Sainte-Mère-Église

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Sainte-Mère-Église est une commune du département de la Manche.

Sainte-Mere-Eglise.png Blason de la commune de Sainte-Mère-Église Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
49° 24' 35.40" N, 1° 19' 5.36" W (OSM)
Arrondissement Cherbourg-Octeville
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Canton Carentan
Intercommunalité CC de la Baie du Cotentin
Gentilé Sainte-Mère-Églisais(es)
Population 2 550 hab. (2015)
Superficie 32,08 km²
Densité 79 hab./km2
Altitude 0 m (mini) - 41 m (maxi)
Code postal 50480
N° INSEE 50523
Maire Jean Quétier

Périmètre de la commune nouvelle.
Périmètre de la commune nouvelle.



Géographie

Sainte-Mère-Église s'inscrit dans le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin. Elle est située dans le Plain, région du Cotentin réputée pour ses élevages et la richesse de sa terre.

Toponymie

Histoire

Juin 1944.

Sainte-Mère-Église est la première bourgade de France continentale libérée lors de la Seconde Guerre mondiale [1]. Largués au-dessus de la commune le 6 juin 1944 dès 00 h 50 [2], les parachutistes américains prennent le contrôle de la commune à 4 h 30 du matin, après d'intenses combats [3]. L'un d'eux, John Steele, restera accroché au clocher de l'église.

Mais l'histoire de Sainte-Mère-Église n'a pas commencé avec « le jour le plus long ». Elle remonte à Guillaume de Sainte-Mère-Église, sacré évêque de Londres en 1199, les ravages des troupes anglaises au XIVe siècle, la peste, les guerres de religion, l'existence d'une importante communauté protestante au XVIIe, l'histoire de ses seigneurs, les Saint-Simon Courtemer, les Chouans avec l'exécution de leur chef, le vicomte de Bricqueville en 1796, l'épopée napoléonienne à laquelle participe Jean-François Oury, qui deviendra maire de Sainte-Mère en 1833, la vie municipale sous le Second Empire, etc.

Le 27 mai 2002, Jacques Chirac, président de la République, et George W. Bush, président des États-Unis, honorent les victimes du Débarquement de 1944 [4].

Réforme territoriale 

Le 1er janvier 2016, Sainte-Mère-Église fusionne avec Beuzeville-au-Plain, Chef-du-Pont, Écoquenéauville, Foucarville, sous le régime juridique des communes nouvelles instauré par la loi no 2010-1563 du 16 décembre 2010 relative à la réforme des collectivités territoriales. L'arrêté préfectoral fixant les conditions a été publié (arrêté n° 15-91 du 2 décembre 2015 [5]).

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[6]. En 2015, la commune comptait 2 550 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [7] et INSEE [8])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 337 1 425 1 507 1 638 1 740 1 670 1 562 1 593 1 573 1 553
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 575 1 513 1 474 1 507 1 459 1 413 1 450 1 353 1 295 1 282
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 264 1 133 1 104 1 173 1 163 1 261 1 143 1 221 1 326 1 427
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
1 481 1 556 1 585 1 612 1 611 1 629 1 643 1 632 1 625 1 617
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
1 630 2 568 2 550
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis INSEE à partir de 2004.



Liste des communes déléguées de la commune nouvelle
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Canton
Sainte-Mère-Église (commune déléguée) 50P26 CC de la Baie du Cotentin 17,68 1 618 (2015) 92 Carentan
Beuzeville-au-Plain 50051 CC de la Baie du Cotentin 2,04 48 (2015) 24 Carentan
Chef-du-Pont 50127 CC de la Baie du Cotentin 3,78 694 (2013) 184 Carentan
Écoquenéauville 50170 CC de la Baie du Cotentin 3,52 91 (2013) 26 Carentan
Foucarville 50191 CC de la Baie du Cotentin 5,06 122 (2014) 24 Carentan

Au 1er janvier 2015, la commune nouvelle s'étend sur une superficie de 32,08 km2, pour une population municipale de 2 582 habitants au dernier recensement de 2012 (80,49 hab./km2) [10].

Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Les maires

Liste des maires jusqu'en 2015
Période Identité Qualité
1803 - 1815 Jacques Cristophe Langlois
1816 - 1816 François Bertin
1817 - 1830 Paul Jacques Antoine Clément la Rosière
1830 - 1833 Paul Antoine Marguerie
1833 - 1857 Jean-François Oury Capitaine d'Empire
1857 - 1860 François Louis Augustin Viel
1861 - 1876 Désiré Hays
1876 - 1886 Jean Roumy
1886 - 1892 Jean Pierre Théodore Hairon
.... - .... ......
1944 - 1947 Alexandre Renaud pharmacien
.... - .... ......
1959 - 1971 Jean Masselin médecin
....... - ....... Robert Constans
1984 - 2014 Marc Lefèvre (DVD) vétérinaire, conseiller général
2014 - 2015 Jean Quétier .
À compléter.

En attendant les élections municipales de 2020, le conseil municipal élisant le maire sera composé des conseillers des anciennes communes.

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
2016-actuel Jean Quétier
Toutes les données ne sont pas encore connues.



Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2012)

La mairie (2012)

Adresse : 6, rue du Cap-de-Lainé
50480 Sainte-Mère-Église

Tél. 02 33 41 31 18
Fax : 02 33 41 79 15

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Officiel

Commentaire :

Source : Site web commune (12 août 2015)

Mardi 8 h 30 - 12 h -
Mercredi 8 h 30 - 12 h 13 h 30 - 18 h
Jeudi 8 h 30 - 12 h -
Vendredi 8 h 30 - 12 h 13 h 30 - 18 h
Samedi 8 h 30 - 12 h -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Un parachute accroché rappelle la mésaventure arrivée à John Steele.
  • La Ferme-musée du Cotentin propose de découvrir l'histoire du monde rural et agricole de Normandie.
  • Musée Airborne, sur la place de l'église, troisième site du département le plus visité, collection sur les troupes aéroportées qui ont contribué à la libération de la commune, mais aussi sur le tournage du film Le Jour le plus long.
  • Église Notre-Dame.
  • Borne romaine, elle se situe sur la place de l'église, elle atteste des voies romaines qui traversaient le Cotentin.
  • Laiterie industrielle produisant le Petit Sainte-Mère.
  • Fontaine Saint Méen, la légende veut que Saint Méen, né à la fin du VIe siècle, se rendit dans la région voir Saint Marcouf. En chemin, il aurait eu soif, il frappa alors le sol de son bâton et une source d'eau apparut ici, et ne fut jamais tarie. Aujourd'hui, l'eau de la fontaine Saint Méen aurait des vertus pour guérir toutes les maladies de peaux.
  • Site de La Fière, ancienne butte médiévale, pont de la Fière, lieu stratégique du Débarquement de 1944, où se trouve aujourd'hui le parc Mémorial des parachutistes.

Monuments commémoratifs

Borne km 0.
  • Borne 0, située devant l'hôtel de ville : cette borne est le point de départ de la Voie de la Liberté, qui se termine à Bastogne en Belgique[11].
Stèle en hommage aux libérateurs.
  • Stèle généraux Ridgway et Gavin : rend hommage aux généraux Ridgway et Gavin et à tous les libérateurs de Sainte-Mère-Église[11].
  • Stèle 505th Para regiment rappelle l'action du 505th Parachute Infantry Regiment de la 82nd US Airborne Division qui libéra Sainte-Mère-Égliise le 6 juin 1944 à 4 h 30 du matin.
Stèle en hommage aux francais morts pour la liberté.
  • Plaque 505th PIR dédiée au quatre parachutistes, de la C Company du 505th Parachute Infantry Regiment, tués à cet endroit le 6 juin 1944[11].
  • Stèle Airfield La Londe signalant l'édification d'un terrain d'aviation (utilisé du 12 juin au 26 juillet 1944) par le 552nd AAA AW Batallion, commandé par le colonel Benjamin M. Warfield[11].
  • Monument des cimetière américains : signale les emplacements de cimetières provisoires établis à Sainte-Mère-Église[11].
  • Plaque 82nd Airborne division dédiée au parachutiste Clifford A. Maugham, du 505th PIR de la 82nd US Airborne Division, qui atterrit dans le jardin de cette maison à 1 h 45 dans la nuit du 6 juin 1944. Les noms de tous les soldats de la 2e section de la F Company sont inscrits sur la plaque[11].
  • Vitraux 82nd Airborne division, dans l'église de Sainte-Mère-Église commémorent la libération du bourg le 6 juin 1944 par les parachutistes de la 82nd US Airborne Division. Un mannequin accroché au clocher rappelle l'histoire du parachutiste John Steele[11].
  • Panneaux de la Libération circuit à travers la ville ponctué de 15 panneaux raconte la libération de Sainte-Mère-Église le 6 juin 1944 par les parachutistes américains[11].
Sur le site de la Fière :
  • Parc mémorial de La Fière dédié aux combattants des troupes aéroportées américaines du jour J. Autour du monument, plusieurs plaques commémorent les 505th et 508th Parachute Infantry Regiment, le 80th Airborne Antiaircraft Battalion et le 325th Glider Infantry Regiment de la 82nd Airborne Division[12].
  • Monument « Iron Mike » en hommage aux combattants des troupes aéroportées américaines du jour J[12].
  • Pont de la Fière / Voie Marcus Heim : ce pont sur le Merderet fut l'enjeu de violents combats les 6 et 7 juin 1944 entre parachutistes américains et soldats allemands. Ce passage a été baptisé « Voie Marcus Heim », du nom d'un parachutiste américain de la 82nd Airborne Division[12].
  • Stèle PFC DeGlopper à la mémoire du Pfc Charles DeGlopper, du 325th Glider Infantry Regiment de la 82nd Airborne Division, décoré de la médaille d'honneur[12].
  • Table d'orientation en relief retraçant les combats acharnés des 6 et 7 juin 1944 pour ce passage sur le Merderet[12].
  • Stèle de la Mémoire rappelant le sacrifice des hommes qui sont morts pour que le monde vive dans la Paix, la dignité et la liberté[12].
  • Panneau « foxhole » General Gavin signalant qu'à cet endoit-même, le général James Gavin s'installa dans ce foxhole pendant les combats du 6 juin 1944[12].

Personnalités liées à la commune

Naissances

Décès

Autres

Économie

Transports

Liaisons ferroviaires

Liaisons routières

Ligne Manéo

Éducation

Culture

Jumelage

  • Sturminster Marshall (Royaume-Uni)

Sports

  • Baseball : Sainte-Mère-Église Baseball Club (1988-1992)
  • Équitation : National pro 1 de Sainte-Mère-Église, depuis 1939
  • Football : AS Plain-Cotentin (-2012) ; ES Plain (2012-)
  • Tennis : Tennis club du Plain

Hommage

Bibliographie

Livres
  • Alexandre Renaud, Sainte-Mère-Église, Première tête de pont américaine en France, éd. Odile Pathé, 1945.
  • S.L.A. Marshall, L'invasion aéroportée en Normandie, Paris, éd. Payot, 1968.
  • Philippe Jutras, Sainte-Mère-Église et le débarquement aérien dans la nuit du 5-6 Juin 1944, Bayeux, éd. Heimdal, 1976, rééd. 1994.
  • Geneviève Duboscq, Bye Bye Geneviève ! - Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944 dans les marais de Sainte-Mère-Église, Paris, éd. Robert Laffont, 1978.
  • Philippe Jutras, Les Paras U.S. dans le canton de Sainte-Mère-Église, Bayeux, éd. Heimdal, 1982.
  • Albert Pipet, Parachutés sur Sainte-Mère-Église, Paris, éd. Presses de la Cité, 1984, réed. 1998.
  • Rémy Villand, La ferme de la Carrière à Sainte-Mère-Église, 82 p., 1984.
  • Rémy Villand, Beuzeville-au-Plain, Société d'archéologie de la Manche, 1986, 74 p.
  • Maurice Lecœur, Un village du Cotentin, Sainte-Mère-Église 1082-1944, éditions Fanval, 1988.
  • Maurice Lecœur, Sainte-Mère-Église : Le village du "Jour le plus long", éd. Lieu Commun, 1994.
  • Maurice Lecœur et Michel Hébert, Sainte-Mère-Église et son canton, Condé-sur-Noireau, éd. Charles Corlet, 1998.
  • Christophe Prime, Sainte-Mère-Église : Les paras US sautent sur le Cotentin, Caen, éd. Mémorial de Caen, 2003.
  • Monique Maury Léon, Sainte-Mère-Église libérée - L'histoire racontée à ma petite-fille, éd. GREF, 2007.
  • Damien Fantauzzo et Paul Villatoux, Sainte-Mère-Église, première ville libérée de France (5-6 juin 1944), éd. L'Esprit du livre, 2009.
  • Georges Bernage, Utah Beach : Sainte-Mère-Église, Sainte-Marie-du-Mont, Bayeux, éd. Heimdal, 2011.
  • Antonin Dehays, Sainte-Mère-Église : Un sanctuaire américain en Normandie, 1944-1948, Bayeux, éd. OREP, 2014.
  • Collectif, Objectif Sainte-Mère-Église - Les parachutistes américains du Jour J, Sainte-Mère-Église, éd. Airborne Museum/Big Red One Editions, 2016, 172 p.
Articles
  • « La Compagnie laitière industrielle de Normandie à Chef-du-Pont », Études et travaux, IVe Région économique de Basse-Normandie, n° 61, 1958-1959, p. 158-161
  • L. Garros, « Sainte-Mère-Église », Historama, n° 153, juin 1964, p. 4-20
  • Pierre Godefroy, « Château de Marieville à Beuzeville-au-Plain », Annuaire des cinq départements normands, Congrès de Valognes, 1967, p. 41-44.
  • C . Cautru, « L'exemption de Sainte-Mère-Église », Annuaire des cinq départements normands, congrès de Valognes, 1967, pp. 59-62.
  • « Sainte-Mère-Église et le Plain », Vikland, n° 7, automne 1977.

Notes et références

  1. Alexandre Renaud, Sainte-Mère-Église : première tête de pont américaine en France, éd. Odile Pathé, 1945.
  2. AFP, 5 juin 2009, 9 h 24.
  3. Dossier de presse édité à l'occasion du 50e anniversaire du Débarquement, juin 1994.
  4. France 2, 27 mai 2002, journal télévisé de 20 h (voir en ligne).
  5. « Arrêtés portant création de communes nouvelles. », manche.gouv.fr, décembre 2015 (voir en ligne)
  6. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  7. Population avant le recensement de 1962.
  8. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Populations légales 2012 du département de la Manche.
  11. 11,0, 11,1, 11,2, 11,3, 11,4, 11,5, 11,6 et 11,7 Monument commémoratif Sainte-Mère-Église
  12. 12,0, 12,1, 12,2, 12,3, 12,4, 12,5 et 12,6 Monument commémoratif La Fière-Sainte-Mère-Église
  13. Isigny-Sainte-Mère, consulté le 23 avril 2017[1].

Articles connexes

Liens externes