Saint-James

Saint-James est une commune du département de la Manche.

Commune de Saint-James Coordonnées : 48° 31′ 33.3″ N, 1° 19′ 28.4″ W
Arrondissement Avranches
Canton Saint-James (chef-lieu)
Intercommunalité Saint-James (siège)
Gentilé Saint-Jamais(es)
Population (2010) 2 678 hab.
Superficie 17,96 km²
Densité 149 hab./km2
Altitude 28 m (mini) - 151 m (maxi)
Code postal 50240
N° INSEE 50487
Maire Michel Thoury
Communes limitrophes de Saint-James
La Croix-Avranchin Saint-Senier-de-Beuvron Saint-Senier-de-Beuvron
Villiers-le-Pré Saint-James Montjoie-Saint-Martin
Carnet Le Ferré (Ille-et-Vilaine) Le Ferré (Ille-et-Vilaine)

Vue de l'église Saint-Jacques.
Vue de l'église Saint-Jacques.


[modifier] Histoire

Saint-James, petite ville située aux confins de la Normandie et de la Bretagne, possède un riche passé. De par la configuration de son terrain et sa situation sur un éperon rocheux elle a joué jadis un rôle important dans notre région.
Les premiers hommes s’y sont installés (pour preuve le polissoir de Saint-Benoît). Plus tard, les Gaulois y ont construit un pagus dans la vallée du Beuvron. Les Romains y ont aussi marqué leur passage (des monnaies ont été retrouvées dans les environs).
Mais l’histoire de notre cité est mieux connue à partir du 10e siècle.
Pour verrouiller de façon efficace la frontière avec la Bretagne, les premiers ducs normands ont construit la Haye de Terre. Il s’agit d’un énorme talus haut de 4 mètres, de 9 mètres de large à la base avec un fossé rempli d’eau de chaque côté. Cette levée de terre mesurait 1 300 mètres de long et joignait la vallée du Beuvron à celle de la Guerge.
Mais c’est à partir du 11e siècle que notre cité va prendre son essor.
Vers 1027 les ducs Robert le Magnifique (père de Guillaume le Conquérant) et Robert III (son oncle) élevèrent le Prieuré et son église dédicacée à Saint Jacques le Majeur et donnée à l’abbaye royale de Fleury-sur-Loire.
Quarante ans plus tard, Guillaume le Conquérant bâtit le château (à l’emplacement de la place du calvaire actuel) et édifia les remparts. Pour renforcer la défense, il fit noyer la vallée du Beuvron pour former trois étangs très profonds, séparés par des digues. Deux lignes de fortifications protégeaient Saint-James du côté de Pontorson à l’ouest. La ville était donc à l’abri des invasions.
Peu à peu, la population de Saint-James va croître et le Moyen Âge va voir la pleine expansion de notre cité. Un commerce très fleurissant va faire notre renommée. Le bourg va devenir un bourg drapier. Une cinquantaine de drapiers va fabriquer jusqu’à 5 000 draps par an. L’artisanat parallèle va se développer : la pelleterie, la tannerie, etc. Les moulins à blé, à tan, à foulon vont tourner à plein rendement. Quatre foires annuelles voient le jour (il ne subsiste que la Saint-Mathieu ou Saint-Macé, qui a lieu le dernier lundi du mois de septembre).
Malheureusement, la peste en 1362-1364 va ralentir l’activité.
Au 15e siècle, la cité - qui s’appelait jusqu’alors Saint-Jacques-du-Beuvron - va devenir Saint-James suite à l’occupation anglaise (1378-1419). Au 16e siècle, les guerres de religions affaiblissent la place forte (démantèlement du château en 1590).
Pendant la Révolution de 1789, la ville devient le siège de combat entre les Bleus et les Chouans bien implantés dans notre région. Saint-James s’appelle Beuvron-les-Monts.
A la fin du XIXe siècle voit le jour à Saint-James : une usine de lanterne vénitienne va se développer et employer 300 ouvrières travaillant pour la plupart à domicile. Le renom de cette industrie va atteindre Paris et la fabrique se verra récompenser par l’attribution d’une médaille d’or à l’exposition universelle de 1889. Les lanternes seront expédiées hors de nos frontières, jusqu’au Japon. L’arrivée de l’électricité sera la cause de la fermeture de l’usine en 1936.
Vers 1850, une industrie lainière va se développer et remplacer la fabrication des draps du Moyen Âge. Les filatures vont s’implanter aux Bas des Rivières et les Tricots Saint-James prennent le relais de cette tradition. Aujourd’hui, l’usine est en plein développement sur la zone industrielle employant plus de 300 personnes qui travaillent sur des machines à la pointe du progrès. Les Tricots Saint-James contribuent à la renommée mondiale de la ville.
À proximité de la cité sur la commune de Montjoie-Saint-Martin, le cimetière américain rappelle le souvenir de 4 410 soldats morts au cours de la libération de notre pays.

Lieu de passage depuis l’Antiquité, voie romaine au début du premier millénaire, chemin de Paradis pour les pèlerins du Mont Saint-Michel et aujourd’hui traversés par l’autoroute des estuaires (A84) Saint-James et son canton ont toujours attiré de nombreux visiteurs.

[modifier] Démographie

Évolution démographique depuis 1793 (Sources : Cassini[1] et INSEE[2])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 515 2 522 2 666 2 646 3 104 3 203 3 236 3 278 3 363 3 274
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
3 270 3 230 3 199 3 088 3 249 3 265 3 067 2 965 2 996 2 764
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
2 624 2 250 2 412 2 365 2 302 2 386 2 329 2 415 2 452 2 489
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
2 766 2 976 2 917 2 735 2 706 2 678 2 687 2 678
De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Notice communale de Saint-James sur le site Cassini


[modifier] Administration

[modifier] Circonscriptions administratives avant la Révolution

[modifier] Les maires

Liste des maires
Période Identité Qualité
....... - ....... Paul de Carbonnel de Canisy
....... - ....... Eugène Sursois Médecin
....... - ....... Hippolyte Morel juge de paix
....... - ....... Hippolyte Morel auditeur au Conseil d'État
....... - ....... Léon Legallais chef d'entreprise
....... - ....... Charles Houssard
1983 - ....... Michel Thoury dentiste
À compléter.

[modifier] Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 9 h - 12 h 14 h - 17 h 30
La mairie.

La mairie.

Adresse : 21 Rue de la Libération
50240 Saint-James

Tél. 02 33 89 62 00
Fax : 02 33 89 62 01

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Officiel

Commentaire :

Source : Annuaire Services-Publics (24 mars 2012)

Mardi 9 h - 12 h 14 h - 17 h 30
Mercredi 9 h - 12 h 14 h - 17 h 30
Jeudi 9 h - 12 h 14 h - 17 h 30
Vendredi 9 h - 12 h 14 h - 18 h
Samedi - -



[modifier] Religion

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

[modifier] Lieux et monuments

  • La maison de pays : construite entre 1987 et 1988, et restaurée en 2007, elle abrite les services sociaux du canton.
  • La place de l'église
  • Le monument aux morts

[modifier] Évolution de la ville

Depuis quelques mois, la ville de Saint-James fait peau neuve. Cela faisait 50 ans qu'il n'y avait pas eu de travaux.

  • une fontaine place Saint-Martin.
  • un parking aménagé place du Calvaire

Le centre ville est lui aussi bouleversé, nouvelle chaussée, trottoir... Certaines rues ont un sens de circulation inversé et d'autres sont devenues piétonnes.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Naissances

[modifier] Décès

[modifier] Autres

[modifier] Économie

[modifier] Transports

[modifier] Éducation

  • Collège du Clos-Tardif
  • Collège de l'Immaculée-Conception (privé)

[modifier] Animations

  • Foire Saint-Macé

[modifier] Sports

  • Boxe
  • Football : La Patriote Saint-Jamaise, club omnisports fondé en 1909, à l'origine destiné à la préparation militaire (sections athlétisme, football, tir, préparation militaire et surtout gymnastique). Il ne subsiste aujourd'hui que la section football.
  • Tennis
  • Tennis de table

[modifier] Bibliographie

Articles
  • François de Beaurepaire, « Un bourg drapier de Basse-Normandie au Moyen Âge : Saint-James », Revue du département de la Manche, n° 25-26, 1965
  • Jacques Fauchon, « Un meurtre à Saint-James en 1624 », Revue de l'Avranchin, t. 74, n° 370, mars 1997

[modifier] Liens internes

[modifier] Notes et références

  1. Population avant le recensement de 1962
  2. INSEE : Population depuis le recensement de 1962