Alphonse Doucet

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Alphonse Doucet.

Alphonse Doucet, né au Vast le 4 novembre 1914, mort à Auschwitz-Birkenau (Allemagne, aujourd'hui Pologne) le 31 décembre 1942, est un résistant de la Manche.

Biographie

Il effectue son service militaire dans la Marine en tant que matelot charpentier.

Alphonse Doucet est menuisier à l’Arsenal de Cherbourg. C'est un militant qui devient secrétaire des Jeunesses communistes de la Manche en 1939. En raison de ses opinions politiques, il est révoqué de l'Arsenal après la signature du pacte germano-soviétique. Il est mobilisé jusqu’à l’armistice.

En septembre 1940, il est contacté par André Defrance qui organise la résistance communiste dans le nord Cotentin. Très actif au sein du Front national dès sa création en mai 1941, il participe aux réunions clandestines et diffuse les mots d’ordre et les publications.

Dans la nuit du 22 au 23 juin 1941, il est arrêté à son domicile 14, rue Victor-Hugo à Équeurdreville. Il est arrêté «sur la base de ses antécédents» politiques. Détenu à la prison maritime de Cherbourg pendant quinze jours, puis à Saint-Lô pendant huit jours, Alphonse Doucet est transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise).

Dans un courrier adressé à sa femme, il écrit : « Toutes les semaines, ils prennent dix de nos copains. Ils leur font creuser un trou avant de leur mettre une balle dans la tête. »

Le 6 juillet 1942, Alphonse Doucet fait partie d'un convoi composé d'un millier d'otages (résistants et juifs) en route vers l'Allemagne, en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande (en application d’un ordre de Hitler). Aumont, Bonnifet, Breton, Cadiou, Cardin, Cariou, Datin, Fouquet, Hamel, Hodiesne, Lebreton, Édouard et Maurice Lechevalier, Lecrées, Leriche, Levaufre, Longle, Marie, Mauger, Michel, Morin, Passot, Paouty, Picquenot, Richard, Siouville, Truffert font aussi partie de ce convoi.

Deux jours plus tard, Alphonse Doucet est enregistré au camp d’Auschwitz sous le numéro 45479.

Il fera partie d'un «kommando» de travail jusqu'à ce qu'il contracte une dysenterie qui lui sera fatale.

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