Céaux
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Céaux est une commune du département de la Manche.
- Prononciation. — API : [se'o]; transcription francisée : sé-ô.
Commune de Céaux | Coordonnées géographiques de la mairie ![]() 48° 37' 53.47" N, 1° 23' 14.43" W (OSM) | ||||||||||
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Arrondissement | Avranches | ||||||||||
Canton | Pontorson | ||||||||||
Ancien canton | Ducey | ||||||||||
Intercommunalité | Mont-Saint-Michel-Normandie | ||||||||||
Gentilé | Céaucéen(ne)s | ||||||||||
Population | 415 hab. (2020) | ||||||||||
Superficie | 8,39 km² | ||||||||||
Densité | 49 hab./km2 | ||||||||||
Altitude | 5 m (mini) - 71 m (maxi) | ||||||||||
Code postal | 50220 | ||||||||||
N° INSEE | 50108 | ||||||||||
Maire | Christophe Hernot | ||||||||||
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Toponymie
Attestations anciennes
- [abl.] in villa Celsis 1060/1066 [1], [2].
- Cels ~1082 [3], 1066/1087 [1].
- Cyaux s.d. [3].
- Ceaulx 1274 [4].
- Ceaux 1274 [5].
- prioratus de Ceaux 1332 [6].
- prior de Ceaux 1351/1352 [7].
- ecclesia de Celsis 1412 [8].
- prebenda de Ceaux 1412 [9].
- Ceaulx 1425 [10], 1432 [11].
- Seaulx 1439 [12].
- prebendam de Ceaulx ~1480 [13].
- ecclesiam de Celsis ~1480 [14].
- Seaux 1634 [15].
- Ceaulx 1612/1636 [16].
- Ceaux 1677 [17].
- Seaux ~1700 [18].
- Ceaux 1713 [19], 1716 [20], 1719 [21], 1720 [22], 1753/1785 [23].
- Céaux 1793 [24].
- Ceaux 1801 [25], 1804 [26], 1828 [27], 1829 [28], 1854 [29], 1889 [30], 1903 [31].
- Céaux 1962 [32].
- Ceaux 1972 [33], 1978 [34].
- Céaux 1993 [34], 2007 [35].
Étymologie
On estime généralement que ce nom repose sur le latin celsus « élevé », par l'intermédiaire du gallo-roman °CELSU. C'est du moins l'hypothèse qu'avait faite Albert Dauzat [36], qui a distingué ce nom, ainsi que celui de Ceaux-en-Couhé (Vienne) des autres toponymes français de type Ceaux, Sceaux, etc. Ces derniers procèderaient quant à eux du latin cellis, ablatif-locatif pluriel de cella « ermitage », soit « aux ermitages ». Sa justification en était que ces deux agglomérations de la Manche et de la Vienne étaient situées « sur de légères éminences ». Le fait est que Céaux domine orgueilleusement (à 26 m !) l'estuaire de la Sélune et les terres environnantes dont l'altitude moyenne oscille entre 10 et 25 m : le sens de « lieu élevé » ne saute pas tout de suite aux yeux…
François de Beaurepaire [3] reprend cette hypothèse, mais contourne l'obstacle en envisageant parallèlement une référence à une « construction élevée », ou encore un sens figuré : le mot celsus aurait dans ce cas été le qualificatif d'une divinité locale, « Très-Haut », et donc indirectement désigné un lieu de culte. René Lepelley, quant à lui, fait siennes ces dernières explications [37], tout en conservant aussi la possibilité de voir dans Céaux le produit de cellis « aux ermitages ». Il est à noter que cette dernière analyse est la seule que retient Ernest Nègre [38], qui voit dans la forme Celsis de 1060/1066 une mauvaise latinisation de Cels < cellis.
Les deux dernières hypothèses se valent, aucun argument décisif (archéologique, historique ou autre) ne permettant de trancher. La seule explication à exclure semble être celsus au sens de « lieu élevé », démentie par le site de Céaux.
Géographie
Céaux borde l'estuaire de la Sélune, en baie du Mont-Saint-Michel. La commune est séparée de Courtils par le ruisseau Besnier, de Servon par la Guintre et de Précey par le ruisseau de l’Orvainerie.
Le polder Saint-Michel est le polder situé le plus à l'est dans la baie.
Le GR 223 longe la Sélune.
Histoire
En 1639, Céaux fut le point de départ de la révolte des Nu-pieds, sous Louis XIII.
On dénombre 35 salines en 1838, seulement trois ou quatre en 1845 [39].
Première guerre mondiale
Participation de la population de Céaux à une collecte destinée à soutenir les Poilus.
Comme en atteste le monument aux morts, vingt-trois soldats de Céaux sont morts au champ d'honneur.
Deuxième guerre mondiale
André Parisy, instituteur à Céaux , entre en Résistance et adhère au réseau « Libé-Nord ».
Trois soldats de Céaux perdront la vie.
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[40]. En 2020, la commune comptait 415 habitants.
Administration
Circonscriptions administratives avant la Révolution
Circonscriptions administratives depuis la Révolution
- District : Avranches (1790-1795).
- Arrondissement : Avranches (1800).
- Canton : Ducey (1790), Pontorson (2015).
Les maires
Mairie
- Horaires d'ouverture
Jours | Matin | Après-midi | Coordonnées de la mairie (Pour envoyer un mail et signaler une erreur cliquez ici) | ||
Lundi | - | - |
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Mardi | - | - | |||
Mercredi | - | 16 h 30 - 17 h 30 | |||
Jeudi | - | - | |||
Vendredi | - | 16 h 30 - 17 h 30 | |||
Samedi | - | - |
Religion
Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution
Patronage
- Dédicace de l'église paroissiale : saint Cyr et sainte Julitte (c'est-à-dire Juliette de Césarée).
- Patron (présentation) : l'évêque d'Avranches.
- Fête patronale : ?
Circonscriptions ecclésiastiques actuelles
- Diocèse : Coutances et Avranches.
- Archidiaconé : Sud.
- Doyenné : Avranchin.
- Paroisse : Saint-Michel.
Lieux et monuments
- Embouchure de la Sélune dans la baie du Mont Saint-Michel.
- Église Saint-Cyr et Sainte-Julitte ( 15e/17e/19e s.) : clocher (12e s.), vitraux (16e s.), mobilier (17e/18e s.), statues (fin 16e/fin 18e s.).
- Monument aux morts
- Polder Saint-Michel.
Hommage à André Parisy
Personnalités liées à la communes
Naissances
- Jean-François Delanoë (1790-1826), maréchal des Logis aux hussards de Moselle, chevalier de la Légion d'honneur[43]
- Arsène Legoux (1845-1921), vicaire général, vicaire capitulaire du diocèse de Coutances, protonotaire apostolique
- Thérèse Ozenne (1939-2009), brodeuse de la tapisserie de Pirou entre 1976 et 1992.
Décès
- François Provost ( -1860), personnalité politique
- Louis-Marie Colet (1815-1875), personnalité politique
Autres
- Jean-Marie Valhubert (1764-1805), général, issu de la famille Valhubert, il fut héros de l'époque napoléonienne, rattaché à la terre du Val-Hubert
- André Parisy : instituteur et résistant, nommé à Céaux en 1931, mort en camp de concentration le 5 mai 1945.
- Gustave Poussier (1924-1996), mécanicien, résistant du réseau Libé-Nord, comme André Parisy [44]
Enseignement
Céaux dispose de deux écoles publiques intégrées dans le regroupement pédagogique (RPI) de la Baie (Céaux-Pontaubault)
- École de la rue Ozenne
- École de la rue Parisy
Économie
- Camping La Baie du Mont-Saint-Michel
- Élevage d'agneaux de pré-salé
- Ferme du Polder Saint-Michel : soupes, légumes de saison
- Hôtel restaurant Au P'tit Quinquin [45]
- Hôtel Le Pommeray devenu Les Montois en 2023
- Hôtel Le Relais du Mont (Brit hôtel), fermé en 2013 [46]
- Menuiserie Saint-Benoît (Charly Davoine)
Sports
- Football : Entente de la Baie (en association avec Pontaubault et Courtils).
Bibliographie
- Édouard Le Héricher, « Commune de Céaux », Avranchin monumental et historique, vol.1, éd. Tostain, 1845, p. 332-343 (lire en ligne).
Notes et références
- ↑ 1,0 et 1,1 Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, « Les noms de communes de Normandie », in Annales de Normandie XVII (mars 1967), § 614.
- ↑ Marie Fauroux, Recueil des actes des ducs de Normandie (911-1066), Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XXXVI, Caen, 1961, p. 26, n. 29.
- ↑ 3,0 3,1 et 3,2 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 94.
- ↑ Julie Fontanel, Le cartulaire du chapitre cathédral de Coutances, Archives départementales de la Manche, Saint-Lô, 2003, p. 393, § 255.
- ↑ Julie Fontanel, op. cit., p. 394, § 256.
- ↑ Pouillé du Diocèse de Coutances, 1332, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 321E.
- ↑ Compte du Diocèse de Coutances, pour l’année 1351 ou 1352, in Auguste Longnon, op. cit., p. 378C.
- ↑ Pouillé du Diocèse d’Avranches, 1412, in Auguste Longnon, op. cit., p. 154B.
- ↑ Ibid., p. 160C.
- ↑ Siméon Luce, Chronique du Mont-Saint-Michel (1343-1468), Firmin-Didot, Paris, t. I, 1879, p. 196, § LVI.
- ↑ Ibid., p. 316, § CXXV.
- ↑ Siméon Luce, op. cit., t. 2, 1883, p. 114, § CCV.
- ↑ Pouillé du Diocèse d’Avranches, ~1480, in Auguste Longnon, op. cit., p. 163D.
- ↑ Ibid., p. 164D.
- ↑ Sébastien Cramoisy, Carte générale de toutes les costes de France tant de la mer Océane que Mediterranée, 1634 [BNF].
- ↑ Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [BNF, ms. fr. 4620].
- ↑ Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BNF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
- ↑ Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
- ↑ Dénombrement des généralités de 1713 [BNF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
- ↑ Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
- ↑ Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
- ↑ G. Mariette de la Pagerie, Carte topographique de la Normandie; feuille 3 : Fougères, Vire et Avranches, 1720 [BNF, fonds Cartes et Plans, cote Ge DD 2987 (1009, III) B].
- ↑ Carte de Cassini.
- ↑ Site Cassini.
- ↑ Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris, 1801-1870.
- ↑ Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 577b.
- ↑ Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 415.
- ↑ Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement d'Avranches, p. 118.
- ↑ V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
- ↑ Carte de la Manche, in Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1889.
- ↑ Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
- ↑ Atlas de Normandie, Caen, 1962.
- ↑ Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
- ↑ 34,0 et 34,1 Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
- ↑ Carte IGN au 1 : 25 000.
- ↑ Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963 (rééd. Guénégaud, avec supplément de Marie-Thérèse Morlet), p. 159a.
- ↑ René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 88b.
- ↑ Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I, 1990, p. 405, § 6148.
- ↑ Le P’tit Céauceen, bulletin municipal, n° 51, décembre 2020.
- ↑ Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- ↑ Population avant le recensement de 1962
- ↑ INSEE : Population depuis le recensement de 1962
- ↑ Dossier LH/701/50, Base Leonore, consulté le 30 mars 2021 (lire en ligne)
- ↑ 601 communes et autres lieux de vie, 2014, page 140.
- ↑ « Fermé depuis deux ans, cet hôtel-restaurant va rouvrir dans la baie du Mont-Saint-Michel », La Gazette de la Manche, 21 février 2022.
- ↑ Audrey Capitaine, « L'amertume d'un hôtelier de la Baie », Ouest-France, site internet, 12 novembre 2013.