Omonville-la-Rogue

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Omonville-la-Rogue est une ancienne commune du département de la Manche.

Commune déléguée d'Omonville-la-Rogue
(commune de La Hague)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
49° 42' 8.56" N, 1° 50' 38.40" W (OSM)
Arrondissement Cherbourg-Octeville
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Canton La Hague
Ancien canton Beaumont-Hague
Intercommunalité CA du Cotentin
Gentilé Omonvillais(es)
Population 491 hab. (2016)
Superficie 4,29 km²
Densité 114 hab./km2
Altitude 0 m (mini) - 133 m (maxi)
Code postal 50440
N° INSEE 50386
Maire délégué Pascal Monhurel
Communes limitrophes d'Omonville-la-Rogue
Digulleville Mer de la Manche Mer de la Manche
Digulleville Omonville-la-Rogue Mer de la Manche
Digulleville Beaumont-Hague Éculleville

Vue du port du Hâble, depuis le Fort
Vue du port du Hâble, depuis le Fort


Géographie

Omonville-la-Rogue se situe dans la presqu'île de la Hague.

Histoire

Charles de Gerville fait de la fosse d'Omonville, un site utilisé depuis l'époque gallo-romaine et relié à la ville principale du Cotentin Alauna et à un autre port important de la presqu'île, Portbail. Le port aurait abrité ensuite les vikings puis les corsaires. Pour autant, aucune preuve ne permet de justifier les conjectures de l'antiquaire valognais.

Le village, bâti dans la vallée de la Vallace se serait formé selon Claude Pithois, autour d'un fort bâti au lieu-dit de La Motte. Le fief d'Omonville, en même temps que celui d'Orglandes, est cédé en 1420 par Henri V d'Angleterre, au chevalier anglais Jean Robessart. Il échoit ensuite à la famille de Guillaume de Rogues sous le règne de Philippe-Auguste, avant de relever à la fin du XVIIe siècle de la baronnie d'Orglandes-Bricquebec. C'est ensuite la famille de Sainte-Mère-Église qui prend possession de ce fief et de ceux de Digulleville et de Vauville[1].

En 1520, François Ier fait construire un fort sur la pointe Vaucotte.

En 1664, une commission d'études des côtes de la Manche, après avoir renoncé à créer un port de guerre à Cherbourg, vante les mérites de la fosse d'Omonville permettant de créer un bassin de 48 hectares, plus facilement que les 21 hectares du port militaire cherbourgeois qui voit le jour près d'un siècle et demi plus tard. En 1686 et 1694, Vauban loue à son tour les mérites de cette position pour la création d'une rade offrant refuge aux vaisseaux et frégates, mais privilégie le port de Cherbourg[2].

En 1866, une station de sauvetage des naufragés est créé sur le port.

Démographie

2334 932 460 84 162

Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Les maires

Liste des maires depuis 1945
Période Identité Parti Qualité Observations
1945-1946 Alexandre Travers
1947-1977 Marcel Leclerc
1977-1984 Roland Ricordeau instituteur retraité
1984-2017 Michel Canoville agriculteur, président de la CCH
2017-actuel Pascal Monhurel
Source : liste établie par Jean Pouëssel et C. Druon pour 601 communes et lieux de vie de la Manche. [3]
.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour envoyer un mail et signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2015).

La mairie (2015).

Adresse : 24, rue du Général-Leclerc
50440 Omonville-la-Rogue

Tél. 02 33 01 86 00
Fax : 02 33 01 86 01
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Officiel
Commentaire :
Source : Annuaire Service-Public (22 août 2012)

Mardi - -
Mercredi 9 h - 12 h -
Jeudi - -
Vendredi - 14 h - 17 h
Samedi - -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Patronage

  • Patron (présentation) :
  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint Jean-Baptiste.
  • Fête patronale :

Lieux et monuments

L'église d'Omonville
Le port (vue ancienne).
  • Église Saint-Jean-Baptiste : de style gothique normand, datant de la seconde moitié du 13e siècle, restaurée par la suite au 18e siècle. À l'intérieur, deux fresques retracent la vie des saints anglo-normands Hélier et Thomas Becket. L'église abrite également un trône d'abbé mitré d'époque Renaissance, avec baldaquin et orné de bas relief, provenant du château des Ravalet. L'église a été classée aux monuments historiques par arrêté le 9 juin 1971. Noter le clocher en bâtière, mais agrémenté d'une cloche en clocher-mur [4].sur un des pignons
  • Le Tourp (fin 16e) : ferme-manoir, munie d'une tourelle avec meurtrière, d'une cheminée monumenbtale, d'une grande cour fermée, d'un colombier au bord d'un étang, elle était la propriété de la famille de Traynel, avant de changer de propriétaires à plusieurs reprises après la sur un des pignonsSeconde Guerre mondiale, et d'être racheté par le Conservatoire du littoral pour devenir le centre culturel de la Communauté de communes de la Hague.
  • Ferme-manoir Belle-Garde : située à proximité de l'église, et datant de la même époque, faisait partie des trois grandes propriétés avec l'Épine d'Hue et le manoir du Tourp, et appartenait à la famille de Surtainville.
  • Croix du Tourp : croix de chemin érigée en 1257 indique le le manoir de l'Épine d'Hue et de la ferme du Tourp.
  • Port du Hâble : placé ici par les Gallo-romains et protégé par une digue, fait l'importance du village.
  • Ferme de la Cotentine : ruines d'une grande ferme sur le « chemin des douaniers », consolidées par le Conservatoire du littoral.
  • Carrières d'Omonville : produisent une pierre granitique très utilisée dans la construction des monuments et fermes de la Hague.
  • Vallée des moulins, sur la Vallace, avec les ruines de six moulins.
  • Grotte Notre-Dame, dite « de Lourdes » : fait l'objet d'une procession le 15 août.
  • Mont Pali (120 m), sur la route d'Éculleville : panorama
  • Stèle Marauder N° 41-34810
  • Anciennes fortifications (restes) : « Il reste dans cette commune des débris d'anciennes fortifications et des noms d'origine anglaise qui indiquent son importance, lorsque les Anglais étaient maîtres du pays. Sur la hauteur appelée Light-Heu, on voit encore les restes d'un fort, où probablement était un phare, sans doute celui dont le maréchal de Matignon parlait en 1562. Il lui parut très-ancien, mais il était si ruiné qu'il l'abandonna. On ne le croit cependant pas antérieur à l'expulsion des Anglais en 1450. Sur une autre hauteur appelée le Hutch-Heu, on remarque les restes d'une fortification circulaire de 21 toises de diamètre. L'entrée est à l'est ; au nord-ouest, il y avait un petit ouvrage avancé, demi-circulaire. Entre l'ancien fort et l'église on voit les restes d'un bâtiment de 21 toises 3 pieds de largeur ; il est partagé en cinq parties égales. C'était peut-être un lazaret. Une fontaine voisine s'appelle encore aujourd'hui fontaine de la Maladrerie. Les habitants m'ont raconté que ce lieu était autrefois l'emplacement d'un village très-peuplé, mais qu'il survint une épidémie qui n'y laissa pas un seul habitant. » [5].
  • Ancien abri du canot de sauvetage, sur le port. Actif de 1866 à 1940, le canot à rame et à voiles de 10 mètres accueillait un équipage d'une dizaine de personnes. La station ferme en 1949.
  • La côte : Havre de Barfouis...

Événements

  • La ferme du Tourp est restaurée avant l'an 2000 et accueille désormais des expositions, l'Office du tourisme de la Hague, et un centre de ressources et de documentation sur la Hague.
  • En 1978, Roman Polanski choisit les landes d'Omonville et le manoir du Tourp comme décors de son film Tess.
  • En 1983, certaines scènes du téléfilm Un bon petit Diable y sont tournées.
  • En 2005, Florence Moncorgé-Gabin y tourne son film Le Passager de l'été.

Personnalités liées à la commune

Naissances

Décès

Autres

  • Georges Moteley (1865-1923), peintre, a vécu dans la commune.
  • Famille de Sainte-Mère-Église, seigneurs du Tourp.

Éducation

Transports

Ligne Manéo
  • Ligne 50 : Ligne estivale de La Hague Cap Cotentin (juillet-août)

Culture

Sports

Animations

  • Fête du port, créée en 2002
  • Salon plantes et saveurs normandes, créé en 2005, au manoir du Tourp

Bibliographie

  • J.-M. Bouvris, « Trois chartes inédites de La Hague du XIIIe siècle relatives à Omonville-la-Rogue », Annuaire des cinq départements normands, congrès de Cherbourg et la Hague, 2008, pp. 161-184

Notes et références

  1. De Pontaumont, « Notes historiques et archéologiques sur les communes de l'arrondissement de Cherbourg », Mémoires de la Société des antiquaires de Normandie, 1856
  2. de Restaing, « Projet de création d'une rade dans l'anse Saint-Martin-Hague », Mémoires de la Société nationale académique de Cherbourg, vol. VIII, 1861
  3. 3,0 et 3,1 « 601 communes et lieux de vie de la Manche », René Gautier et 54 correspondants, éd. Eurocibles, 2014, p. 450
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Clocher-mur
  5. Jean Fleury et Hippolyte Vallée, Nouveau guide du voyageur à Cherbourg, Imprimerie de Noblet, Cherbourg, 1839, 2e partie, pp. 44-45.
  6. La Presse de la Manche, 2 septembre 2016.

Liens externes