Pierre Lebreton

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Pierre Lebreton, né au Mesnil-Vigot le 4 février 1899, et mort au camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau (Allemagne, aujourd'hui Pologne) le 17 août 1942, est un résistant déporté de la Manche.

Le 19 juillet 1922, Pierre Lebreton est embauché par une compagnie de chemin de fer qui fusionnera avec d’autres au sein de la SNCF début 1938.

Au moment de son arrestation, Pierre Lebreton est cantonnier SNCF à Vire (Calvados) et domicilié au 6, rue des Acres dans cette ville. Dans la nuit du 3 au 4 mai 1942, avec Jules Datin et François Poirier, il est arrêté à son domicile par la police militaire allemande comme otage communiste à la suite du déraillement d'un train à Moult-Argences [1] (Calvados), et incarcéré à la gendarmerie de Vire.

Il est rapidement transféré au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Oise).

Entre fin avril et fin juin 1942, Pierre Lebreton est sélectionné avec plus d’un millier d’otages désignés comme communistes et une cinquantaine d’otages désignés comme juifs dont la déportation a été décidée en représailles des actions armées de la résistance communiste contre l’armée allemande[2].

Le 6 juillet 1942, il est déporté à bord du convoi qui gagne le camp d'extermination d'Auschwitz-Birkenau (Allemagne). Aumont, Bonnifet, Breton, Cadiou, Cardin, Cariou, Datin, Doucet, Fouquet, Hamel Hodiesne, Édouard et Maurice Lechevalier, Lecrées, Leriche, Levaufre, Longle, Marie, Mauger, Michel, Morin, Passot, Paouty, Picquenot, Richard, Siouville, Truffert font aussi partie de ce convoi.

Deux jours plus tard, Alphonse Doucet est enregistré au camp d’Auschwitz sous le numéro 45744.

Le 10 juillet, Pierre Lebreton se déclare comme cheminot. Il reste dans ce camp en construction choisi pour mettre en œuvre la solution finale.

Il y meurt le 17 août 1942 [3].

Sources

Notes et références

  1. Dans la nuit du 15 au 16 avril 1942, le train quotidien Maastricht-Cherbourg transportant des permissionnaires de la Wehrmacht déraille à 17 kilomètres de Caen, à l’est de la gare de Moult-Argence, à la hauteur du village d’Airan, suite au déboulonnement d’un rail par un groupe de résistance. 
  2. En application d’un ordre de Hitler
  3. Selon l’acte de décès du camp, qui indique pour cause probablement mensongère de sa mort « septicémie par anthrax de la nuque » ; maladie du charbon, sous sa forme cutanée.

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