Mortain
Mortain est une commune du département de la Manche, chef-lieu du canton qui porte son nom.
Mortain a été une sous-préfecture de 1800 à 1926.
| | Coordonnées : 48° 38′ 52.1″ N, 0° 56′ 29.8″ W | ||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Arrondissement | Avranches |
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| Canton | Mortain (chef-lieu) | ||||||||||
| Intercommunalité | Mortainais (siège) | ||||||||||
| Gentilé | Mortainais(es) | ||||||||||
| Population (2010) | 1 733 hab. | ||||||||||
| Superficie | 7,44 km² | ||||||||||
| Densité | 233 hab./km2 | ||||||||||
| Altitude | 102 m (mini) - 327 m (maxi) | ||||||||||
| Code postal | 50140 | ||||||||||
| N° INSEE | 50359 | ||||||||||
| Maire | Michel Desfoux | ||||||||||
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Sommaire |
[modifier] Géographie
Situé dans la vallée de la Cance, creusée dans un massif de grès, qui forme deux cascades.
[modifier] Histoire
Le nom de Mortain proviendrait de Mauritanus, évoquant les Maures des légions romaines, ou du nom de personne germanique Martwin.
L'origine de Mortain est indécise. Si certains auteurs invoquent une fondation par les Romains, les premières mentions de la cité ne sont contemporaines que des invasions normandes [1].
Capitale du comté de Mortain, rattaché au duché de Normandie en 933, Mortain possède un château dès le milieu du XIe siècle. Son baron, Guillaume Werleng, appartient aux rebelles qui s'opposent au jeune duc Guillaume de Normandie. Banni, son fief est donné par Guillaume à son demi-frère, Robert. Le comté s'étend alors sur le Maine, le Cotentin, l'évêché de Lisieux, jusqu'à Quillebœuf et Honfleur [1]. Mortain élargit alors son influence à l'Avranchin.
En 1082, le nouveau comte fait bâtir une église dédiée à saint Évroult à Mortain, et le prieuré bénédictin de Notre-Dame-du-Rocher[1].
À sa mort, le titre de comte de Mortain revient à son fils, Guillaume, qui se voit confisquer ses biens en Angleterre après avoir pris le parti de Robert Courte-Heuse, prétendant au trône, puis à Robert de Vitré, fils d'Agnès de Mortain et d'André de Vitré. Mais Henri Ier d'Angleterre s'en empare pour le donner en 1112 à son neveu, Étienne de Boulogne, qui lui même revendique ensuite le trône d'Angleterre aux dépens de Mathilde l'Emperesse et son mari, Geoffroi Plantagenet. Lors de cette guerre de succession, le Mortainais est ravagé à plusieurs reprises par les soldats de Mathilde basés à Domfront sous les ordres des capitaines Enguerrand et Alexandre de Benhau. Geoffroi Plantagenet prend la ville en 1137, Étienne la reconquiert peu après jusqu'à sa soumission à Mathilde en 1152. Le fils d'Étienne, Guillaume de Boulogne, retrouve le titre de comte de Mortain jusqu'à sa mort. Son genre, Mathieu de Flandres, est privé de l'héritage par Henri II [1].
Jean Sans-Terre reçoit le comté de Mortain par le testament de son père, possession que confirme son frère, Richard-Cœur-de-Lion, en 1190[1].
Le roi de France, Philippe-Auguste, unit en 1202 son fils Philippe Hurepel à Mathilde de Dammartin, issue de la famille de Boulogne, à condition qu'elle ait en dot les comtés de Mortain, de Dammartin et de Boulogne. Après la reconquête de la Normandie en 1204, Renaud de Dammartin, père de Mathilde, reçoit le comté de Mortain, mais le suspectant de félonie, Philippe-Auguste le sommé de lui remettre toutes ses places fortes, et face au refus du comte, il assiège Mortain qui tombe en trois jours. Renaud se réfugie auprès de l'empereur Othon d'Allemagne jusqu'à sa capture à Bouvines en 1214 et son emprisonnement à Péronne, où il meurt [1].
Philippe Hurepel reçoit les seigneuries dues à son alliance avec Mathilde de Dammartin, puis Louis VIII se réserve la garde du château de Mortain en 1223, et Louis IX réunit le comté au domaine royal en 1270. Philippe-le-Hardi l'offre à Jeanne, fille unique de Louis-le-Hutin, en échange du royaume de Navarre et du comté de Champagne et de Brie en 1319, qui épouse Philippe-le-Bon, comte d'Évreux. Érigé en comté-pairie par Philippe de Valois en 1331, Mortain devient possession de leur fils, Charles-le-Mauvais, en 1343, en même temps que la Navarre et le comté d'Évreux. Charles-le-Mauvais s'alliant avec les Anglais, Mortain est assiégé vainement par le roi de France en 1354 mais lui est remis l'année suivante. Du Gesclin reprend la place en 1378 pour Charles V, et fait raser les fortifications[1].
À la fin de l'Ancien régime, les comté et châtellenie de Mortain ressortent du diocèse d'Avranches et de la généralité de Caen. La cité est le chef lieu de l'élection de Mortain et le siège d'un bailliage, d'une vicomté, et d'une maîtrise particulière des eaux et forêts.
La commune fusionne entre 1790 et 1794 avec Le Rocher.
Elle a été le lieu de féroces combats lors de la Libération d'août 1944.
[modifier] Démographie
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[modifier] Administration
[modifier] Circonscriptions administratives avant la Révolution
[modifier] Les maires
| Période | Identité | Qualité | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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| 2008 - actuel | Michel Desfoux | retraité | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1995 - 2008 | Noël Blin | médecin | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1983 - 1995 | Gabriel Destais | notaire | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1968 - 1983 | Gilles Buisson | médecin | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1947 - 1968 | Louis Hourdin | - | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Source : A compléter | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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[modifier] Mairie
- Horaires d'ouverture
| Jours | Matin | Après-midi | Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici) | ||
|---|---|---|---|---|---|
| Lundi | 8 h 30 - 12 h | 13 h 30 - 18 h |
| ||
| Mardi | 8 h 30 - 12 h | 13 h 30 - 18 h | |||
| Mercredi | 8 h 30 - 12 h | 13 h 30 - 18 h | |||
| Jeudi | 8 h 30 - 12 h | 13 h 30 - 18 h | |||
| Vendredi | 8 h 30 - 12 h | 13 h 30 - 18 h | |||
| Samedi | - | - |
[modifier] Religion
[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution
- Diocèse : Avranches.
- Archidiaconé : Val de Mortain.
- Doyenné : Mortainais.
[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques en 2011
- Diocèse : Coutances et Avranches.
- Archidiaconé : Avranches.
- Doyenné : Mortainais.
- Curé-doyen : Père Philippe Navet.
- Pôle missionnaire et spirituel du Sud-Manche (rue de la 30e D.A.).
[modifier] Circonscriptions ecclésiastiques actuelles
- Diocèse : Coutances et Avranches.
- Archidiaconé : Sud.
- Doyenné : Mortainais.
- Paroisse : Saint-Évroult.
[modifier] Lieux et monuments
- Abbaye Blanche : ancienne abbaye cistercienne, fondée en 1105, et affiliée à celle de Cîteaux.
- Collégiale Saint-Évroult : collégiale de style gothique, reconstruite au 13e.
- Monument 30th Infantry Division dédié aux soldats qui combattirent dans le secteur de Mortain en août 1944. La division était commandée par le Major General Leland S. Hobbs[4].
- Plaque 120e Régiment d'infanterie / Vitrail SHAEF rappelant les combats des soldats du 2nd Battalion du 120th US Infantry Regiment, qui résistèrent sur ces hauteurs du 7 au 12 août 1944. Le 120th US Infantry Regiment était commandé par le Colonel Hammond D. Birks. À la fin des combats les défenseurs, surnommés le « bataillon perdu », avaient subi 227 pertes (tués, prisonniers et disparus). Au-dessus de l'entrée de la chapelle, on peut voir un vitrail représentant l'emblème du Supreme Headquarter Army Expeditionnary Force[4].
- Plaque 3e Division blindée commémorant l'engagement du CCB de la 3rd US Armored Division dans ce secteur, en soutien de la 30th US Infantry Division face à l'offensive Lüttich[4].
- Plaque espace Frank Towers en l'honneur du vétéran du 120th Infantry Regiment de la 30th US Infantry Division[4].
- Panneau cote 314 signalant la cote 314, qui fut l'un des points de résistance des soldats américains[4].
- Petite chapelle ou chapelle Saint-Michel.
- Grande cascade sur la Cance.
- Petite cascade sur le Cançon.
- Montjoie : colline au sommet de laquelle est située la chapelle.
- Les Quatre Vents.
[modifier] Galerie de photos
[modifier] Personnalités liées à la commune
[modifier] Naissances
- Joseph Chesnel de la Houssaye, (1722-1753), militaire
- Guillaume-Étienne Chesnel de Voiecléry (1737-1813), militaire
- Guillaume Boursin (1755-1800), député de la Manche
- Noël-Jean Lerebours (1762-1840), opticien
- Jean Germain Leverdays (1772-1849), homme politique
- Auguste Davy (1784-1868), homme politique
- Nicolas du Feugray (1786-), journaliste
- Régis de Mésange de Saint-André, (1800-1883), homme politique
- Théophile Langlois de Chèvreville (1803-1845), peintre
- Hippolyte Sauvage (1823-1914), avocat
- Ferdinand Fouqué (1828- 1904), géologue-minéralogiste
- Abbé Henri Breuil (1877-1961), préhistorien
- Ernest Poisson (1882-1942), homme politique
- Gilles Buisson (1911-), maire, écrivain
- Charles Castang (1930), haut fonctionnaire
- Yves Pouliquen (1931, médecin ophtalmologue, écrivain et membre de l'Académie française.
- Gérard Ernault (1944), journaliste sportif
- Alain Rémond (1946), journaliste, écrivain
- Daniel Mangeas (1949), commentateur sportif
[modifier] Décès
- François Guesdon (1765-1807), homme politique
- Jean-Baptiste Bouillon (1749-1830), médecin et homme politique.
- Urbain Balisson (1770-1851), homme politique
[modifier] Autres
- Robert de Mortain (XIe s.), comte de Mortain, demi-frère de Guillaume le Conquérant
- Auguste Chapdelaine (1814-1856), missionnaire, desservant la paroisse
- Oscar Havard, (1845), homme de lettres et journaliste
- Bernard Jacqueline (1918-2007), prêtre desservant la paroisse en 1945
- Vincent M. (1972), photographe.
[modifier] Économie
- ACOME, société coopérative spécialisée dans la fabrication de câbles et de fibres optiques (1 200 employés).
[modifier] Transports
- Lignes Manéo
- 120 : Saint-Hilaire-du-Harcouët-Mortain-Sourdeval-Vire
- 300 : Cherbourg-Octeville-Avranches-Saint-Hilaire-du-Harcouët-Mortain (hebdomadaire)
- 303 : Lison-Saint-Lô-Vire-Mortain-Saint-Hilaire-du-Harcouët (hebdomadaire)
[modifier] Éducation
- Collège Robert-de-Mortain (public)
- Collège du Sacré-Cœur (privé)
- Lycée Robert-de-Mortain (public)
- BTS Sanitaire et social au lycée Robert-de-Mortain
- Novea (nouvelles technologies)
[modifier] Sports
- Athlétisme : Avenir Athlétisme.
- Basket-ball : Basket club mortainais.
- Badminton.
- Cyclisme : Vélo-club Sourdeval-Mortain
- Danse : Association Entr'n Danse.
- Football : JS Cance (équipes de jeunes, avec Romagny et Fontenay) ; Avenir de Mortain (disparu) ; Union sportive mortainaise (regroupant l´Avenir de Mortain et le RFCB (Romagny-Fontenay-Chèvreville-La Bazoge) depuis 2008).
- Escalade : La Grimpe.
- Gymnastique volontaire.
- Handball : HB Mortainais
- Hippisme : Société hippique du Mortainais.
- Judo : Dojo mortainais ; Association de développement du judo dans le Sud-Manche (ADJSM).
- Karaté : Karaté club mortainais.
- Rugby : Club de l'Ovalie Mortainais.
- Tennis : Tennis Sud Manche, regroupant les clubs de Mortain et de Saint-Hilaire-du-Harcouët.
- Tennis de table : Entente mortainaise de tennis de table (EMTT).
- Tir.
- Yoga.
[modifier] Bibliographie
- Livres
- Hippolyte Sauvage, Légendes normandes recueillies dans l'arrondissement de Mortain, 1869, réédition Le Livre d'histoire, 2002
- Maxime Fauchon, Étude juridique et historique sur le bailliage de Mortain, 1923, réédition Le Livre d'histoire, 2002
- Jules Buisson, Gilles Buisson, Mortain et sa bataille 2-13 août 1944, impr. Simon, Rennes, réédition Le Livre d'histoire, 2004
- Gilles Buisson, Mortain dans la bataille de Normandie, Presses de la Cité, 1971
- Gilles Buisson, Mortain 44. Objectif Avranches, impr. de Basse-Normandie, Saint-Lô, 1982
- Gilles Buisson, Mortain pendant la IIIe République (1870-1940), 199 p., 1986
- Gilles Buisson, Mortain à travers les âges, éd. Ocep, 1989
- Articles
- Gilles Buisson, « Le Collège de Mortain (1082-1932) », Revue du département de la Manche, n° 9 et 10, 1961
- A. Landurant, « Les enluminures du livre des évangiles de la collégiale Saint-Évroult de Mortain », Revue du département de la Manche, n° 96, 1983
[modifier] Notes et références
- ↑ 1,0, 1,1, 1,2, 1,3, 1,4, 1,5 et 1,6 Aristide Guilbert, « Mortain », Histoire des villes de France, volume 5, Furne et cie, 1848
- ↑ Population avant le recensement de 1962
- ↑ INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- ↑ 4,0, 4,1, 4,2, 4,3 et 4,4 Monument commémoratif Mortain
