Jean Houyvet

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Jean Houyvet, né à Saint-Pierre-Église le 19 juin 1921, mort au camp de concentration d'Orianenbourg-Sachenhausen (Allemagne) le 23 mars 1943, est un résistant de la Manche.

Jean Houyvet habite Cherbourg, 67 rue du Vieux-Pont, il est employé à la gare. Dès 1940, contacté par Roger Anne, il milite au sein des Jeunesses communistes et participe au recrutement de jeunes patriotes. En mai 1941, il figure parmi les créateurs, dans la région de Cherbourg, du Front patriotique de la jeunesse, organisation de Résistance placée sous l’égide du Front national.

Il intègre par la suite les formations des Francs-tireurs et partisans français et participe aux actions du groupe « Valmy », notamment en juin 1942, à la destruction de matériels entreposés par l’armée d’occupation aux établissements Grouard à Cherbourg.

Jean Houyvet est arrêté le 4 novembre 1942 sur les lieux de son travail, en gare de Cherbourg, par les policiers français Dufour et Haudidier, aux ordres de la Gestapo.

Il est déporté à Orianenburg-Sachsenhausen, à bord d'un convoi de 1 551 hommes et 230 femmes qui part de Compiègne-Royallieu (Oise) le 24 janvier 1943. À bord de ce convoi, se trouvent également Lesage, Clément, Fontaine, Lamort, Lecrosnier, Ledrans, Lejeune, Lépine, Leray, Leterrier, Lorence, Mesnil, Nicollet et Typhaigne [1].

À son arrivée, le numéro matricule 58295 lui est attribué. Le camp d'Orianenburg-Sachsenhausen est ce que l'on appelle une « usine-camp » où alternent les blocks des déportés et les halls de fabrication du constructeur d'avions Ernst Heinkel.

Il meurt au camp d’extermination à peine deux mois après son arrivée.

Sources

  • André Defrance, Attestation d’activité dans la Résistance, 14 mars 1952
  • Fondation pour la mémoire de la déportation.

Notes et références

  1. Marie Lesage, comme les autres femmes de ce convoi, est internée au camp d'Auschwitz-Birkenau.