Léon Truffert

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Léon Truffert.

Léon Clément Louis Truffert, né à Vaudreville le 21 mai 1901 [1], mort au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau (Allemagne, aujourd'hui Pologne) le 16 août 1942, est un résistant déporté de la Manche, homologué soldat de la RIF (Résistance intérieure française).

Biographie

Léon Truffert est patron de chaloupe à l’arsenal de Cherbourg. C’est un militant communiste connu. Il entre dans la lutte clandestine dès septembre1940 et milite au sein du Front national à partir de mai 1941. Léon Truffert regroupe des patriotes, organise des réunions clandestines de son comité Front national dont certaines à son domicile du village de l’Église à Tourlaville, répartit et distribue des tracts et des publications patriotiques, notamment à l’intérieur de l’arsenal.

La police note sa participation mi-juillet 1941 à une réunion dans un café de la rue Gambetta à Tourlaville. Participent aussi à cette réunion Pierre Rouxel, Auguste Daniel, Juliette Defrance, « ainsi que deux autres individus non identifiés ». Quelques jours plus tard, des tracts communistes sont trouvés à l’arsenal. Léon Truffert est fortement soupçonné de les avoir introduits [2].

Le 19 septembre 1941, il est arrêté à l'arsenal par le commissaire « spécial » Henri Laniez, envoyé par le préfet de la Manche Gaston Mumber (aux ordres de la Gestapo), à la suite d’opérations policières consécutives à des distributions de tracts sur le territoire de Tourlaville.

Interné au camp français de Gaillon (Eure), il est ensuite livré aux nazis qui le déportent au camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau le 6 juillet 1942. Aumont, Bonnifet, Breton, Cadiou, Cardin, Cariou, Datin, Doucet, Fouquet, Hamel, Hodiesne, Lebreton, Édouard et Maurice Lechevalier, Lecrées, Leriche, Levaufre, Longle, Marie, Mauger, Michel, Morin, Passot, Paouty, Picquenot, Richard, Siouville font aussi partie de ce convoi.

Il y meurt le 16 août.

Notes et références

  1. « Table décennale », Archives de la Manche, archives communales de Vaudreville, registre de l'état-civil des NMD (1893-1902), 4E 3/29, page 2/3.
  2. «Mémoire Vive des Convois des 45000 et 31000» (lire en ligne).

Sources

Articles connexes

Liens externes