La Marie du port

De Wikimanche

Jean Gabin et Nicole Courcel.

La Marie du port est un film français de Marcel Carné sorti en salle le 25 février 1950.

Le scénario est tiré du roman du même titre de Georges Simenon, écrit en octobre 1937.

Le film sort le 18 février 1950 à Paris. Il attire 2 691 123 spectateurs l'année de sa sortie.

Scénario

Henri Châtelard, propriétaire de brasserie et de cinéma à Cherbourg accompagne sa concubine Odile aux obsèques de son père à Port-en-Bessin. Sur place, il fait la connaissance de sa jeune et jolie belle-sœur Marie et achète un bateau aux enchères.

Tournage

Les scènes intérieures sont tournées au studio de Joinville.

Les scènes de Cherbourg sont tournées au cinéma Le Central (actuel Odéon) et dans la brasserie attenante, aujourd'hui disparue, reconstitués en studio, . On aperçoit à plusieurs reprises le bassin de commerce, l’avant-port et le pont tournant.

En revanche, c’est à Saint-Vaast-la-Hougue qu'est tournée la majeure partie des scènes censées se dérouler à Port-en-Bessin (Calvados). Le premier plan du film est une vue de l’entrée du port avec, à l’horizon, l'île de Tatihou. Des scènes sont également tournées au port du Becquet.

Fiche technique

  • Réalisation : Marcel Carné
  • Adaptation : Louis Chavance d'après le roman de Georges Simenon
  • Dialogues : Georges Ribemont-Dessaignes (Jacques Prévert non crédité)
  • Décors : Alexandre Trauner, Auguste Capelier
  • Musique : Joseph Kosma
  • Montage : Léonide Azar
  • Directeur de production : Ludmilla Goulian
  • Producteur : Sacha Gordine
  • Distribution : Corona
  • Durée : 88 minutes

Acteurs

  • Jean Gabin : Henri Châtelard
  • Nicole Courcel : Marie Le Flem
  • Blanchette Brunoy : Odile Le Flem
  • Julien Carette : Viau
  • Jane Marken : la patronne
  • Claude Romain : Marcel
  • Louis Seignier : l'oncle
  • René Blancard : le pilote du chalutier
  • Odette Laure
  • Roland Lesaffre

Dans la presse

Le Monde : « Tout, ou à peu près, se déroule en pleine clarté, que cette clarté tombe du soleil qui sèche les varechs d'un port de pêche ou bien des tubes de néon d'une grande brasserie. Aucune question sociale ne se pose. Les individus seuls comptent, qui se meuvent au sein d'une intrigue très simple. » (Henry Magnan), 13 mars 1950

Le Figaro : « Nul ne s'avisera de prétendre que le scénario de “La Marie du Port” soit d'une originalité bouleversante. Mais, tandis que les tâches faciles, généralement, inclinent à l'indolence, Marcel Carné, lui, n'abdique pas le moins du monde son goût de la recherche vigoureuse et du travail bien fait. Voilà ce qui distingue son film des films commerciaux ordinaires. » (Louis Chauvet), 17 mars 1950

Le Parisien libéré : « “La Marie du port” n'est sans doute pas, dans l'œuvre de Carné, une cathédrale, mais c'est une belle église romane, sobre et pure, sans rugosité et avant Violet-le-Duc. » (Jacqueline Michel), 16 mars 1950

L'Aurore : « Un film un peu démodé qui ressemble trop au cinéma de 1939 et pas assez à lui de 1950. » (Claude Garson), 16 mars 1950

Libération : « Cette “Marie du port”, par sa sobriété, par la qualité de son interprétation et celle - étonnante - des images d'Alekan, bref, par sa ligne, est une œuvre digne du réalisation de “Quai de brumes” et des “Enfants du paradis” » (Leander), 15 mars 1950

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