Cimetière Saint-Pierre (Coutances)

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Le cimetière Saint-Pierre à la Toussaint

Le cimetière Saint-Pierre est un équipement public de la Manche, situé à Coutances.

Il est situé rue Geoffroy-de-Montbray.

Jusqu'à la déclaration du roi Louis XVI, en 1776, les cimetières paroissiaux étaient situés autour des églises. C'était le cas à Coutances où l'église Saint-Pierre était entourée de deux cimetières: l'un au nord et l'autre au sud de l'édifice. La déclaration royale demandait la fermeture des cimetières dans les enceintes des villes et leur remplacement par des cimetières "hors les murs" pour des questions d'hygiène et de salubrité publique. Ainsi à Coutances, les cimetières des deux paroisses se déplacèrent aux bouts de la ville: Rue Fontaine-Jouan pour Saint-Nicolas au nord et rue du Pilory pour Saint-Pierre au sud. La bénédiction du nouveau cimetière Saint-Pierre eut lieu le 5 avril 1780 et la première inhumation se fit le lendemain. En 1791, le cimetière Saint-Pierre devient l'unique cimetière de la ville. C'est pourquoi y sont enterrés les guillotinés de la Révolution comme le père Toulorge. Le cimetière Saint-Nicolas réouvrit néanmoins quelque temps plus tard. Mais ces cimetières étaient trés vite saturés et il fallut les agrandir souvent. Pour le cimetière Saint-Pierre les agrandissements eurent lieu en 1804, 1836 et 1849. Mais en 1866, les deux cimetières sont saturés et les extensions devenues impossibles. La ville décida, en 1868, de construire un nouveau cimetière loin de la ville sur la commune de Saint-Nicolas, route de Lessay. Il ouvrit en 1871 (c'est le cimetière actuel). Il sert pour les 3 communes. Les inhumations dans le cimetière Saint-Pierre furent interdites en 1891 sauf pour les concessions familiales. La croix du cimetière date du 17e siècle et est classée monument historique.

La dernière inhumation y a eu lieu en 1995.

Le cimetière n'ouvre ses portes au public qu'une fois par an, à la Toussaint.

Célébrités

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Il ne reste dans le cimetière Saint-Pierre que les tombes des notables, car eux seuls pouvaient s'offrir des concessions perpétuelles avec des tombeaux. On y trouve les victimes de la Révolution comme Pierre-Adrien Toulorge. On y trouve aussi le tombeau de Jean-Jacques Quesnel-Morinière bienfaiteur de la ville qui lui offrit ce tombeau en hommage: "pour perpétuer le souvenir du bienfait et de la reconnaissance a unanimement décidé qu'il serait érigé par la ville sur un terrain concédé gratuitement et à perpétuité dans l'asile où il repose à Monsieur Quesnel-Morinière un marbre funéraire qui consacrera sa mémoire et que la rue des Cohues porterait le nom de Quesnel-Morinière"[1] On trouve le tombeau de Charles Joachim Brohier de Littinière, maire de Coutances de 1850 à 1868, des tombes des familles Guérin d'Agon, de Gourmont, Frémin-Dumesnil et Michel d'Annoville, Raisin (libraire), Salettes (imprimeur) Marquez (pharmacien) des curés de Saint-Pierre (Dubreuil et Adeline) des artisans parcheminiers tanneurs (Baumer, Badin) de Léon et Basile Quesnel peintres et premiers conservateurs du musée etc. [2]

Notes et références

  1. archives municipales de Coutances: délibération du conseil municipal 1853
  2. travail d'inventaire des tombes et des épitaphes de Pierre Ferré dans les années 1990

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