Carentan

Carentan est une commune du département de la Manche.

Carentan.png Blason de la commune de Carentan Coordonnées : 49° 18′ 11.0″ N, 1° 14′ 45.3″ W
Arrondissement Saint-Lô
Canton Carentan (chef-lieu)
Intercommunalité Carentan-en-Cotentin (siège)
Gentilé Carentanais(es)
Population (2010) 6 063 hab.
Superficie 15,66 km²
Densité 387 hab./km2
Altitude 0 m (mini) - 30 m (maxi)
Code postal 50500
N° INSEE 50099
Maire Jean-Pierre Lhonneur
Communes limitrophes de Carentan
Saint-Côme-du-Mont Saint-Hilaire-Petitville Catz
Saint-Côme-du-Mont Carentan Saint-Pellerin
Méautis Saint-Pellerin Saint-Pellerin

L'église au 19e siècle.
L'église au 19e siècle.

Sommaire


[modifier] Toponymie

[modifier] Attestations anciennes

[modifier] Étymologie

Toponyme d'origine gauloise, reposant sur un étymon °Carantómagos. Sa forme actuelle Carentan atteste un traitement normano-picard de l'initiale (conservation de [k] devant [a]) : la localité est en effet bien au nord de la ligne Joret.

Si la forme °Carantómagos a l'assentiment de l'ensemble des spécialistes [60], ceux-ci sont en revanche partagés quant à la nature du premier élément, le second étant le gaulois magos « plaine; champ », puis « marché; lieu habité » [61]. Le gaulois magos semble avoir initalement désigné un espace dégagé et plat, une plaine, puis une terre cultivée, un champ, et, de manière générale, tout espace où s’organisait l’activité humaine : place, marché ; ville, lieu. C’est également l’un des éléments toponymiques gaulois les plus fréquents, presque toujours employé en seconde position.

Le premier élément Caranto- représente, selon les opinions divergentes, soit l'adjectif et substantif gaulois carantos « aimant; cher; ami; parent » [62], soit le nom de personne Carantos qui en a été tiré, et qui se trouve aussi à l'origine du nom gallo-romain Carantilus ou Carantilius, sur lequel repose le nom de la commune de Carantilly.

  • Auguste Longnon [63] n'analyse pas le premier élément.
  • Les auteurs en faveur de l'anthroponyme sont Adigard des Gautries et Lechanteur [64], Albert Dauzat [65] et Ernest Nègre [66]. Pour ceux-ci, °Carantómagos est le champ ou le lieu de Carantos (forme gauloise) ou Carantus (forme gallo-romaine).
  • Le seul auteur franchement en faveur de l'adjectif est François de Beaurepaire [3], qui introduit le sens de « beau », d'où un possible « beau champ » ou « beau lieu ».
  • Le seul auteur indécis, se refusant de choisir entre les deux thèses précédentes, est René Lepelley [67].

Le fait est que l'usage des anthroponymes dans la toponymie gauloise est extrêmement rare, si tant est qu'il existe. Une étude générale de la toponymie gauloise et gallo-romaine tend à montrer que l'usage des anthroponymes fait son apparition à l'époque gallo-romaine avec le développement de la propriété foncière individuelle, comme l'a mis en évidence en son temps Henry d'Arbois de Jubainville [68]. Le problème vient de ce que beaucoup d'appellatifs sont devenus des noms de personne, d'où une certaine ambiguïté. De fait, la quasi-totalité (sinon la totalité) des noms en -magos est formée sur un appellatif ou un adjectif, de telle sorte que cette solution semble la plus probable. Cependant, dans cette hypothèse, le sens global du toponyme n'est pas du tout évident, d'où l'idée de donner à l'adjectif carantos le sens postulé de « beau », qui n'est pas vraiment attesté par les langues celtiques modernes. Certes, le type toponymique « beau champ / lieu » est parfaitement acceptable, mais nécessite ici une grande souplesse sémantique. Si l'on s'en tient aux sens propres, il existe une multiplicité de solutions (dont aucune n'est sûre) : « plaine / champ / marché / lieu » + « cher / ami / parent… ». Aucune combinaison ne semble avoir emporté l'adhésion, et l'on comprend l'intérêt d'y voir un nom de personne, afin d'évacuer le problème. Certes, l'emploi d'un anthroponyme n'est pas à exclure (il s'agirait alors d'un nom gallo-romain), mais représente sans doute une solution de facilité.

  • Une hypothèse : Le sens d' « ami » du gaulois carantos pourrait éventuellement suggérer un « champ / lieu des amis / de l'amitié », à partir duquel il serait tentant d'élaborer l'idée d'un « lieu de rencontre non-hostile », certes totalement hypothétique. De fait, Carentan est très proche de la frontière entre Unelles et Baiocasses, et une sorte de territoire privilégié dans cette zone de marais située entre Bessin et Cotentin, un genre de no man's land permettant rencontres, discussions, accords, alliances et traités de paix, ne serait pas impossible à concevoir. On connaît l'importance qu'ont revêtu pour les Gaulois les notions de frontières entre peuples, et tout particulièrement celles de frontières-déserts (forêts, marais, reliefs escarpés), sortes de zones-tampons garantissant un minimum de sécurité [69]. Elles ont laissé de très nombreuses traces toponymiques, et Carentan pourrait donc constituer, indirectement, l'une d'entre elles [70].

[modifier] Géographie

Costume des environs de Carentan (début du 19e siècle)

Elle s'inscrit dans le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

La commune de Saint-Hilaire-Petitville fait partie de l'agglomération carentanaise.

Le Guide pittoresque du voyageur en France de Girault de Saint-Fargeau évoquait Carentan en 1838 : « Petite ville située au milieu de marais malsains qui en rendent l'air insalubre. »

[modifier] Communications

Carentan est le nœud de communication le plus important de la Manche. La ville se trouve au croisement de nombreux axes routiers : Cherbourg-Caen, Cherbourg-Saint-Lô et celui reliant le bassin de population couvert par le Parc des Marais et Caen. La construction de l'autoroute des Estuaires A84 (Caen-Avranches-Rennes) a renforcé ce statut puisque le passage du tronçon Carentan-Saint-Lô-A84 en 2X2 voies est en passe d'être réalisé, ce qui permettra aux Cherbourgeois et aux Britanniques arrivant en car-ferries dans le Nord-Cotentin de traverser le département du nord au sud en un minimum de temps.

La gare ferroviaire de Carentan est également la connexion au réseau ferré national privilégiée de nombreux Manchois (baie des Veys, Sainte-Mère-Eglise, Bauptois, cantons de Carentan et de Périers, Coutançais).

Un ouvrage architectural novateur a été construit pour permettre à la 2X2 voies Caen-Cherbourg de passer sous le canal reliant le port de plaisance de Carentan à la mer : le pont-canal de Carentan.

[modifier] Histoire

Un char américain dans les rues de Carentan, juin 1944..

Son origine remonte à la haute antiquité.

Forteresse de la baie des Veys et des marais au Moyen Âge, protégeant l'entrée du Cotentin, les remparts de la cité s'ouvrent à l'ouest par la porte de Saint-Côme, et à l'est, par la porte de Saint-Hilaire. Le château se tient à l'emplacement de l'actuelle place du Valnoble.

La ville accueille Henri II d'Angleterre et Thomas Becket en 1170, puis Louis IX plus connu sous le nom de saint Louis au printemps 1256.

Le 20 juillet 1346, Édouard III d’Angleterre s'empare de la ville qu'il livre au pillage et ordonne la destruction des remparts, tandis que mille bourgeois sont pris en otages et emmenés en Angleterre.

Le 12 août 1830, Charles X et sa famille, en route pour l'exil, sont accueillis par le commandant de la place, le capitaine de Busselot, nommé le 21 août 1822. Il est remplacé quelques mois plus tard par le capitaine Alissant[71].

En 1858, Carentan est desservie par le train de la ligne Paris-Cherbourg.

À la Libération, Carentan est le théâtre d'une bataille meurtrière entre les soldats allemands du Fallschirmjager Regiment 6 et les Américains de la 101e Airborne Division au lieu-dit « Carré de choux » (actuellement zone de Pommenauque). Après cinq jours de furieux combats et la perte de la moitié de ses effectifs, la 101e Airborne Division libère la ville le 12 juin 1944. La chute de Carentan, place stratégique, permet la jonction de deux unités de l'armée américaine débarquées, l'une à Utah Beach et l'autre à Omaha Beach. Le 13 juin, une violente contre-attaque allemande s'organise, en vain, appuyée par l'arrivée d'une division de Panzer, aux alentours de la colline 30 (Carentan-Méautis).

[modifier] Démographie

Évolution démographique depuis 1793 (Sources : Cassini[72] et INSEE[73])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 632 2 857 2 717 3 009 2 773 2 801 2 920 3 069 2 986 3 025
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
3 110 3 056 3 020 3 139 3 045 3 232 3 483 3 739 3 968 4 076
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
3 987 3 566 3 656 3 641 3 876 4 289 4 794 5 256 5 563 6 187
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
6 589 6 300 6 340 6 135 6 096 6 058 6 056 6 063
De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Notice communale de Carentan sur le site Cassini


[modifier] Administration

[modifier] Circonscriptions administratives avant la Révolution

[modifier] Circonscriptions administratives depuis la Révolution

[modifier] Les maires

Liste des maires de 1944 à nos jours
Période Identité Qualité
2008 - actuel Jean-Pierre Lhonneur Directeur de recherche et développement
1978 - 2008 Jean-François Landry Expert-comptable
1970 - 1978 André Gillot Directeur de l'usine Gloria
1968 - 1970 Léon Gilles Commerçant
1947 - 1968 Georges Alphonse Chef de service chez Gloria
1944 - 1947 Joret Réélu, refuse la fonction
Source : A compléter

[modifier] Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 17 h 45
L'hôtel de ville (17e siècle).

L'hôtel de ville (17e siècle).

Adresse : Boulevard de Verdun
50500 Carentan

Tél. 02 33 42 74 00
Fax : 02 33 42 74 29

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Officiel

Commentaire :

Source : Site web de la ville (10 mars 2012)

Mardi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 17 h 45
Mercredi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 17 h 45
Jeudi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 17 h 45
Vendredi 8 h 45 - 12 h 15 13 h 15 - 16 h 45
Samedi - -



[modifier] Religion

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

[modifier] Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Notre-Dame.
  • Patron (présentation) : le roi de France.
  • Fête patronale : ?

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

[modifier] Lieux et monuments

Côté sud de l'église Notre-Dame.
  • Église Notre-Dame (11e) détruite en 1433 et reconstruite dans le style gothique.
  • Hôtel de ville (ancien couvent d'Augustines) (17e) : bâti de 1644 à 1652 par les sœurs de la congrégation de Notre-Dame qui en firent leur couvent en mars 1652. Il y avait une chapelle à l'extrémité de l'aile gauche du bâtiment donnant rue Holgate et un cimetière. L'aile gauche fut terminée en 1655. La façade de la partie centrale fut refaite en 1717, l'aile droite à la fin du 18e siècle. En 1792, les religieuses reçurent l'ordre de quitter le couvent ; la ville voulant utiliser une partie des bâtiments. Le couvent servit tour à tour de garnison, de caserne, de gendarmerie, de collège communal, de bureau pour la justice de paix, de bibliothèque, d'écoles primaires et enfin les services municipaux se sont installés.
  • Arcades médiévales : exemple unique en Normandie de quatre maisons médiévales juxtaposées par 10 piliers. Elles seraient les restes d'un ancien marché couvert qui, au 14e siècle aurait existé sur la partie sud.
  • Pont-canal, ouvert en 1994.
Pont canal sur la RN 13 à Carentan
Flamme postale, 1985.
Flamme postale, 1995.
  • Lavoir des fontaines (18e) : construit en 1784 ; le plan en fut confié à un nommé Boullée, direction des Ponts et Chaussées de Carentan. Le lavoir, bassin peu profond, en larges dalles de pierres appareillées, est à ciel ouvert. Il est entouré d'une galerie de colonnes massives en pierres de Caen taillées. Ces colonnes de bases carrées supportent sur chapiteaux une imposante charpente de bois. De superbes gargouilles en pierre sculptée agrémentent le bassin.
  • Les hôtels particuliers :
  • Hôtel de Ponthergé : construit en 1554 ; double portail sculpté muni de contreforts et décoré de délicates arabesques de style Renaissance. La possession de cette maison donnait droit de sépulture dans l'église.
  • Hôtel de Dey : la façade date du 17e s. On peut y voir une plaque annonçant qu'Honoré de Balzac séjourna dans cette demeure et y écrivit en 1836 une nouvelle intitulée Le Réquisitionnaire.
  • Hôtel de Lessey : la famille d'Auxais de Sainte-Marie-du-Mont le construisit au 17e s. Il devint plus tard le couvent des Augustines. Il accueille actuellement les écoles Notre-Dame.
  • Hôtel de Maillé : actuellement presbytère.
  • Monument de la Libération est composé de deux mâts porte-drapeaux, d'une borne commémorative et d'une plaque. Il a été érigé à la mémoire des forces alliées qui combattirent pour libérer l’Europe, et en particulier grâce à l'action de la 101st US Airborne Division qui libéra Carentan le 12 juin 1944[74].
  • Plaque 101st Airborne Division honorant les « Screaming eagles » de la101st US Airborne Division qui sont morts en Normandie en juin et juillet 1944[74].
  • Stèle 502nd Parachute Infantry Regiment commémorant les combats pour la libération de la ville. C'est d’ici que, le 11 juin 1944, la compagnie C du 502nd Parachute Infantry Regiment de la 101st US Airborne Division, sous les ordres du captain Fred A. Hancock, lança l’assaut décisif qui permit la libération de Carentan[74].
  • Vitrail 101st Airborne Division dans l'église Notre-Dame dédié aux parachutistes de la 101st US Airborne Division[74].
  • Plaque colonel Cole à sa mémoire, chef du 502nd Parachute Infantry Regiment de la 101st US Airborne Division[74].
  • Gare ferroviaire.
  • Hippodrome.
  • Haut-Dyck : promenade le long du canal reliant le port de plaisance à la baie des Veys avec écluse.
  • Port : voir l'article détaillé Port de Carentan.
  • Rives de la Douve, à son confluent avec la Taute, la Groult et la Madeleine
  • Barge de débarquement américaine PA30-4, dans le port de plaisance

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Naissances

par ordre chronologique

[modifier] Décès

[modifier] Autres

[modifier] Visites

  • Henri Ier, roi d'Angleterre, débarque à Barfleur dans le but de détrôner son frère Robert Courteheuse. Il marche sur Carentan, qui lui ouvre ses portes. Il assiste à l'office de Pâques en l'église Notre Dame concélébrée par l'évêque de Sées, Mgr Serlon.

[modifier] Économie

Rue Torteron, artère commerciale de Carentan.
  • Aurys (verrerie), filiale de Saint-Gobain, 266 salariés
  • Cuisimer
  • Mer & Terroirs : usine de transformation de produits marins, créée en 2005
  • Gel Manche, créé en 1978 (plats cuisinés)
  • Hardy & fils (remorques agricoles), implantée depuis 1999 : 26 salariés en 2010
  • Préval
  • Cemex
  • Caramels d'Isigny, célèbre marque de caramels, originaire de la ville voisine d'Isigny-sur-Mer (Calvados) a transféré son usine de production à Carentan au grand dam des Isignais.
  • Marché au bestiaux, le lundi
  • Chantiers navals Le Guen et Hémidy
  • Beurrerie Lepelletier, célèbre beurrerie établie dans la commune vers 1865, reprise en 1923 par Gloria.
  • Conserves Chaville
  • Carentan transports
  • Deméautis transports
  • Transports Deshayes
  • Ind Produits Diélectiques : fabrication de fils et câbles isolés
  • Sotelec
  • Alliance Océane
  • Les Jambons du bocage
  • Laudescher

[modifier] Médias

[modifier] Anciens titres de presse

Journaux disparus, localisés à Carentan[75]

  • Le Cotentin – Journal de Carentan (1873-1944)
  • La Lanterne manchoise (1891-1892)
  • La Lanterne normande (1892)
  • Journal de la Manche (1892-1894)
  • Le Progrès du Cotentin (1896)
  • Journal de Carentan (1897-1941)
  • Le Réveil carentanais (1908)
  • La Croix du Cotentin (1899)

[modifier] Transports

[modifier] Liaisons ferroviaires

[modifier] Liaisons routières

Voie rapide RN 13
Lignes Manéo

[modifier] Événements

  • Foire au Rafrot (vide-grenier organisé par l'APE du collège Gambetta) créée en 2007.
  • Foire à la bouture.
  • Célébrations du Débarquement en Normandie (juin 1944).
  • Festival « Mange ta soupe », en octobre.

[modifier] Éducation

  • Lycée Sivard-de-Beaulieu
  • Lycée professionnel Notre-Dame
  • Collège Notre-Dame
  • Collège Gambetta
  • École des Hauts-champs
  • École les Roseaux
  • École maternelle et primaire Notre-Dame

[modifier] Jumelage

  • Carentan - Waldfischbach-Burgalben (Allemagne)
  • Carentan - Selby (Royaume-Uni)

[modifier] Sports

  • Athlétisme : CS Carentan
  • Boxe
  • Cyclisme : VC Carentan
  • Cyclotourisme
  • Football : CS Carentan Football
  • Handball : CS Carentan Handball
  • Judo : Dojo Léon Becker (association Jeanne d'Arc)
  • Jujitsu : Dojo Léon Becker
  • Natation : CS Carentan Natation Site du club
  • Tennis : Tennis club carentanais
  • Water-polo : CS Carentan

[modifier] Associations

[modifier] Bibliographie

Livres
  • La reddition de la ville de Carentan en Basse-Normandie le 26 juin 1574, impr. Buffet, s.d.
  • Constant Gislot, Considérations hygiéniques sur Carentan et ses environs, Paris, 1813.
Articles
  • Émile Le Chanteur de Pontaumont, « Voyage géologique à Carentan », Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg, vol. V, 1847.
  • Blaisot, « Le coût de la vie à Carentan en 1631 », Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg, vol. XXI, 1924.
  • Marcel Duval, « L'élection de Carentan du milieu du XVIIe au milieu du XVIIIe siècle. Étude d'histoire sociale », Cahier des Annales de Normandie, n° 3, 1963.

[modifier] Notes et références

  1. Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 431, § 224.
  2. Orderic Vital, Historiæ ecclesiasticæ, 1123/1141, édition de Auguste Le Prévost et Léopold Delisle, Jules Renouard éd., Paris, t. IV, 1852, lib. XI, p. 204.
  3. 3,0 et 3,1 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 92.
  4. Léopold Delisle, Le cartulaire normand de Philippe-Auguste, Louis VIII, saint Louis et Philippe le Hardi, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI (2e série, 6e vol.), Paris, 1852, p. 110a, § 594.
  5. Abbé V. Bourrienne, Antiquus Cartularius Ecclesiæ Baiocensis (Livre Noir), Société de l’histoire de Normandie, Rouen, A. Lestringant / Paris, Auguste Picard, t. 2, 1903, p. 308, § DLIII.
  6. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 340, § 208.
  7. Ibid., p. 341, § 210.
  8. Ibid., p. 342, § 211.
  9. Julie Fontanel, op. cit., p. 343, § 212.
  10. Ibid., p. 348, § 217.
  11. Julie Fontanel, op. cit., p. 366, § 234.
  12. Ibid., p. 367, § 235.
  13. Julie Fontanel, op. cit., p. 370, § 237.
  14. Ibid., p. 370, § 238.
  15. Coutume des marais de Carentan, in Léopold Delisle, Études sur la condition de la classe agricole et l’état de l’agriculture en Normandie au Moyen-Age, éd. A. Hérissey, Évreux, 1851, p. 293-295, n. 87.
  16. Ibid.
  17. Léopold Delisle, Les actes normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois (1328-1350), Rouen, Le Brument, 1871, p. 19, § 8.
  18. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 328F.
  19. Léopold Delisle, op. cit., p. 60, § 9.
  20. Ibid., p. 158, § 68.
  21. Ibid., p. 287, § 165.
  22. Ibid., p. 350, § 200.
  23. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 375E.
  24. Ibid., p. 375D.
  25. Rôles Normands et Français et autres pièces tirées des archives de Londres par Bréquigny en 1764, 1765 et 1766, Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie XXIII (3e série, 3e volume), 1re partie, Paris, 1858, p. 12, § 87.
  26. Rôles Normands et Français…, p. 55, § 306.
  27. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. I), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie XXXI, Caen, 1892, p. 19.
  28. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. II), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie XXXII, Caen, 1895, p. 876.
  29. Gerard Mercator (1512-1594), Britannia et Normandia cum confinibus regionibus, Duisbourg, 1585 [NBF, Collection d'Anville, cote 00456 bis.
  30. François Des Rues, Description contenant les antiquitez, fondations et singularitez des plus célèbres villes, chasteaux et places remarquables du royaume de France : avec les choses plus mémorables advenues en iceluy, Coutances, 1608, p. 366.
  31. Anonyme, Carte de la France divisée par les 12 provinces ou gouvernements, comme elle furent convocquez aux Estatz generaux de ce royaume l'an 1614, chez F. D[e] La Pointe, Paris, 1614 [BNF, Collection d'Anville, cote 00372].
  32. Nicolas Tassin, « Carte de Normandie », Plans et profilz de Normandie, 1631 [Bibliothèque universitaire de Caen].
  33. Normandia Ducatus (carte du duché de Normandie), Atlas Van der Hagen, 1635.
  34. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  35. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  36. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, Collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  37. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BNF, IFN-7710251].
  38. Michel-Antoine Baudrand, La France suivant les nouvelles observations, C. Roussel, Paris, 1694 [BNF, GED-6682].
  39. Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  40. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  41. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  42. Nouvelle carte réduite de la Manche, Chez Mr Bellin, Paris, 1749 [BNF, Collection d'Anville, cote 00762 B].
  43. G. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  44. Atlas de Trudaine pour la généralité de Caen (1745/1780), Archives Nationales, fonds CP, F/14/*8469.
  45. Carte de Cassini.
  46. Les Auteurs de l’Atlas National de France, Précis élémentaire et méthodique de la nouvelle géographie de la France, Bureau de l’Atlas National, Paris, 1791.
  47. Les Auteurs de l’Atlas National de France, Atlas National Portatif de la France, Bureau de l’Atlas National, Paris, 1792.
  48. Site Cassini.
  49. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris, 1801-1870.
  50. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 546a.
  51. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 413.
  52. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Saint-Lô, p. 154.
  53. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  54. Carte de la Manche, in Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1889.
  55. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  56. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  57. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  58. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  59. Carte IGN au 1 : 25 000.
  60. On ne mentionnera que pour l'anecdote l'opinion de François Des Rues (op. cit., loc. cit.) qui affirme doctement en 1608 que Carentan fut « fondee par vn ancien Colonel de Cesar nommé Caros ».
  61. Du celtique commun °magos « plaine », d’où « terrain découvert ; champ » (cf. ancien irlandais mag, breton -ma « champ » (dans les toponymes); gallois ma « endroit »). Ce mot semble reposer sur la racine indo-européenne °meg(ə)- « grand », que l’on retrouve dans l’un des noms sanskrits de la terre, Mahī « la Grande », et peut-être aussi dans celui de la déesse latine Maia (incarnation de la Terre mère) < indo-européen °mag-yā « la grande ».
  62. Formation participiale en -ant- sur le radical car- « aimer » (cf. breton karout, karet, cornique care, gallois caru, caraf « aimer », ancien irlandais caraim « j’aime »). Il signifie littéralement « qui aime, aimant », d’où « ami » et aussi « parent » (cf. gallois ceraint, pluriel de car « parent, ami », cornique kerens, pluriel de car « ami », breton kerent, pluriel de kar « parent »). Le radical celtique că-ro- se rattache, quoique de manière mal définie, à la racine indo-européenne °kā- «aimer, désirer», à l’origine du latin carus « cher, aimé » de l’anglais whore et de l'allemand Hure « putain » et du sanskrit कामઃ kāmaḥ « amour, désir » (d'où le nom du Kama-sutra).
  63. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, 1920-1929, p. 44, § 92.
  64. Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, « Les noms de communes de Normandie », in Annales de Normandie XVI (juin 1966), § 580.
  65. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 148a.
  66. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I 1990, p. 193, § 3022.
  67. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 86b.
  68. Henry d'Arbois de Jubainville, Recherches sur l'origine de la propriété foncière et des noms de lieux habités en France, E. Thorin, Paris,1890.
  69. Pour un plus large développement sur ce sujet essentiel, voir Jacques Lacroix, Les noms d'origine gauloise I (la Gaule des combats), Errance, Paris, 2003, p. 30-53.
  70. Voir aussi Argouges, pour un autre exemple (moins hypothétique) de toponyme lié à la notion de frontière.
  71. Alexandre Mazas, Mémoires pour servir à l'histoire de la Révolution de 1830, Urbain-Canel, 1833
  72. Population avant le recensement de 1962
  73. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  74. 74,0, 74,1, 74,2, 74,3 et 74,4 Monument commémoratif Carentan
  75. Jean Quellien et Christophe Mauboussin, Journaux de 1786 à 1944 , l'aventure de la presse écrite en Basse-Normandie, Cahiers Du Temps, 1998. ISBN 2911855132

[modifier] Voir aussi

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