Saint-Lô

Saint-Lô est la commune chef-lieu du département de la Manche.

Elle porte le titre de préfecture. Elle est également le chef-lieu de l'arrondissement qui porte son nom et se partage en deux cantons : le canton de Saint-Lô-Est et le canton de Saint-Lô-Ouest.

Saint-Lo.png Blason de la commune de Saint-Lô Coordonnées : 49° 06′ 57.9″ N, 1° 05′ 26.1″ W
Arrondissement Saint-Lô (chef-lieu))
Canton Saint-Lô-Ouest et Saint-Lô-Est (chef-lieu)
Intercommunalité Saint-Lô Agglomération (siège)
Gentilé Saint-Lois(es)
Population (2010) 18 718 hab.
Superficie 23,19 km²
Densité 807 hab./km2
Altitude 7 m (mini) - 134 m (maxi)
Code postal 50000
N° INSEE 50502
Maire François Digard (UMP)
Communes limitrophes de Saint-Lô
Agneaux Agneaux, Saint-Georges-Montcocq, Le Mesnil-Rouxelin La Luzerne
Agneaux, Saint-Gilles Saint-Lô Saint-André-de-l'Épine, La Barre-de-Semilly
Saint-Ébremond-de-Bonfossé Baudre, Gourfaleur Condé-sur-Vire

Les remparts.
Les remparts.

Sommaire


[modifier] Histoire

Voir l'article détaillé Histoire de Saint-Lô pour les périodes préhistorique, protohistorique et médiévale.

Plan de Saint-Lô (orienté au sud) sur l'atlas de Trudaine, 1745/1780.

Il existait encore à la fin du 19e siècle une foire pour la location des domestiques [1].

La ville subit d'intenses bombardements américains le soir du 6 juin 1944, qui la détruisent à 90 %. Saint-Lô devient « capitale des ruines », selon l'expression de l'écrivain Samuel Beckett [2].

Le 6 juin 1948, Vincent Auriol, président de la République, remet à la ville la croix de guerre et la Légion d'honneur pour son rôle dans la Seconde Guerre mondiale [3]. Il pose la première pierre de la reconstruction de la ville, qui durera jusque dans les années 1970 [2].

Par les arrêtés des 27 décembre 1963 et 8 février 1964, Saint-Lô absorbe les communes de Saint-Thomas-de-Saint-Lô et Sainte-Croix-de-Saint-Lô. Cette fusion est effective à partir du 1er mars 1964.

[modifier] Démographie

Évolution démographique depuis 1793 (Sources : Cassini[4] et INSEE[5])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
7 304 6 987 7 601 8 271 8 421 9 065 8 951 9 185 9 682 9 768
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
9 810 9 693 9 287 9 706 10 121 10 580 11 445 11 121 11 604 12 181
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
11 855 10 661 10 718 10 985 11 814 6 010 11 778 15 388 18 615 23 221
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
23 212 21 546 20 090 19 643 19 320 19 092 18 805 18 718
De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Notice communale de Saint-Lô sur le site Cassini


[modifier] Administration

[modifier] Circonscriptions administratives avant la Révolution

[modifier] Les maires

Liste des maires de 1944 à nos jours
Période Identité Parti Qualité
1995 - ....... François Digard UMP Conseiller en publicité
1989 - 1995 Bernard Dupuis - Ingénieur agricole
1983 - 1989 Jean Patounas - Chirurgien
1977 - 1983 Bernard Dupuis - Ingénieur agricole
1971 - 1977 Jean Patounas - Chirurgien
1953 - 1971 Henri Liébard - Conseiller général et régional
1944 - 1953 Georges Lavalley - Négociant
Source : A compléter

[modifier] Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
La mairie (2007).

La mairie (2007).

Adresse : Place Général de Gaulle - BP 330
50000 Saint-Lô

Tél. 02 33 77 60 00
Fax : 02 33 57 39 51

Courriel : Pas d'adresse mel

Site internet : Officiel

Commentaire : Formulaires de contact sur le site officiel

Source : Annuaire Service-Public (24 mars 2012)

Mardi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
Mercredi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
Jeudi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
Vendredi 8 h 30 - 12 h 30 13 h 30 - 18 h
Samedi 9 h - 12 h -



[modifier] Religion

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

[modifier] Lieux et monuments

La porte de l'ancienne prison.

« La ville, faite de béton, d'acier, de fer et de verre, détonne au milieu du bocage, et sa réputation [architecturale] n'est pas glorieuse », assure le mensuel Détours en France [2]. Emmanuel Fauchet, directeur adjoint du Conseil d'architecture, d'urbanisme et de l'environnement de la Manche (CAUE), estime que ce sont surtout « ceux qui ont connu le Saint-Lô d'avant les bombardements » qui critiquent la ville nouvelle, « construite dans la douleur ». En vérité, assure-t-il, « compte tenu de l'état d'urgence et de la précarité, l'architecture est tout à fait cohérente » : « c'est une ville aérée, espacée, faite pour circuler - on est en plein boum de l'automobile - conçue d'abord pour y travailler, puis pour y habiter » [2]. Jean-Michel Germaine, architecte des Bâtiments de France, juge lui aussi l'architecture de Saint-Lô « tout à fait remarquable » [2]. Mais il trouve le plan urbanistique « très peu cohérent », critiquant les « vides », la « disproportion entre la voirie et la taille des immeubles, la disparitition des repères, des rez-de-chaussée commerciaux, la disparition de l'agréable et de la chalandise » [2].

  • Les remparts, avec leurs tours.
  • Poterne, monument historique.
  • Notre-Dame (13e - 16e - 20e), restaurée après 1944, monument historique.
  • Église abbatiale Sainte-Croix (1202), reconstruite en 1860, restaurée après 1944 : portail roman (12e).
  • Manoir de La Vaucelle (15e), avec pigeonnier et mur crènelé, inscrits à l'Inventaire des monuments historiques (IMH).
  • Manoir du Bosdel (16e), inscrit à l'Inventaire des monuments historiques (IMH).
  • Haras national (19e), inscrit à l'Inventaire des monuments historiques (IMH).
  • Porche de l'ancienne prison.
  • Chapelle de La Madeleine de l'ancienne léproserie (13e - 17e), inscrite à l'Inventaire des monuments historiques (IMH).
  • Préfecture (1953), œuvre de Louis Arretche.
  • Hôtel de ville (1958).
  • Hôpital mémorial France-États-Unis (1958), avec une mosaïque de Fernand Léger.
  • Monument au major Howie sur la N 176, à la mémoire du « major de Saint-Lô », qui commandait le 2nd Infantry Battalion du 116th Infantry Regiment de la 29th US Infantry Division. Il fut tué le 17 juillet 1944 à la tête de ses troupes libératrices[6].
  • Plaque au Major Howie sur la façade de l'église Sainte-Croix dans les ruines de laquelle le corps du soldat a été déposé provisoirement[6].
  • Plaque 29th US Infantry Division, rappelant que des éléments de l'unité commandée par le General Gerhardt, sont entrés dans la ville le 18 juillet 1944 par la rue qui a pris le nom du haut-gradé[6].
  • Mausolée Blanchet, tombeau de la famille Blanchet qui a servi de poste de commandement provisoire au major Glover Johns, commandant du 1st Battalion du 115th Infantry Regiment de la 29th US Infantry Division, pendant les combats pour la prise de la ville le 18 juillet 1944[6].
  • Stèle Robert J. Harding à la mémoire du 1st Lieutnant décédé le 6 août 1944 des suites de blessures reçues dans les combats pour la libération de la ville[6].
  • Monument aux victimes civiles, inauguré en 1969 en souvenir des victimes du bombardement de la ville en juin 1944. Une plaque au niveau de l'abri souterrain creusé en 1943 par les Allemands pour abriter un hôpital militaire, rappelle qu'il a servi de refuge à de Saint-Lois lors des bombardements du 6 au 9 juin 1944[6].
  • Jardin public.
  • La Laitière normande, place de l’Hôtel de Ville.
  • Théâtre (en béton), rue Octave-Feuillet.
  • Statue de la Licorne, rue du Neubourg.
  • Statue de l'écureuil de la Caisse d'épargne, rue Saint-Thomas.
  • Chapelle du Bon-Sauveur, consacrée en 1959.
  • Boismarcel.
  • La Seigneurie.
  • La Ferronnière.
  • Les croix de la rue du Pot d'Airain.
  • Belle-Croix.
  • Croix-Canuet.
  • Plage verte, le long du quai à Tangue.
  • Maison de relogement en bois d'après la Seconde Guerre mondiale, 146 bis rue du Maréchal-Juin.
Dans l'ancienne commune de Sainte-Croix-de-Saint-Lô
  • Montceaux (16e).
  • Communs de Boisjugan.
  • Capelle (19e).
  • La Monnaie.
  • Site de la Petite Suisse.
Dans l'ancienne commune de Saint-Thomas-de-Saint-Lô

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Naissances

par ordre chronologique

[modifier] Décès

[modifier] Autres

[modifier] Politique

[modifier] Transports

[modifier] Liaisons ferroviaires

  • Ligne Rennes < > Caen (TER Basse-Normandie)
  • Ligne Saint-Lô < > Paris-Saint-Lazare (Corail Intercités Normandie)

[modifier] Liaisons routières

Réseau d'autobus urbain TUSA (Transports Urbains Saint-Lô-Agneaux)
  • 1 : Saint-Lô-Les Colombes <> Agneaux-Villechien / Centre Commercial La Demeurance

Dessertes principales : Collège Pasteur, Manche Habitat, Hôtel de ville, gare SNCF, CFA d'Agneaux, établissement privé de l'Institut, centre commercial

  • 2 : Saint-Lô-conseil général < > Saint-Lô-La Madeleine

Dessertes principales : hôpital, collège Lavalley, Gare SNCF, hôtel de Ville, centre culturel, église Sainte-Croix, centre commercial, clinique Saint-Jean, dépôt TUSA

  • 3 : Saint-Lô-Bois Ardent / centre aquatique <> Saint-Georges-Montcocq-La Bonne Femme

Dessertes principales : ZI Chevalerie, centre commercial, lycée Pierre & Marie Curie, lycée Camille-Corot, Bon Sauveur, Gare SNCF, hôtel de Ville, ascenseur du Mont-Russel, Sécurité sociale, mairie de Saint-Georges

  • TAD (Transport à la demande), service Ocitolà : desserte de l'ensemble de la Communauté de communes

Dessertes principales : Baudre-mairie, Pont-Hébert-mairie, La Meauffe- quartier du Pont, Rampan-mairie, Sainte-Suzanne-mairie

Lignes en correspondances à la gare SNCF & à l'hôtel de ville de Saint-Lô.
En 2010, il y a 15 autobus standard & 1 minibus : 5 Renault Pr 100.2, 2 Renault Pr 112, 2 VanHool A 320, 5 Heuliez GX 317, 1 Heuliez GX 327, 1 Renault Master B.20 (pour le bus à la demande "Ocitolà").

Lignes Manéo 

[modifier] Économie

  • La Manche Libre, siège de l'hebdomadaire régional
  • Centre de promotion de l'élevage
  • Lecapitaine : fabrication de carrosseries frigorifiques, 370 employés
  • CEV Group (Softway) : transactions électroniques
  • MT Verbom : outillage de presse
  • France Kebab (produits surgelés) : installée en 2005, 26 salariés
  • Daltoner : reconditionnement de cartouches d'encre, créée en 1992
  • Laujac (confection) : fermé fin 2003
  • Euromoteurs
  • Seb-Moulinex : fabrication d'appareils électroménagers, 173 salariés
  • Papeterie de Saint-Lô : détruite par un incendie en 1930
  • Manufacture française de fourrures, créée en 1903
  • Les Tissus d'Isa : confection, tissus, 3 salariés
  • Neveu Bureau Concept : distributeur et agenceur de bureaux
  • Lejamtel : agencement de magasins, créée en 1935

...

[modifier] Éducation

[modifier] Collèges

  • Collège du Bon Sauveur (privé)
  • Collège interparoissial (privé)
  • Collège Georges-Lavalley
  • Collège Louis-Pasteur

[modifier] Lycées

[modifier] Enseignement supérieur

  • Groupe FIM : propose diverses formations telle que l'École de gestion et de commerce (EGC) Basse-Normandie. Cette formation dispense un programme bachelor au cours des trois années de son cursus, orienté notamment vers la gestion et le commerce afin d'assurer aux futurs diplômés une certaine polyvalence nécessaire en entreprise. Elle est très intéressante au niveau des débouchés que ce soit en logistique, marketing, commerce, comptabilité, etc.

[modifier] Culture

[modifier] Lieux

Cinéma
Théâtre
Musées
Littérature
Musique

[modifier] Événements

[modifier] Associations

[modifier] Saint-Lô dans les arts

Volontaire pour la Croix-Rouge irlandaise à l'hôpital de Saint-Lô, Samuel Beckett écrit un poème intitulé Saint-Lô, publié dans l’Irish Times en 1946.

En 1981, Patrick Modiano situe une partie de son roman Une Jeunesse à Saint-Lô, où il a vécu durant sa jeunesse.

En peinture, Saint-Lô a inspiré Corot (Vue de Saint-Lô) qui y séjournait régulièrement chez des amis.

[modifier] Saint-Lô en cuisine

[modifier] Sports

[modifier] Jumelages

[modifier] Bibliographie

voir l'article détaillé Bibliographie de Saint-Lô

[modifier] Notes et références

  1. Victor-Adolphe Malte-Brun, Manche (géographie, histoire, administration), 1882, réédité en 1980 par les Éditions du Bastion.
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4 et 2,5 Hugues Derouard, « Saint-Lô, une ville à redécouvrir », Détours en France, n° 143, mai 2010.
  3. « 120 ans en Cotentin 1889-2009 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2009.
  4. Population avant le recensement de 1962
  5. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  6. 6,0, 6,1, 6,2, 6,3, 6,4 et 6,5 « Monument commémoratif Saint-Lô

[modifier] Liens internes

[modifier] Liens externes