Coutances (étymologie)

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Cette page traite des différentes tentatives d'explication du nom de Coutances.

Attestations anciennes

Type Cosedia

  • Cosediæ fin du 3e s. [1].
  • Cosedia ~365 [2].

Type Constantia

  • Constantia ~400 [3].
  • [gén.] ecclesiæ Constantiæ 511 [4].
  • [gén.] ecclesiæ Constantinæ 549 [4].
  • [gén.] Constantinæ urbis fin du 6e s. [4].
  • Constantia […] in pago Constantino fin du 6e s. [4].
  • Constantia civita[s] début du 9e s. [4].
  • episcop[us] Constantiensi[s] 9e/10e s. [4].
  • Constantia 9e/10e s. [4].
  • [acc.] civitatem que appellatur Constancia 1026/1027 [5].
  • vicecomitatus Constanciarum 1042 [copie 1120] [6].
  • in Constanciensi civitate 1056/1066 [vidimus 1319] [7].
  • episcop[us] Constantiis 1082 [copie 12e s.] [8].
  • Constantiensis episcop[us] 1081/1087 [9], f-11e s. [10].
  • [acc.] Constantia 1123/1141 [11].
  • civita[s] Constantiarum 1157 [12].
  • [acc.] Constancias 1159 [13].
  • [loc.] Constanciis 1172 [14].
  • Costances ~1175 [15].
  • [loc.] Constantiis 1175 [16].
  • [acc.] Constancias 1174/1182 [17], 1180/1189 [18].
  • vicecomitatus de Constanciis 1198 [19].
  • villa Costanciarum 1198 [20].
  • villa Constanciarum 1198 [21].
  • [abl.] Costanciis 1198 [22].
  • [gén.] Constanciarum 1203 [23].
  • [abl.] Constanciis 1203 [24], 1207 [25].
  • Constancia 1210 [26].
  • Constances 1210 [27].
  • Constanciensis [civitas] ~1210 [28].
  • [acc.] Constancias 1214 [29], 1216 [30].
  • [abl.] Constanciis 1235 [31], 1248 [32], 1258 [33].
  • Coustances 1283 [34].
  • [loc.] Constantiis 1283 [35].
  • [acc.] Constantias 1283 [36].
  • [acc.] Constancias 1294 [37].
  • Coustance 1296 [38].
  • [loc.] Constanciis 1305 [noté 1304] [39].
  • Coustancez 1316 [40].
  • [l]es cytiens de coustantin [sic] 1318 [41].
  • Coustancez 1331 [42].
  • Coustances 1331 [43].
  • [abl.] Constanciis 1332 [44].
  • [gén.] Constanciarum 1332 [45].
  • [loc.] Constantiis 1343 [46].
  • Coustances 1345 [noté 1344] [47].
  • Coustance 1345 [48].
  • Coustances 1347 [49].
  • Constancia 1351/1352 [50].
  • la ville et cite de Coustances 1417 [51].
  • Coutances 1418 [52].
  • Coustances 1418 [53].
  • Coustance 1419 [54].
  • Costances 1437/1461 [55].
  • Coustances 1437/1461 [56].
  • Constances 1497 [57].
  • Coustances 1499 [noté 1498] [58], 1514 [59].

Étymologie

Localisation de Coutances (Cosedia) sur la Table de Peutinger, 4e s.
(la carte est orientée à l'est)

Le nom de Cosedia

Le nom de Cosedia est attesté aux 3e et 4e siècles sous la forme plurielle (plutôt qu'un locatif) Cosediæ sur l'Itinéraire d'Antonin, mais Cosedia sur la Table de Peutinger (voir plus haut). Il représente le nom primitif de Coutances, et fut remplacé par ce dernier au 4e siècle (voir plus bas).

Les différentes hypothèses
  • Ce nom n'est cependant ni cité ni commenté par Auguste Longnon [119].
  • Auguste Vincent [120], puis Albert Dauzat [121] se contentent de mentionner cette première appellation, sans proposer la moindre explication.
  • Pour François de Beaurepaire [4], Cosedia représente une dénomination pré-latine inanalysable dans l'état actuel de nos connaissances.
  • Ernest Nègre [122] range ce toponyme parmi les « noms de lieux préceltiques de sens inconnu ». Il envisage cependant une analyse, et propose un élément pré-celtique de sens inconnu °cosa, suivi du suffixe gaulois -edia.
  • Enfin, René Lepelley [123] va dans une toute autre direction, et envisage de voir dans Cosedia un dérivé du verbe latin consedere, qui signifie à proprement parler « être assis avec », « être assis ensemble », mais auquel l'auteur attribue le sens de « demeurer ».
Discussion
L'une des premières mentions de Coutances (Cõstantz) sur une carte géographique (Sébastien Munster, Galliae Regionis Nova Descriptio, 1542).

Ici, deux thèses s'affrontent : celle du toponyme préceltique de sens inconnu d'une part, et de la formation gallo-romane de l'autre.

  • La faiblesse relative de la première explication réside dans le fait que l'on ignore ce que l'élément °cosa désigne de manière précise. Si l'on suit Ernest Nègre [124], on constate qu'il apparaît surtout dans des hydronymes : l'auteur répertorie une trentaine de formes simples ou dérivées, dont le nom du Couesnon, qui pourrait reposer sur une formation intermédiaire °COS-IA + suffixe °-ŌNE. Nègre rattache également à cet élément quelques rares noms du Tarn-et-Garonne, qui semblent isolés [122]. Le site de Coutances, au confluent du Bulsar et du ruisseau du Prépont, et légèrement en amont de celui du Bulsar et de la Soulles, n'interdit pas de penser que l'hypothétique élément °cosa a pu s'appliquer initialement à l'un de ces cours d'eau. Quant au suffixe -edia, il pourrait effectivement représenter une variante féminine de celui qui apparaît à la fin des noms de personnes gallo-romains d'origine gauloise Magidius, Epidius, Olloudius, etc., relevés par Georges Dottin [125]. L'ensemble est donc plausible, quoique non assuré : on aurait affaire, dans cette hypothèse, à un toponyme de formation gauloise reposant sur un élément hydronymique pré-celtique.
  • L'hypothèse de la formation gallo-romane °CO(N)SED-IA [126], pour séduisante qu'elle soit, postule un sens non attesté du verbe consedere. Comme il a été rappelé plus haut, ce mot signifie en latin classique « être assis avec », « être assis ensemble », et prend plus tard, en latin médiéval, la valeur de « envahir; emporter, arracher », mais le sens de « demeurer » invoqué par René Lepelley semble inconnu. Tout au plus pourrait-on rapprocher °CO(N)SED-IA du substantif consedo « celui qui est installé auprès de … », « voisin », et interpréter alors ce toponyme par « (l'agglomération) voisine ». Mais voisine de quoi ? On a par ailleurs l'impression que cette valeur de « demeurer » représente en fait une création ad hoc visant à justifier la thèse selon laquelle Constantia, d'où procède le nom de Coutances, n'est qu'une réfection de Cosedia, et de même valeur que celle-ci. Ceci rend cette seconde explication aussi incertaine que la première.

Le nom de Constantia

Les deux hypothèses
Pièce d'argent de Constance Chlore (~250-306).
  • Un grand nombre de spécialistes a admis l'affirmation bien connue d'Orderic Vital, qui figure dans ses Historiæ ecclesiasticæ, rédigées entre 1123 et 1141 : Hic in Neustria [Constantius] civitatem condidit, quam a nomine suo Constantiam nominavit [127], c'est-à-dire : « Ici, en Neustrie, Constantius (Constance) fonda une cité, qu'il nomma Constantia (Coutances) d'après son propre nom ». Le personnage évoqué ici est l'empereur Gaius Flavius Valerius Constantius (~250-306), mieux connu sous celui de Constance 1er Chlore, ainsi surnommé d'après son teint pâle (du gréco-latin chlorus « pâle »). Constance Chlore fut césar du 1er mars 293 au 1er mai 305 et empereur romain du 1er mai 305 au 25 juillet 306; il aurait fait fortifier au cours de son règne la ville de Cosedia, qui aurait à cette occasion pris le nom de Constantia en son honneur. Cet événement aurait eu lieu vers 305-306, mais aucun autre texte ne le confirme formellement : il ne représente donc pas une certitude historique, mais sa réalité reste plausible. En tout état de cause, elle n'est pas démentie par la toute première attestation connue du nom de Coutances, Constantia, qui apparaît vers l'an 400 dans les Notitia Dignitatum à travers diverses mentions telles que Prima Flavia Gallicana Constantia « la première Flavienne de Gaule, [stationnée à] Coutances », ou encore Praefectus militum primae Flaviae, Constantia « le préfet de l'armée de la première Flavienne, [à] Coutances » [3]. Cette interprétation est admise par Auguste Longnon [128], Auguste Vincent [129], Albert Dauzat [130] et Ernest Nègre [131], qui cite Dauzat pour la référence historique. Marie-Thérèse Morlet, quant à elle, rattache bien Coutances au nom de personne Constantius, sans toutefois citer nommément l'empereur [132].
  • Cependant, une autre interprétation a été avancée par François de Beaurepaire [4] : le nom de Constantia représenterait tout simplement l'emploi toponymique du mot latin constantia « permanence, constance, durée; fermeté de caractère » [133], pour désigner une place forte. L'auteur effectue un rapprochement avec Cottances (Constantia 971) dans la Loire, où Constance Chlore n'a jamais mis les pieds, ainsi qu'avec toute une série de toponymes d'origine latine formés sur des noms abstraits : Valence (Drôme, Espagne) < valentia « vigueur, courage »; Florence (Italie), Fleurance (Gers) < °florentia « brillant, éclat »; Plaisance (Italie, Aveyron) < placentia « désir de plaire »; Abondance (Haute-Savoire) < abundantia « abondance; richesse, opulence », etc. Il envisage en outre d'inclure dans cette série le nom de Créances < credentia, attesté en latin médiéval au sens de « confiance ». Dans le cas de Coutances, Beaurepaire attribue simplement le succès du nom au prestige de la dynastie constantinienne, à laquelle appartenait Constance Chlore. René Lepelley [123] adopte cette nouvelle solution en l'exprimant un peu différemment ( « dérivé du latin co(n)stare au sens de “demeurer” » ) afin d'établir un hypothétique parallèle avec le nom de Cosedia (voir ci-dessus). Quant à Constance Chlore, il n'est même pas mentionné.
Remarque : il est à noter que cette position était déjà plus ou moins celle de François Des Rues, qui s'exprime ainsi en 1608 sur ce même sujet [134] : « Costantin & Constances ne viennent pas de Constantin l'Empereur (comme quelques vns ont pensé mal à propos,) [135] mais de Castra Constantia, ainsi dict à cause que constanter, c'est à dire presque tousiours, les soldats y estoint campez, comme sur les limites, tant de la grande Bretaigne, que des Armoriques; lesquels donnoint beaucoup d'affaires aux Romains ».
Discussion

De ces deux hypothèses, aucune ne semble l'emporter. L'explication par le nom de Constance Chlore est certes affaiblie par l'absence de preuve historique formelle, mais reste parfaitement plausible. La solution consistant à voir dans Constantia un nom abstrait symbolique (ici d'une place forte) est également envisageable. La toponymie française offre d'ailleurs différents parallèles avec tout d'abord le type roman la Ferté, qui a été appliqué à des places fortes, et procède de l'ancien français ferté « forteresse » dont le sens primitif a été « force » (du latin firmitas). De même, le nom du village de La Force en Dordogne est issu de l'ancien occitan forsa « force » puis « forteresse » [136]. En dernier lieu, l'étymologie de Coutances reste une affaire d'opinion, et la rigueur de la démarche toponymique ne permet pas de prendre parti ici.

Remarques sur l'évolution et la graphie

Quelle que soit la valeur que l'on donne au nom de Constantia, son évolution est parfaitement régulière : la tendance déjà évoquée de [n] à tomber devant [s] en latin parlé génère une forme gallo-romane °COSTANCIA qui aboutit très normalement à Costance, puis Coustance à partir du 13e siècle, selon la tendance de [o] fermé à évoluer vers [u] en syllabe initiale en ancien français à cette époque. Le [s] interne devant consonne s'amuït dans la prononciation dès cette époque (on prononce donc déjà Coutance), mais subsiste dans la graphie au moins jusqu'au 17e siècle.

Deux autres points concernant la graphie sont à souligner :

  • Le -s final de Coutances correspond apparemment à l'emploi d'une forme plurielle, dont l'origine n'est pas éclaircie. Ce pluriel apparaît formellement dans les textes dès le 11e siècle sous la forme latinisée vicecomitatus Constanciarum, littéralement « la vicomté des Coutances » [sic]. On note qu'à partir de ce moment, les graphies sans -s deviennent très minoritaires, mais perdurent cependant jusqu'au 18e siècle.
  • On constate également l'usage dans les textes d'une graphie étymologique en Const-, qui alterne avec celles en Cost- / Coust- (aussi bien dans les formes latinisées que les formes romanes), dissociée de la prononciation populaire. Cette graphie a pu cependant correspondre à une prononciation savante et parallèle du nom, qui ne s'est pas imposée.
Dérivés
  • Le nom du Cotentin, noté en latin médiéval pagus Constantiensis ou pagus Costentinus, littéralement « pays de Coutances », est issu d'un dérivé adjectival gallo-roman °CO(N)STANTINU « de Coutances » de celui du °CO(N)STANTIA.
  • Le nom du Coutançais est un dérivé roman en -ais de celui de Coutances. Ce nom désigne la région autour de Coutances, mais c'est aussi un adjectif ethnique, « habitant de Coutances », à l'origine du patronyme COUTANSAIS, aujourd'hui disparu.
  • Les patronymes COUTANCEAU, COUTENCEAU, COTTENCEAU, COTENCEAU, COTTENCEAUX représentent un autre ancien dérivé à sens ethnique de Coutances.

Notes et références

  1. Itinéraire d'Antonin.
  2. Table de Peutinger, Ulrich Harsch Bibliotheca Augustana.
  3. 3,0 et 3,1 Notitia Dignitatum in partibus occidentis, ¶ V (Insignia viri illustris magistri peditum), ¶ XXXVII (Dux tractus Armoricani).
  4. 4,0 4,1 4,2 4,3 4,4 4,5 4,6 4,7 et 4,8 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 106.
  5. Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 182, § 58.
  6. Ibid., p. 255, § 99.
  7. Ibid., p. 405, § 214.
  8. Lucien Musset, Les actes de Guillaume le Conquérant et de la Reine Mathilde pour les abbayes caennaises, Mémoires de la société des Antiquaires de Normandie XXXVII, Caen, 1967, p. 91, § 9.
  9. Ibid., p. 65, § 4A bis.
  10. Ibid., p. 125, § 19.
  11. Orderic Vital, Historiæ ecclesiasticæ, 1123/1141, édition de Auguste Le Prévost et Léopold Delisle, Jules Renouard éd., Paris, t. II, 1840, p. 335.
  12. Léopold Delisle, Chronique de Robert de Torigni, abbé du Mont-Saint-Michel, A. Le Brument, Rouen, vol. I, 1872, p. 305.
  13. Ibid., p. 259.
  14. Léopold Delisle, Recueil des actes de Henri II, revu et publié par Élie Berger, Imprimerie Nationale, Paris, t. I, 1916, p. 583, § CCCCL.
  15. Benoît de Sainte-Maure, Chronique des ducs de Normandie (~1175), édition de Francisque Michel, in Collection des documents inédits, Imprimerie Royale, Paris, t. I, 1836, p. 601, v. 15099.
  16. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 180, § 65.
  17. Léopold Delisle, Recueil des actes de Henri II, revu et publié par Élie Berger, Imprimerie Nationale, Paris, t. II, 1920, p. 155, § DLXX.
  18. Ibid., p. 365, § DCCXXXV.
  19. Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, pars secunda, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI, 2e série, 6e volume, Paris, 1852, p. 3a.
  20. Ibid., p. 4b.
  21. Ibid.
  22. Ibid., p. 27a.
  23. Ibid., p. 96a.
  24. Ibid., p. 86a.
  25. Léchaudé D’Anisy, Grands Rôles des Échiquiers de Normandie, première partie, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XV, 2e série, 5e volume, Paris, 1845, p. 137b.
  26. Ibid., p. 168b.
  27. Ibid., p. 169a.
  28. Léopold Delisle, Le cartulaire normand de Philippe-Auguste, Louis VIII, saint Louis et Philippe le Hardi, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI (2e série, 6e vol.), Paris, 1852, p. 32b, § 209.
  29. Julie Fontanel, op. cit., p. 190, § 72.
  30. Léopold Delisle, Recueil de jugements de l’Échiquier de Normandie au XIIIe siècle, Paris, 1864, p. 44, § 168.
  31. Léopold Delisle, Le cartulaire normand…, p. 66a, § 412.
  32. Léopold Delisle, Recueil de jugements…, p. 166, § 728.
  33. Julie Fontanel, op. cit., p. 335, § 203.
  34. Ibid., p. 331, § 200.
  35. Ibid., p. 160, § 49.
  36. Ibid., p. 185, § 68.
  37. Ibid., p. 456, § 318.
  38. Ibid., p. 202, § 82.
  39. Ibid., p. 480, § 336.
  40. Ibid., p. 266, § 139.
  41. Léopold Delisle, Le cartulaire normand…, p. 126b, § 647, n. 1.
  42. Léopold Delisle, Les actes normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois (1328-1350), Rouen, Le Brument, 1871, p. 19, § 7.
  43. Ibid., p. 20, § 7.
  44. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 269A.
  45. Ibid., p. 269B.
  46. Julie Fontanel, op. cit., p. 200, § 80.
  47. Léopold Delisle, Les actes normands…, p. 317, § 180.
  48. Julie Fontanel, op. cit., p. 114, § 17.
  49. Ibid., p. 203, § 84.
  50. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 383a.
  51. Léchaudé D’Anisy, op. cit., p. 267a.
  52. Rôles Normands et Français et autres pièces tirées des archives de Londres par Bréquigny en 1764, 1765 et 1766, Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie XXIII (3e série, 3e volume), 1re partie, Paris, 1858, p. 17b, § 121.
  53. Ibid., p. 32b, § 213.
  54. Ibid., p. 57b, § 315.
  55. Jean Chartier, Chronique de Charles VII roi de France, 1437/1461, éd. par Vallet de Viriville, librairie Jannet, Paris, 1858, t. II, p. 122.
  56. Ibid., p. 123.
  57. Julie Fontanel, op. cit., p. 517, § 353.
  58. Ibid., p. 523, § 350.
  59. Julie Fontanel, op. cit., p. 541, § 360.
  60. Sébastien Munster, carte « Galliae Regionis Nova Descriptio », tirée de la Cosmographia, Bâle, 1542.
  61. Jean Rotz, [Carte de la Manche], 1542/1544 [British Library].
  62. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. I), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie XXXI, Caen, 1892, p. 26.
  63. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. II), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie XXXII, Caen, 1895, p. 861.
  64. Gerhard Mercator (1512-1594), Britannia et Normandia cum confinibus regionibus, Duisbourg, 1585 [BNF, Collection d'Anville, cote 00456 bis.
  65. Abraham Ortel dit Ortelius, Neustria. Britanniae, et Normandiae Typus, Anvers, 1594.
  66. Pierre Bertius, Normandia, 1606.
  67. François Des Rues, Description contenant les antiquitez, fondations et singularitez des plus célèbres villes, chasteaux et places remarquables du royaume de France : avec les choses plus mémorables advenues en iceluy, Coutances, 1608, p. xxx.
  68. Gerhard Mercator, Bretania et Normandia […], gravure de Van den Keere; carte extraite de l’Atlas Minor, éd. Cloppenburgh, Amsterdam, ~1630.
  69. Nicolas Tassin, « Carte de Normandie », Plans et profilz des principales villes de la province de Normandie, avec la carte générale et les particulières de chascun gouvernement d’icelles, 1631 [Médiathèque de Lisieux].
  70. Sébastien Cramoisy, Carte générale de toutes les costes de France tant de la mer Océane que Mediterranée, 1634 [BNF].
  71. Normandia Ducatus (carte du duché de Normandie), Atlas Van der Hagen, 1635.
  72. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  73. François Ranchin, Description générale de l’Europe quatriesme partie du monde avec tous ses empires royaumes, estatchroniques, et republiques, Claude Sonnius et Denys Bechet, Paris, 1643, p. 251.
  74. N. Sanson et P. Mariette cartographes, R. Cordier graveur, Duche et Gouvernement de Normandie, Paris, 1661.
  75. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  76. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  77. Nicolas Sanson, Carte de la Manche faite par ordre du Roy pour le service des armees de mer. Reveue et corrigee par le Sr. Sanson a Paris chez Hubert Jaillot, Paris, 1692.
  78. Greenville Collins, Chart of the channell, Manche, 1693 [BNF, Collection d'Anville, cote 00757].
  79. Michel-Antoine Baudrand, La France suivant les nouvelles observations, C. Roussel, Paris, 1694 [BNF, GED-6682].
  80. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BNF, IFN-7710251].
  81. P. Mortier / H. Jaillot, Le Duché et Gouvernement de Normandie divisée en Haute et Basse Normandie, Amsterdam, 1695.
  82. Justus Danckerts (1635-1701), Canalis inter Angliae et Galliae tabula cum omnibus suis portibus, arenis et profundis, Amsterdam, 1692/1699.
  83. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  84. Carte de la Manche, 18e s. [BNF, collection d'Anville, cote 00761 B].
  85. Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  86. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  87. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  88. Nouvelle carte réduite de la Manche, Chez Mr Bellin, Paris, 1749 [BNF, collection d'Anville, cote 00762 B].
  89. Herman van Loon, D2.me [= Deuxième] carte particuliere des costes de Normandie contenant les costes du Cotentin depuis la Pointe de la Percée Jusqu'a Granville ou sont Comprises les Isles de Jersey, Grenezey, Cers, et Aurigny, avec les Isles de Brehat. Comme elles paroissent a basse Mer dans les grandes marées, Atlas Van Keulen, Amsterdam, 1753 [BNF]
  90. L. Brion de la Tour, Recueil des Côtes Maritimes de France, Desnos, Paris, 1757, carte n° 9-15.
  91. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  92. Rigobert Bonne, Carte du Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, 1771, recueillie in Jean Lattre, Atlas Moderne ou Collection de Cartes sur Toutes les Parties du Globe Terrestre, ~1775.
  93. P. Santini, Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, Remondini, Venise, 1777.
  94. Jean de Beaurain, Carte de la Manche ou du canal qui sépare les côtes de France d'avec celles d'Angleterre / par le Ch[evalie]r de Beaurain, 1778 [BNF, collection d'Anville, cote 00766 B]
  95. Anonyme, Plan des Départemens de Caen Bayeux et Saint Lo suivant la Marche que les Ambulants Tiennnent lors de Leurs Recouvremens [de la taille], 1780 [BNF département Cartes et plans, GE AA-3798 (RES)].
  96. Atlas de Trudaine pour la généralité de Caen (1745/1780), Archives Nationales, fonds CP, F/14/*8469.
  97. Louis Stanislas d'Arcy de la Rochette, « A chart of the islands of Jersey and Guernsey, Sark, Herm and Alderney; with the adjacent coast of France », 1781, reproduit dans General atlas, publ. par William Faden, London, 1811.
  98. Carte de Cassini.
  99. Les Auteurs de l’Atlas National de France, Précis élémentaire et méthodique de la nouvelle géographie de la France, Bureau de l’Atlas National, Paris, 1791.
  100. Les Auteurs de l’Atlas National de France, Atlas National Portatif de la France, Bureau de l’Atlas National, Paris, 1792.
  101. Site Cassini.
  102. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris, 1801-1870.
  103. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. II (COA-H), an XIII (1804), p. 90c.
  104. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 451.
  105. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement d'Avranches, p. 118.
  106. J. G. Masselin, Dictionnaire universel de géographie physique, commerciale, historique et politique du Monde Ancien, du Moyen Age et des Temps Modernes comparées / Dictionnaire universel de géographie, t. I, Auguste Delalain, Paris, 1830, p. 368a.
  107. Dictionnaire géographique universel ou description de tous les lieux du globe sous le rapport de la géographie physique et politique, de l’histoire, de la statistique, du commerce, de l’industrie, etc., etc., Sociétés de Paris, Londres et Bruxelles pour les publications littéraires, Bruxelles, 1837, t. I, p. 567b.
  108. Panorama pittoresque de la France […], par une société de gens de lettres, de géographes et d’artistes, Firmin Didot, Paris, t. V (section Manche), 1839, p. 30b.
  109. cartes d’État-Major (relevés de 1820 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889; Basse-Normandie cartographiée entre 1835 et 1845).
  110. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  111. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 317.
  112. Carte de la Manche, in Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1889.
  113. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  114. Carte du département de la Manche, L’Illustration économique et financière, 28 août 1926.
  115. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  116. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  117. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  118. Carte IGN au 1 : 25 000.
  119. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, Champion, 1920-1929.
  120. Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937, p. 58a § 141.
  121. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 215a.
  122. 122,0 et 122,1 Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 54, § 1153.
  123. 123,0 et 123,1 René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 103a.
  124. Ernest Nègre, op. cit., t. I, p. 35 et suiv., § 1041.
  125. Georges Dottin, La langue gauloise, Paris, 1920, p. 109.
  126. On sait que le son [n] a tendance à tomber en latin oral devant [s].
  127. Orderic Vital, op. cit., p. 334-335.
  128. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, 1920-1929 (rééd. Champion, Paris, 1979), p. 141, § 558.
  129. Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937, p. 58 § 141).
  130. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963 (rééd. Guénégaud, avec supplément de Marie-Thérèse Morlet), p. 215a.
  131. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 622, § 10232.
  132. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p. 68b.
  133. Le latin constantia « fermeté, constance », etc., est un dérivé nominal en -ia de l’adjectif constans, radical constant- « ferme, constant », participe présent du verbe constare « s’arrêter, se tenir ferme », constitué du préverbe con-, variante combinatoire de cum « avec, ensemble » [indo-européen °kom] et du verbe stare « se tenir debout, rester », dérivé de la racine indo-européenne °stā- < °staə- « se tenir debout » (cf. anglais to stand « être debout », russe стать (statʲ ) « s'arrêter », стоя (stóya) « debout », etc.).
  134. François Des Rues, op. cit., p. 365-366.
  135. L'auteur donne ici en marge la référence : Am. Marcel. lib. 15.
  136. Il a été donné par la suite à une prison parisienne, mais ceci par l'intermédiaire du nom de Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force, propriétaire du bâtiment initial.