Giéville

De Wikimanche

Giéville est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée au sein de Torigny-les-Villes depuis le 1er janvier 2016.

Commune déléguée de Giéville
(commune de Torigny-les-Villes)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
49° 2' 31.01" N, 0° 57' 51.57" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô
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Canton Condé-sur-Vire
Ancien canton Torigni-sur-Vire
Intercommunalité CA Saint-Lo Agglo
Gentilé Giévillais(es)
Population 670 hab. (2016)
Superficie 10,33 km²
Densité 65 hab./km2
Altitude 53 m (mini) - 150 m (maxi)
Code postal 50160
N° INSEE 50202
Maire délégué Dominique Rose
Communes limitrophes de Giéville
Brectouville Torigni-sur-Vire Saint-Amand
Domjean, Brectouville Giéville Saint-Amand, Guilberville
Domjean Saint-Louet-sur-Vire Guilberville

L'église Saint-Martin.
L'église Saint-Martin.


Géographie

Giéville est située dans le bocage saint-lois.

Toponymie

Attestations anciennes

  • ecclesia de Guyevilla ~1350 [1].
  • Guyville 1375 [2].
  • Guieville 1434 [2], 1494 [3].
  • Gieville 1612/1636 [4].
  • Greuille [sic; lire sans doute Gieville] 1648 [5].
  • Gieuille [lire Gieville] 1675 [6].
  • Giesville 1677 [7].
  • Giéville 1689 [8].
  • Gieville 1694 [9], 1695 [10].
  • Griville [lire Gieville] ~1700 [11].
  • Giesville 1713 [12].
  • Gieville 1716 [13], 1719 [14].
  • Giesville 1735 [15].
  • Gieville 1736 [16], 1758 [17], 1771 [18], 1777 [19], 1753/1785 [20].
  • Gresville [lire Giesville] 1793 [21].
  • Giéville 1801 [22], 1804 [23], 1828 [24], 1829 [25], 1830 [26], 1837 [27].
  • Giesville 1835/1845 [28].
  • Giéville 1854 [29], 1878 [30], 1880 [31], 1903 [32], 1954 [33], 1962 [34].
  • Giesville [sic] 1972 [35].
  • Giéville 1978, 1993 [36], 2007 [37].

Étymologie

Toponyme médiéval en -ville (élément issu du gallo-roman VILLA « domaine rural »). Le premier élément est un anthroponyme (nom de personne) d'origine germanique, au sujet duquel les spécialistes ne s'accordent pas.

  • Albert Dauzat a proposé, sans certitude, le nom de personne germanique Gero [38]. La difficulté vient de ce qu'aucune trace du [r] n'apparaît dans les premières attestations, certes tardives.
  • Sa disciple Marie-Thérèse Morlet a opté pour le nom de personne germanique féminin Wida [39], qui conviendrait si ce nom était resté °Guiéville comme aux 14e et 15e siècles. Or le toponyme manifeste une alternance Gui- / Gi- à l'initiale, indice d'un étymon germanique en [g-] devant [e] ou [i], dont le traitement normano-picard est [g] et le traitement français [ʒ]. De toute évidence, un nom en [w-] ne peut aboutir à [ʒ-].
  • François de Beaurepaire abandonne la partie, et déclare le premier élément obscur [2]. Il est fidèlement suivi en cela par René Lepelley [40].
  • Ernest Nègre donne à notre avis la seule solution possible, en proposant °Gido, variante non attestée mais tout à fait plausible du nom de personne germanique Giddo, employé sous la forme adjectivale °Gida « de °Gido » accordée avec villa, soit « le domaine rural de °Gido » [41].

°Gido est la forme simple à laquelle correspond Giddo, avec gémination expressive de la consonne, comme dans beaucoup d'hypocoristiques. Il s'agit en l'occurrence de l'hypocoristique des noms germaniques dont le premier élément est gid- « chant, poème chanté; chanter » (cf. ancien anglais gied, giedd > moyen anglais yed; ancien saxon gidd « chant »). Ce terme a sans doute eu d'abord le sens d’ « assembler » (des textes, des chants, à l'instar du rhapsode), puis « réciter, déclamer, chanter ». Il se rattache dans ce cas au radical germanique gad- « ensemble » (cf. anglais to gather « assembler », together « ensemble ») < indo-européen °gʰedʰ- « unir, assembler ».

Histoire

Démographie

Sous l'Ancien régime

Sous l'Ancien régime, le dénombrement des populations se fait généralement par feux, c'est-à-dire par foyers. Le nombre de personnes habitant sous un même toit variant beaucoup suivant celui d'ascendants et d'enfants [42], ces données sont donc relatives, mais donnent néanmoins une idée de l'évolution démographique.

Depuis la Révolution

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[43]. En 2016, la commune comptait 670 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [44] et INSEE [45])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
797 737 848 795 731 785 783 762 779 702
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
690 682 647 649 593 580 578 557 555 580
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
553 499 530 518 575 516 536 509 508 457
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012
556 618 587 638 646 653 679 683 690 697
2013 2014 2015 2016 - - - - - -
704 708 670 670
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
.......-....... Jean Fémal 1792, 1793
.......-1797 Guillaume Bossard 1795
1797-1798 Charles N. Collette
1798-1799 Pierre Gardin
1799-1816 François Fémal
1816-1827 Étienne François Mette décédé en exercice le 15 août 1827
1827-1831 Pierre Pommier
1831-1846 Charles Mette
1846-1875 Pierre Massier décédé en exercice le 20 septembre 1875
1875-1879 Pierre Lepage
1879-1884 Jean-Baptiste Letot
1884-1892 Euthime Joseph Pommier
1892-1899 Jean-Hippolyte Massier
1899-1928 Jean François Pommier
1929-1930 Charles Pagnon
1931-1934 Désiré Laurent
1935-1945 Louis Octave Mourocq
1946-1956 Louis Leredde Décès en cours de mandat
1956-1977 Henri Rose Agriculteur
1977-1989 Guy Lacour
1989-1995 Henri Rose
1995-2007 Guy Lacour
2007-2016 Dominique Rose SE agriculteur
2016-actuel Dominique Rose SE agriculteur
Source 1829, 1861, 1868 : Annuaire de la Manche.
(....) : en exercice cette année-là.
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2018).

La mairie (2018).

Adresse : 19, rue de la Mairie
Giéville
50160 Torigny-les-Villes

Tél./Fax : 02 33 56 92 86
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Pas de site officiel
Commentaire :
Source : Site officiel de Torigny-les-Villes (2 juin 2018)

Mardi 8 h 30 - 13 h -
Mercredi - -
Jeudi - 14 h - 18 h 30
Vendredi - -
Samedi - -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Martin.
  • Patron (présentation) : au 13e siècle, l'abbé de Cerisy [30]; au 14e siècle, patronage laïque, le seigneur du lieu : Guillaume Bacon (dominus Guillermus Bacon) vers 1350 [1]; par la suite, le seigneur de Torigni (jusqu'à la Révolution) [30].
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

  • Église Saint-Martin (18e / 20e s.) : clocher (1759).
  • Rives du ruisseau de Jacre.
  • L'Écho du lac, plus grande discothèque de Basse-Normandie.

Personnalités liées à la commune

  • John Drummond (1919-2016), pilote américain dont l'avion s'est écrasé le 26 juillet 1944, fait prisonnier, il rejoint l'Allemagne. Élu sénateur de Caroline du Sud, il est revenu deux fois à Giéville. Un espace lui est dédié dans le hall de la mairie. Une rue porte son nom.[47]

Économie

  • Mesnil-Bas Transports, créée en 2000
  • L'Echo du lac, plus grande discothèque de Basse-Normandie

Lien interne

Notes et références

  1. 1,0 et 1,1 Pouillé du Diocèse de Bayeux (« Livre Pelut »), ~1350, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 121B.
  2. 2,0 2,1 et 2,2 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 123.
  3. Comptes de la débite du diocèse de Bayeux pour 1494, in Auguste Longnon, op. cit., p. 138G.
  4. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  5. « Benefices de l’evesché de Bayeux », p. 16, in Pouillié general contenant les benefices de l’Archevesché de Rouen […], chez Gervais Alliot, Paris, 1648.
  6. Abbé Jean Petite (1619-1694), cartographe, et R. Michault (16..-17..?), graveur, Description particulière du diocese de Bayeux, Jollain, Paris, 1675 [BNF, Collection d'Anville, cote 00259].
  7. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  8. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  9. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BNF, IFN-7710251].
  10. P. Mortier / H. Jaillot, Le Duché et Gouvernement de Normandie divisée en Haute et Basse Normandie, Amsterdam, 1695.
  11. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  12. 12,0 et 12,1 Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  13. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  14. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  15. 15,0 et 15,1 Nouveau dénombrement du royaume par generalités, elections, paroisses et feux […], t. II, Impr. Pierre Prault, Paris, 1735, p. 51b.
  16. Bernard Jaillot, Carte topographique du diocèse de Bayeux, Paris, 1736 [BNF, collection d’Anville, cote 00260 B].
  17. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  18. Rigobert Bonne, Carte du Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, 1771, recueillie in Jean Lattre, Atlas Moderne ou Collection de Cartes sur Toutes les Parties du Globe Terrestre, ~1775.
  19. P. Santini, Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, Remondini, Venise, 1777.
  20. Carte de Cassini.
  21. Site Cassini.
  22. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  23. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. II (COA-H), an XIII (1804), p. 562c.
  24. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 464.
  25. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Saint-Lô, p. 162.
  26. J. G. Masselin, Dictionnaire universel de géographie physique, commerciale, historique et politique du Monde Ancien, du Moyen Age et des Temps Modernes comparées / Dictionnaire universel de géographie, t. I, Auguste Delalain, Paris, 1830, p. 550a.
  27. Dictionnaire géographique universel ou description de tous les lieux du globe sous le rapport de la géographie physique et politique, de l’histoire, de la statistique, du commerce, de l’industrie, etc., etc., Sociétés de Paris, Londres et Bruxelles pour les publications littéraires, Bruxelles, 1837, t. I, p. 779a.
  28. cartes d’État-Major (relevés de 1820 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889; Basse-Normandie cartographiée entre 1835 et 1845).
  29. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  30. 30,0 30,1 et 30,2 Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 408.
  31. Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1880, p. 60a.
  32. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  33. Nomenclature des hameaux, écarts et lieux-dits de la Manche, INSEE, 1954.
  34. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  35. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  36. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  37. Carte IGN au 1 : 25 000.
  38. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 319a.
  39. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p. 470b.
  40. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 134a.
  41. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 954, § 17134.
  42. Une moyenne de 5 à 6 personnes semble cependant le chiffre le plus vraisemblable.
  43. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  44. Population avant le recensement de 1962.
  45. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  46. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  47. « L'espace John Drummond est déplacé », La Manche Libre, 14 avril 2018.