Carentan

De Wikimanche

Carentan est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée au sein de Carentan-les-Marais depuis le 1er janvier 2016.


Carentan.png Blason de la commune déléguée de Carentan
(commune de Carentan-les-Marais)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
49° 18' 10.99" N, 1° 14' 45.27" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô
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Canton Carentan (bureau centralisateur)
Ancien canton Carentan (chef-lieu)
Intercommunalité CC de la Baie du Cotentin
Gentilé Carentanais(es)
Population 5 892 hab. (2015)
Superficie 15,66 km²
Densité 376 hab./km2
Altitude 0 m (mini) - 30 m (maxi)
Code postal 50500
N° INSEE 50099
Maire délégué Jean-Pierre Lhonneur

L'église au 19e siècle.
L'église au 19e siècle.


Toponymie

Attestations anciennes

Étymologie

Toponyme d'origine gauloise, reposant sur un étymon °Carantómagos. Sa forme actuelle Carentan atteste un traitement normano-picard de l'initiale (conservation de [k] devant [a]) : la localité est en effet bien au nord de la ligne Joret.

Si la forme °Carantómagos a l'assentiment de l'ensemble des spécialistes [61], ceux-ci sont en revanche partagés quant à la nature du premier élément, le second étant le gaulois magos « plaine; champ », puis « marché; lieu habité » [62]. Le gaulois magos semble avoir initalement désigné un espace dégagé et plat, une plaine, puis une terre cultivée, un champ, et, de manière générale, tout espace où s’organisait l’activité humaine : place, marché ; ville, lieu. C’est également l’un des éléments toponymiques gaulois les plus fréquents, presque toujours employé en seconde position.

Le premier élément Caranto- représente, selon les opinions divergentes, soit l'adjectif et substantif gaulois carantos « aimant; cher; ami; parent » [63], soit le nom de personne Carantos qui en a été tiré, et qui se trouve aussi à l'origine du nom gallo-romain Carantilus ou Carantilius, sur lequel repose le nom de la commune de Carantilly.

  • Auguste Longnon [64] n'analyse pas le premier élément.
  • Les auteurs en faveur de l'anthroponyme sont Adigard des Gautries et Lechanteur [65], Albert Dauzat [66] et Ernest Nègre [67]. Pour ceux-ci, °Carantómagos est le champ ou le lieu de Carantos (forme gauloise) ou Carantus (forme gallo-romaine).
  • Le seul auteur franchement en faveur de l'adjectif est François de Beaurepaire [3], qui introduit le sens de « beau », d'où un possible « beau champ » ou « beau lieu ».
  • Le seul auteur indécis, se refusant de choisir entre les deux thèses précédentes, est René Lepelley [68].

Le fait est que l'usage des anthroponymes dans la toponymie gauloise est extrêmement rare, si tant est qu'il existe. Une étude générale de la toponymie gauloise et gallo-romaine tend à montrer que l'usage des anthroponymes fait son apparition à l'époque gallo-romaine avec le développement de la propriété foncière individuelle, comme l'a mis en évidence en son temps Henry d'Arbois de Jubainville [69]. Le problème vient de ce que beaucoup d'appellatifs sont devenus des noms de personne, d'où une certaine ambiguïté. De fait, la quasi-totalité (sinon la totalité) des noms en -magos est formée sur un appellatif ou un adjectif, de telle sorte que cette solution semble la plus probable. Cependant, dans cette hypothèse, le sens global du toponyme n'est pas du tout évident, d'où l'idée de donner à l'adjectif carantos le sens postulé de « beau », qui n'est pas vraiment attesté par les langues celtiques modernes. Certes, le type toponymique « beau champ / lieu » est parfaitement acceptable, mais nécessite ici une grande souplesse sémantique. Si l'on s'en tient aux sens propres, il existe une multiplicité de solutions (dont aucune n'est sûre) : « plaine / champ / marché / lieu » + « cher / ami / parent… ». Aucune combinaison ne semble avoir emporté l'adhésion, et l'on comprend l'intérêt d'y voir un nom de personne, afin d'évacuer le problème. Certes, l'emploi d'un anthroponyme n'est pas à exclure (il s'agirait alors d'un nom gallo-romain), mais représente sans doute une solution de facilité.

  • Une hypothèse : Le sens d' « ami » du gaulois carantos pourrait éventuellement suggérer un « champ / lieu des amis / de l'amitié », à partir duquel il serait tentant d'élaborer l'idée d'un « lieu de rencontre non-hostile », certes totalement hypothétique. De fait, Carentan est très proche de la frontière entre Unelles et Baiocasses, et une sorte de territoire privilégié dans cette zone de marais située entre Bessin et Cotentin, un genre de no man's land permettant rencontres, discussions, accords, alliances et traités de paix, ne serait pas impossible à concevoir. On connaît l'importance qu'ont revêtu pour les Gaulois les notions de frontières entre peuples, et tout particulièrement celles de frontières-déserts (forêts, marais, reliefs escarpés), sortes de zones-tampons garantissant un minimum de sécurité [70]. Elles ont laissé de très nombreuses traces toponymiques, et Carentan pourrait donc constituer, indirectement, l'une d'entre elles [71].

Géographie

Costume des environs de Carentan (début du 19e siècle)

Elle s'inscrit dans le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

La commune de Saint-Hilaire-Petitville fait partie de l'agglomération carentanaise.

Le Guide pittoresque du voyageur en France de Girault de Saint-Fargeau évoquait Carentan en 1838 : « Petite ville située au milieu de marais malsains qui en rendent l'air insalubre. »

Communications

Carentan est le nœud de communication le plus important de la Manche. La ville se trouve au croisement de nombreux axes routiers : Cherbourg-Caen, Cherbourg-Saint-Lô et celui reliant le bassin de population couvert par le Parc des Marais et Caen. La construction de l'autoroute des Estuaires A84 (Caen-Avranches-Rennes) a renforcé ce statut puisque le passage du tronçon Carentan-Saint-Lô-A84 en 2X2 voies permet aux Cherbourgeois et aux Britanniques arrivant en car-ferries dans le Nord-Cotentin de traverser le département du nord au sud en un minimum de temps.

La gare ferroviaire de Carentan est également la connexion au réseau ferré national privilégiée de nombreux Manchois (baie des Veys, Sainte-Mère-Eglise, Bauptois, cantons de Carentan et de Périers, Coutançais).

Un ouvrage architectural novateur a été construit pour permettre à la 2X2 voies Caen-Cherbourg de passer sous le canal reliant le port de plaisance de Carentan à la mer : le pont-canal de Carentan.

Histoire

Son origine remonte à la haute antiquité. Carantómagos a alors une position stratégique, principal point de passage entre les marais et un carrefour entre Bayeux (Augustodurum), Saint-Lô (Briovera) et Valognes (Alauna)[72].

Investi par les vikings, qui commencent à endiguer le marais. le village devient forteresse de la baie des Veys et des marais au Moyen Âge, protégeant l'entrée du Cotentin. Les remparts de la cité s'ouvrent à l'ouest par la porte de Saint-Côme ou Houlegate, et à l'est, par la porte de Saint-Hilaire. Au sud, le château se tient à l'emplacement de l'actuelle place du Valnoble. Au nord, le long des murailles, l'église romane du XIe siècle est entourée du cimetière. Quelques vestiges médiévaux subsistent encore au XXIe siècle : les arcades, une maison rue Saint-Germain, la cour du 1 rue de l'Arsenal, le 10 rue du Château[72].

La ville accueille le roi Henri Ier Beauclerc à Pâques 1106, Henri II d'Angleterre et Thomas Becket en 1170, Jean Sans Terre qui y apprend la mort de son frère, le roi Richard Cœur de Lion, le 16 août 1199 et y revient les 30 et 31 janvier, puis les 3 mai et 12 septembre 1200. En 1203, Carentan ouvre ses portes au roi Philippe II. Louis IX plus connu sous le nom de saint Louis, y séjourne en 1240 quand il ordonne de fortifier la ville, et au printemps 1256, sur sa route entre Bayeux et Cherbourg[72].


Le 20 juillet 1346, Édouard III d’Angleterre s'empare de la ville malgré la résistance deux jours supplémentaires du château par Roland de Verdun et Nicolas de Grouchey, chevaliers pourtant décapités sur ordre du roi de France pour « traîtrise »[72]. Le roi anglais livre la ville au pillage et ordonne la destruction des remparts, tandis que mille bourgeois sont pris en otages et emmenés en Angleterre.

La cité est occupée par les Navarrais, qui réédifient les remparts, puis reprise en 1364, par Bertrand du Guesclin en faisant creuser un tunnel jusqu'à l'église. Tombée à nouveau aux mains des Anglais et Navarrais, la ville est assiégée par Jean de Vienne et se rend en juillet 1375. Les Anglais reprennent possession de la place, et le roi Henri V ordonne, le 23 février 1419, l'entretien des murailles à la charge des habitants[72].

Les Anglais sont chassés après le siège de septembre 1449. L'église est consacrée en 1470. La cité accueille François Ier au printemps de 1532[72].

Le 12 août 1830, Charles X et sa famille, en route pour l'exil, sont accueillis par le commandant de la place, le capitaine de Busselot, nommé le 21 août 1822. Il est remplacé quelques mois plus tard par le capitaine Alissant[73].

En 1858, Carentan est desservie par le train de la ligne Paris-Cherbourg.

166 soldats originaires de Carentan meurent lors de Première Guerre mondiale. La première pierre du monument aux morts est posée le 2 novembre 1919 place du Valnoble avant que le monument ne soit érigé place de la République.

Libération en 1944

Un char américain dans les rues de Carentan, juin 1944.

À la Libération, Carentan est un des premiers objectifs alliés. Sous les bombardements du 6 juin périssent le maire de la ville, le docteur Caillars, ainsi que deux familles dans leurs maisons rue des Villas. Les bombes touchent également les établissements Duval-Lemonnier, dont les voisins en profitent pour piller les stocks[74].

Le pont et les écluses de la Barquette permettant d'accéder à Carentan et de maîtriser le niveau d’eau sont pris dès 3 h du matin par les soldats de la 101e division du général Taylor, parvenant malgré l’acharnement allemand pour les déloger, à conserver cette position permettant, le 10 juin, au général Cole d'avancer[74]. Une bataille meurtrière s'engage entre les soldats allemands du Fallschirmjager Regiment 6 et les Américains, au lieu-dit « Carré de choux » (actuellement zone de Pommenauque). Après cinq jours de furieux combats et la perte de la moitié de ses effectifs, la 101e Airborne Division libère la ville le 12 juin 1944 [75].

La chute de Carentan, place stratégique, permet la jonction de deux unités de l'armée américaine débarquées, l'une à Utah Beach et l'autre à Omaha Beach. Le 13 juin, une violente contre-attaque allemande s'organise, en vain, appuyée par l'arrivée d'une division de Panzer, aux alentours de la colline 30 (Carentan-Méautis).

Le 23 juin 1944, lors d'une cérémonie de remise de la Silver Star aux soldats américains, Danièle Laisney, âgée de 3 ans, est tuée par un éclat d'obus allemand alors qu'elle remet un bouquet de fleurs à un officier[74].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[76]. En 2015, la commune comptait 5 892 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [77] et INSEE [78])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 632 2 857 2 717 3 009 2 773 2 801 2 920 3 069 2 986 3 025
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
3 110 3 056 3 020 3 139 3 045 3 232 3 483 3 739 3 968 4 076
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 987 3 566 3 656 3 641 3 876 4 289 4 794 5 256 5 563 6 187
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
6 589 6 300 6 340 6 135 6 096 6 058 6 056 6 063 6 003 5 943
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
5 884 5 861 5 892
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[79] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
1772-1780 du Motel Petit
1780-1783 Jean Thomas Desplanques-Dumesnil
1783-1786 Laurens de Préfontaine
1786-1790 Jean Thomas Desplanques-Dumesnil
1790-....... Anne René Lemaignen
.......-....... -
.......-....... Charles Théodore Desplanques-Dumesnil 1796
.......-....... -
1792-1793 François Lemaignen
1794-1795 Yves Duval
1795-....... Jean Gabriel Aubry
.......-....... Charles Bouthreuil
.......-....... J. Lesage de Néville
1798-1800 Jacques Poidevin
1800-1815 Jean-Charles Cornavin-Chanvalon
1815-1815 Fontaine Cent jours
1815-1824 Jean-Charles Cornavin-Chanvalon
1824-1833 Louis Desjardins
1833-1840 Paul Énouf
1840-1848 Léon Lemarinel
1848-1852 Jean-Louis Sivard de Beaulieu
1852-1862 François Mac-Auliffe
1862-1888 Amédée Gouville médecin
1888-1889 Adolphe Pouillat décédé en exercice le 29 avril 1889
1889-1896 Alexis Cauville
1896-1899 Georges Naux
1899-1900 Amand Artu médecin
1900-1901 Alexandre Boissel-Dombreval
1901-1903 Auguste Delœuvre
1903-1904 Edmond Lefebvre
1904-1908 Amand Artu médecin
1908-1912 Auguste Delœuvre
1912-1913 Charles Merluzeau
1913-1917 Louis Lelandais
1917-1919 Ferdinand Javogue
1919-1920 Amand Artu médecin
1920-1925 Jean-Baptiste Caillard médecin
1925-1926 Frédéric Raux vétérinaire
1926-1928 Charles Mouchel Lafosse
1928-1944 Jean-Baptiste Caillard médecin
1944-1947 Albert Joret réélu, refuse la fonction
1947-1947 Victor Bourbey
1947-1968 Georges Alphonse chef de service chez Gloria conseiller général
1968-1970 Léon Gilles commerçant
1970-1978 André Gillot UDF directeur de l'usine Gloria
1978-2008 Jean-François Landry DVD expert-comptable
2008-actuel Jean-Pierre Lhonneur UMP directeur de recherche et développement Maire de Carentan-les-Marais depuis le 5 janvier 2016
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à 1964 : 601 communes et lieux de vie de la Manche.



Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 17 h 45
L'hôtel de ville (17e siècle).

L'hôtel de ville (17e siècle).

Adresse : Boulevard de Verdun
Carentan
50500 Carentan-les-Marais

Tél. 02 33 42 74 00
Fax : 02 33 42 74 29

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Officiel

Commentaire :

Source : Site web de la ville (10 mars 2012)

Mardi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 17 h 45
Mercredi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 17 h 45
Jeudi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 17 h 45
Vendredi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 16 h 45
Samedi - -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Notre-Dame.
  • Patron (présentation) : le roi de France.
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Côté sud de l'église Notre-Dame.
Pont canal sur la RN 13 à Carentan
Flamme postale, 1985.
Flamme postale, 1995.
  • Monument de la Libération est composé de deux mâts porte-drapeaux, d'une borne commémorative et d'une plaque. Il a été érigé à la mémoire des forces alliées qui combattirent pour libérer l’Europe, et en particulier grâce à l'action de la 101st US Airborne Division qui libéra Carentan le 12 juin 1944[80].
  • Plaque 101st Airborne Division honorant les « Screaming eagles » de la101st US Airborne Division qui sont morts en Normandie en juin et juillet 1944[80].
  • Stèle 502nd Parachute Infantry Regiment commémorant les combats pour la libération de la ville. C'est d’ici que, le 11 juin 1944, la compagnie C du 502nd Parachute Infantry Regiment de la 101st US Airborne Division, sous les ordres du captain Fred A. Hancock, lança l’assaut décisif qui permit la libération de Carentan[80].
  • Vitrail 101st Airborne Division dans l'église Notre-Dame dédié aux parachutistes de la 101st US Airborne Division[80].
  • Plaque colonel Cole à sa mémoire, chef du 502nd Parachute Infantry Regiment de la 101st US Airborne Division[80].
  • Cole's bayonet charge memorial
  • Gare ferroviaire.
  • Hippodrome Maurice-de-Folleville.
  • Canal du Haut-Dick : promenade le long du canal reliant le port de plaisance à la baie des Veys ; écluse.
  • Port.
  • Rives de la Douve, à son confluent avec la Taute, la Groult et la Madeleine
  • Barge de débarquement américaine PA30-4, dans le port de plaisance
  • Dreknor

Personnalités liées à la commune

Naissances

par ordre chronologique

Décès

Autres

Visites

  • Henri Ier, roi d'Angleterre, débarque à Barfleur dans le but de détrôner son frère Robert Courteheuse. Il marche sur Carentan, qui lui ouvre ses portes. Il assiste à l'office de Pâques en l'église Notre Dame concélébrée par l'évêque de Sées, Mgr Serlon.

Économie

Marché aux bestiaux (2013)

Médias

Anciens titres de presse

Journaux disparus, localisés à Carentan[81]

  • Le Cotentin – Journal de Carentan (1873-1944)
  • La Lanterne manchoise (1891-1892)
  • La Lanterne normande (1892)
  • Journal de la Manche (1892-1894)
  • Le Progrès du Cotentin (1896)
  • Journal de Carentan (1897-1941)
  • Le Réveil carentanais (1908)
  • La Croix du Cotentin (1899)

Transports

Gare SNCF.

Voies

Liaisons ferroviaires

Liaisons routières

Voie rapide RN 13
Ligne Manéo

Culture

Éducation

Effectifs 2016 : 2 371 élèves[82]

Jumelages

  • Carentan - Waldfischbach-Burgalben (Allemagne)
  • Carentan - Selby (Royaume-Uni)

Sports

Stade Alphonse-Laurent.

Associations

Bibliographie

lire l'article détaillé Bibliographie de Carentan

Notes et références

  1. Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 431, § 224.
  2. Orderic Vital, Historiæ ecclesiasticæ, 1123/1141, édition de Auguste Le Prévost et Léopold Delisle, Jules Renouard éd., Paris, t. IV, 1852, lib. XI, p. 204.
  3. 3,0 et 3,1 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 92.
  4. Léopold Delisle, Le cartulaire normand de Philippe-Auguste, Louis VIII, saint Louis et Philippe le Hardi, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI (2e série, 6e vol.), Paris, 1852, p. 110a, § 594.
  5. Abbé V. Bourrienne, Antiquus Cartularius Ecclesiæ Baiocensis (Livre Noir), Société de l’histoire de Normandie, Rouen, A. Lestringant / Paris, Auguste Picard, t. 2, 1903, p. 308, § DLIII.
  6. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 340, § 208.
  7. Ibid., p. 341, § 210.
  8. Ibid., p. 342, § 211.
  9. Julie Fontanel, op. cit., p. 343, § 212.
  10. Ibid., p. 348, § 217.
  11. Julie Fontanel, op. cit., p. 366, § 234.
  12. Ibid., p. 367, § 235.
  13. Julie Fontanel, op. cit., p. 370, § 237.
  14. Ibid., p. 370, § 238.
  15. Coutume des marais de Carentan, in Léopold Delisle, Études sur la condition de la classe agricole et l’état de l’agriculture en Normandie au Moyen-Age, éd. A. Hérissey, Évreux, 1851, p. 293-295, n. 87.
  16. Ibid.
  17. Léopold Delisle, Les actes normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois (1328-1350), Rouen, Le Brument, 1871, p. 19, § 8.
  18. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 328F.
  19. Léopold Delisle, op. cit., p. 60, § 9.
  20. Ibid., p. 158, § 68.
  21. Ibid., p. 287, § 165.
  22. Ibid., p. 350, § 200.
  23. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 375E.
  24. Ibid., p. 375D.
  25. Rôles Normands et Français et autres pièces tirées des archives de Londres par Bréquigny en 1764, 1765 et 1766, Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie XXIII (3e série, 3e volume), 1re partie, Paris, 1858, p. 12, § 87.
  26. Rôles Normands et Français…, p. 55, § 306.
  27. Jean Rotz, [Carte de la Manche], 1542/1544 [British Library].
  28. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. I), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie XXXI, Caen, 1892, p. 19.
  29. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. II), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie XXXII, Caen, 1895, p. 876.
  30. Gerard Mercator (1512-1594), Britannia et Normandia cum confinibus regionibus, Duisbourg, 1585 [NBF, Collection d'Anville, cote 00456 bis.
  31. François Des Rues, Description contenant les antiquitez, fondations et singularitez des plus célèbres villes, chasteaux et places remarquables du royaume de France : avec les choses plus mémorables advenues en iceluy, Coutances, 1608, p. 366.
  32. Anonyme, Carte de la France divisée par les 12 provinces ou gouvernements, comme elle furent convocquez aux Estatz generaux de ce royaume l'an 1614, chez F. D[e] La Pointe, Paris, 1614 [BNF, Collection d'Anville, cote 00372].
  33. Nicolas Tassin, « Carte de Normandie », Plans et profilz de Normandie, 1631 [Bibliothèque universitaire de Caen].
  34. Normandia Ducatus (carte du duché de Normandie), Atlas Van der Hagen, 1635.
  35. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  36. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  37. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, Collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  38. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BNF, IFN-7710251].
  39. Michel-Antoine Baudrand, La France suivant les nouvelles observations, C. Roussel, Paris, 1694 [BNF, GED-6682].
  40. Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  41. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  42. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  43. Nouvelle carte réduite de la Manche, Chez Mr Bellin, Paris, 1749 [BNF, Collection d'Anville, cote 00762 B].
  44. G. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  45. Atlas de Trudaine pour la généralité de Caen (1745/1780), Archives Nationales, fonds CP, F/14/*8469.
  46. Carte de Cassini.
  47. Les Auteurs de l’Atlas National de France, Précis élémentaire et méthodique de la nouvelle géographie de la France, Bureau de l’Atlas National, Paris, 1791.
  48. Les Auteurs de l’Atlas National de France, Atlas National Portatif de la France, Bureau de l’Atlas National, Paris, 1792.
  49. Site Cassini.
  50. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris, 1801-1870.
  51. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 546a.
  52. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 413.
  53. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Saint-Lô, p. 154.
  54. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  55. Carte de la Manche, in Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1889.
  56. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  57. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  58. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  59. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  60. Carte IGN au 1 : 25 000.
  61. On ne mentionnera que pour l'anecdote l'opinion de François Des Rues (op. cit., loc. cit.) qui affirme doctement en 1608 que Carentan fut « fondee par vn ancien Colonel de Cesar nommé Caros ».
  62. Du celtique commun °magos « plaine », d’où « terrain découvert ; champ » (cf. ancien irlandais mag, breton -ma « champ » (dans les toponymes); gallois ma « endroit »). Ce mot semble reposer sur la racine indo-européenne °meg(ə)- « grand », que l’on retrouve dans l’un des noms sanskrits de la terre, Mahī « la Grande », et peut-être aussi dans celui de la déesse latine Maia (incarnation de la Terre mère) < indo-européen °mag-yā « la grande ».
  63. Formation participiale en -ant- sur le radical car- « aimer » (cf. breton karout, karet, cornique care, gallois caru, caraf « aimer », ancien irlandais caraim « j’aime »). Il signifie littéralement « qui aime, aimant », d’où « ami » et aussi « parent » (cf. gallois ceraint, pluriel de car « parent, ami », cornique kerens, pluriel de car « ami », breton kerent, pluriel de kar « parent »). Le radical celtique că-ro- se rattache, quoique de manière mal définie, à la racine indo-européenne °kā- «aimer, désirer», à l’origine du latin carus « cher, aimé » de l’anglais whore et de l'allemand Hure « putain » et du sanskrit कामઃ kāmaḥ « amour, désir » (d'où le nom du Kama-sutra).
  64. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, 1920-1929, p. 44, § 92.
  65. Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, « Les noms de communes de Normandie », in Annales de Normandie XVI (juin 1966), § 580.
  66. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 148a.
  67. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I 1990, p. 193, § 3022.
  68. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 86b.
  69. Henry d'Arbois de Jubainville, Recherches sur l'origine de la propriété foncière et des noms de lieux habités en France, E. Thorin, Paris,1890.
  70. Pour un plus large développement sur ce sujet essentiel, voir Jacques Lacroix, Les noms d'origine gauloise I (la Gaule des combats), Errance, Paris, 2003, p. 30-53.
  71. Voir aussi Argouges, pour un autre exemple (moins hypothétique) de toponyme lié à la notion de frontière.
  72. 72,0, 72,1, 72,2, 72,3, 72,4 et 72,5 Georges Bernage, « Carentan, capitale des marais », Patrimoine normand n°12, hiver 1996.
  73. Alexandre Mazas, Mémoires pour servir à l'histoire de la Révolution de 1830, Urbain-Canel, 1833
  74. 74,0, 74,1 et 74,2 « Carentan. La mémoire du D-Day est au coin de la rue », Ouest France, 29 mai 2013 (lire en ligne).
  75. Jean Quellien, La Normandie au cœur de la guerre, éd. Ouest-France-Mémorial de Caen, 1992, p. 130.
  76. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  77. Population avant le recensement de 1962.
  78. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  79. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  80. 80,0, 80,1, 80,2, 80,3 et 80,4 Monument commémoratif Carentan
  81. Jean Quellien et Christophe Mauboussin, Journaux de 1786 à 1944 , l'aventure de la presse écrite en Basse-Normandie, Cahiers Du Temps, 1998. ISBN 2911855132
  82. La Presse de la Manche, 2 septembre 2016.

Voir aussi

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