Brévands

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Brévands est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée de Carentan-les-Marais depuis le 1er janvier 2017.

Commune déléguée de Brévands
(commune de Carentan-les-Marais)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
49° 19' 55.66" N, 1° 11' 0.15" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô
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Canton Carentan
Ancien canton Carentan
Intercommunalité CC de la Baie du Cotentin
Gentilé Brévandais(es)
Population 306 hab. (2015)
Superficie 13,87 km²
Densité 22 hab./km2
Altitude 0 m (mini) - 29 m (maxi)
Code postal 50500
N° INSEE 50080
Maire délégué Jean-Marc Darthenay
Communes limitrophes de Brévands
Brucheville Brucheville Géfosse-Fontenay (Calvados)
Saint-Hilaire-Petitville Brévands Les Veys
Saint-Hilaire-Petitville Catz Les Veys

L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.


Toponymie

Attestations anciennes

  • Bevrant 1056/1066 [copie 1319] [1], 1159/1181 [2], 1198 [3].
  • Beverant 1200 [2].
  • Bevran ~1280 [2].
  • Bevrant 1317 [4].
  • Bevran 1332 [5].
  • ecclesi[a] de Bevrant 1332 [6].
  • Bevran 1351/1352 [7].
  • Bevrant 1421 [2].
  • Brevant 1559 [8], 1612/1636 [9].
  • Brevans 1677 [10].
  • P[ointe] de Brevand 1694 [11].
  • Brevans 1713 [12].
  • Brevãt 1716 [13].
  • Brevant 1719 [14], 1758 [15].
  • Brevand 1753 [16].
  • Brevans 1753/1785 [17].
  • Brevands 1793 [18], 1801 [19].
  • Brevans 1804 [20].
  • Brevands 1828 [21], 1829 [22].
  • Brévands 1854 [23], 1861 [24], 1903 [25], 1962 [26].
  • Brevands 1972 [27], 1978 [28].
  • Brévands 1993 [28].

Étymologie

Les attestations anciennes montrent que la forme de ce toponyme est Bevrant aux 11e et 12e siècles.

L'initiale Bevr- ou Beuvr-, très fréquente en toponymie, est généralement rattachée au radical gallo-roman BEBR-, qui est est celui du gaulois °bebros ou °bebrus « castor », adapté en bas-latin sous la forme beber. Elle est également présente dans le nom de Beuvron.

La finale -ant semble correspondre à un élément °ant-, identifié comme pré-indo-européen par Trombetti [29] dès 1925, dans la toponymie méditerranéenne. Albert Dauzat en fait état, en tant que racine hydronymique, pour expliquer deux noms de rivières identiques, quoique de formes anciennes légèrement différentes : l’Ante, affluent de l’Aisne dans la Marne (Antre 1153), et l’Ante, affluent de la Dives dans le Calvados (Antea 1300) [30]. Cet élément apparaît fréquemment en France sous la forme °ant-ia, soit seul (°Antia > Ance, nom de trois rivières du centre de la France), soit en tant que suffixe ou second élément d’un composé, avec le sens probable de « rivière, cours d’eau » [31]. Il semblerait ici que l'on en ait une variante masculine ayant abouti à une forme gallo-romane °ANT-U, d'où un étymon °BEBR-ANT-U > Bevrant, dont le sens global serait « la rivière aux castors ». Ce nom a pu désigner le cours d'eau qui est aujourd'hui le Canal de Carentan à la Mer, et où se mêlent les eaux de la Douve et de la Taute.

Le gaulois °bebros ou °bebrus « castor » (radical fléchi bebr-, variante plus fréquente bibr-) est attesté par le bas-latin beber (radical bebr-), qui représente un emprunt tardif au gaulois. Ce mot a éliminé le latin classique fiber, de même origine indo-européenne [32]. Il est bien attesté dans la toponymie et l’hydronymie française; en outre, le mot gaulois a survécu en ancien français sous la forme bievre « castor », mot à l’origine de nombreux toponymes et hydronymes médiévaux.

On notera qu'au cours de son histoire, ce toponyme a subi une métathèse Bevrant > Brevant entre le 15e et le 16e siècle. Dans la graphie actuelle, ni le -s (ajouté au 17e siècle) ni le -d- (apparu au 18e siècle) ne se justifient.

Géographie

Elle s'inscrit dans le Parc naturel régional des Marais du Cotentin et du Bessin.

Histoire

La seigneurie a appartenu à la famille de La Luzerne de 1572 à 1744 [33].

En 1793, la commune fait partie du canton de Montmartin-en-Graignes avant de rejoindre celui de Carentan en 1801.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[34]. En 2015, la commune comptait 306 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [35] et INSEE [36])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
412 353 457 496 453 449 451 486 488 465
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
460 483 443 476 443 479 506 474 418 382
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
389 361 316 307 292 291 300 291 296 241
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
272 294 318 351 356 361 362 347 331 315
2013 2014 2015 2016 2017 2018 2019 2020 2021 2022
309 303 306
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
.......-....... Pierre Bucaille (1791)
.......-....... .......
1794-1800 Guillaume Bucaille
1800-1830 Jean Baptiste Larue
1830-1835 Louis Ange Gancel
1835-1860 Auguste Gancel
1860-1865 Louis Ange Gancel
1865-1870 Auguste Gancel
1870-1881 Louis Gancel
1881-1892 Louis Sauvage
1892-1904 Louis Barthélémy Gancel
1904-1907 Gustav eConstant Gancel
1907-1911 Louis Sauvage SE
1911-1912 Gustave Leclerc SE
1912-1919 Pierre Sauvage SE
1919-1925 Louis Gancel SE
1925-1928 Jean-Baptiste Jaillet SE
1928-1935 Eugène Sorin SE agriculteur
1935-1951 Louis Gancel SE
1951-1953 Paul Bourdet SE
1953-1989 Maurice Sorin SE agriculteur
1989-1995 Louis Legastelois SE instituteur
1995-2001 Philippe Mauger SE agriculteur
2001-2008 Dominique Firmin SE chauffeur laitier
2008-2014 Daniel Desmares-Marie SE retraité, militaire
2014-actuel Jean-Marc Darthenay SE électricien
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à 1964 : 601 communes et lieux de vie de la Manche.
Toutes les données ne sont pas encore connues.



Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
Brévands - Mairie.jpg

Adresse : 13 rue des Écoles
50500 Brévands

Tél./Fax : 02 33 42 14 46

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Pas de site officiel

Commentaire :

Source : Annuaire Service-Public (27 mai 2012)

Mardi - -
Mercredi - 14 h - 16 h
Jeudi - -
Vendredi - 16 h - 18 h
Samedi - -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Martin.
  • Patron (présentation) : patron laïc, le seigneur du lieu; le seigneur de la Haule [38] en 1332.
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Eglise Brevands1.JPG
  • Église Saint-Martin
  • Château (16e), rasé vers 1860 ; il appartenait à la famille Lebrun de Plaisance.
  • Château de Vermont (18e/19e)
  • Le Colombier (16e/19e)
  • Motte féodale fossoyée au lieu-dit Le Jardin Guerrier
  • Monument 506th PIR - 326th AEB dédié au 3e battaillon du 506th Parachute Infantry Regiment et à la compagnie C du 326th Airborne Engineer Battalion, de la 101e division aéroportée américaine. Dans la nuit du 5 au 6 juin 1944, ils sont largués dans le secteur d'Angoville-au-Plain ; leur mission est de s'emparer de deux ponts à l'embouchure de la Douve et d'établir une tête de pont. Malgré de lourdes pertes, dont celle du chef du bataillon le lieutenant-colonel Wolverton, les parachutistes remplissent leur mission et gardent leurs positions jusqu'à la relève le 8 juin au soir[39].
  • Vitrail de l'église Saint-Martin dédié aux soldats alliés qui libérèrent le bourg en juin 1944[39].
  • Rives du canal de Carentan à la Mer
  • Pointe de Brévands
  • Passes de Carentan et d'Isigny
  • Marais

Personnalités liées à la commune

Bibliographie

Livres
  • Gervais Houet, Brévands, 1983 (recueil d'articles)
Articles
  • Albert Desile, « Brévands cimetière d'immenses bancs de requins », La Manche Libre, 19 août 1951
  • Albert Desile, « Brévands, les requins ont fait naître une industrie », La Manche Libre, 26 août 1951

Lien interne

Notes et références

  1. Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 407, § 214.
  2. 2,0, 2,1, 2,2 et 2,3 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 87.
  3. Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, pars secunda, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI, 2e série, 6e volume, Paris, 1852, p. 73b.
  4. Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 468, § 236.
  5. Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 305A.
  6. Ibid., p. 329D.
  7. Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 375D.
  8. Eugène Robillard de Beaurepaire et le Comte Auguste de Blangy, Le Journal du Sire de Gouberville (t. II), Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie XXXII, Caen, 1895, p. 473.
  9. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  10. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BN, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  11. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BN, IFN-7710251].
  12. Dénombrement des généralités de 1713 [BN, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  13. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  14. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  15. G. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  16. Herman van Loon, D2.me [= Deuxième] carte particuliere des costes de Normandie contenant les costes du Cotentin depuis la Pointe de la Percée Jusqu'a Granville ou sont Comprises les Isles de Jersey, Grenezey, Cers, et Aurigny, avec les Isles de Brehat. Comme elles paroissent a basse Mer dans les grandes marées, Atlas Van Keulen, Amsterdam, 1753 [BNF]
  17. Carte de Cassini.
  18. Site Cassini.
  19. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  20. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 458c.
  21. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 406.
  22. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Saint-Lô, p. 154.
  23. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  24. Annuaire de la Manche (1861), Statistique de l'arrondissement de Saint-Lô, p. 158.
  25. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  26. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  27. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  28. 28,0 et 28,1 Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  29. Alfredo Trombetti, Saggio di antica onomastica mediterranea (Arkiv za arbanasku starinu, jesik i etnologiju, t. III, p. 1-116), 1925, p. 16.
  30. Albert Dauzat, Gaston Deslandes et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de rivières et de montagnes en France, Klincksieck, Paris, 1978, p. 20b.
  31. Cf. les hydronymes français Alance, Aurance, Auzance, Avance, Calence, Colance, Couzance, Cuisance, Druance, Durance, Irance, Semence, etc.
  32. De l'indo-européen °bʰebʰrus, variante °bʰebʰros « castor », littéralement « l’animal brun »; forme à redoublement (°bʰe-bʰr-u-s, °bʰe-bʰr-o-s) dérivée de la racine °bʰer- « brun », également présente dans le nom germanique de l’ours (°bernuz; cf. anglais bear, allemand Bär). Le latin fiber procède régulièrement de °bʰebʰros, alors que le germanique commun °bebruz (d’où l’anglais beaver) est issu de °bʰebʰrus. La forme gauloise reconstituée °bebros ou °bebrus peut se rattacher à l’un ou l’autre de ces prototypes.
  33. Michel de La Torre, 50. Manche, l'art et la nature de ses 599 communes, éd. Nathan, 1985.
  34. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  35. Population avant le recensement de 1962.
  36. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. La Haule est actuellement une ferme de Brévands.
  39. 39,0 et 39,1 Monument commémoratif Brévands.