Unelles

De Wikimanche

Les Unelles (Unelli en latin) sont l'un des deux peuples gaulois qui vivaient dans le territoire de la Manche.

Histoire

Monnaie d'or des Unelles,
3e/2e s. av. J.C.

Dès le milieu du 2e siècle avant JC, on voit poindre un premier phénomène d'urbanisation, appellé oppidum, au Petit-Celland. Cet embryon de ville est fortifié et entouré de larges remparts par les Unelles et devient un centre de pouvoir important en Normandie, seulement concurrencé par Saint-Désir (Calvados) et Vernon (Eure) [1].

Par la suite la capitale du territoire contrôlé par les Unelles devient Cosedia; elle est rebaptisée Constantia à l'époque gallo-romaine. C'est aujourd'hui Coutances.

Les Unelles avaient pour voisins les Baiocasses [2] et les Viducasses à l'est et au sud-est ; et les Abrincates au sud.

Lors de l'invasion de la Gaule par Jules César, ils étaient dirigés par Viridovix et furent battus au mont Castre par les légions de Quintus Titurius Sabinus en 56 avant Jésus-Christ.

Écoutons le grand Jules lui-même narrer l'affaire :

L'arrivée de Publius Licinius Crassus en l'an 57 avant notre ère

Eodem tempore a P. Crasso, quem cum legione una miserat ad Venetos, Unellos, Osismos, Coriosolitas, Esuvios, Aulercos, Redones, quæ sunt maritimæ civitates Oceanumque attingunt, certior factus est omnes eas civitates in deditionem potestatemque populi Romani esse redactas. [3]

Traduction : À la même époque, P. Crassus [4], qu'il [5] avait envoyé avec une seule légion [6] chez les Vénètes, les Unelles, les Osismi [7], les Coriosolites, les Esuvii, les Aulerques et les Redones, qui sont des peuples maritimes touchant à l'Océan, lui assura qu'il les avait réduits à la capitulation et au pouvoir du peuple de Rome.

L'entrée en lice de Quintus Titurius Sabinus et de Viridovix en l'an 56

Sa mission terminée, Crassus est envoyé en Aquitaine avec sa légion, deux cohortes et un fort détachement de cavalerie composé de troupes auxiliaires. Certaines tribus "soumises" par lui se révélant par la suite quelque peu turbulentes, César envoie son lieutenant Quintus Titurius Sabinus, qui n'est pas autrement connu que par sa mention dans les Commentaires, mais dont le cognomen semble indiquer qu'il est d'origine sabine. Il avait pris part l'année précédente à la campagne contre les Belges et à la défense de Bibracte.

Q. Titurium Sabinum legatum cum legionibus tribus in Unellos, Coriosolites Lexoviosque mittit, qui eam manum distinendam curet. [8]

Traduction : Il envoya son lieutenant Q. Titurius Sabinus avec trois légions chez les Unelles, les Coriosolites et les Lexovii, afin qu'il se charge de tenir leurs troupes en respect.

Dum hæc in Venetis geruntur, Q. Titurius Sabinus cum iis copiis, quas a Caesare acceperat, in fines Unellorum pervenit. His præerat Viridovix ac summam imperii tenebat earum omnium civitatum quæ defecerant, ex quibus exercitum magnasque copias coegerat; atque his paucis diebus Aulerci Eburovices Lexoviique, senatu suo interfecto, quod auctores belli esse nolebant, portas clauserunt seque cum Viridovice conjuxerunt; magnaque prætera multitudo undique ex Gallia perditorum hominum latronumque convenerat, quos spes prædandi studiumque bellandi ab agricultura et cotidiano labore revocabat. Sabinus idoneo omnibus rebus loco castris sese tenebat, cum Viridovix contra eum duum millium spatio consedisset cotidieque productis copiis pugnandi potestatem faceret, ut jam non solum hostibus in contemptionem Sabinus veniret, sed etiam nostrorum militum vocibus nonnihil cerperetur; tantamque opinionem timoris præbuit, ut jam ad vallum castrorum hostes accedere auderent. Id ea de causa faciebat, quod cum tanta multitudine hostium, præsertim eo absente qui summam imperii teneret, nisi æquo loco aut opportunitate aliqua data, legato dimicandum non existimabat. [9]

Traduction : Tandis que ces événements se déroulaient chez les Vénètes, Q. Titurius Sabinus arriva, avec les troupes que César lui avait confiées, à la limite du territoire des Unelles. Ceux-ci avaient à leur tête Viridovix; il commandait aussi à toutes les cités révoltées, d’où il avait tiré une armée forte de nombreuses troupes; peu de jours après l’arrivée de Sabinus, les Aulerques Éburovices et les Lexovii, ayant massacré leur sénat, qui était opposé à la guerre, fermèrent leurs portes et se joignirent à Viridovix; en outre, une multitude considérable était venue de tous les coins de la Gaule, gens sans aveu et brigands que l’espoir du butin et l’amour de la guerre enlevaient à l’agriculture et aux travaux journaliers. Sabinus, établi dans un camp à tous égards bien situé, s’y cantonnait, tandis que Viridovix s’était posté en face de lui à deux milles de distance et chaque jour, faisant avancer ses troupes, offrait le combat : non seulement l’ennemi commençait à mépriser Sabinus, mais encore les propos de nos propres soldats ne l’épargnaient pas ; il donna si fort à croire qu’il avait peur, que l’ennemi poussait l’audace jusqu’à venir à notre parapet. Son attitude lui était dictée par la pensée qu’un lieutenant ne devait pas, surtout en l’absence du général en chef, livrer bataille à une telle multitude, à moins d’avoir pour soi l’avantage du terrain ou quelque occasion favorable.

Les Gaulois tombent dans le panneau

Hac confirmata opinione timoris, idoneum quendam hominem et callidum delegit, Gallum, ex iis quos auxilii causa secum habebat. Huit magnis præmiis pollicitationibusque persuadet uti ad hostes transeat, et quid fieri velit edocet. Qui ubi pro perfuga ad eos venit, timorem Romanorum proponit : quibus angustiis ipse Cæsar a Venetis prematur, docet, neque longius abesse quin proxima nocte Sabinus clam ex castris exercitum educat et ad Cæsarem, auxilii ferendi causa, proficiscatur. Quod ubi auditum est, conclamant omnes occasionem negotii bene gerendi amittendam non esse; ad castra iri oportere. Multæ res ad hoc consilium Gallos hortabantur : superiorum dierum Sabini cunctatio, perfugæ confirmatio, inopia cibariorum, cui rei parum diligenter ab his erat provisum, spes Venetici belli, et quod fere libenter homines id quod volunt credunt. His rebus adducti, non prius Viridovicem reliquosque duces ex concilio dimittunt, quam ab his sit concessum arma uti capiant et ad castra contendant. Qua re concessa, læti ut explorata victoria, sarmentis virgultisque collectis, quibus fossas Romanorum compleant, ad castra pergunt. [10]

Traduction : Une fois bien établie l’opinion qu’il avait peur, il choisit un homme capable et habile, un Gaulois, qui faisait partie de ses auxiliaires. Il obtient de lui, en lui promettant moult récompenses, qu’il passe à l’ennemi, et il lui explique ce qu’il désire. Celui-ci arrive en se donnant comme déserteur, dépeint la frayeur des Romains, dit dans quelle grave situation les Vénètes mettent César lui-même : pas plus tard que la nuit suivante, Sabinus lèvera le camp en secret pour lui porter secours. À cette nouvelle, tous s’écrient que l’on ne doit pas laisser perdre une si belle occasion : il faut marcher sur le camp. Plusieurs motifs poussaient les Gaulois à cette détermination : l’hésitation de Sabinus pendant les jours précédents, les affirmations du déserteur, le manque de vivres, dont ils n’avaient pas assez pris soin de se munir, les espoirs qu’éveillait en eux la guerre des Vénètes, et enfin la tendance qu’ont généralement les hommes à croire ce qu’ils désirent. Sous l’emprise de ces idées, ils ne laissent pas Viridovix et les autres chefs quitter l’assemblée sans obtenir l’ordre de prendre les armes et d’attaquer le camp. Joyeux de ce consentement, comme s’ils tenaient déjà la victoire, ils amassent des fascines et des branchages pour en combler les fossés des Romains, et ils marchent sur le camp.

Quintus Titurius Sabinus taille l'armée de Viridovix en pièces

Locus erat castrorum editus et paulatim ab imo acclivis circiter passus mille. Huc magno cursu contenderunt, ut quam minimum spatii ad se colligendos armandosque Romanis daretur, exanimatique pervenerunt. Sabinus, suos hortatus, cupientibus signum dat. Impeditis hostibus propter ea quæ ferebant onera, subito duabus portis eruptionem fieri jubet. Factum est opportunitate loci, hostium inscientia ac defatigatione, virtute militum et superiorum pugnarum exercitatione, ut ne unum quidem nostrorum impetum ferrent ac statim terga verterent. Quos impeditos integris viribus milites nostri consecuti, magnum numerum eorum occiderunt; reliquosque equites consectati, paucos, qui ex fuga evaserant, reliquerunt. Sic uno tempore et de navali pugna Sabinus et de Sabini victoria Cæsar certior factus est, civitatesque omnes se statim Titurio dediderunt. Nam, ut ad bella suscipendia Gallorum alacer ac promptus est animus, sic mollis ac minime resistens ad calamitates perferendas mens eorum est. [11]

Traduction : Le camp était situé sur une hauteur à laquelle on accédait par une pente douce de mille pas environ. Ils y coururent, afin que les Romains eussent le moins de temps possible pour se ressaisir et prendre les armes, et ils arrivèrent tout essoufflés. Sabinus, ayant harangué ses troupes, donne le signal qu’elles attendaient impatiemment. L’ennemi était embarrassé par les fardeaux dont il était chargé : Sabinus ordonne une sortie brusque par deux portes. L’avantage du terrain, l’inexpérience et la fatigue de l’ennemi, le courage de nos soldats et l’entraînement qu’ils avaient acquis dans les batailles précédentes, tout cela fit que dès le premier choc les ennemis cédèrent et prirent la fuite. Gênés dans leurs mouvements, poursuivis par les nôtres dont les forces étaient intactes, beaucoup d'entre eux furent tués; ceux qui restaient furent harcelés par la cavalerie, qui n’en laissa échapper qu’un petit nombre. Sabinus fut informé de la bataille navale [12] en même temps que César apprenait sa propre victoire, et toutes les cités lui firent aussitôt leur soumission. Car autant les Gaulois sont enthousiastes et prompts à prendre les armes, autant ils manquent, pour supporter les revers, de fermeté et de ressort.

Les Unelles appelés à la rescousse à Alésia en l'an 52

Ceci est la toute dernière mention des Unelles par Jules César.

Dum hæc apud Alesiam geruntur, Galli, concilio principum indicto, non omnes eos qui arma ferre possent, ut censuit Vercingetorix, convocandos statuunt, sed certum numerum cuique civitati imperandum, ne, tanta multitudine confusa, nec moderari nec discernere suos nec frumentandi rationem habere possent. Imperant Hæduis atque eorum clientibus, Segusiavis, Ambivaretis, Aulecis Brannovicibus, Brannoviis, milla XXXV; parem numerum Arvernis, adjunctis Eleutetis, Cadurcis, Gabalis, Vellaviis, qui sub imperio Arnernorum esse consuerunt; Sequanis, Senonibus, Biturigibus, Santonis, Rutenis, Carnutibus duedena millia; Bellovacis X; octona Pictonibus et Turonis et Parisiis et Helvetiis; sena Andibus, Ambianis, Mediomatricis, Petrocoriis, Nerviis, Morinis; Nitiobrigibus quinque millia; Aulercis Cenomanis totidem; Atrebatibus IV; Veliocassis totidem; Lemovicibus et Aulercis Eburovicibus terna; Rauracis et Boiis bina; XXX universis civitatibus, quæ Oceanum attingunt quæque eorum consuetudine Armoricæ appellantur, quo sunt in numero Coriosolites, Redones, Ambibarii, Caletes, Osismi, Lexovii, Unelli. Ex his Bellovaci suum numerum non compleverunt, quod se suo nomine atque arbitrio cum Romanis bellum gesturos dicebant neque cujusquam imperio obtemperaturos; rogati tamen ab Commio, pro ejus hospitio II millia una miserunt. [13]

Traduction :

Tandis que ces travaux [14] s’accomplissent devant Alésia, les Gaulois, ayant tenu une assemblée des chefs, décident qu’il convient non pas d’appeler, comme le voulait Vercingétorix, tous les hommes en état de porter les armes, mais de demander à chaque cité un contingent déterminé, afin d’éviter que dans la confusion d’une telle multitude il devienne impossible de maintenir la discipline, de distinguer les troupes des divers peuples, et de pourvoir au ravitaillement. On demande aux Héduens et à leurs clients, Ségusiaves, Ambivarètes, Aulerques Brannovices, Blannovii, trente-cinq mille hommes ; un chiffre égal aux Arvernes, auxquels on joint les Eleutètes, les Cadurques, les Gabales, les Vellavii, qui sont, par longue tradition, leurs vassaux ; aux Séquanes, aux Sénons, aux Bituriges, aux Santons, aux Rutènes, aux Carnutes, douze mille hommes par cité ; aux Bellovaques dix mille ; huit mille aux Pictons, aux Turons, aux Parisii, aux Helvètes ; aux Ambiens, aux Médiomatrices, aux Petrocorii, aux Nerviens, aux Morins, aux Nitiobroges, cinq mille ; autant aux Aulerques Cénomans ; quatre mille aux Atrébates ; trois mille aux Véliocasses, aux Lexovii, aux Aulerques Eburovices ; mille aux Rauraques et aux Boïens ; vingt mille à l’ensemble des peuples qui touchent à l’Océan et qui se donnent le nom d’Armoricains : Coriosolites, Redons, Ambibarii, Calètes, Osismes, Lexovii, Unelles. Les Bellovaques ne fournirent pas leur contingent, parce qu’ils prétendaient faire la guerre aux Romains à leur compte et à leur guise, et n’obéir aux ordres de personne ; pourtant, à la prière de Commios, ils envoyèrent deux mille hommes en faveur des liens d’hospitalité qui les unissaient à lui.

Étymologie

L'origine du nom des Unelles est longtemps restée problématique, et la plupart des spécialistes ont prudemment laissé ce mot à l'écart. On peut cependant faire plusieurs remarques.

Georges Dottin [15] souligne avec raison l'alternance dans les mots gaulois de l'initiale ve-, vi- (notant [we-], [wi-]) et de sa forme réduite u- [16]. C'est ainsi que le nom des Unelli, noté de cette façon par Jules César dans ses Commentaires [17], apparaît sous la forme Venelli chez Pline l'Ancien [18]. Quant à Ptolémée dans sa Géographie [19] rédigée au milieu du 2e siècle de notre ère, il les nomme Οὐένελλοι (Ouenelloï), Οὐυένελλοι (Ouuenelloï), Οὐένελοι (Oueneloï), ou encore Βυένελλοι (Buenelloï).

Cette alternance montre qu'il faut partir d'une forme initiale uenell- = uen-ell-, qui suggère fortement le radical gaulois bien connu ueni- « (celui du / de la) clan, famille, lignée », très bien attesté dans l'anthroponymie gauloise [20], [21].

Les anthroponymes (noms de personnes) d'origine gauloise formés avec l'élément ueni- sont innombrables : citons par exemple les noms gallo-romains Venicarus (= gaulois Ueni-caros, « aimé du clan »), Venimarus (= gaulois Ueni-maros, « grand par la lignée », etc.), les hypocoristiques féminins Venica, Venilla, Venisa, etc. [22].

Cet élément repose sur le celtique commun °weni- (cf. ancien irlandais fine, de même sens, breton gouenn « race »), issu de l'indo-européen occidental °wen(i)- « clan, famille; personnes apparentées », d'où également le germanique commun °weniz « ami, allié » (cf. ancien norois vinr, ancien haut-allemand wini) [23], et le latin vindex « répondant en justice, remplaçant; défenseur » < indo-européen °weni-dik-s, littéralement « qui désigne / représente (-dex < °-dik-s) le (membre du) clan », auquel se rattachent les mots français venger et vindicatif. Le thème indo-européen °weni- est lui-même d'origine discutée, mais pourrait reposer sur la racine °wen- « aimer, désirer » (cf. latin venus « amour physique, désir, appétit sexuel », d'où le nom de la déesse Venus; anglais to want « vouloir, désirer »).

Si le nom des Unelli / Venelli repose bien sur le radical gaulois ueni-, il pourrait donc simplement avoir le sens de « clan, tribu; ceux du clan, de la tribu », etc. : c'est là celui de très nombreux ethnonymes (noms de peuples), qui s'auto-désignent en s'appelant « les hommes, les gens, (ceux de) la tribu, le peuple… ». À ce type d'appellation appartient par exemple le nom allemand des Allemands (deutsch, même mot que le nom des Teutons et que l'italien tedesco, étymologiquement « le peuple » / « du peuple »).

En tout état de cause, il est très probable que l'élément gaulois ueni- est également à l'origine du nom de la tribu gauloise des Vénètes (il a en fait existé plusieurs peuples de ce nom), nommés Veneti, Venetii, ou Venetes en latin, Οὐένετοι (Ouenetoï) en grec. Cette tribu a laissé son nom à la ville de Vannes en Bretagne. Son nom ne diffère que par le suffixe -et- (au lieu de -el(l)-) de celui des Unelles.

Annexes

Notes et références

  1. Fabien Delrieu (dir.), Les Gaulois et la mort en Normandie, Cully (Calvados), OREP, 2009.
  2. La frontière entre les territoires de ces deux peuples était partiellement matérialisée par le cours inférieur de la Vire. Elle semble en outre être rappelée par le nom de l'ancienne commune d'Esglandes, que l'on rattache au type toponymique gaulois °ic(u)oranda / °equoranda, etc., associé à la notion de limite territoriale.
  3. Caius Julius Cæsar, Commentarii de bello gallico (44/43 av. J.C.), II, xxxiv.
  4. Publius Licinius Crassus (fils puîné du triumvir Marcus Licinius Crassus Dives), qui partit avec César pour la guerre des Gaules, et commandait la cavalerie à la bataille contre Arioviste, où il fit preuve d'un bel esprit d'initiative.
  5. C'est-à-dire César, qui parle de lui-même à la troisième personne, comme on l'apprend d'ailleurs dans Astérix.
  6. Il s'agit de la VIIe légion, qui avait auparavant participé à la bataille contre les Nerviens.
  7. Peuple de l'Armorique, occupant l'actuel Finistère.
  8. Caius Julius Cæsar, op. cit., III, xi, 4.
  9. Caius Julius Cæsar, op. cit., III, xvii, 1-7.
  10. Caius Julius Cæsar, op. cit., III, xviii, 1-8.
  11. Caius Julius Cæsar, op. cit., III, xix, 1-6.
  12. Que César avait livrée et gagnée contre les Vénètes.
  13. Caius Julius Cæsar, op. cit., VII, lxxv, 1-5.
  14. Les travaux de défense du camp romain contre l'armée gauloise de renfort.
  15. Georges Dottin, La langue gauloise, Paris, 1920, p. 358, n.
  16. De même, le nom de Viridorix ou Virdorix se présente aussi sous la variante Urdorix.
  17. Caius Julius Cæsar, op. cit., II, xxxiv; III, xvii, 1; VII, lxxv, 4.
  18. Caius Plinius Secundus, Naturalis historia (77 apr. J.C.), IV, 107.
  19. Claude Ptomémée (Ptolemaïs de Thébaïde), Géographie (~150 apr. J.C.), éd. Cuntz, 210, 1 et 212, 1.
  20. D. E. Evans, Gaulish personal names, Oxford, 1967, p. 277-279; Pierre-Henry Billy, Thesaurus Linguae Gallicae, Hildesheil / Zürich / New-York, Olms-Wiedmann, 1993, p. 154b; Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 2001, p. 263.
  21. François de Beaureaire (Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 111) avait envisagé de faire des Unelli « le peuple de la Douve », d'après Undva, forme ancienne (8e siècle) de cet hydronyme. Cependant, cette explication cadre difficilement avec une initiale uenell-.
  22. Xavier Delamarre, loc. cit.
  23. Cet élément germanique se retrouve dans de très nombreux anthroponymes, soit en première position, tels que Wini-frid, Wini-berht, Wini-hramn, etc., soit en seconde, tels que Adal-win (d'où Audouin), Bald-win (d'où Baudouin), Gund-win (d'où Gondouin), etc.

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