Guilberville

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Guilberville est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée au sein de Torigny-les-Villes depuis le 1er janvier 2016.

Commune déléguée de Guilberville
(commune de Torigny-les-Villes)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
48° 59' 17.33" N, 0° 56' 43.88" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô
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Canton Condé-sur-Vire
Ancien canton Torigni-sur-Vire
Intercommunalité CA Saint-Lo Agglo
Gentilé Guilbervillais(es)
Population 1 210 hab. (2016)
Superficie 22,15 km²
Densité 55 hab./km2
Altitude 70 m (mini) - 262 m (maxi)
Code postal 50160
N° INSEE 50224
Maire délégué Mickaël Grandin
Communes limitrophes de Guilberville
Giéville,
Saint-Louet-sur-Vire
Giéville, Saint-Amand Placy-Montaigu,
Saint-Martin-des-Besaces (Calvados)
Saint-Louet-sur-Vire Guilberville Mont-Bertrand (Calvados)
Beuvrigny,
Pont-Farcy (Calvados)
Bures-les-Monts (Calvados) Mont-Bertrand (Calvados)

L'église Saint-Mathurin.
L'église Saint-Mathurin.


Toponymie

Attestations anciennes

  • Guillebervilla 1219 [1], 1288 [2].
  • Guilleberville 1316 [2].
  • Guylleberville 1328 [3].
  • Guilleberville 1349 [2].
  • Guibervilla ~1350 [4].
  • Guilleberville 1494 [5].
  • Guibertille [sic] 1635 [6].
  • Guilberville 1612/1636 [7], 1640 [8].
  • Guilberuille [lire Guilberville] 1648 [9].
  • Guiberuille [lire Guiberville] 1675 [10].
  • Guilberville 1677 [11].
  • Guilleberville 1689 [12], ~1700 [13].
  • Guilberville 1713 [14].
  • Guilleberville 1716 [15], 1719 [16].
  • Guiberville 1735 [17].
  • Guilberville 1736 [18].
  • Guilleberville 1740/1756 [19], 1758 [20].
  • Guiberville 1753/1785 [21].
  • Guilberville 1793 [22].
  • Guilleberville 1801 [23].
  • Guiberville 1804 [24].
  • Guilleberville 1828 [25].
  • Guilberville 1829 [26].
  • Guilleberville 1830 [27], 1837 [28].
  • Guiberville 1854 [29].
  • Guilberville 1825/1866 [30], 1878 [31], 1880 [32], 1903 [33], 1954 [34], 1962 [35], 1972 [36], 1978, 1993 [37], 2007 [38].

Étymologie

Toponyme médiéval en -ville (élément issu du gallo-roman VILLA « domaine rural »). Le premier élément est un nom de personne médiéval d'origine germanique, au sujet duquel les opinions sont partagées.

La plupart des spécialistes ont penché pour Gislebert [39], dont °Guislebert > Guillebert représenterait le traitement normano-picard. On aurait donc affaire ici au « domaine rural de Guillebert ». C'est l'explication adoptée par Albert Dauzat [40], Marie-Thérèse Morlet [41], François de Beaurepaire [2], et à leur suite René Lepelley [42].

Or les premières attestations (Guillebervilla 1219, 1288, Guilleberville 1316, 1349, Guylleberville 1328) vont plutôt dans le sens du nom Guillebert, Guillibert, que l'on trouve aussi attesté sous les formes latinisées Guilabertus, Guilibertus, Guillabertus, etc., reposant sur l'anthroponyme germanique Williberht, également attesté sous les formes latinisées Willebertus, Wilbertus, Vuilbertus, Guillebertus, Guilbertus, etc. [43]. C'est cette option qu'a retenue Ernest Nègre [44], seul contre tous.

La raison pour laquelle la plupart des toponymistes ont opté pour la première solution est que Guilberville se trouve légèrement au nord de la ligne Joret, où l'on attend effectivement un traitement normano-picard : or la forme dialectale normande d'un étymon tel que Williberht serait théoriquement Vuil(le)bert ou Vil(le)bert, alors que Guil(le)bert en représente le traitement français. Cependant, Marie-Thérèse Morlet elle-même range toutes des occurrences du type Guillebert sous l'étymon Williberht et non Gisalberht [43], dont les formes dialectales normano-picardes sont relativement rares. Il se pourrait donc bien que l'on ait ici affaire à la forme française de Williberht, employée en raison de sa grande fréquence, plutôt qu'au traitement dialectal de Gisalberht, et qu'il faille préférer l'explication d'Ernest Nègre. Pour une problématique similaire, voir également Le Guislain.

Histoire

En 1640, on relève plusieurs fiefs sur le territoire de la paroisse [8] :

  • la baronnie de Guilberville, appartenant à Mgr de Matignon.
  • le fief de Banville, possédé par Ollivier de Gohier, escuyer.
  • d'autres fiefs indéterminés, appartenant aux soubs-âge de Pierre de Gohier, escuyer.
  • le fief de Saussay, possédé par Jean Le Bouvier, escuyer.

Démographie

Sous l'Ancien régime

Sous l'Ancien régime, le dénombrement des populations se fait généralement par feux, c'est-à-dire par foyers. Le nombre de personnes habitant sous un même toit variant beaucoup suivant celui d'ascendants et d'enfants [45], ces données sont donc relatives, mais donnent néanmoins une idée de l'évolution démographique.

Depuis la Révolution

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[46]. En 2016, la commune comptait 1 210 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [47] et INSEE [48])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 542 1 501 1 741 1 846 1 815 1 791 1 777 1 695 1 751 1 675
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 705 1 700 1 600 1 572 1 474 1 402 1 380 1 308 1 340 1 303
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
1 183 1 085 1 124 1 178 1 138 1 038 1 023 988 983 887
1982 1990 1999 2004 2006 2007 2008 2009 2010 2011
838 852 821 893 908 922 937 952 994 1 017
2012 2013 2014 2015 2016 - - - - -
1 049 1 081 1 113 1 209 1 210
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[49] puis INSEE à partir de 2004.


Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

  • Généralité : Caen.
  • Élection : Bayeux (1612/1636, 1677), puis Saint-Lô (1713, 1735).
  • Sergenterie : Torigni.

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Parti Qualité Observations
.......-1792 Jean Lesieur
1793-1793 Thomas Lemonnier
1793-1794 Jean Lesieur officier public
1794-1795 Jean-François Laignel officier public
1795-1797 Jean Corbrion
1797-1815 Jean Lesieur
1815-1820 Jean-Louis Legrand
1820-1832 Jean Lesieur
1832-1843 Sébastien Demortreux
1844-1846 Guillaume Badin décédé en exercice le 9 mai 1846
1846-1856 Jean Gilles Lesieur
1856-1873 Michel Cordhomme
1873-1874 Jean Jacques Lesouef
1874-1878 François Cord'homme
1878-1881 Jean Lair
1881-1888 Jean Lesouef
1888-1891 François Cord'homme
1892-1898 Jean Lesouef
1899-1905 François Cord'homme
1905-1921 François Corbrion
1921-1924 Auguste Lamoureux
1924-1925 Joseph Corbrion
1925-1926 Paul Boullot
1926-1953 Pierre Cord'homme
1953-1989 André Marguerite
1989-2001 André Letourneur
2001-2014 Yves Fauvel retraité
2014-2016 Mickaël Grandin
2016-actuel Mickaël Grandin maire délégué
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à nos jours : 601 communes et lieux de vie de la Manche.
Toutes les données ne sont pas encore connues.


Mairie

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour envoyer un mail et signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - 14 h - 18 h
La mairie.

La mairie.

Adresse : 2, place de l'Église
Guilberville
50160 Torigny-les-Villes

Tél. 02 33 56 73 04
Fax : 02 33 56 88 46
Courriel : Contacter la mairie
Site internet : Officiel
Commentaire :
Source : Site officiel de Torigny-les-Villes (2 juin 2018)

Mardi - 13 h 30 - 18 h
Mercredi - 13 h 30 - 18 h
Jeudi - -
Vendredi - 14 h - 18 h
Samedi 10 h - 12 h -


Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

  • Église Saint-Mathurin (12e s.).
  • Château de La Thurinière.
  • Deux mottes féodales.
  • Rives des ruisseaux du Moulin et du Jacre.
  • Le Saussey : chapelle.
  • Sédouy.
  • Précaire.

Personnalités liées à la commune

Naissances

Économie

Transports

  • Autoroute des Estuaires A84

Bibliographie

  • M. Guilbert, « Église de Guilberville », Annuaire des cinq départements normands, Congrès de Saint-Lô, 1998, p. 51-53

Lien interne

Notes et références

  1. Léopold Delisle, Recueil de jugements de l’Échiquier de Normandie au XIIIe siècle, Paris, 1864, p. 67, § 259.
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 129.
  3. Léopold Delisle, Les actes normands de la Chambre des Comptes sous Philippe de Valois (1328-1350), Rouen, Le Brument, 1871, p. 5, § 3.
  4. Pouillé du Diocèse de Bayeux (« Livre Pelut »), ~1350, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 121B.
  5. Comptes de la débite du diocèse de Bayeux pour 1494, in Auguste Longnon, op. cit., p. 138G.
  6. Normandia Ducatus (carte du duché de Normandie), Atlas Van der Hagen, 1635.
  7. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
  8. 8,0 et 8,1 Rôle des fiefs du grand bailliage de Caen (vicomtés de Caen, Bayeux, Falaise et Vire) et de leur possesseurs dressé en 1640, Bulletin Héraldique de France, 1890-1892, p. 30a/b.
  9. « Benefices de l’evesché de Bayeux », p. 16, in Pouillié general contenant les benefices de l’Archevesché de Rouen […], chez Gervais Alliot, Paris, 1648.
  10. abbé Jean Petite, cartographe, et R. Michault, graveur, Description particulière du diocese de Bayeux, Jollain, Paris, 1675 [BNF, Collection d’Anville, cote 00259].
  11. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  12. G. Mariette de La Pagerie, cartographe, Unelli, seu Veneli. Diocese de Coutances, divisé en ses quatre archidiaconés, et vint-deux doiennés ruraux avec les Isles de Iersay, Grenesey, Cers, Herms, Aurigny etc., chez N. Langlois, Paris, 1689 [BNF, collection d'Anville, cote 00261 I-IV].
  13. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  14. 14,0 et 14,1 Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  15. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  16. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  17. 17,0 et 17,1 Nouveau dénombrement du royaume par generalités, elections, paroisses et feux […], t. II, Impr. Pierre Prault, Paris, 1735, p. 51b.
  18. Bernard Jaillot, Carte topographique du diocèse de Bayeux, Paris, 1736 [BNF, collection d’Anville, cote 00260 B].
  19. G. Albrizzi, Carta geografica del governo della Normandia, Venise, 1740/1754.
  20. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  21. Carte de Cassini.
  22. Site Cassini.
  23. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  24. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. II (COA-H), an XIII (1804), p. 637a.
  25. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 471.
  26. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Saint-Lô, p. 162.
  27. J. G. Masselin, Dictionnaire universel de géographie physique, commerciale, historique et politique du Monde Ancien, du Moyen Age et des Temps Modernes comparées / Dictionnaire universel de géographie, t. I, Auguste Delalain, Paris, 1830, p. 586a.
  28. Dictionnaire géographique universel ou description de tous les lieux du globe sous le rapport de la géographie physique et politique, de l’histoire, de la statistique, du commerce, de l’industrie, etc., etc., Sociétés de Paris, Londres et Bruxelles pour les publications littéraires, Bruxelles, 1837, t. I, p. 820b.
  29. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  30. Cartes d’État-Major (relevés de 1825 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889).
  31. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 408.
  32. Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1880, p. 60b.
  33. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  34. Nomenclature des hameaux, écarts et lieux-dits de la Manche, INSEE, 1954.
  35. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  36. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  37. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  38. Carte IGN au 1 : 25 000.
  39. Ce nom repose sur l'anthroponyme germanique Gisleberht < Gisalberht, combinaison des éléments gisal- « otage » et -berht « brillant ».
  40. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963, p. 336b.
  41. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985, p. 330a.
  42. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 141b.
  43. 43,0 et 43,1 Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. I (les noms issus du germanique continental et les créations gallo-germaniques), 1968, p. 224b. Ce nom résulte de la combinaison des éléments wilja- « volonté » et -berht « brillant ».
  44. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. II, 1991, p. 937, § 16769.
  45. Une moyenne de 5 à 6 personnes semble cependant le chiffre le plus vraisemblable.
  46. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  47. Population avant le recensement de 1962.
  48. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  49. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.