Cour d'assises de la Manche

De Wikimanche

La cour d'assises de la Manche est une juridiction judiciaire de la Manche, qui a son siège à Coutances.

Activité

Elle a rendu 13 arrêts en première instance en 2008 [1].

Affaires célèbres

  • 8 mars 1884 : Auguste Luc Desfoux, cultivateur, est condamné à mort pour avoir égorgé son futur beau-père dans la nuit du 24 au 25 septembre 1883 à Montigny. Il sera gracié le 29 avril 1884.
  • 6 juin 1888 : Jean Fleury, 36 ans, charpentier, est condamné à mort pour le meurtre d'un mécanicien de Cherbourg en décembre 1887 au Mesnil-au-Val. Il sera finalement gracié le 27 juillet suivant.
  • 30 mars 1889 : Jean-Auguste Picquenard, 40 ans, cultivateur à Rampan, est condamné à mort pour le meurtre de la fille de sa femme âgée de 8 ans le 12 décembre 1888. Il est gracié le 19 mai 1889.
  • 1893 : un journalier de Blosville, Auguste Mathey, 19 ans, est condamné à mort pour l'assassinat et le viol d'une femme de 83 ans le 21 octobre 1893 à Blosville. Il est guillotiné le 13 février 1894, devant une foule nombreuse [2].
  • 8 mars 1904 : Jean-Marie Riou, 28 ans, journalier, est condamné à mort pour avoir étranglé une prostituée à Cherbourg le 27 juin 1903. Il sera finalement gracié le 4 mai suivant.
  • 18 mars 1905 : Édouard Bazire, 31 ans, est condamné à mort pour le meurtre de Bienaimé Lejuez le 9 janvier 1905 à Nouainville [3]. Il est gracié le 21 mai 1905.
  • 1907 : l'abbé Émile Larquemin, curé de Blosville, est acquitté : il était accusé d'être indirectement responsable de la mort de sa maîtressse Jeanne Le Blond, morte le 11 avril à Cherbourg des suites de son avortement. L'avorteuse Jeanne Bonneau, de La Haye-du-Puits, bénéficie de la même mesure [4].
  • 11 mars 1908 : François Lefort, 45 ans, journalier, pour l'agression suivie de la mort une semaine plus tard d'un septuagénaire dans la nuit du 8 au 9 novembre 1907 à La Chaise-Baudouin. Il est gracié le 23 mai 1908.
  • 2 juin 1908 : Jean-Baptiste Yger, 24 ans, domestique de ferme, est condamné à mort pour le meurtre à coups de hache et de rasoir de la veuve Rivière, 67 ans, dans la nuit du 28 février au 1er mars 1908 à Poilley. Il est gracié le 15 septembre 1908.
  • Septembre 1910 : un domestique, Louis Guéret, 20 ans, de Gonneville, est condamné aux travaux forcés à perpétuité, pour le meurtre à Martinvast le 16 mai précédent de son ancien employeur, le baron Montrond, 71 ans [5].
  • 8 mars 1912 : Étienne Casson, 19 ans, mécanicien, est condamné à mort pour avoir tué d'un coup de poignard au cœur une épicière de Cherbourg le 21 janvier 1911. Il sera finalement gracié le 29 avril suivant.
  • 11 mars  1912 : Pierre-Auguste Polidor, 47 ans, journalier, est condamné à mort pour le meurtre d'une femme de 92 ans, le 21 janvier à Digulleville. Il est guillotiné le 4 mai suivant... sous les applaudissements de la foule [6].
  • 18 mars 1921 : Émile Genest, 29 ans, est condamné à mort pour le meurtre de sa tante le 23 octobre 1921 à La Chapelle-en-Juger. L'arrêt est cassé le 12 mai suivant.
  • 10 juin 1921 : Marie-Rosalie Marinel, née Lemerre, 30 ans, est condamnée à mort pour le meurtre de son père avec l'aide de son mari et de son domestique le 28 août 1920 à Carantilly. Elle est graciée le 27 août suivant. [7]
  • Juin 1925 : Mohamed Ben Mohamed Kherdjemil, 28 ans, est condamné à 8 ans de réclusion pour la mort de Lucien Delahaye, à Tourlaville.
  • 10 mars 1933 : Émile Delanoë, 29 ans, sabotier au Grand-Celland, est condamné à mort pour le meurtre à coups de bâton de son beau-père Léon Aufray, 68 ans, le 6 novembre 1932. Trois jours plus tard, le 9 novembre, avec l'aide sa femme, il pend sa fille Émilienne, 5 ans, témoin gênant du meurtre, dans un bois de Reffuveille. Il est guillotiné le 17 juin suivant. Sa femme est condamnée à perpétuité.
  • 3 mars 1936 : Auguste Lacombe, 23 ans, est condamné à mort pour le meurtre de Marie Blandin, 62 ans, commis le 27 novembre 1935 à Rauville-la-Bigot [3]. Il est gracié le 4 juin suivant.
  • 6 mars 1936 : Henri Courtaud, 49 ans, cheminot, et Jules Duchemin, 24 ans, journalier, sont condamnés à mort pour le meurtre de la veuve Lamy, 67 ans, dans la nuit du 5 au 6 décembre 1931 à Lolif. Ils sont guillotinés le 6 juin 1936.
  • 16 juin 1936 : Pierre Leboulanger, 37 ans, cultivateur, est condamné à mort pour avoir étranglé sa domestique Jeanne Maignan, 15 ans, enceinte de lui, le 11 septembre 1935 à Buais. Il est gracié le 14 août suivant.
  • 13 juin 1939 : Pierre Héry, 17 ans, l'air juvénile, domestique chez Lebreton, agriculteur à Anctoville, est condamné à dix ans de réclusion criminelle pour s'être rendu coupable, pour 18 francs, d'une tentative d'assassinat à la bouteille de cidre en frappant, le 9 octobre 1938 à Yquelon, une septuagénaire à l'arrière du crâne, abandonnant sa victime après l'avoir cru morte. [8]
  • 14 mars 1940 : Edmond Laisné, 30 ans, cultivateur à Parigny, est condamné à mort pour avoir étranglé sa fille âgée de 4 ans le 20 décembre 1938. Sa femme est condamnée à 5 ans de travaux forcés. Il est guillotiné le 13 juin suivant.
  • 12 décembre 1940 : Paul Tonnelier, 36 ans, constructeur de TSF, est condamné à mort pour le meurtre de sa femme et de son fils de deux ans dans un bois près d'Omonville-la-Petite le 4 septembre 1939. Il est gracié le 7 juin 1941.
  • 15 mars 1944 : Clarisse Hamel, née Poincheval, 44 ans, débitante à La Glacerie, est condamnée à mort pour avoir empoisonné son mari le 15 septembre 1943. Elle est graciée le 24 juin suivant.
  • 13 décembre 1945 : Gaston Hamel, 24 ans, manœuvre, est condamné à mort pour le meurtre à coups de hache de Mme veuve Léonie Anquetil, cabaretière, le 31 janvier 1942 à Varouville. Il est fusillé à Saint-Nicolas-de-Coutances le 30 mars 1946.
  • 18 mars 1947 : Léon Vichard, 24 ans, mécanicien, est condamné à mort pour une tentative d'assassinat sur sa grand-mère adoptive de 73 ans le 11 juillet 1846 à Néhou. L'arrêt est cassé le 14 mai suivant.
  • 17 juin 1947 : Paul Bouteloup, 36 ans, cultivateur, à Saint-Quentin-sur-le-Homme, est condamné à mort pour l'assasinat d'une lointaine cousine de 60 ans le 11 octobre 1945 à Saint-Senier. Il est gracié le 19 décembre suivant.
  • 19 mars 1948 : Jean-Louis Baudain, 27 ans, manœuvre, est condamné à mort pour le meurtre des époux Josset le 27 octobre 1947 à Picauville. Il est guillotiné le 22 octobre suivant [9].

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Administration

Adresse : rue du Palais-de-Justice
50200 Coutances
Tél. 02 33 76 68 20
Fax. 02 33 76 68 35
Courriel : courd'assises.coutances@justice.fr

Bibliographie

  • Le Crime de Turqueville : condamnation aux travaux forcés à perpétuité, Impr. de Lamiche, 1903
  • Maurice Lantier, « La cour d'assises de Coutances sous le règne de Charles X », Annales de Normandie, n° 24, 1992

Notes et références

  1. Ouest-France, 20 janvier 2009
  2. « 120 ans en Cotentin 1889-2009 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2009, p. 18.
  3. 3,0 et 3,1 50 meurtres dans la Manche, La Presse de la Manche, hors-série, 2017.
  4. « 120 ans en Cotentin 1889-2009 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2009, p. 47.
  5. Étienne de Quatrebarbes, Martinvast, un siècle d'histoire..., 2001.
  6. « 120 ans en Cotentin 1889-2009 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2009, p. 57.
  7. Emmanuel Bourcier, la Cage aux femmes, chap. XVI : « Lemerre, la parricide » (d'après les notes du juge Edmond-Marie Poullain), Paris, éditions Baudinière, 1928, pp. 241-251. Sur le même sujet, voir aussi : Olivier Messac, « Edmond-Marie Poullain, 50 ans après, "grand sauvage et vrai peintre" », la Manche libre, 3 fév. 2002, p. 11.
  8. Jean-François Miniac, les Nouvelles affaires criminelles de la Manche, chap. XV : « L’équipée sauvage », Clermont-Ferrand, éditions de Borée, 2012.
  9. « Condamnés à mort », La Normandie et les Normands (lire en ligne).

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