Le Mont-Saint-Michel

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Le Mont-Saint-Michel est une commune du département de la Manche. Elle tient son nom du rocher du mont Saint-Michel (avec un seul trait d'union) où s'élève la célèbre abbaye du même nom.

  • Le tiret et la majuscule permettent de différencier le nom du mont lui-même et celui de la commune :
    « le mont Saint-Michel » pour le rocher insulaire et « (Le) Mont-Saint-Michel » pour la commune.


Gravure de Matthäus Merian, 1657.
Mont-Saint-MichelV.png Blason de la commune du Mont-Saint-Michel Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
48° 37' 22.08" N, 1° 31' 17.80" W (OSM)
Arrondissement Avranches
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Canton Pontorson
Ancien canton Pontorson
Intercommunalité Avranches - Mont-Saint-Michel
Gentilé Montois(es)
Population 41 hab. (2012)
Superficie 3,97 km²
Densité 10 hab./km2
Altitude 5 m (mini) - 57 m (maxi)
Code postal 50170
N° INSEE 50353
Maire Yann Galton
Communes limitrophes du Mont-Saint-Michel
Mer de la Manche Mer de la Manche Mer de la Manche
Mer de la Manche, Beauvoir Le Mont-Saint-Michel Mer de la Manche, Pontorson
Beauvoir Beauvoir Beauvoir

Le Mont-Saint-Michel (2006).
Le Mont-Saint-Michel (2006).


L'architecture prodigieuse du mont Saint-Michel et sa baie en font le site touristique le plus fréquenté de Normandie et le troisième de France (après la tour Eiffel et le château de Versailles) avec quelque 3 200 000 visiteurs chaque année.

Une statue de saint Michel placée au sommet de l'église abbatiale culmine à 170 mètres au-dessus du rivage. Classé Monument historique en 1874, le site figure depuis 1979 sur la liste du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO).

Géographie

Le mont Saint-Michel, gravure de Nicolas Tassin, 1631.
Le mont Saint-Michel, lithographie de 1842.
Le mont Saint-Michel, gravure de 1884.

La commune du Mont-Saint-Michel est constituée de

  • l'îlot rocheux bien connu, dans la baie du Mont-Saint-Michel
  • et deux parties continentales séparées par le Couesnon
    • à l'ouest : l'enclave du Mont-Saint-Michel, zone de polders de 3.879 km²[1]
    • à l'est : la Caserne, zone hôtelière de 53 ha[1]

De 1879 à 2015, la commune comprend aussi la digue route qui relie l'îlot au continent, zone rendue à la mer en 2015.

L'îlot du mont Saint-Michel

Situé à l'est de l'embouchure du Couesnon à 48°38'10" de latitude nord et à 1°30'40" de longitude ouest, le mont Saint-Michel est un îlot rocheux granitique , sur lequel, à partir de 709 a été construit un sanctuaire en l'honneur de l'archange saint Michel . Antérieurement à cette date, il est connu comme le « mont Tombe ». Pendant tout le Moyen-Âge, il est couramment appelé « mont Saint-Michel au péril de la mer » (Mons Sancti Michaelis in periculo maris).

L'îlot est une excroissance granitique d'environ 960 mètres de circonférence, qui atteint 92 mètres d'altitude et offre une superficie émergée d'environ 280 ha, au dessus de laquelle s'élève l'abbaye. Cet îlot s'élève dans une grande plaine sablonneuse, la baie du Mont-Saint-Michel que la marée envahit deux fois par jour.

L'îlot du mont Saint-Michel est couvert par l'emprise au sol de l'abbaye du mont Saint-Michel, le village et quelques jardins.

En 1846, Édouard Le Héricher le décrit ainsi, avec l'emphase de l'époque, mais qui rend bien compte de la réalité : « Le Mont Saint-Michel apparaît comme une montagne circulaire qui semble s'affaisser sous la pyramide monumentale qui la couronne. On voudrait prolonger sa cime en une flèche aiguë qui monterait vers le ciel [la flèche actuelle ne date que de 1899, n.d.l.r.], dominant son dais de brouillards ou se perdant dans une pure et chaude lumière. De vastes solitudes l'environnent, celle de la grève ou celle de la mer, encadrées dans de lointaines rives verdoyantes ou noires » (in L'Avranchin monumental et pittoresque, t. 2, 1846, p. 310.)

L'enclave du Mont-Saint-Michel et ses polders

C'est une zone gagnée sur la mer à l'aide de digues et de vannes, empêchant la mer de monter sur le schorre (les herbus)à marée haute, et l'écoulement d'eau douce vers la mer à marée basse, probablement depuis le Moyen Âge [2]

Articles connexes

Le mont Saint-Michel a donné son nom à la baie du Mont-Saint-Michel, classée avec lui au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979 .

Une tradition affirme que le Mont-Saint-Michel était entouré d'une épaisse forêt submergée en 709.

En 1880, malgré l'opposition de diverses autorités, les Ponts et Chaussées construisent la digue-route insubmersible pour relier le mont-Saint-Michel au continent.

En 1995, devant la perte du caractère insulaire du mont Saint-Michel, il est monté un projet permettant le retour du mont Saint-Michel à la mer:

Dans le cadre de l'opération de rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel, la digue route est détruite en 2015, et remplacée par pont-passerelle.

Le barrage de la Caserne établi sur le Couesnon offre un point de vue remarquable sur le mont Saint-Michel

Communes limitrophes

Les communes limitrophes de celle du Mont-Saint-Michel sont Beauvoir et Pontorson dans la Manche, d'une part, et Roz-sur-Couesnon et Saint-Georges-de-Gréhaigne en Bretagne, d'autre part. Ardevon, anciennement limitrophe du Mont-Saint-Michel, de Beauvoir et de Pontorson, a fusionné en 1972 avec la commune de Pontorson.

Histoire

L'histoire ancienne de la commune étant peu dissociable de l'histoire de l'abbaye elle-même, voir aussi l'article consacré à l'abbaye du mont Saint-Michel

Répères chronologiques

Spiritualité et pouvoir

Le Mont Saint-Michel à la fin du Xe siècle
Chevaliers s'inclinant devant l'abbé Roger
  • Avant l'ère chrétienne, le Mont est probablement déjà un lieu de culte. D'après La revelatio ecclesiae sancti Michaelis, les populations environnantes le nomment alors le Mont Tombe.[3]
  • VIe siècle : des ermites installent deux sanctuaires sur le mont Tombe.
  • 709 : Aubert, évêque d'Avranches, aménage un sanctuaire pour les reliques de saint Michel ramenées de Gargano (Italie); c'est ce qu'affirme le récit légendaire de la “Revelatio ecclesiae sancti Michaelis”, manuscrit dont la copie du 10e siècle est conservée à la bibliothèque du fonds ancien d’Avranches.
  • 933 : Le Mont, le diocèse d’Avranches et celui de Coutances deviennent normands.[4]
  • 966 : le duc Richard Ier transforme le sanctuaire qui devient une abbaye : 12 moines venus de Saint-Wandrille s'y installent, menés par l'abbé Maynard qui initie le développement spirituel, intellectuel et économique de la communauté.
  • 1023-1084 : Construction de l’église abbatiale et du monastère.[4]
  • 1091 : Henri 1er Beauclerc (d'Angleterre) est assiégé par ses deux frères au Mont.[4]
  • 1103 : le côté nord de la nef de l'église romane s'effondre, entraînant des bâtiments conventuels proches.
  • 1138 : en août, le mont Saint-Michel est incendié par des habitants d'Avranches dans un contexte de désaccord avec les moines sur la succession de Henri Ier Beauclerc[5].
  • 1154 à 1186 : Robert de Torigni est le prieur de l'abbaye; il fait construire les bâtiments de l'ouest.[4]
  • 1158 : Pèlerinages de Louis VII et d’Henri II Plantagenêt.
  • 1204 : le Mont est incendié par les Bretons de Guy de Thouars. Donation de Philippe-Auguste. Le Mont Saint-Michel rejoint le domaine royal.[4]
  • 1211 à 1228 : construction de la Merveille, la partie nord de l'abbaye, sur trois niveaux.[4]
  • 1272 : Pèlerinage de Philippe III le Hardi.
  • 1311 : Pèlerinage de Philippe IV le Bel.
  • 1333 : Pèlerinage des « pastoureaux ».[4]

1337 : Début de la guerre de Cent ans, le Mont-Saint-Michel entre en guerre et devient une forteresse.

  • 1356 : Tombelaine est occupée par les Anglais.
  • 1357: Du Guesclin, gouverneur de Pontorson et du Mont Saint- Michel.[4]
  • de 1386 à 1410 : Abbatiat de Pierre Le Roy , nouvelles fortifications.[4]
  • 1393 et 1394: Pèlerinages de Charles VI.[4]
  • de 1411 à 1444 : Abbatiat de Robert Jolivet.
  • 1420 : Robert Jolivet passe aux Anglais.
  • 1421 : le chœur roman de l’église abbatiale s’écroule.
  • 1425 : Louis d’Estouteville est capitaine du Mont. Renforcement des remparts.
  • 1434 : Siège du Mont par lord Thomas de Scales.[4]
  • 1445-1482 : Abbatiat de Guillaume d’Estouteville, premier abbé commendataire du Mont (c'est le supérieur du monastère qui détient un bénéfice sans obligation de présence).[4]
  • 1446-1450 : Début de la reconstruction du chœur.
  • 1450 : Les Anglais sont chassés de Normandie.
  • 1462, 1467 et 1472 : pèlerinages de Louis XI.[4]
  • 1487 : Pèlerinage de Charles VIII.[4]
  • 1518 : François Ier vient en pèlerinage. Il revient le 8 mai 1532 préparer le rattachement à la France du duché de Bretagne.
  • 1562 : Charles IX est le dernier roi de France à venir en pèlerinage.[4]

Les guerres de religion

  • 1577-1598 : Nombreux coups de mains des protestants contre l’abbaye.

La paix rétablie (édit de Nantes sous le roi Henri IV en 1598), le Mont cesse d’être une place militaire disputée.

  • 1643-1670 : Jacques de Souvré, premier abbé commendataire laïc.[4]
  • 1661 : Visite de la marquise de Sévigné.
  • Entre 1712 et 1778 l’abbaye tombe en ruine.
  • 1757: Projet de poldérisation de la baie par Quinette de la Hogue.
  • 1776: Incendie de l’église abbatiale : destruction de trois travées (11e incendie).[4]
  • 1790 : Les derniers bénédictins quittent le Mont, chassés par la Révolution. Les biens de l’abbaye sont nationalisés. Le Mont Saint-Michel devient une commune[4]appelée « le mont Libre ».

L'abbaye devient une prison

  • 1793 : Internement au Mont de prêtres réfractaires.
  • 1811 : Le Mont devient une maison d’arrêt centrale.
  • 1817 : La maison d’arrêt est transformée en maison de force et de correction.
  • 1830 : Incarcération de prisonniers politiques légitimistes et républicains.
  • 1834 : Incendie de l’église abbatiale.
  • 1836 : Visite de Victor Hugo.
  • 1848 : Tous les détenus politiques sont transférés dans d’autres prisons.
  • 1863 : fermeture de la « maison de force et de correction »

Le temps des architectes et des restaurations

Après l'effondrement (1817) des bâtiments Sud-Ouest édifiés par Robert de Torigny

Économie

Le temps des pèlerinages

Arrivée d'un pèlerinage (début du 20e siècle).

Le village, implanté sur le mont en 709, s'est développé à l'ombre de son abbaye médiévale. Au nord de l'église Saint-Pierre, le bâtiment double appelé La Merveille est un chef-d'œuvre de l'architecture gothique. Il est construit sur trois niveaux à flanc de rocher.

L'économie du Mont a donc été tributaire, pendant douze siècles, des nombreux pèlerinages à saint Michel, notamment jusqu'à la Révolution française. On venait de toute l'Europe du nord en pèlerinage à l'abbaye : depuis l'Angleterre, la France du nord et de l'ouest, etc. Un réseau de routes montoises a été récemment étudié et remis en valeur, notamment à cause de l'attrait touristique important que représente le site et sa baie.

Le temps du tourisme

Déjà depuis le XIXe siècle, les auteurs et peintres romantiques venaient au Mont, pour son charme unique et ses qualités pittoresques, tel Guy de Maupassant. À la fin du siècle, plusieurs hôtels sont établis au Mont. Dans la deuxième moitié du XXe siècle, la mutation du site en un lieu de visite de rang mondial a fait de la petite commune normande l'une des premières destinations touristiques de France.

Une association, les « Amis du souvenir et de la liberté », parrainée par le consul des États-Unis, commémore chaque année au Mont-Saint-Michel, au cimetière américain de Saint-James et au cimetière allemand de Huisnes-sur-Mer la libération du Mont et de la baie du Mont-Saint-Michel[10].

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[11]. En 2013, la commune comptait 41 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [12] et INSEE [13])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
234 234 282 904 390 385 1 082 1 100 1 182 1 153
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 056 203 193 184 209 211 199 230 235 238
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
232 230 247 250 231 186 268 132 105 114
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
80 72 46 41 41 42 44 43 43 41
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
41
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis INSEE à partir de 2004[15].



Naissances

Évolution des naissances
1956-1962 1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999
xx 13 16 8 6 4

Décès

Évolution des décès
1956-1962 1962-1968 1968-1975 1975-1982 1982-1990 1990-1999
xx 6 6 4 5 3

La commune accueille jusqu'à 20 000 visiteurs par jour pendant la saison estivale. Parmi les 43 Montois dénombrés en 2006, il y a 12 moines.

Administration

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
1796-1806 Louis Alexandre Ridel
1806-1815 Étienne Jean Gabriel Vidal
1815-1819 Pierre Richard
1819-1831 Jean Étienne Chénin
1832-1835 Jean Charles Blouet
1835-1835 Claude Chénin du 30 mars à octobre
1835-1840 Gabriel François Pierre Hedou
1840-1843 Alphonse Louis Charles Mangon de la Lande
1843-1847 Gabriel Roger
1847-1857 Jean Baptiste Louis Lecourt
1857-1859 Frédéric Amboise Poirier
1859-1861 Alphonse Marquet
1861-1870 Féréric Ménard
1870-1874 Louis Yger
1874-1875 André Antoine Leplat
1875-1876 Jean Baptiste Louis Lecourt
1876-1882 André Antoine Leplat
1882-1888 Jean Baptiste Louis Lecourt
1888-....... Gémy Fontenier (1892)
.......-....... .......
1945-1959 J. R. Galton
1959-1965 René Nalleau
1965-1971 J. R. Galton
1971-1983 Julien Nicolle hôtellier
1983-2001 Éric Vannier DVD PDG du Groupe Mère Poulard
2001-2008 Patrick Gaulois UMP hôtelier-restaurateur
2008-2014 Éric Vannier DVD PDG du Groupe Mère Poulard
2014-actuel Yann Galton DVD retraité, restaurateur
Source : Pour la liste des maires de 1796 à 1892, voir l'état civil de la commune numérisé par les archives départementales [16]
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 8 h 30 - 12 h 14 h - 18 h
Image par défaut

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Adresse : Boulevard Porte du Roy - BP 20
50170 Le Mont-Saint-Michel

Tél. 02 33 60 14 06
Fax : 02 33 58 07 18

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Pas de site officiel

Commentaire :

Source : Annuaire Service-Public (10 mai 2012)

Mardi 8 h 30 - 12 h 14 h - 18 h
Mercredi 8 h 30 - 12 h 14 h - 18 h
Jeudi 8 h 30 - 12 h 14 h - 18 h
Vendredi 8 h 30 - 12 h 14 h - 18 h
Samedi - -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Manifestations religieuses

  • Pèlerinage des grèves, qui perpétue la tradition des grands pèlerinages du Moyen Âge ; environ 1500 participants chaque année.

Lieux et monuments

De nombreux immeubles du site sont, à titre individuel, classés au titre des monuments historiques.

Patrimoine religieux

  • Abbaye du Mont-Saint-Michel : parfois vantée comme la « huitième merveille du monde », elle impose sa fière allure et sa magnifique architecture à plusieurs dizaines de kilomètres alentour.

Mais il existe d'autres monuments religieux sur le rocher :

  • Église paroissiale Saint-Pierre. À l'origine, c'était l'église des habitants du Mont, les Montois. Saint-Pierre a conservé son titre de paroisse et se distingue encore aujourd'hui au spirituel - comme autrefois - de l'abbaye. Elle est desservie par un curé nommé par l'évêque de Coutances. L'église a gardé quelques vestiges du XIe siècle, dans ses piliers, mais d'une manière générale, elle appartient aux XV et XVIe siècles. Sa nef ne possède qu'un seul bas-côté, ce qui décentre son chœur vers la gauche. Munie d'un petit clocher, elle est riche de beaux objets cultuels : un vitrail du XVe siècle, un gisant médiéval décapité, un autel et son rétable à colonnes daté de 1660, des fonts baptismaux primitifs du XIIIe siècle; une Vierge à l'Enfant et une Éducation de la Vierge (Sainte Anne enseignant à Marie) des XVe et XVIe siècles. Enfin, une copie de la statue de saint Michel. L'église Saint-Pierre, qui est encore entourée de son cimetière, est inscrite depuis 1909 à l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH).
  • Chapelle Notre-Dame-sous-Terre
  • Notre-Dame-des-Trente-Cierges.
  • Notre-Dame du Mont Tombe
  • Chapelle Saint-Aubert
  • Statue de Notre-Dame du Mont-Tombe (ancien nom du Mont-Saint-Michel). Selon la plaque, elle fut érigée dans la crypte en mémoire de Notre-Dame-sous-Terre
  • Fontaine Saint-Aubert

Patrimoine civil

Fortifications
Vue intérieure, 1839.

La ville actuelle est l'une des rares villes françaises à avoir conservé l'ensemble de ses fortifications médiévales. Cette enceinte urbaine date des XIIIe et XVe siècles. Elles est entièrement classée Monument historique. La muraille se compose de courtines flanquée de tours semi-circulaires et d'une tour bastionnée :

  • la tour Claudine
  • la tour du Nord
  • la tour de la Liberté
  • la tour de l’Arcade
  • la tour du Roi
  • la tour Boucle (bastionnée)
L'une des tours aujourd'hui.

Le chemin de ronde et les parapets sont du XVe siècle ainsi que divers ouvrages de défense comme :

  • la porte du Roi
  • l’avancée et sa porte
  • le Boulevard et sa porte
  • le corps de garde des Bourgeois - XVIe siècle

L'enceinte des Fanils, qui continue les murs du Monteux, de Cantilly et de la Pillette, date du XVIe siècle, avec la tour Gabriel, qui porte en son chef un moulin à vent.

Habitations classées
  • Maison de l’Artichaut
  • Maison de la Coquille
  • Maison de la Licorne
  • Maison au Pot de Cuivre
  • Maison de la Truie qui File, classée aux Monuments Historiques depuis le 15 février 1908. Ancienne taverne et boutique de marchands d’images et de souvenirs destinés aux pèlerins, c’est une longue maison composée d’un seul rez-de-chaussée formé d’une suite d’arcades.
  • Logis de Saint-Aubert
  • Logis de Tiphaine Raguenel
  • Logis Saint-Symphorien
  • Hôtel du Dauphin
  • Hôtel du Mouton-Blanc
  • Hôtel de la Mère Poulard
  • Hôtel Saint-Pierre (restauré conformément à l’ancienne maquette)

Autres

  • Ancienne école communale, fermée en 1972, classé au titre des monuments historiques en 1934.

Le Mont dans les arts

Guillaume Fouace, Au Mont-Saint-Michel
Littérature
Cinéma
Peinture

Personnalités liées à la commune

Transports

Pour faciliter l'accès des touristes au Mont-Saint-Michel, une offre de transports en commun leur est offerte : ligne Baie.

Liaisons ferroviaires

Au début du 20e siècle, l'on pouvait se rendre au pied du Mont-Saint-Michel en train directement de Paris. Époque révolue : la gare la plus proche se trouve désormais à Pontorson

Liaisons routières

Routes

Deux routes mènent au Mont-Saint-Michel :

Lignes Manéo

Jumelage

La commune s'est officiellement jumelée le 16 mai 2009 avec la ville japonaise de Miyajima. Miyajima est le plus grand site spirituel et culturel du Japon. Celui-ci, comme le Mont-Saint-Michel, attire chaque année 3,5 millions de visiteurs.

Gastronomie locale

Le Mont-Saint-Michel se situe à l'embouchure du Couesnon, frontière naturelle séparant la Normandie de la Bretagne. Côté terre, des aménagements de digues datant déjà anciens ont permis jusqu'à aujourd'hui de gagner sur la mer des terrains consacrés essentiellement à la culture maraîchère ou de céréales. L’agneau de pré-salé, à déguster de préférence grillé au feu de bois, les poissons et les fruits de mer de la baie sont des spécialités locales qui participent à la renommée du Mont-Saint-Michel.

Une grande activité médiatique, à laquelle a participé de facto le dessinateur Christophe avec sa famille Fenouillard, entoure la préparation de l’omelette de la mère Poulard (du nom du restaurant situé dans le village et réputé pour cette spécialité). Celle-ci est faite d'œufs et de crème fraîche, abondamment battus dans une bassine de cuivre avec un long fouet sur un rythme spécial que peuvent entendre les passants avant d’être cuite dans une poêle de cuivre sur un feu de bois.

Sports

Hommages

Philatélie

Marcophilie

Flamme postale, 1994.

Fréquentation

On compte aujourd'hui trois millions de visiteurs annuels, dont un tiers seulement monte jusqu'à l'abbaye [18]. Le temps moyen de visite est de deux à trois heures. Il y a jusqu'à 20 000 visiteurs par jour en période estivale. On ne dénombre que 30 000 visiteurs en 1886 et seulement 100 000 en 1910 [19].

Bibliographie

voir l'article détaillé Bibliographie du Mont-Saint-Michel

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Géoportail[1]
  2. Marie Casset, « Des paysans contre la mer. Poldérisation et drainages des terres humides sur le littoral de la baie du Mont Saint-Michel au Moyen Âge (xie-xve siècles) », dans Annales de Normandie, 2011 (61e année (lire en ligne)
  3. Pierre Bouet La revelatio ecclesiae sancti Michaelis , Office universitaire d'études normandes, (lire en ligne)
  4. 4,00, 4,01, 4,02, 4,03, 4,04, 4,05, 4,06, 4,07, 4,08, 4,09, 4,10, 4,11, 4,12, 4,13, 4,14, 4,15, 4,16, 4,17 et 4,18 Service éducatif des archives départementales de la Manche, Mont et Merveille, 13 siècles d'histoire, 13 histoires,Septembre 2009
  5. David Nicolas-Méry, Avranches, capitale du pays du Mont Saint-Michel, éd. Orep, 2011, p. 38.
  6. « L’Archange de l'abbaye du Mont-Saint-Michel va reprendre des couleurs », La gazette de la Manche, 11 février 2016
  7. « Tour de France : au Mont, ce sera coton», Ouest-France, 2 juillet 2013(lire en ligne)
  8. Éric Bléas, « Ave navette, ceux qui vont marcher te saluent », Ouest-France, 30 avril 2012.
  9. Christian Gauvry, « Le Mont-Saint-Michel a goûté à l'insularité, une première depuis 1879 », AFP, 24 juillet 2013, 22 h 22 ; Jacques Serais, « 134 ans après, le Mont redevient une île », Ouest-France, 25 juillet 2013.
  10. La Manche Libre, 26 février 2011.
  11. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  12. Population avant le recensement de 1962.
  13. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011.
  16. numérisé par les archives départementales
  17. David Nicolas Méry et François Saint-James, Le tour du Mont en 1300 ans, éd. Ouest-France, 2011
  18. 1 122 321 visiteurs en 2006, François Desbos, « La fréquentation des sites touristiques en France depuis une quinzaine d'années : tendances et enseignements », Observation, développement et ingénierie touristiques (Odit France), 2008.
  19. « Mont-Saint-Michel 1 300 ans d'histoire », supplément à dimanche Ouest-France, juillet 2008.

Source

Une partie de cet article est extrait de l'article « Le Mont-Saint-Michel », sur Wikipédia (Auteurs)

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