Baie du Mont-Saint-Michel

Le Mont-Saint-Michel et sa baie.
Carte de la baie du Mont-Saint-Michel, Sébastien Cramoisy, 1634.

La baie du Mont-Saint-Michel, qui va de Granville à Cancale (Ille-et-Vilaine), est un site unique de la Manche, classé au patrimoine mondial de l’Unesco.

Elle couvre 45 800 hectares [1].

Sa renommée internationale ne tient pas seulement au Mont Saint-Michel, îlot qui porte l’une des plus extraordinaires œuvres de l’homme, mais également au spectacle admirable que le sable, l’eau et le ciel offrent en cet endroit. La baie se découvre au rythme des marées.

Le littoral, parsemé de charmantes stations balnéaires, hésite entre falaises, dont celles de Champeaux, étendues sableuses et prés-salés.

Sommaire

[modifier] Marées

Vue du ciel.

La baie du Mont-Saint-Michel offre les plus profondes marées du monde après celles du port de Amherst dans la baie de Fundy au Canada[2]. La différence entre la basse et la haute mer, le marnage, est de 15 m en période de vives-eaux, c'est-à-dire lorsque l'attraction de la lune est à son maximum [1]. Victor Hugo a écrit que la mer montait « à la vitesse d'un cheval au galop », ce qui est exagéré. Mais la mer, progresse, néanmoins très vite, offrant, de jour et par beau temps, un spectacle de toute beauté.

[modifier] Traversées

Des traversées à pied sont possibles. Mais les pièges y sont si nombreux (marées, sables mouvants, courants, brouillard, trous d'eau, orages...) qu'il est indispensable de se faire accompagner par un guide professionnel.

[modifier] Faune

On recense dans la baie une quarantaine de veaux marins et une quinzaine de phoques gris, arrivés dans les années 1980 [1]. On peut les voir à marée basse se reposer sur les bancs de sable. Il est interdit de les approcher à moins de 300 m. Il est également possible de voir, en mer, quelques dauphins, dont des grands dauphins qui y séjournent à l'année, et des dauphins de passage, le dauphin de Risso, le globicéphale et le commun [1].

[modifier] Histoire

« Le 30 novembre 1715, le littoral de la baie du Mont-S[ain]t-Michel fut affligé d’un débordement terrible des flots, qui dura jusqu’au 2 décembre. Tous les lieux bas furent inondés par les vagues en fureur. La mer était affreusement agitée, et l’on ne vit aucun reflux pendant deux jours. On ne se souvenait pas d’y avoir jamais rien vu de pareil. » [3].

[modifier] Bibliographie

  • Denis Clavreul, La Baie du Mont Saint-Michel, éd. Équinoxe, 2007
  • Collectif, Baie du Mont-Saint-Michel, éd. Gallimard, 2008
  • Sylvette Gauchet et Jack Lecoq, Les Villages de la baie de Granville au Mont-Saint-Michel, éd. Alan Sutton, 2011
  • Abbé Alphonse Jarry, La Tangue, les tanguiers et les tanguières de la baie du Mont-Saint-Michel, 1943.
  • Alan Johnston, La Baie du Mont-Saint-Michel, éd. Gallimard / Conservatoire du littoral, 1995
  • Jean-Claude Lefeuvre, L'Écologie de la baie du Mont-Saint-Michel, éd. Ouest-France, 2010
  • Jean-Claude Lefeuvre et Jean-Pierre Mouton, L'Histoire de la baie du Mont-Saint-Michel et de son abbaye, éd. Ouest-France, 2009, photographies d'André Mauxion
  • André Mauxion, Découvrir la baie du Mont-Saint-Michel, éd. Ouest-France, 1996
  • Charles Montecot, La Baie de lumière : la baie du Mont-Saint-Michel, éd. Griffe du Temps, 2006

[modifier] Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2 et 1,3 Détours en France, n° 143, mai 2010.
  2. Selon Armand Frémont, il s'agirait des marées de la baie de Fulton (Atlas et géographie de la Normandie, éd. Flammarion, 1977). D'autres sources les situent dans la baie d'Ungava, au Québec (ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs du Québec [1]).
  3. Vérusmor, « Phénomènes arrivés dans le département de la Manche », Annuaire du département de la Manche, 1839, p. 385-386.