiel. Conseiller général et maire de Saint-Lo ; impérialiste de l'Appel au peuple, mais très modéré, très honnête et très fin. Type normand, poignées de mains à jet continu, il tutoie tous les conservateurs de l'arrondissement à dix lieues à la ronde. » [2]. Avant les législatives de 1877, Le Temps écrit à son propos : « conseiller général et cultivateur, auquel on suppose quelque aisance, [il] s'est engagé à fond dans le parti bonapartiste, qui s'est fait clérical dans la dernière Assemblée, M. Rauline avait eu environ 1 500 voix de majorité aux élections de 1876 contre M. Lenoël, l'ancien directeur des grâces. M. Lenoël ayant renoncé à la candidature cette fois-ci, le comité électoral a insisté auprès de M. Houssin-Dumanoir pour qu'il se présentât. [...] On s'accorde à considérer l'élection de M. Houssin-Dumanoir comme assurée » [3]

Gustave Rauline est réélu en 1877, 1881, 1885, 1889, 1893 (par 11 311 voix contre 5 880 pour le maire républicain de Saint-Lô, Henri Amiard), 1898 et 1903. Il siège à droite jusqu'à sa mort en 1904. Il a été le doyen de la Chambre et le dernier député bonapartiste à y siéger.

En 1885, Le Temps dresse de lui ce portrait : « C'est un ancien marchand de chevaux qui connaît admirablement les paysans pour les avoir longuement fréquentés. Aussi ne jurent-ils que par lui ; à Saint-Lô, les “Raulinots” remplacent les Capulets. M. Rauline ne s'est jamais signalé comme orateur à la Chambre, mais il a le secret de la conversation du village. Il se mêle familièrement aux groupes dans les foires, plaisante avec les marchands de chevaux, qu'il connaît tous, marque en riant à la joue les marchands de beurre du bout de son bâton noueux, et les paysans flattés éclatent de rire avec lui. Sa popularité est si connue et si solide qu'aucun concurrent républicain n'a jamais espéré l'emporter contre lui. » [4].

Il est le père de Marcel Rauline (1861-1916), qui lui a succédé au Palais-Bourbon, à sa mort.

Notes et références

  1. 50, NMD Feugères, 1813 – 1822 (5 Mi 1187) page 312/335 Acte de naissance n° 20 [ http://www.archives-manche.fr/ark:/57115/a011288085769uO0BJa/923515b7ed(lire en ligne)].
  2. « Rauline, Saint-Lô, Manche », Le Figaro, 27 février 1876.
  3. Le Temps, 27 septembre 1877.
  4. « Enquête électorale : département de la Manche », Le Temps, 28 octobre 1885.

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