Georges Gigareff

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Georges Gigareff, né à Alençon (Orne) le 14 juillet 1921, mort à Auschwitz (Pologne) le 29 novembre 1942, est un résistant de la Manche [1].

Il est issu d'une famille de tailleurs de Carentan [1].

Il n'a que 19 ans le 15 avril 1941 quand il est arrêté par les occupants allemands au domicile familial, rue du Château [1].

Le tribunal militaire de Saint-Lô le condamne à un mois d'emprisonnement pour vol. Il purge sa peine à la prison de Caen (Calvados) [1].

Pendant sa détention, il est accusé d'être l'instigateur d'une propagande pro-gaulliste à Carentan, ce qui lui vaut une seconde condamnation, cette fois-ci de 9 mois d'emprisonnement [1].

Sans que n'en soit connue la raison, Gigareff est transféré au camp de Royallieu à Compiègne (Oise) juste avant la date de sa libération, en février 1942 [1][2].

En dépit des démarches de ses parents, l'« otage » Gigareff est envoyé à Auschwitz le 6 juillet 1942. Ce convoi est le premier composé de prisonniers politiques [1].

Il meurt le 29 novembre 1942 mais son histoire ne sera connue des Carentanais que bien plus tard [1].

Hommages

Les élèves du collège Gambetta commencent à s'intéresser à l'histoire de ce déporté politique en 2006. Une plaque commémorative est inaugurée en juin 2009 à Carentan pour honorer la mémoire d'un des premiers - si ce n'est du premier - résistants de la ville [1].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 1,3 1,4 1,5 1,6 1,7 et 1,8 Carentan infos, août 2009.
  2. Jean-Charles Millet est également passé par le camp de Royallieu, ainsi que dans le même convoi que Georges Gigareff, les résistants communistes manchois : Aumont, Bonnifet, Breton, Cadiou, Cardin, Datin, Doucet, Fouquet, Louis Hamel, Hodiesne, Lebreton, Édouard et Maurice Lechevalier, Lecrées, Leriche, Levaufre, René Longle, Marie, Mauger, Michel, Morin, Passot, Paouty, Picquenot, Richard, Siouville, Truffert.