Hippolyte Sauvage

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Hippolyte Sauvage.

Hippolyte (Hyppolite [1] Louis Jean-Baptiste Sauvage, né à Mortain le 4 février 1823 [1] et mort à Neuilly-sur-Seine (aujourd'hui Hauts-de-Seine) le 26 juin 1914, est un écrivain, folkloriste, historien et juge de paix de la Manche .

Biographie

Il appartient du côté de son père (procureur du roi [1]) à une famille de magistrats. Son bisaïeul est président pendant les dernières années du règne de Louis XIV et sous la Régence. Son grand-oncle est conseiller au Parlement de Normandie pendant la Révolution. Son père est successivement conseiller auditeur à la Cour de Caen, puis chef des parquets de Pont-L'Évêque (Calvados), de Mortain et de Vire (Calvados). Sa mère est issue d'une famille d'épée. Son grand-père est colonel au 25e régiment d'Infanterie légère sous le premier Empire et son bisaïeul capitaine des gardes de Marie Leckzinska.

Un jour, le docteur Gall, le célèbre phrénologue, se trouve dans le salon du père d'Hippolyte. Après un bref mais minutieux examen, il assure à sa mère qu'elle aurait un fils d'une intelligence très développée et d'un esprit charmant. Du reste, pour la direction de son éducation, sa mère suit les conseils de M. Tissot, le successeur du poète Delille dans sa chaire de poésie latine au Collège de France, et comme lui membre de l'Académie.

Élève boursier au collège royal de Rennes (Ille-et-Vilaine) grâce à Victor Legrand, son premier protecteur, il sera ensuite protégé par Mgr Brossays Saint-Marc, archevêque de Rennes et cardinal. Plus tard, Félix Cordoën, procureur général à Paris favorise son entrée dans la magistrature. Deux chutes très graves, au collège, provoquent chez Hippolyte une semi-surdité qui entrave sérieusement son avenir.

Ses études de droit terminées, il est reçu avocat en 1847, membre du Conseil de l'Ordre en 1862. Successivement, bibliothécaire de la ville de Mortain, maire de Saint-Jean-du-Corail, délégué cantonal, juge de paix de Couptain (Mayenne) et du Louroux-Baconnais (Maine-et-Loire).

Il meurt le 26 juin 1914 à la maison de retraite Galiéni à Neuilly-sur-Seine.

Publications

  • De l'aveu en droit civil, Rennes, 1847, in-8°.
  • Chroniques de Mortain, Mortain, 1850, in-12°.
  • Recherches historiques sur l'arrondissement de Mortain, Mortain, 1851, 400 pages in-8°.
  • La Chapelle de l'Ermitage de Mortain, Mortain, 1852, in-4°.
  • Le Mortainais historique et monumental, in-8°.
  • Légendes recueillies dans l'arrondissement de Mortain, 1re partie, Mortain, 1858, in-12°; rééd. revue et enrichie, 1869, 126 p.
  • Étrennes mortainaises, 1854 à 1859, Mortain, 6 vol. in-8°.
  • Notice biographique sur M. Moulin, Paris, 1855, in-8°. in Panthéon universel]].
  • Bibliothèque de Mortain, Mortain, 1855.
  • Sur la question de savoir si la route de Paris à Brest a passé par Le Teilleul, Mortain, 1855.
  • Notre-Dame de Baucoudray, 2e édition, Mortain, 1880, in-8°
  • Bibliographie normande, in-8°.
  • Les Mémoires de la Société historique de l'Orne, Domfront, 1865, in-8°.
  • Histoire du canton de Couptrain, Mayenne, Couptrain, 1865, in-4°.
  • La Bataille de Tinchebray, Orne, Domfront, 1867, in-f°.
  • La Prinse du Comte de Monthommery dedans le château de Domfront en 1574, Domfront, 1868, in-8°.
  • Étude sur la signification des noms de lieux du Département de la Mayenne, Angers, 1868.
  • Voyage à Mortain, Mortain, 1868, in-8°.
  • Usages ruraux du canton de Louroux-Béconnais, Maine-et-Loire, Angers, 1868, in-8°.
  • Arnaud, évêque du Mans et Johel, abbé de La Couture, Avranches, 1869, in-8°.
  • Notice sur les seigneurs de Domfront, Alençon, 1869, in-8°.

Source

  • Henri Carmoy, Dictionnaire biographique international des écrivains.

Notes et références

  1. 1,0 1,1 et 1,2 AD50, NMD Mortain, An 1823-1827 (5 Mi 269), page 6/525, acte de naissance n° 7 [http://www.archives-manche.fr/ark:/57115/a011288085771FdSca4/cd7b4246ab (lire en ligne).