Écausseville

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Écausseville est une commune du département de la Manche.

Commune d'Écausseville Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
49° 27' 42.82" N, 1° 22' 30.09" W (OSM)
Arrondissement Cherbourg-Octeville
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Canton Valognes
Ancien canton Montebourg
Intercommunalité CA du Cotentin
Gentilé Écaussevillais(es)
Population 100 hab. (2016)
Superficie 5,27 km²
Densité 19 hab./km2
Altitude 3 m (mini) - 31 m (maxi)
Code postal 50310
N° INSEE 50169
Maire André Groult
Communes limitrophes d'Écausseville
Éroudeville Saint-Floxel Joganville
Éroudeville, Le Ham Écausseville Émondeville, Fresville
Le Ham Fresville Fresville

L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.


Toponymie

Attestations anciennes

  • Escaullevilla 1147 [1].
  • ecclesi[a] […] Sancti Martini de Escallevilla 1172/1178 [2].
  • Escaldavilla ~1180 [1].
  • Jordan[us] de Escallevill[a] 1203 [3].
  • Escallevilla 1232 [1].
  • Escauville 1252 [1].
  • Escaleuville 1252 [1].
  • Escallevilla 1257 [4].
  • Escaullevilla 1268 [1].
  • Escauleville ~1280 [1].
  • Escaullevilla ~1320 [1].
  • ecclesi[a] de Escaulevilla 1332 [5].
  • Escaulevilla 1351/1352 [6].
  • Escaulleville 1407 [1].
  • le chemin es Escaulleiz 15e s. (forme adjectivale) [1].
  • Ecauseville 1559 [7].
  • Escauville 1561 [8].
  • Escauceuille [lire Escauceville] 1635 [9].
  • Escauville 1612/1636 [10].
  • Ecalleville 1677 [11].
  • Escauseville 1683 [1].
  • Ecausseville 1689 [12].
  • Cauceville 1695 [13].
  • Escalville 1713 [14].
  • Ecausseville 1716 [15], 1719 [16], 1736 [17], 1757 [18].
  • Ecauseville 1745/1780 [19].
  • Ecausseville 1753/1785 [20].
  • Ecauseville 1793 [21].
  • Ecauzeville 1801 [22].
  • Ecausseville 1804 [23].
  • Ecauzeville 1828 [24].
  • Ecausseville 1829 [25], 1830 [26], 1837 [27], 1854 [28], 1878 [29].
  • Écausseville 1880 [30], 1903 [31].
  • Ecausseville 1954 [32].
  • Écausseville 1962 [33].
  • Ecausseville 1972 [34], 1978, 1993 [35].
  • Écausseville 2007 [36].

Étymologie

Toponyme médiéval en -ville (élément issu du gallo-roman VILLA « domaine rural »). Le premier élément est l'anthroponyme d'origine scandinave Skalli, d'où le sens global de « domaine rural de Skalli » [37], [38]. La formation de ce nom est identique à celle d'Écolleville (Escauleville 15e s.), nom d'un manoir à Saint-Nicolas-de-Pierrepont près duquel s'élève le Mont de Doville, dont le nom primitif d'Escalleclif (12e s.) ou « mont de Skalli » a servi d'appellation alternative de Doville.

Le nom de personne scandinave Skalli est attesté en tant que sobriquet en ancien danois (Scalli), en tant que nom individuel et sobriquet en anciens suédois et norois de l'Ouest (Skalli). On le relève également dans les inscriptions runiques sous la forme ᛇᚲᚫᛚᛁ (skali) [39]. Il représente le réemploi de l'ancien scandinave skalli « tête chauve », littéralement « crâne rasé » (du radical germanique °skal- « coquille, coque, enveloppe » < indo-européen °(s)kel- « couper »).

L'évolution irrégulière de ce toponyme, dont la forme régulière aurait dû être °Écol(l)eville ou °Écaul(l)eville, voire °Écal(l)eville, pose un problème d'interprétation aux spécialistes. De fait, on constate l'apparition de diverses variantes inattendues, et ce dès le 12e siècle :

  • Type Escaudeville (postulé par la forme latinisée Escaldavilla) au 12e siècle. — Il a peut-être été motivé par le normano-picard escalder (ancien français eschalder) « échauder; brûler, incendier », ou des toponymes tels que Lécaude (Calvados), etc. Ceci reste cependant très incertain.
  • Type Escauville, attesté du 13e au 17e siècle. — Il provient sans doute d'une ancienne forme syncopée °Escalvilla < Escallevilla.
  • Type Ecauseville / Ecauzeville, avec un [z] interne, en usage du 16e au 19e siècle. — Aucune explication n'a été proposée pour cette forme aberrante.
  • Type Ecauceville / Ecausseville, avec un [s] interne, attesté à partir du 17e siècle. Le lien avec la forme précédente semble évident, mais une évolution [z] > [s] dans ce contexte ne s'explique pas davantage. Sans doute faut-il supposer, en dépit de l'apparition tardive de cette dernière variante, qu'elle est en fait antérieure à la précédente, car une sonorisation de [s] en [z] serait parfaitement normale ici. Mais ce point de détail n'explique toujours pas la raison même de la variante. Ernest Nègre [40] a supposé une attraction analogique de l'ancien normand descausse, équivalent de l'ancien français deschausse, féminin de l'adjectif deschaus « déchaussé », et donc l'action d'une étymologie populaire faisant d'Écausseville une « ville déchaussée ». Explication ingénieuse, mais purement théorique, qui ne repose malheureusement sur rien de concret, à notre connaissance.
D510 à Écausseville.

Géographie

Elle s'inscrit dans le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

Histoire

En 1366, Guillaume du Merle, capitaine général des bailliages de Caen et Cotentin, défait dans la commune une troupe de Navarrais, forte de 240 hommes [41].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[42]. En 2016, la commune comptait 100 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [43] et INSEE [44])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
132 143 170 211 214 265 302 306 270 286
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
222 215 206 177 163 142 151 152 138 122
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
130 132 143 134 142 121 147 140 129 113
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
87 89 88 105 105 108 104 101 98 101
2013 2014 2015 2016 - - - - - -
99 100 100 100
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[45] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
.......-....... Léonor Le Louey (1792)
.......-....... Charles Le Louey (1793)
.......-....... Augustin Alexandre (1794)
.......-....... .
1796-1797 Pierre Pinel
1797-1798 Jacques Pinel
1798-1800 Nicolas Pinel
1800-1808 Pierre Pinel
1808-1837 Jacques Ferrand
1837-1848 Jean Louis Bon Chrétien Liot
1848-1855 André Hallot
1855-1862 Séverin Liot
1863-1869 Pierre Picot
1869-1870 Louis Gallot adjoint faisant fonction
1870-1871 Pierre Jacques Joseph Ferrand
1871-1877 Jean Isidore Auguste Groult cultivateur
1877-1878 Pierre Mouchel
1878-1882 Jean Mouchel
1882-1888 Charles Picot
1888-1904 Jean Groult
1904-1908 Jacques Ferrand
1908-1943 Louis Lehartel
1943-1944 Bienaimé Lesachey
1944-1965 René Ferrand
1965-1983 Alfred Varin
1983-actuel André Groult SE agriculteur
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à 1964 : 601 communes et lieux de vie de la Manche.
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie.

La mairie.

Adresse : Hameau de l'église
50310 Écausseville

Tél. 02 33 41 14 05
Fax : Pas de télécopieur
Courriel : Pas d'adresse mel
Site internet : Pas de site officiel
Commentaire :
Source : Site web de la communauté de communes (4 juin 2012)

Mardi - -
Mercredi - -
Jeudi - -
Vendredi - -
Samedi 11 h 30 - 13 h -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Martin.
  • Patron (présentation) : onze chanoines de Lisieux (Calvados), en alternance avec l'abbaye de Saint-Sauveur-le-Vicomte.
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Personnalités liées à la commune

Naissance

Décès

Notes et références

  1. 1,00, 1,01, 1,02, 1,03, 1,04, 1,05, 1,06, 1,07, 1,08, 1,09 et 1,10 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 113.
  2. Léopold Delisle, Recueil des actes de Henri II, revu et publié par Élie Berger, Imprimerie Nationale, Paris, t. II, 1920, p. 78, § DXV. — François de Beaurepaire donne comme date ~1175.
  3. Thomas Stapelton, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, Société des antiquaires de Londres, Londres, t. II, 1844, p. 512.
  4. Léopold Delisle, Le cartulaire normand de Philippe-Auguste, Louis VIII, saint Louis et Philippe le Hardi, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI (2e série, 6e vol.), Paris, 1852, p. 110a, § 594.
  5. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 294F.
  6. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 380A.
  7. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. II), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie XXXII, Caen, 1895, p. 499.
  8. Ibid., p. 669.
  9. Normandia Ducatus (carte du duché de Normandie), Atlas Van der Hagen, 1635.
  10. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  11. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  12. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  13. P. Mortier / H. Jaillot, Le Duché et Gouvernement de Normandie divisée en Haute et Basse Normandie, Amsterdam, 1695.
  14. Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  15. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  16. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  17. Bernard Jaillot, Carte topographique du diocèse de Bayeux, Paris, 1736 [BNF, collection d’Anville, cote 00260 B].
  18. L. Brion de la Tour, Recueil des Côtes Maritimes de France, Desnos, Paris, 1757, carte n° 9-15.
  19. Atlas de Trudaine pour la généralité de Caen (1745/1780), Archives Nationales, fonds CP, F/14/*8469.
  20. Carte de Cassini.
  21. Site Cassini.
  22. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  23. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. II (COA-H), an XIII (1804), p. 208a.
  24. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 441.
  25. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Valognes, p. 166.
  26. J. G. Masselin, Dictionnaire universel de géographie physique, commerciale, historique et politique du Monde Ancien, du Moyen Age et des Temps Modernes comparées / Dictionnaire universel de géographie, t. I, Auguste Delalain, Paris, 1830, p. 436b.
  27. Dictionnaire géographique universel ou description de tous les lieux du globe sous le rapport de la géographie physique et politique, de l’histoire, de la statistique, du commerce, de l’industrie, etc., etc., Sociétés de Paris, Londres et Bruxelles pour les publications littéraires, Bruxelles, 1837, t. I, p. 641b.
  28. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  29. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 423.
  30. Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1880, p. 59a.
  31. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  32. Nomenclature des hameaux, écarts et lieux-dits de la Manche, INSEE, 1954.
  33. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  34. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  35. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  36. Carte IGN au 1 : 25 000.
  37. François de Beaurepaire, op. cit., loc. cit., et à sa suite Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 1022, § 18407, puis René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 113a, où Skalli se retrouve cité sous la forme Skali.
  38. Albert Dauzat (in Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 257b), interprétant ce nom sans en connaître les formes anciennes, y avait vu le germanique skalks « serviteur », d'où une hypothétique formation gallo-romaine °Skalia villa « le domaine du serviteur ». Cette interprétation, en contradiction avec toutes les premières attestations du toponyme, est aujourd'hui abandonnée.
  39. Lena Peterson, Nordiskt runnamnslexikon, Språk- och folkminnes-institutet, état du 30 septembre 2005, s.v. Skalli.
  40. Ernest Nègre, op. cit., loc. cit.
  41. André Dupont, Histoire du département de la Hague, tome IV, « Le grand bailliage de 1360 à 1450 », éd. Ocep, 1978, p. 17.
  42. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  43. Population avant le recensement de 1962.
  44. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  45. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.