Louis Caillemer

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Louis Caillemer, né à Carentan le 8 décembre 1764, mort à Saint-Lô le 5 septembre 1827, est une personnalité militaire de la Manche.

Biographie

Frère de Charles François Caillemer‎, il s'engage dans l'armée le 5 juin 1792. Il est lieutenant au 3e bataillon de la Manche le 11 août suivant, puis, affecté au 1er régiment de chasseurs à cheval le 19 juin 1793, il est fait capitaine le 24 mars 1795.

Réformé le 19 juin 1798, il est néanmoins réaffecté au 1er régiment de chasseurs le 22 juin 1801. Aide-de-camp du général de division Marchand en 1804, il progresse dans la hiérarchie militaire : chef d'escadron le 5 septembre 1806, intégré au 26e régiment de chasseurs le 18 mars 1807, major en second le 8 février 1813, adjudant-commandant le 8 août de la même année. Il participe aux campagnes des armées de Moselle, de Sambre-et-Meuse, du Rhin, du camp de Montreuil, de la Grande Armée, d'Espagne et de Belgique.

Membre de la Légion d'honneur depuis le 14 mars 1805, il est élevé au rang d'officier de l'ordre le 11 décembre 1809, pour ses faits d'armes l'été précédent lors de la campagne d'Espagne : lors de la bataille de Talaveyra, il écrase le 23e régiment de dragons anglais à la tête du 26e régiment de chasseurs ; il prend la ville de Lodosa avec cinquante cavaliers ; durant la bataille d'Almodocid, il mène la première charge contre la cavalerie espagnole, tue le major du régiment des grenade-dragons et s'empare de 14 canons qu'il remet au roi Joseph-Napoléon.

Il est appelé comme chef d'état major et devient adjudant-général peu avant la bataille de Waterloo pendant laquelle il commande une brigade de cuirassiers. Lors d'une charge à la tête de sa brigade, un coup de feu emporte son oeil, la balle pénétrant dans l'orbite pour ressortir au dessus de l'oreille, par la fosse temporale. Il est fait prisonnier dans cet état par les Anglais, et guérit de cette blessure à l'hôpital Saint-Jean de Bruxelles.

Admis à la retraite le 2 mars 1816, il décède à Saint-Lô le 5 septembre 1827 à l'âge de 63 ans.

Il était chevalier d'Empire avec majorat héréditaire en Wesphalie, et portait "d'azur au cheval galopant d'argent surmonté d'un globe du même, sommé à senestre d'un fer de lance aussi d'argent, le tout soutenu d'un champagne au tiers de l'écu de gueules au signe des chevaliers légionaires.

Son fils, Charles Caillemer, est également légionnaire, médecin-major de 1ère classe au 12e régiment d'artillerie de Grenoble.

Source

Émile Le Chanteur de Pontaumont, Histoire de la ville de Carentan et de ses notables d'après les monuments paléographiques, Dumoulin et E. Gouin, 1863.

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