Agriculture dans la Manche

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L'agriculture est un secteur d'activité particulièrement important dans le département de la Manche.

Situation générale

Description générale

L'agriculture manchoise s'appuie sur quatre piliers : le lait, la viande bovine, les légumes de primeur et l'exploitation des produits de la mer[1].

L'agriculture demeure un secteur important de la vie économique et sociale du département[1]. En 2007, elle occupait 8,47 % de la population active de la Manche, une proportion notablement plus importante que pour la France (3,1 %)[2].

L'une de ses caractéristiques principales est le nombre élevé d'exploitations : avec un peu moins de 13 500 établissements en 2005 pour 446 000 ha (dont plus de 6 600 exploitants professionnels), le département se situe au 2e rang national, après la Marne[1]. La surface agricole utile moyenne des exploitations professionnelles est de 66 ha, 7 ha pour les non professionnelles[2].

La répartition des agriculteurs exploitants est assez homogène sur tout le territoire manchois, malgré un plus grand nombre d'exploitants dans le Sud-Manche, mais aussi dans le Centre-Manche. Des communes côtières, de Créances à Agon-Coutainville et dans le Val de Saire, se distinguent non seulement du fait de leurs cultures légumières, mais encore par le classement des ostréiculteurs et conchyliculteurs avec les exploitants agricoles dans les catégories socio-professionnelles[1].

La part des agriculteurs-exploitants dans la population active demeure importante dans la plupart du Sud-Manche mais aussi dans les cantons de Villedieu-les-Poêles, Gavray, Percy, dans le Val de Saire ainsi que dans certaines communes du secteur des marais du Cotentin[1].

L'importance des capitaux requis pour s'installer dans le secteur agricole fait que l'âge moyen des chefs d'exploitation agricole est plus élevé que celui de la plupart des professions salariées. En effet, le plus souvent le postulant attend le départ en retraite de ses propres parents pour prendre leur succession, tandis que les rares personnes venant d'un autre milieu ont dû exercer auparavant un autre métier pour accumuler le capital nécessaire à la reprise d'une exploitation. Aussi seulement 5 % des agriculteurs exploitants ont moins de 30 ans. Cette profession est confrontée à un vieillissement rapide. Entre 2000 et 2005, la part des agriculteurs de moins de 40 ans est passée de 33 % à 26 % ; celle des 40-54 ans est restée stable à 50 % ; tandis que celle des plus de 54 ans est montée de 17 % à 24 %[1].

Dans l'ouest de la France, la Manche est le département accueillant le plus d'acheteurs étrangers expatriés, même si leur nombre a diminué depuis le pic de 2004. Ils viennent majoritairement du Royaume-Uni, d'Irlande et des Pays-Bas, du fait de la rareté de l'offre dans leur pays d'origine et du prix des exploitations (près de six fois plus élevé aux Pays-Bas par exemple)[1].

La prairie permanente, qui assure une fonction de production végétale, a beaucoup régressé depuis la mise en place des quotas laitiers et de la politique agricole commune. Néanmoins, elle représente encore 52 % de la surface agricole utile (et 39 % de la surface totale du département)[1].

Les sols reçoivent des effluents d'élevage auxquels viennent s'ajouter les déchets organiques provenant d'autres activités, à l'instar des boues de station d'épuration. Le sud du département est désormais proche de la saturation quant à ses capacités d'absorption et de valorisation des matières organiques. La moitié du département a dû être classée au titre des zones vulnérables à la pollution azotée d'origine animale (arrêté préfectoral du 31 juillet 2009)[1].

Autre caractéristique du paysage agricole manchois : les faibles surfaces boisées. Avec un taux de boisement de 6,5 % en 2005 (11,1 % pour la Basse-Normandie), la Manche est le dernier département français en surfaces boisées (39 000. ha, dont 26 000 ha de forêts). Mais grâce à son bocage, la Manche possède d'importants linéaires plantés (85 000 km avant la destruction des ormes par la graphiose, près de 53 000 km aujourd'hui)[1].

Sur les onze produits des terroirs bas-normands bénéficiant d'une appellation d'origine contrôlée (AOC), essentiellement issus du lait et de la pomme, la Manche est concernée par 6 d'entre elles : beurre et crème d'Isigny, calvados, calvados du Domfrontais, poiré du Domfrontais, pont-l'évêque, camembert de Normandie[1].

Chiffres-clés

Le département compte 20 300 actifs agricoles permanents dans 11 328 exploitations[3] (40 930 en 1955), dont 5 400 exploitations professionnelles[4] (14 844 en 1979, 18 000 en 2001), orientées dans une large proportion (84 %) vers la production laitière. L'ensemble de l'activité agricole couvre une surface de 427 000 hectares sur les 599 000 ha du superficie du département, soit 71 %[3]. Les exploitations professionnelles ont une superficie moyenne de 71 hectares[4]. Les exploitations non-professionnelles font le plus souvent entre 5 et 7 hectares.

Le produit agricole départemental avoisine 1 milliard d'euros, qui place la Manche en 10e position au plan national[4]. La productivité s'est considérablement accrue : » En 1950, l'agriculteur manchois nourrissait en moyenne quatre personnes. Cinquante plus tard, il en nourrit quarante-cinq. » [5]

En 2008, la Manche dispose du plus gros cheptel bovin français : 775 439 têtes, dont 243 305 vaches laitières.

C'est le deuxième département laitier français : 12,8 millions d'hectolitres produits, soit 5,6 % de la production totale française[4].

La Manche est le premier département français pour le cheval, avec 28 650 têtes pour 2 630 éleveurs[6].

La prairie permanente couvre en 2009 53 % de la surface agricole utile de la Manche, le maïs d'ensilage 21 %, les prairies temporaires et artificielles 12 %, le blé 8 %, les autres céréales 4 %[2]. La production légumière occupe 7 500 hectares (3 % de la SAU départementale[2]), principalement dans le Val de Saire, la côte ouest allant de Surtainville à Granville et la baie du Mont-Saint-Michel.

La Manche compte 82 500 km de haies [7].

Histoire

Voir Histoire de l'agriculture dans la Manche

Population active

Population active agricole dans la Manche[8]

1896 1968 1975 1982 2009 - - -
Population 145 000 81 000 55 286 44 786 16 000 - -
Pourcentage 54 % 42 % 31 % 24 % 9 % - -

Productions

Lait

L’activité essentielle est consacrée à l’élevage qui a surtout pour but la production laitière.

En 2011, la Manche produit 14 509 960 hectolitres de lait de vaches, 5 300 hectolitres de lait de chèvre et 130 hectolitres de lait de brebis [9].

En 2008, la Manche est en tête des départements français pour le nombre d’exploitations laitières (4 528), pour le nombre de vaches laitières (243 300), pour la production de lait (13,7 millions d’hectolitres) et pour le nombre total de bovins (775 400) [10].

Le département, déjà le premier producteur en 1975, avec 12,6 millions d'hectolitres [11], perd une place en 2009 avec 12,8 millions d'hectolitres, soit 6 % de la collecte nationale [4].

Élevage

Bovins 
572 000 en 1954, 770 000 en 1974[12], 775 439 en 2008[2], 748 027 en 2012 [13]
Chevaux 
55 500 en 1954, 13 900 en 1974[12]
Porcins 
103 800 en 1954, 136 900 en 1974[12], 378 600 en 2008[2], 394 970 en 2012 [13]
Ovins 
87 400 en 1954, 43 600 en 1974[12]

La filière viande est, elle aussi, très active (164 000 tonnes produites), tant pour l’élevage bovin, que pour celui des porcs, des volailles (poulet de chair), ou encore celui des ovins, avec notamment la production de moutons de « pré-salé » dans les havres de la côte ouest et la baie du Mont-Saint-Michel, qui fait désormais l’objet d’une appellation d'origine contrôlée (AOC agneau de pré-salé du Mont-Saint-Michel )[10].

Avec près de 379 000 porcs, la Manche se classe 6e en France, mais très loin derrière les départements de la région Bretagne et la Mayenne. L’élevage se concentre surtout au sud d’une ligne Avranches - Villedieu-les-Poêles[10].

Avec 20 900 têtes, la Manche est par ailleurs le premier département français pour le nombre total de chevaux avec une spécialité dans le cheval de selle et de course (trot, galop). La filière représente 2 600 éleveurs, près de 3 000 salariés, 86 clubs hippiques et poneys clubs, 33 centres de tourisme équestre, 15 hippodromes et pas loin de 7 400 licenciés de la Fédération française d'équitation. La filière équine, qui valorise également 52 500 hectares de surfaces agricoles et génère plus de 2 600 emplois, tient sans conteste une place particulièrement importante dans le paysage économique manchois et est, comme la production de pomme à cidre, fortement porteur d’image. La circonscription du haras national de Saint-Lô est ainsi la première de France pour les naissances de chevaux de selle. Les Haras nationaux ont décidé de faire du haras de Saint-Lô un pôle de valorisation du cheval de sport, au niveau européen. Par ailleurs, le pôle cheval est l’un des trois pôles de compétitivité retenus par la DATAR pour la Basse-Normandie. Ce concept de pôle de compétitivité vise à mettre en réseau les professionnels, les haras nationaux (présents dans la région avec le haras du Pin et Saint-Lô), l’enseignement supérieur et la recherche. Objectifs poursuivis : à partir de cette mise en réseau, propice à l’innovation et à la croissance, il s’agit de créer des emplois et d’optimiser les ressources régionales[10].

Culture légumière et production de pommes

La Manche tient une bonne place dans la production de légumes. En 2005, elle représentait[14] :

  • 503 exploitations (17e place parmi les départements français de métropole),
  • 6 500 ha de surface agricole utile (14e rang),
  • 47,5 millions d'euros de valeur produite (18e rang),
  • 1 268 actifs permanents qui représentent l'équivalent de 1 021 UTA[15], soit la 12e place. La main d'œuvre est constituée pour un tiers de salariés permanents non familiaux.

Entre 1988 et 2005, les évolutions suivantes ont révélé une tendance à la concentration[14] :

  • les superficies consacrées à la culture des légumes ont diminué de 20 % et ne représentent plus que 1,4 % de la surface agricole utile totale de la Manche ;
  • le nombre d'exploitations a été divisé par 3 ;
  • la surface moyenne des exploitations a plus que doublé, passant de 5,2 ha à 12,9 ha ; mais elle demeure modeste, proche de celle des départements bretons ;
  • la part des exploitations de plus de 20 ha est passée de 2 % à 23 % du nombre total d'exploitations ; elles représentent désormais 54 % des superficies légumières du département.

Les cultures légumières se développent dans plusieurs bassins de production[14] :

  • les terrains argilo-sableux du Val de Saire,
  • la côte ouest autour de Surtainville, Créances, Lingreville,
  • les polders de la baie du Mont-Saint-Michel.

La Manche est le premier département pour la production de poireaux (1 200 ha et 21 000 t, soit 23 % de la production française) et de navets (13 000 t, soit 15 % de la production nationale), le troisième pour celle de carottes (1 740 ha et 66 000 t, soit 12 %). Le département se place en bon rang pour le persil et les choux-fleurs. La culture de la salade poursuit son essor et occupe aujourd'hui 900 ha, soit 12 % du terroir légumier. La pomme de terre est devenue marginale (2 % des surfaces)[14].

En termes de chiffre d'affaires, le poireau représente 38 % des ventes de légumes (22,6 m€, suivi des carottes (11,6 m€, 19 %), des navets (6,7 m€, 11 %), des salades (5,8 m€, 10 %), des choux (4,4 m€, 7 %), des choux fleurs (4 m€, 7 %) et du céleri rave (0,9 m€, 2 %)[2].

Les cultures légumières compensent en valeur la diminution des surfaces, en particulier de la carotte, par le développement de cultures destinées à la 4ème gamme (salades, radis, à plus fort produit brut par ha). Le poireau et la carotte de Créances détiennent le label rouge[14].

70 % des exploitations sont de forme individuelle[14].

La production des pommes à cidre pèse près de 39000 t en 2009, après une année 2008 record à 50000 t[2].

Val de Saire

« En bordure du Val de Saire, [la culture légumière] se développe à partir du noyau traditionnel de Réville-Montfarville-Barfleur, au point de grouper maintenant plus de 800 producteurs sur 2 000 hectares principalement occupés par des plantations de carottes (40 % des surfaces) et aussi de choux-fleurs, de pommes de terre de primeur et d'artichauts »[12].

Le marché au cadran de Barfleur est mis en service le 15 février 1971 par une vente de choux-fleurs [16]

Carottes

« Le département de la Manche se classe au premier rang de la production de carottes en France, avec un apport de 750 000 tonnes, soit le quart de la récolte nationale »[12]. Il était déjà le premier en 1976, fournissant 34 % de la production nationale[11].

voir l'article détaillé Carotte de Créances

Céréales

La Manche achète plus qu'elle ne vend de céréales. En 2009, 275 000 tonnes ont été collectées, majoritairement du blé (190 000 tonnes) suivi par le maïs-grain (53 000 tonnes) et l’orge (24 000 tonnes). En revanche, les surfaces dédiées au maïs sont supérieures : 97500 ha en 2009, en hausse de 1000 ha en un an, alors que les céréales à paille se stabilise au dessus de 40000 ha depuis 2005[2].

Les rendements du blé sont stables à 72 quintaux par rapport à 2008, contre un record de 75 en 1996. Ils suivent en cela la tendance nationale qui plafonne après une progression d'un quintal par an de 1950 à 2000. Seul 10% de la production sont stockés pour être vendus après la moisson[2].

Miel

Voir Apiculture dans la Manche

Agriculture biologique

L'agriculture biologique prend de plus en plus d'importance dans les habitudes de consommation des Français. Les agriculteurs de la Manche se sont bien adaptés à cette modification du marché puisque la Basse-Normandie est la 8e région de France par le nombre d'exploitations agricoles ayant choisi l'agriculture biologique.

La Manche est particulièrement en pointe dans le secteur du maraîchage biologique. Celui-ci occupe 2 400 hectares, principalement dans les zones traditionnelles du Val de Saire et le long de la côte ouest entre Pirou et Créances. La production de pommes à cidre, de céréales mais surtout l'élevage de bovins destiné à la production de lait biologique sont les autres secteurs concernés.

Le Groupement régional d'agriculture biologique de Basse-Normandie (GRAB) informe et promeut les produits issus de l'agriculture biologique de la région [1].

Les agriculteurs biologiques de la Manche se sont aussi constitués en association : le Groupement des agriculteurs biologiques de la Manche (GAB 50).

Sur l'agriculture biologique, voir aussi le site de la Chambre d'agriculture : [2].

Aménagement foncier agricole

Terre agricole, la Manche a été - en partie - remembrée sous l'égide de la Direction départementale de l'agriculture et de la forêt (DDAF). Les exploitations agricoles du département ont été et continuent à être réorganisées dans le but d'améliorer leur productivité. Les petites parcelles sont réunies, les talus et les obstacles naturels sont effacés, les cours d'eau et les fossés modelés. Ces méthodes ont provoqué des ressentiments chez une partie des exploitants agricoles. Le remembrement a été effectué de manière systématique dans tout l'arrondissement d'Avranches. La zone couverte par le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin est également en majorité remembrée. Pour le reste du département, c'est assez variable. Le nord du Cotentin et la région saint-loise n'ont toutefois pas fait montre d'une grande volonté pour s'engager dans des opérations d'aménagement foncier agricole.

Voir Liste des communes ayant subi un remembrement

Foires agricoles

Voir Liste des marchés et foires de la Manche

Syndicats

Groupements et associations

  • Comité régionaux de développement agricole(CRDA)
  • Bienvenue à la ferme
  • Chambre d'agriculture, siège à Saint-Lô
  • Crédit agricole, siège à Saint-Lô
  • CASAM (Coopérative d'agricole d'approvisionnement, de service et de production des agriculteurs de la Manche), siège à Coutances
  • GAEC (Groupement agricole d'exploitation en commun)
  • Groupement des agriculteurs biologiques de la Manche (GAB 50)

...

Enseignement

Musées

Variétés légumières et fruitières locales

Bibliographie

Livres
  • P. Coulmin, L'Espace vécu des agriculteurs de l'Avranchin et du Mortainais, La Société et la terre, 1976, multigraphié
Articles
  • Étienne Le Guélinel, « La mutation de l'agriculture », La Manche au passé et au présent », éd. Manche-Tourisme, 1984
  • Jean Pouëssel, « L'image du paysan de la Manche, d'après la correspondance des administrateurs du département sous le Directoire », Société d'archéologie et d'histoire de la Manche, 1994

Notes et références

  1. 1,00, 1,01, 1,02, 1,03, 1,04, 1,05, 1,06, 1,07, 1,08, 1,09 et 1,10 « B - L'agriculture : 1 - Ses caractéristiques principales », Manche - Carte d'identité, Direction départementale des territoires et de la mer de la Manche (Service de l'analyse territoriale et du développement durable - unité veille études et prospective).
  2. 2,0, 2,1, 2,2, 2,3, 2,4, 2,5, 2,6, 2,7, 2,8 et 2,9 2009 : L’année agricole dans la Manche, Chambre d'agriculture de la Manche, 2010.
  3. 3,0 et 3,1 Mémento économique du Cotentin 2013, CCI de Cherbourg-Cotentin, mai 2013.
  4. 4,0, 4,1, 4,2, 4,3 et 4,4 Manche Mag', n° 18, décembre 2010.
  5. Alain-François Lesacher, La Manche, une aventure humaine, éd. Ouest-France, 2006.
  6. En Direct du Conseil général, n° 44, janvier-février 2009.
  7. Manche Mag', n° 31, juillet-août 2012.
  8. Sources - De 1896 à 1962 : Revue du département de la Manche, t. 29, n° 113-114-115, 1987. 2009 : Manche Mag', n° 18, décembre 2010.
  9. Insee Basse-Normandie Actualités, n° 51, 14 mai 2013.
  10. 10,0, 10,1, 10,2 et 10,3 « B - L'agriculture : 2 - L'élevage », Manche - Carte d'identité, op. cit.
  11. 11,0 et 11,1 Revue du département de la Manche, t. 29, n° 113-114-115, 1987.
  12. 12,0, 12,1, 12,2, 12,3, 12,4 et 12,5 Armand Frémont, Atlas et géographie de la Normandie, éd. Flammarion, 1977.
  13. 13,0 et 13,1 Insee Basse-Normandie Actualités, n° 56, 11 mars 2014.
  14. 14,0, 14,1, 14,2, 14,3, 14,4 et 14,5 « B - L'agriculture : 3 - Les cultures légumières », Manche - Carte d'identité, op. cit.
  15. unité de travail annuel : la quantité de travail annuel d'une personne à temps plein
  16. « Nos années 70 », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2012, p. 152.

Liens externes