Saint-Romphaire

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Saint-Romphaire est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée au sein de Bourgvallées depuis le 1er janvier 2016.


Commune déléguée de Saint-Romphaire
(commune de Bourgvallées)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
49° 2' 17.01" N, 1° 6' 21.50" W (OSM)
Arrondissement Saint-Lô
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Canton Saint-Lô-2
Ancien canton Canisy
Intercommunalité CA Saint-Lo Agglo
Gentilé Saint-Romphairais(es)
Population 738 hab. (2015)
Superficie 9,97 km²
Densité 74 hab./km2
Altitude 18 m (mini) - 155 m (maxi)
Code postal 50750
N° INSEE 50545
Maire délégué Xavier Milcent

L'église Saint-Romphaire.
L'église Saint-Romphaire.


Histoire

St-Rouffaire ou Ronfaire ou Ruffaire. Sancti Rompharius, Saint-Romphaire, évêque. Sanctus Rumphorius.
Il est probable que saint Romphaire exerça sa science et ses dons sur le territoire qui porte aujourd'hui son nom.
En 1236, Robert de Tresgotz donne à l'abbaye de Hambye, l'église de Saint-Romphaire, les moines de Hambye devant fonder une maison religieuse à Tresgotz (Troisgots).
De longs procès ont lieu par la suite entre les religieux de Hambye et les seigneurs habitant Saint-Romphaire (de Bricqueville) pour le patronage de l'église.
Étaient nobles à Saint-Romphaire :
En 1574, le sieur de Laulnay (famille du Hamel) huguenot, suivit le comte de Montmorency et fut assiégé dans Saint-Lô par le maréchal de Matignon.
Du Hamel était sieur du Plessis dès 1461.
En 1640, André de Campyon, escuier, homme de rien.
Philippe Auvray, escuier, homme de rien.
Les Duquesne qui construisirent vers 1730 La Goupillière.

Payen de la Garanderie qui, en 1843, par mariage, devint propriétaire de La Goupillière.
En 1769, économie de Saint-Romphaire : 151 feux, 53 chevaux, 92 vaches, 195 bêtes à laine.
Territoire: 1/3 bon, 1/3 mauvais, 1/3 médiocre.
Exploitation difficile, mauvais chemins.

Cahier de doléances aux États généraux de 1789

Assemblée primaire du Tiers état :
L'assemblée est composée de : MM. Gilles Pierre Surget de la Vallerie, chirurgien, député; Pierre Eudeline, laboureur, député; Jean Thomine, laboureur, député; et de Dupont, Vandœuvre, Lenourry, Hamel, Legoupil, Briard, Simon, Guillet, Baudre, Laignol, Chouquoin, Ernouf, Lemière.
Les habitants de la paroisse observent que l'imposition royale est trop considérable eu égard à la médiocrité de leur sous-sol et son peu d'étendue. Ils font remarquer que leur territoire se trouve enfermé dans un demi-cercle que forme la Vire. Pour parvenir au pont et gagner le grand chemin, ceux de traverse sont du plus grand danger. Les habitants des deux rives de cette rivière pour se communiquer leurs denrées respectives sont obligés de se servir de planches jetées au hasard. Telle est la position des paroisses de Gourfaleur, de La Mancellière et de Saint-Romphaire.
Pour le transport de denrées et de chaux, seul engrais dont ils se servent pour la culture, le pont de Gourfaleur est le seul qui puisse être utilisé pour aller à Saint-Lô, mais celui-ci est dans un triste état et excessivement dangereux. Les éperons sont minés, les routes entr'ouvertes et percées de trous si considérables qu'on y a jeté des racines d'arbres et de pierres comme on a pu. La réédification de ce pont est sollicitée en vain.
Les paroissiens demandent la suppression de la gabelle et quart bouillon, et la liberté de s'approvisionner en sel là et quand il leur plaira.
Les habitants de la paroisse souhaitent quitter le bailliage secondaire de Gavray dont ils dépendent et demandent à être rattachés à celui de Saint-Lô.
Ils réclament au roi :
- le retour périodique des États généraux.
- l'égalité dans la répartition de l'impôt.
- la réforme de la justice.
- la suppression de l'autorité législative du parlement qui, sous le masque des défenseurs du peuple, n'ont cessé de l'opprimer.
- des comptes à rendre à la nation par les ministres.
- la difficulté pour obtenir les lettres de cachet, afin d'éviter les abus que motive la facilité de se les procurer.
- la liberté de la presse.
- la réforme du code civil et criminel.
- le retrait de l'édit qui ferme le passage à certains grades dans le militaire, magistrature et clergé aux membres du Tiers état.

D'après Mémoire et présence, Canisy, notre canton, de Fernand Le Rachinel, 1994.

1790

Le 28 février 1790, Pierre Baudre de Saint-Romphaire, fait une déclaration à la mairie par laquelle il déclare tenir l'école de la dite paroisse. Cette déclaration ne suffisait plus pour tenir l'école et l'assemblée nationale par la loi du 17 avril 1791 impose l'obligation de prêter serment à la constitution, ce que fera Pierre Baudre le 22 juin. Celui-ci décèdera en 1792. Le 28 octobre, il est remplacé par son fils Romphaire qui occupe également les fonctions de «custos" (bedaud), de fossoyeur et de sonneur.
En 1814, le préfet lui ordonne de sonner au moins dix minutes d'avalée tous les dimanches soirs et jours fériés pour avertir ceux qui seraient dans les auberges ou cabarets et de se retirer chacun chez eux. Faute au fonctionnaire de se conformer, il sera traduit en police pour être condamné.
Il faisait la classe dans une vieille maison basse située où se trouvait l'ancienne école de filles et la mairie actuelle. Sur l'emplacement en face se trouvait un calvaire. A cet endroit, Romphaire Baudre mettait à genoux les élèves dissipés après leur avoir tiré les oreilles et meurtri les doigts avec une grosse règle carrée. Très souvent, l'instituteur s'absentait en prenant soin de fermer la porte à clef. Les élèves ouvraient alors l'unique fenêtre et s'enfuyaient à travers champs pour s'amuser.
À l'époque, on allait à l'école pour faire sa première communion, on apprenait ses prières, les lettres et l'alphabet. On y apprenait surtout à signer son nom; le maître lui-même ne connaissait à peu près rien; rares étaient les élèves qui savaient lire et écrire en quittant l'école.
Pendant la mauvaise saison, les parents tenaient à renvoyer leurs enfants à l'école pour se perfectionner. Mais comme les chemins étaient mauvais et couverts de mares d'eau, les grands garçons se munissaient de longues perches à l'aide desquelles ils traversaient mares et fossés; ils arrivaient à l'école armés comme pour un combat.
Les élèves qui écrivaient payaient trois sous la semaine, ceux qui n'écrivaient pas: deux sous seulement.
En 1826, Romphaire Baudre fut remplacé par J.F. Corbet qui exerçait en plus la profession de tailleur ; celui-ci était brutal, et les élèves, eux, très dissipés. Il infligeait d'étranges punitions ; aux élèves à genoux, il les obligeait à tenir entre leurs dents, leur sabot. Il mourut en 1851 et fut remplacé par sa fille. Le premier maître sérieux fut M. Herman qui quitta Saint-Romphaire pour Quibou en 1858. Un autre instituteur fut très apprécié à Saint-Romphaire, il s'agit de M. Latrouite, de qui nous devons ces notes. Il fut nommé vers 1895.
En 1793, Saint-Romphaire devint la commune «du Bon Air».
Sous la terreur, la commune «du Bon Air» est souvent requise par celle du «rocher de la liberté» (Saint-Lô) sans grand succès. Aussi les menaces étaient-elles courantes envers « le Bon Air».
Pendant la convention, le 16 pluviose, an VI de la République, ils furent requis au son de la cloche et par affiche pour assister à la plantation de l'arbre de la liberté.
Saint-Romphaire fut rattachée à Canisy vers 1805 et en 1825, son territoire fut rectifié. Un échange fut fait avec la commune de La Mancellière-sur-Vire. Avant la Révolution, la commune de Saint- Romphaire avait un territoire différent, la partie dite du « Boulay » , comprenant une portion du bourg, dépendait de La Mancellière. Saint-Romphaire faisait alors partie du canton de Tessy-sur-Vire. En 1829, la foudre tomba sur l'église, brisa le clocher et renversa la croix. L'église fut encore gravement endommagée en 1850. Après, on posa un paratonnerre.
Un grand incendie se produisit en 1887 et en 1896, détruisant plusieurs maisons du bourg. En 1897, Saint-Romphaire possédait la plus belle école de garçons de la région. Cette école a beaucoup de cachet et il est dommage que celle-ci ne soit plus utilisée à sa fonction initiale, moyennant quelques aménagements et investissements.

D'après Mémoire et présence, Canisy, notre canton, de Fernand Le Rachinel, 1994.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[1]. En 2015, la commune comptait 738 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [2] et INSEE [3])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
744 766 844 888 897 852 929 943 949 911
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
903 841 803 805 803 763 711 683 633 634
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
610 587 602 596 582 627 657 615 626 602
1982 1990 1999 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
638 628 595 718 722 728 733 739 744 745
2012 2013 2014 2015 2017 2018 2019 2020 2021 2022
748 745 741 738
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires
Période Identité Qualité
1800 - 1811 Gilles François Georges Lerebourg
1811 - 1817 .... Quetel
1817 - 1830 .... Duquesne
1830 - 1848 .... Quetel
1848 - 1850 Gilles François Pommier
1850 - 1854 Luc Jean Baptiste Gohier
1854 - 1858 Charles Quetel
1858 - 1865 Alexandre Payen de la Garanderie
1865 - 1866 Alphonse Lenepveu
1866 - 1909 Georges Edmond Guérard
1909 - 1934 .... Lemperière
1934 - 1945 .... Larsonneur
1945 - 1947 .... Françoise
1947 - 1949 .... Rault
1949 - 1953 .... Cauvet
1953 - 1959 Ernest Marie
1959 - 1971 .... Meslin
1971 - 1981 Albert Bossard
1981 - 1989 .... Françoise retraité
1989 - 1995 .... Mourocq retraité
1995 - 2008 Lucien Lorre (SE) enseignant
2008 - 2010 Ferdinand Piédagnel[5] (SE) retraité
2011 - 2016 Xavier Milcent[6] (SE) technicien de production laitière
2016 - Xavier Milcent maire délégué
À compléter.

Mairie déléguée

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2011)

La mairie (2011)

Adresse : 1 rue Saint-Barthélémy
Saint-Romphaire
50750 Bourgvallées

Tél. 02 33 55 71 72
Fax : 02 33 55 71 23

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Pas de site officiel

Commentaire :

Source : Annuaire Service-Public (29 août 2012)

Mardi 9 h - 12 h -
Mercredi - -
Jeudi - -
Vendredi - 17 h - 19 h
Samedi - -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Patron (présentation) : ?
  • Dédicace de l'église paroissiale : Saint-Romphaire.
  • Fête patronale : ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Curés

Liste des curés de l'église Saint-Romphaire

Lieux et monuments

L'église.

Personnalités liées à la commune

Naissance

Autres

  • Saint Romphaire : la commune lui doit son nom.
  • Gilles René Eudeleine (-1828), député suppléant, conseiller de préfecture

Lien interne

Notes et références

  1. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Population avant le recensement de 1962.
  3. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. « Ouest-France.fr » - Décès du maire, Ferdinand Piedagnel - Saint-Romphaire († 27/12/2010)
  6. « Ouest-France.fr » - 13 février 2011 - Xavier Milcent 1er adjoint devient maire, consulté le 3 février 2012