Marcelle Lecerf-Baudron

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Marcelle Lecerf-Baudron, née Lecerf à Méricourt-sous-Lens (Pas-de-Calais) le 8 août 1912, mort à Saint-James le 18 mars 1982, est une résistante de la Manche.

Un douloureux calvaire jusqu’à Ravensbrück

Tenace et résolue comme bon nombre des gens du Nord où elle est née, Marcelle Lecerf, de son nom de jeune fille, arrive à Cherbourg en avril 1940 et travaille comme cuisinière dans un cours complémentaire.

Deux mois après, avec d’autres réfugiés et les enfants des écoles de Cherbourg, elle rejoint Saint-James où elle n’hésite pas à servir la cause de la Résistance. Le camouflage d’un parachutiste anglais dès 1941 lui attire des ennuis avec dénonciation deux ans plus tard.

Arrêtée malgré un grave handicap de naissance le 23 mai 1943 à Saint-James, elle est emprisonnée à Granville, Caen, Saint-Lô puis Fresnes. Elle y subit de durs interrogatoires, mais le souvenir de son père, racontait-elle, tué par les occupants allemands en 1914, lui permet de tenir bon.

Elle est déportée à l’été 44 en Haute Silésie, puis en octobre à Ravensbrück gardée par les femmes S.S. qui « cravachent les détenues voulant se soustraire du travail ». Elle n’en est libérée que le 23 avril 1945 avec quelques survivantes sur une initiative de la Croix-Rouge suédoise et rentre en juin 1945 à Saint-James. Elle y épouse le 23 avril 1946 un ancien prisonnier de guerre, M. Baudron, et continue à animer les différentes associations de déportés et de résistantes.

  • Source : Dictionnaire des personnages remarquables de la Manche, tome 4, sous la direction de René Gautier.