Surtainville

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Surtainville est une commune du département de la Manche.

Commune de Surtainville Coordonnées géographiques de la mairie Logo-Mairie.png
49° 27' 30.28" N, 1° 48' 48.28" W (OSM)
Arrondissement Cherbourg-Octeville
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Canton Les Pieux
Ancien canton Les Pieux
Intercommunalité CA du Cotentin
Gentilé Surtainvillais(es)
Population 1 199 hab. (2015)
Superficie 14,61 km²
Densité 82 hab./km2
Altitude 3 m (mini) - 81 m (maxi)
Code postal 50270
N° INSEE 50585
Maire Jérôme Bonnissent

La plage de sable fin.
La plage de sable fin.


Histoire

La guerre sur la mer

1793

La guerre sur mer, comme toutes les guerres, est ponctuée d'épisodes dramatiques. Le premier se situe en 1793, peu de temps après la Révolution ; Les Anglais ont alors peur de la contagion révolutionnaire et sont donc en guerre contre nous. Leurs navires sillonnent sans cesse le passage de la Déroute d'où ils guettent l'arrivée de nos convois obligés de le traverser tout en veillant à bien se tenir bien hors de portée des canons de nos forts.

Afin de leur échapper, il ne reste à nos navires que d'essayer de tromper leur surveillance en naviguant le plus possible de nuit, mais que de risques dans ces parages dangereux ! Le 31 août 1793, la canonnière Le Brutal, ayant Granville pour port d'attache, s'échoue sur les rochers des Écréhous vers 9 h 30 du soir, alors qu'elle convoyait des navires marchands. N'ayant pu prendre place à bord de la chaloupe déjà trop chargée, quatre hommes de l'équipage fabriquent un radeau de fortune avec des éléments récupérés du navire échoué : trois panneaux d'écoutilles reliés par de bouts de cordes.

Ils partent sur cette embarcation de fortune et vont dériver pendant 26 heures, pour finalement s'échouer sous Surtainville. L'un d'entre eux mourra, hélas, de fatigue, de faiblesse et de faim, seulement une heure avant le sauvetage.

Le combat de 1795

Le 20 floréal 1795, plusieurs navires anglais restent pendant quelques semaines devant l'entrée du port de Diélette, à portée de canon du fort, sans que, ni d'un côté, ni de l'autre, on n'éprouve le désir de commencer l'attaque...

Un soldat qui revient de l'armée du Rhin, manifeste vivement sa surprise d'une telle inaction ! On lui répond alors avec flegme : « lo ! les Anglais sont là bien tranquilles. l'n font d'ma à pieche, chas'rait pas trop innochent d'ie zémôtchi » En bon français : Ils ne font de mal à personne, ce serait par trop sot de les exciter !

Le 20 floréal 1795, la municipalité des Pieux est en grand émoi. On vient de l'informer que les féroces anglais battent un convoi sur les côtes du Rozel, de Flamanville, et de Surtainville. Ce convoi faisait alors voile pour Brest, mais le feu terrible que les canons anglais vomissaient, faisait craindre le pire...

La navigation en convoi avait pour but d'assurer une plus grande sécurité aux navires marchands mais présentait un lourd handicap quant à la mobilité et à la rapidité du trafic. Devant ce feu nourri des Anglais, à terre, on sonne le tocsin, on bât la générale et on avertit les citoyens de se rassembler pour le cas où l'ennemi débarquerait...

Le rapport des officiers du Crache-feu, l'une des deux canonnières engagées dans le combat, avec un petit aviso, nous conte cette bataille au cours de laquelle, le maire de Surtainville fit preuve d'un grand courage.

Naufrage

Dans la nuit du 3 au 4 mars 1880, l'Édouard P. Bouverie s'échoue sur les rochers [1]. Les 19 marins formant l'équipage trouvent la mort dans ce naufrage [1]. Tous sont enterrés dans le cimetière de la commune [1].

Période contemporaine

  • 31 janvier 1942 : l'explosion accidentelle d'une mine sur la plage fait trois morts.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[2]. En 2015, la commune comptait 1 199 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [3] et INSEE [4])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 025 939 1 128 1 137 1 227 1 288 1 202 1 207 1 203 1 132
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 055 1 040 942 942 1 037 1 001 1 025 962 937 962
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
891 864 909 923 965 955 936 1 019 948 827
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
775 977 1 072 1 167 1 240 1 274 1 255 1 235 1 216 1 222
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
1 212 1 205 1 199
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
1793-1799 Hervé Lempérière cultivateur maître de barque/capitaine et armateur
1799-1800 Jean Le Roy
1800-1815 Nicolas Mahieu Falaize
1815-1823 Jean Guillaume François Herout des Mares
1823-1830 Michel Nicolas Avoinne cultivateur
1830-1831 Nicolas Mahieu Falaize
1831-1841 Pierre Michel Denis percepteur
1841-1864 [6] Pierre François Avoinne Dumilly
1864-1869 [7] Louis Victor Frédéric Caillot
1870-1877 Pierre Marcel Aristide Denis-Dumont cultivateur
1878-1884 [8] Louis Victor Frédéric Caillot
1885-1892 Jules Le Cointe cultivateur
1892-1900 [9] Louis Nicolas Avoinne cultivateur
1900-1908 Auguste Mahieu Genefort épicier
1908-1909 [10] Jean Buhot cultivateur
1909-1942 [11] Auguste Avoinne cultivateur
1942-1944 Auguste Bonnemains cultivateur retraité de la Gendarmerie
1944-1945 Auguste Néel agriculteur
1945-1947 Auguste Bonnemains cultivateur retraité de la Gendarmerie
1947-1953 Louis Le Conte maraîcher
1953-1971 Louis Pezet maraîcher
1971-1977 Louis Huault maraîcher
1977-2001 François Leblond agriculteur
2001-2014 Odile Thominet UMP comptable
2014-actuel Jérôme Bonnissent SE retraité fonction publique
Toutes les données ne sont pas encore connues.



Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - 13 h 15 - 16 h 15
La mairie (2015).

La mairie (2015).

Adresse : 4 route de Brisay
50270 Surtainville

Tél. 02 33 10 12 40
Fax : 02 33 10 12 41

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Officiel

Commentaire :

Source : Annuaire Service-Public (28 avril 2012)

Mardi - 13 h 15 - 16 h 15
Mercredi - 13 h 15 - 16 h 15
Jeudi - 13 h 15 - 16 h 15
Vendredi - 13 h 15 - 16 h 15
Samedi - -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Architecture religieuse

Architecture civile

  • Manoir de Guinfard
  • Manoir du Quesnay, [16e).
  • La Pigacherie, (16e-18e).
  • La Boërie.
  • Tour de La Mare du Parc.
  • Moulin de Sénoville.
  • Ancien presbytère (18e).

Sites remarquables

  • Mont de la Croix
  • Vallon de la Scye
  • Plage de sable fin
  • Le Pou

Personnalités liées à la commune

Naissances

Décès

Autres

Économie

La commune vit essentiellement de l'agriculture, en particulier la culture des légumes dans les sols sableux des mielles du littoral.

  • Les Nouveaux agenceurs
  • Mine de plomb argentifère (arrêtée), concédée par ordonnance royale le 11 avril 1826 [12]

Transports

Sports

  • Football : Ouest Cotentin Football, né en 2001 de la fusion de l'AS Surtainville et de l'AS Flamanville ; l'OCF a créé une école de foot pour les jeunes des deux communes et ceux de Pierreville et de Saint-Germain-le-Gaillard. Le club prend le nom d'Ouest Cotentin Football Club en 2009 suite à une association avec la communes des Pieux.

Bibliographie

  • Adrien Le Grin, « Prise d'un convoi (...) sous le fort de Surtainville le 9 mai 1795 » in Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg, n° 15, 1895.
  • Léon Favier, « Procès entre les habitants de Surtainville et leur curé, à propos de dîmes » in Revue d'études normandes, n° 1, novembre 1906.
  • André Hamel, « La chapelle Sainte Ergoueffe de Surtainville » in Revue du département de la Manche, n° 197, 2007, pp. 3-11.
  • Gérard Durel, « La chapelle Sainte Ergouëffe de Surtainville », Patrimoine Normand, n° 80, janvier-février-mars 2012, pp. 70-72

Notes et références

  1. 1,0, 1,1 et 1,2 Michel Giard, Le Canton des Pieux, éd. Alan Sutton, 1996.
  2. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Population avant le recensement de 1962.
  4. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Louis Eugène Bellet, nommé par le Préfet, provisoirement Officier de l'état civil le 26 février 1864
  7. François Pimont, 1er conseiller, nommé le 25 septembre 1869 par le Préfet pour remplir provisoirement les fonctions de maire Officier de l'état civil.
  8. En décembre 1884 Louis Tollemer adjoint, signe les actes de l'état civil : "adjoint remplissant les fonctions de maire au lieu et place du Maire décédé".
  9. Du 23/02/1900 au 18/05/1900 Jean Buhot adjoint, signe les actes de l'état civil.
  10. Du 19 mai 1909 au 16 juillet 1909, Emile Avoinne adjoint, signe les actes de l'état civil (maire décédé le 31 mai 1909).
  11. Suite à la démission d'Auguste Avoinne pour des raisons de santé, Auguste Bonnemains est nommé maire par arrêté préfectoral du 23 novembre 1942.
  12. Girault de Saint-Fargeau, Guide pittoresque du voyageur en France, éd. Firmin Didot Frères, 1938, p. 27.