Agon-Coutainville

Agon-Coutainville (prononcer [agɔ̃kutɛ̃vil] ) est une commune du département de la Manche.

Le nom primitif de cette localité est Agon, auquel fut accolé l'élément Coutainville en 1965, du nom d'une station balnéaire, pour des raisons principalement touristiques (voir Toponymie ci-dessous).

Agon-Coutainville.png Blason de la commune d'Agon-Coutainville Coordonnées : 49° 02′ 37.1″ N, 1° 34′ 37.5″ W
Arrondissement Coutances
Canton Saint-Malo-de-la-Lande
Intercommunalité Canton de Saint-Malo-de-la-Lande
Gentilé Agonais-Coutainvillais(es)
Population (2010) 2 834 hab.
Superficie 12,35 km²
Densité 229 hab./km2
Altitude 0 m (mini) - 49 m (maxi)
Code postal 50230
N° INSEE 50003
Maire Max Avenel
Communes limitrophes d'Agon-Coutainville
Mer de la Manche Blainville-sur-Mer Saint-Malo-de-la-Lande
Mer de la Manche Agon-Coutainville Tourville-sur-Sienne
Mer de la Manche Mer de la Manche Mer de la Manche
(estuaire de la Sienne)

Le phare de la Pointe d'Agon, en 2010
Le phare de la Pointe d'Agon, en 2010

Sommaire


[modifier] Toponymie

[modifier] Attestations anciennes

  • curtem supra mare que dicitur Agons [1] 1026/1027 [2].
  • vill[a] que dicitur Agon 1056/1066 [3].
  • ecclesia de Agon 1146 [4].
  • ecclesi[a] Sancti Ebrulphi de Agone 1332 [5].
  • Agon 1351/1352 [6].
  • prebenda de Agon 1412 [7].
  • prebendam d'Agon ~1480 [8].
  • Agon 1635 [9].
  • Aazon [sic] 1612/1636 [10].
  • Aagon 1677 [11].
  • Agon 1693 [12], 1694 [13].
  • Aagon 1713 [14].
  • Agon 1716 [15], 1719 [16].
  • Aagon 1735 [17].
  • Agon 1753 [18], 1758 [19], 1753/1785 [20], 1793 [21], 1801 [22], 1829 [23], 1854 [24], 1903 [25], 1954 [26], 1962 [27].
  • Agon-Coutainville 1965 [28], 1978 [29].
  • Agon Coutainville 1978, 1993 [30].

[modifier] Étymologie

François de Beaurepaire [28] a rapproché ce nom du terme bas-latin d'époque mérovingienne agaunum « pierre », forme évoluée du gaulois °acaunon, de même sens [31]. Cette étymologie a été reprise par René Lepelley [32], qui donne à ce mot le sens de « pointe » ou « butte », jamais attesté selon nos connaissances actuelles [33].

Quel que soit le sens que l'on veuille donner à cet étymon, l'explication se heurte à un fait qui semble avoir été curieusement négligé ou éludé : l'évolution phonétique °acaunon > Agon est théoriquement impossible : le son [k] dans cette position aboutit à [j] (le son noté par y dans payer < latin pacare « apaiser »), ou disparaît complètement si la diphtongue [au] évolue assez rapidement en [o]. Justifier le maintien de [k] (sous sa forme sonorisée [g]) dans ce mot oblige d'invoquer toutes sortes d'influences analogiques ad hoc, qui affaiblissent d'autant l'explication.

Une autre hypothèse, initialement formulée par Pierre-Henri Billy [34], semble un peu plus forte : la fixation toponymique du nom de personne scandinave (ancien norois) Hákun ou Hákon, ignoré par Adigard des Gautries [35], mais très bien documenté dans les pays scandinaves (en particulier la Norvège) [36], et également bien attesté en Angleterre : cf. par exemple les formes anglo-scandinaves Hacun, Hacon en 1066 dans le Domesday Book; Hacon de Crokestun vers 1160 dans le Lincolnshire, ou plus tardivement Robert Hacun en 1221 dans le Shropshire [37].

On peut objecter à cette dernière hypothèse que le nom scandinave comporte systématiquement un [k] interne qui, présente dans un nom importé en France au 10e siècle, n'a aucune raison de se sonoriser en [g] (cette évolution s'est terminée cinq siècles auparavant !). Peut-être faudrait-il alors en revenir à l'explication d'Ernest Nègre [38], qui rend tout simplement compte d'Agon par le nom d'homme d'origine germanique Ago [39] (radical Agon-), qui représente l'hypocoristique des noms germaniques dont le premier élément est Ag- (du germanique commun °agiō « fil de l'épée »; cf. anglais edge « bord ») [40], à moins qu'il ne se rattache à °agan « craindre ». Dans ce dernier cas, il faudrait nécessairement postuler une fixation de ce nom postérieure au 5e siècle, ce qui reste parfaitement possible.

En 1965, on a accolé au nom d'Agon celui du village de Coutainville, étant donné la fréquentation de cette station balnéaire mieux connue par certains vacanciers que le nom de la commune elle-même.

[modifier] Géographie

Coutainville est une station balnéaire située dans le département de la Manche en face de Jersey.

[modifier] Histoire

Moyen Âge : le roi Richard Cœur de Lion aurait embarqué dans le hameau de Coutainville pour son départ en croisade. De même, Jacques II (d'Angleterre) y serait passé lors de son exil (d'où le nom de la rue du roi Jacques, près du centre).

1914-1918 : Coutainville accueille un hôpital destiné à recevoir des soldats français en convalescence. La commune va perdre 77 de ses enfants pendant le conflit.

1940 : le village est occupé par une garnison composée d'Allemands, remplacés fin 1941 par 30 Géorgiens des Osttruppen.

1944 : en juin, un avion britannique en mauvaise posture lâche ses deux bombes sur le centre de Coutainville, faisant trois morts. La libération de la ville a lieu le 28 juillet, avec l'arrivée des Américains du 86th Cavalry Squadron. Deux Géorgiens sont tués par la résistance guidant les libérateurs. Agon Coutaiville donne 32 de ses habitants à la 3e DB du général Leclerc.

[modifier] Héraldique

Écartelé : au premier et au quatrième de gueules aux trois léopards d'or rangés en barre, au deuxième coupé ondé au I d'azur plain au II burelé ondé d'argent et d'azur de douze pièces, à la voile latine aussi d'argent, brochant, accompagné de deux mouettes en chevron renversé du même rangé en bandes en chef à senestre, au troisième de sinople à la tête de cheval contournée, senestrée d'un club de golf en barre soutenu d'une balle et surmontée d'une raquette de tennis soutenue en bande d'une balle à dextre, le tout d'argent.

[modifier] Démographie

[modifier] Sous l'Ancien régime

Sous l'Ancien régime, le dénombrement des populations se fait généralement par feux, c'est-à-dire par foyers. Le nombre de personnes habitant sous un même toit variant beaucoup suivant celui d'ascendants et d'enfants, ces données sont donc relatives, mais donnent néanmoins une idée de l'évolution démographique.

[modifier] Depuis la Révolution

Évolution démographique depuis 1793 (Sources : Cassini[41] et INSEE[42])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 556 1 399 1 632 1 446 1 506 1 462 1 561 1 533 1 530 1 465
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 605 1 602 1 600 1 570 1 595 1 597 1 590 1 614 1 644 1 664
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 717 1 469 1 503 1 795 1 754 3 629 2 551 2 341 2 280 2 349
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
2 321 2 510 2 723 2 804 2 798 2 820 2 826 2 834
De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Notice communale d'Agon-Coutainville sur le site Cassini


[modifier] Administration

[modifier] Circonscriptions administratives avant la Révolution

[modifier] Circonscriptions administratives depuis la Révolution

[modifier] Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
.......-....... Tanqueray (1829)
.......-....... Lemare (1861)
.......-....... Pottier (1868)
.......-....... A. Boissel Dombreval
1995-2001 Michel Desbiens DVD Directeur d'hôpital
2001-actuel Max Avenel DVD
Source 1829, 1861, 1868 : Annuaire de la Manche.
(....) : en exercice en cette année.


[modifier] Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi 9 h - 12 h 15 13 h 45 - 16 h 45
La mairie.

La mairie.

Adresse : 2, avenue Louis Périer - BP 90062
50230 Agon-Coutainville

Tél. 02 33 47 07 56
Fax : 02 33 47 90 85

Courriel : Pas d'adresse mel

Site internet : Officiel

Commentaire : Formulaire de contact sur le site web.

Source : (27 février 2012)

Mardi 9 h - 12 h 15 13 h 45 - 16 h 45
Mercredi 9 h - 12 h 15 13 h 45 - 16 h 45
Jeudi 9 h - 12 h 15 13 h 45 - 16 h 45
Vendredi 9 h - 12 h 15 13 h 45 - 16 h 45
Samedi - -



[modifier] Religion

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

[modifier] Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Évroult.
  • Patrons (présentation) : alternativement, sept chanoines de Coutances (de Saint-Samson-de-Bonfossé; des Viviers à La Mancellière; de la Foulerie; du Val à Quibou; du Bosc-Héron; des Vautiers à Quibou; et de Vire, Calvados), et le prieur de Saint-Lô de Rouen.
  • Fête patronale : ?

[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

[modifier] Éducation

Il existe deux établissements scolaires[43] :

  • École maternelle et primaire publique, rue Fernand-Lechanteur (183 élèves)
  • Collège Les Embruns, rue de la Mare A Jorre.

[modifier] Lieux et monuments remarquables

Bâtiments religieux
Résidences
  • Château d'Agon (17e / 18e s.).
  • Manoir de Coutainville (15e / 16e : ancienne maison forte en granit. Inscrit aux Monuments historiques le 24 juin 1937. L'amiral de Tourville y a vécu.
  • Nombreux petits châteaux notoires, tels que ceux de La Noë-Chesnaie, Les Pins, La Flague, La Valette.
Moulins

En 1837, on recense cinq moulins à grains à Agon [44] :

Moulins à eau :

- Le moulin de la Planque, sur le ruisseau de la Vallée.
- Le moulin d'Agon, sur la Siame petit affluent de laSienne.
- Le moulin de Carrouge, sur la Siame .

Moulins à vent :

- Le moulin des Forges.
- Le moulin de Vallière.
Phare de la Pointe d'Agon.
Bâtiments divers
Monuments commémoratifs
Monument commémoratif à Fernand Lechanteur, et le phare d'Agon au loin
Sites naturels
  • Baie de Sienne, site inscrit au 24 août 1973.
  • Havre de Regnéville, site classé au 1er février 1989.
  • Havre de Blainville.
  • Le Passous, lieu de détente.
  • Mare de l'Essay.
  • L'estran, particulièrement large à cet endroit. Par grande marée, on peut aller à pied jusqu'à la tourelle de Ronquet, à quelque 3 km à l'ouest de la Pointe d'Agon.
Flamme postale, 1985.

[modifier] Personnalités liées à la commune

[modifier] Naissances

[modifier] Décès

[modifier] Autres

  • Paul Vimond (1922-1998), architecte, résident secondaire
  • Michel Brulé (1932), sondeur, résident secondaire
  • Mme Leprieur, créatrice de questions pour le jeu Les Grosses Têtes sur RTL ; aujourd'hui décédée
  • Alain Juppé (1945), ancien Premier ministre. Passe régulièrement ses vacances avec sa famille à Coutainville
  • Denis Moulin, aquarelliste
  • Paul-André Lesort, écrivain, résident secondaire

[modifier] Économie

  • Tourisme.
  • Casino.
  • Conchyliculture.

[modifier] Transports

[modifier] Liaisons routières

Ligne Manéo

[modifier] Médias

[modifier] Anciens titres de presse

Journaux disparus, localisés à Agon-Coutainville[45] :

[modifier] Éducation

  • Collège Les Embruns (aussi appelé La Taupaine)
  • Groupe scolaire du Méquet

[modifier] Jumelage

[modifier] Sports

  • Enduro des sables : créé en 1982.
  • Festival de la glisse : organisé depuis depuis 1996 par le Mauna Kea Surf Club, il est consacré aux sports de glisse émergents [46]. Ce festival accueille des personnalités de renommée internationale : Taïg Khris, champion du monde de roller, le parrain de ce festival depuis 1999, mais aussi le champion du monde de BMX, Mark Webb, et d'autres encore...
  • Football : FC Agon-Coutainville
  • Golf
  • Horse-ball : Coup d'envoi d'Agon-Coutainville
  • Judo
  • Karaté vietnamien : AS Nha Trang Viet Vo Dao
  • Tennis : Tennis club La jeune France, Tennis club coutainvillais
  • Voile, char à voile : Club nautique

[modifier] Bibliographie

Livres
  • Philippe Debon, Coutainville-Plage, Impr. Bellée, Coutances, 1997
Articles
  • « Le cadran solaire de Le Verrier à Agon », Revue du département de la Manche, n° 35, 1967
  • Fernand Lechanteur, « Agon à travers les siècles », Revue du département de la Manche, n° 87, 1980
  • Fernand Lechanteur, « Les deux ports et les deux forts d'Agon-Coutanville », Revue du département de la Manche, n° 87, 1980
  • Guy de Saint-Denis, « En 1929, une expédition agonaise aux Minquiers », Revue du département de la Manche, n° 198, 2007

[modifier] Notes et références

  1. « Le domaine rural sur la mer qui est appelé Agons ».
  2. Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 182, § 58.
  3. Ibid., p. 405, § 214.
  4. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 510, § 348.
  5. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 360F.
  6. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 365F.
  7. Pouillé du Diocèse d’Avranches, 1412, in Auguste Longnon, op. cit., p. 160D.
  8. Pouillé du Diocèse d’Avranches, ~1480, in Auguste Longnon, op. cit., p. 163D.
  9. Normandia Ducatus (carte du duché de Normandie), Atlas Van der Hagen, 1635.
  10. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BN, ms. fr. 4620].
  11. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BN, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  12. Greenville Collins, Chart of the channell, Manche, 1693 [BNF, Collection d'Anville, cote 00757].
  13. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BN, IFN-7710251].
  14. 14,0 et 14,1 Dénombrement des généralités de 1713 [BN, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  15. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  16. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  17. 17,0 et 17,1 Nouveau dénombrement du royaume par generalités, elections, paroisses et feux […], t. II, Impr. Pierre Prault, Paris, 1735, p. 58a.
  18. Herman van Loon, D2.me [= Deuxième] carte particuliere des costes de Normandie contenant les costes du Cotentin depuis la Pointe de la Percée Jusqu'a Granville ou sont Comprises les Isles de Jersey, Grenezey, Cers, et Aurigny, avec les Isles de Brehat. Comme elles paroissent a basse Mer dans les grandes marées, Atlas Van Keulen, Amsterdam, 1753 [BN]
  19. G. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  20. Carte de Cassini.
  21. Site Cassini.
  22. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris, 1801-1870.
  23. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Coutances, p. 144.
  24. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  25. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  26. Nomenclature des hameaux, écarts et lieux-dits de la Manche, INSEE, 1954.
  27. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  28. 28,0 et 28,1 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 65.
  29. Carte IGN au 1/100.000.
  30. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  31. Jean Degavre, Lexique gaulois, Mémoires de la société belge d’études celtiques n° 10, Bruxelles, 1998, p. 22; Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 2001, p. 26-27.
  32. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 45a s.v. Acon.
  33. Cette interprétation résulte sans doute d'un amalgame rapide entre le sens de la racine indo-européenne °ak- « pointu, coupant » sur laquelle repose le mot gaulois °acaunon, et ce mot lui-même, uniquement attesté au sens de "pierre".
  34. Pierre-Henri Billy, compte-rendu de l'ouvrage de Dominique Fournier, Les Noms de lieux du Pays d'Auge. I. Éléments pré-latins (gaulois ou transmis par le gaulois), Lisieux, éd. Société historique de Lisieux, 2004, in Nouvelle Revue d'Onomastique n° 43-44, 2004, p. 266.
  35. Jean Adigard des Gautries, Les noms de personnes scandinaves en Normandie de 911 à 1066, Lund, 1954.
  36. Ancien danois Hakun, ancien suédois Hakon, Hakan, ancien norois de l'ouest Hákon. Le premier élément Há- a trois origines possibles et indifférenciables : a) germanique commun °hanha, d'où le scandinave commun °hanhista « cheval », cf. ancien islandais hestr; b) scandinave commun °hauha « haut », cf. ancien islandais hár; c) scandinave commun °haþu, cf. ancien islandais höð « bataille ». Le second élément peut représente -konr, « fils, descendant », ou -kyn, apparenté à l'ancien norois kyn, « race, famille ». Ce nom est rare en Islande, mais très commun en Norvège après l'an mil; il est courant dans les sources danoises et suédoises, ainsi que les inscriptions runiques. Cf. Geirr Bassi Haraldsson, The Old Norse Name, Studia Marklandica I., Olney, 1977, p. 11, s.v. Hákon; Gillian Fellows-Jensen, Scandinavian Personal Names in Lincolnshire and Yorkshire, Copenhagen, Akademisk Forlag, 1968, p. 124-126 et 344 s.v. Hákon et Há-; Lena Peterson, Nordiskt runnamnslexikon (dictionnaire de noms relevés sur les inscriptions runiques), Språk- och folkminnes-institutet, s.v. Hákon et Há-.
  37. P. H. Reany & R. M. Wilson, A dictionary of English Surnames, Oxford University Press, Oxford, 3rd ed., 1995, p. 210b; les auteurs y traduisent un peu rapidement le nom par "haute race", ce qui n'est qu'une hypothèse parmi d'autres.
  38. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 825 § 14272.
  39. Marie-Thérèse Morlet, les Noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. 1 (les noms issus du germanique continental et les créations gallo-germaniques), 1968, p. 22b.
  40. Ce mot repose sur la racine indo-européenne °ak- « pointu, coupant » déjà mentionnée.
  41. Population avant le recensement de 1962
  42. INSEE : Population depuis le recensement de 1962
  43. [=50 Annuaire de l'Education nationale], education.gouv.fr.
  44. Annuaire de la Manche (1837), Statistique de l'arrondissement de Coutances, p. 22.
  45. Jean Quellien et Christophe Mauboussin, Journaux de 1786 à 1944 , l'aventure de la presse écrite en Basse-Normandie, Cahiers Du Temps, 1998. ISBN 2911855132
  46. [1]