Bion

De Wikimanche

Bion est une ancienne commune du département de la Manche, commune déléguée au sein de Mortain-Bocage depuis le 1er janvier 2016.

Commune déléguée de Bion
(commune de Mortain-Bocage)
Coordonnées de la mairie annexe Logo-Mairie.png
48° 37' 12.05" N, 0° 55' 8.12" W (OSM)
Arrondissement Avranches
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Canton Mortainais
Ancien canton Mortain
Intercommunalité CA Mont-Saint-Michel-Normandie
Gentilé Bionnais(es)
Population 378 hab. (2015)
Superficie 12,67 km²
Densité 30 hab./km2
Altitude 76 m (mini) - 305 m (maxi)
Code postal 50140
N° INSEE 50056
Maire délégué Daniel Heuzé
Communes limitrophes de Bion
Mortain Mortain Saint-Clément-Rancoudray
Romagny Bion Saint-Jean-du-Corail
Notre-Dame-du-Touchet Saint-Jean-du-Corail Saint-Jean-du-Corail

L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.


Toponymie

Attestations anciennes

Étymologie

L'origine de ce nom visiblement ancien, étant donné sa réduction phonétique, a embarrassé la plupart des spécialistes, et ceux qui se sont risqués à émettre une hypothèse ont des avis divergents. Étant donné qu'il a déjà acquis sa forme quasi-définitive dès le 11e siècle, et qu'il n'existe pas, pour l'instant, d'attestations antérieures, les différentes explications avancées, quoique plausibles, sont impossibles à vérifier.

La finale -on peut en effet représenter le résultat de l'évolution de plusieurs éléments différents:

  • une finale gallo-romane -Ó-DUNU issue du gaulois -ó-dūnon, constituée d'une voyelle de liaison accentuée à la gauloise et de l'élément gaulois °dūnon, l’un des plus fréquents de la toponymie européenne d’origine celtique. Il a désigné un fort, une citadelle circulaire, une enceinte fortifiée et fermée, éventuellement juchée sur une hauteur [48]. C’est dans ce dernier cas l’équivalent de l'oppidum latin. Attesté chez les auteurs grecs sous la forme dounon, il est régulièrement latinisé en dunum à l’époque gallo-romaine. Cet élément est principalement employé en composition dans des toponymes de création plutôt tardive, désignant pour la plupart des oppida défendant une voie antique. Cette interprétation postule l'origine pré-celtique, celtique ou éventuellement latine [49] du premier élément.
  • une finale gallo-romane -Ó-MAGU issue du gaulois -ó-magos, constituée d'une voyelle de liaison accentuée à la gauloise et de l'élément gaulois magos; c’est également l’un des éléments toponymiques gaulois les plus fréquents, presque toujours employé en seconde position. Ce mot a initialement désigné un espace dégagé et plat, une plaine, puis une terre cultivée, un champ, et, de manière générale, tout espace où s’organisait l’activité humaine: place, marché; ville, lieu [50]. En Normandie, la terminaison -ó-magos aboutit le plus souvent à [-ã], noté -an ou -en, comme dans les noms des villes de Caen < °Catú-magos « le champ de bataille », Rouen < °Rotó-magos « le champ de courses (?) » ou Argentan < °Argantó-magos « le champ / le marché de l’argent (?) », etc. Mais on peut aussi avoir une finale en [-õ], notée -on, comme dans Manthelon (Eure) < °Mantaló-magos « le champ / le marché / la ville (près) de la route ». Comme précédemment, cette interprétation postule l'origine pré-celtique, celtique ou éventuellement latine du premier élément.
  • un suffixe gallo-roman -ÓNE, d'origine gauloise ou latine, et dénotant généralement une présence vague (faune, flore, propriété, etc.). Celui-ci, employé très longtemps, permet en outre d'envisager une origine germanique pour le premier élément.

Auguste Longon [51], Auguste Vincent [52], Albert Dauzat [53], Marie-Thérèse Morlet [54] et Ernest Nègre [55] restent muets à ce sujet, et ne mentionnent même pas le toponyme.

Adigard des Gautries et Lechanteur [2] se bornent à signaler une « origine obscure ».

François de Beaurepaire [1] envisage une finale en -dunum ou -o(ne), et ne postule qu'une origine pré-latine pour le premier élément, sans le préciser.

René Lepelley [56] propose un nom de personne d'origine germanique Bego [57], suivi du « suffixe latin de propriété -o / -onis » (comprendre le suffixe gallo-roman -ÓNE).

Cette dernière proposition, qui a le mérite d'exister, ne reste qu'une simple hypothèse, rien ne venant l'infirmer ni la confirmer.

Nous ajouterons simplement que, si l'on opte pour une finale d'origine gauloise, la toute première attestation (Bium 1082) suggère davantage l'élément -ó-magos que -ó-dūnon. Dans cette hypothèse, on pourrait alors considérer également la solution qu'offre le gaulois °becos « abeille » [58]. L'élément -ó-magos se combine en effet assez fréquemment avec un nom d'animal, et °Becó-magos pourrait éventuellement avoir le sens de « rucher; lieu où l'on élève des abeilles ».

Géographie

Située dans le parc naturel régional Normandie-Maine, Bion est arrosée par la Meude et la Cance.

Histoire

Bion fusionne le 1er janvier 2016 avec Mortain, Notre-Dame-du-Touchet, Saint-Jean-du-Corail et Villechien pour former la commune nouvelle de Mortain-Bocage[59].

Démographie

Sous l'Ancien régime

Sous l'Ancien régime, le dénombrement des populations se fait généralement par feux, c'est-à-dire par foyers. Le nombre de personnes habitant sous un même toit variant beaucoup suivant celui d'ascendants et d'enfants [60], ces données sont donc relatives, mais donnent néanmoins une idée de l'évolution démographique.

Depuis la Révolution

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793.
À partir du 21e siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[62]. En 2015, la commune comptait 378 habitants.

           Évolution de la population depuis 1793  [modifier] (Sources : Cassini [63] et INSEE [64])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
720 826 754 820 779 854 805 806 870 781
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
744 729 692 687 629 615 614 598 564 529
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
521 504 485 453 450 426 474 395 394 408
1982 1990 1999 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011
471 488 431 380 375 371 381 391 401 404
2012 2013 2014 2015 2017 2018 2019 2020 2021 2022
406 397 387 378
Notes : De 1962 à 1999 : Population sans doubles comptes. Depuis 2006 : Population municipale.
Sources :
Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[65] puis INSEE à partir de 2004.



Administration

Circonscriptions administratives avant la Révolution

Circonscriptions administratives depuis la Révolution

Les maires

Liste des maires de Bion
Période Identité Parti Qualité Observations
1793-1796 Pierre-Marie Lemoine
1796-1800 Gilles Leperdriel
1800-1803 Julien Serrant
1803-1806 Jacques Le Tavernier
1806-1840 Georges-Henri Hamon
1840-1848 Jacques Guyard
1848-1852 Auguste Leperdirel
1852-1870 Edmond-Alexandre Delatouche
1870-1885 Désiré Amand
1885-1885 Jean Bagot
1886-1890 Jean-Marie Le Maignan
1890-1891 Louis Anfray décédé en exercice le 22 octobre 1891
1892-1896 Emmanuel Hamon
1896-1900 Hippolyte Leperdriel
1900-1930 Louis Piel
1930-1941 Charles Hamon
1941-1950 Victor Lebigot
1950-1971 Louis Lemonnier
1971-1989 Raymond Clouard
1989-2008 André Hamon SE
2008-2015 Daniel Heuzé SE Employé, retraité maire délégué à partir de 2016
Sources : État civil de 1790 à 1892 - De 1892 à nos jours : 601 communes - Dictionnaire incontournable de notre patrimoine.



Mairie déléguée

Horaires d'ouverture
Jours Matin Après-midi Coordonnées de la mairie (Pour signaler une erreur cliquez ici)
Lundi - -
La mairie (2018).

La mairie (2018).

Adresse : 14, rue Croissant
Bion
50140 Mortain-Bocage

Tél./Fax : 02 33 59 07 74

Courriel : Contacter la mairie

Site internet : Pas de site officiel

Commentaire :

Source : mortain-bocage.fr (15 mai 2017)

Mardi - 14 h - 18 h
Mercredi - -
Jeudi 8 h 30 - 12 h 30 -
Vendredi - -
Samedi - -



Religion

Circonscriptions ecclésiastiques avant la Révolution

Patronage

  • Dédicace de l'église paroissiale: Saint-Pierre.
  • Patron (présentation): le prieur du Rocher, aujourd'hui réuni à Mortain.
  • Fête patronale: ?

Circonscriptions ecclésiastiques actuelles

Lieux et monuments

Monument aux morts.

Personnalités liées à la commune

Économie

Lien interne

Notes et références

  1. 1,0, 1,1, 1,2, 1,3 et 1,4 François de Beaurepaire, Les noms de communes et anciennes paroisses de la Manche, Picard, Paris, 1986, p. 80-81.
  2. 2,0 et 2,1 Jean Adigard des Gautries & Fernand Lechanteur, “Les noms de communes de Normandie”, in Annales de Normandie XIII (juin 1963), § 329.
  3. Léchaudé D’Anisy, Grands Rôles des Échiquiers de Normandie, première partie, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XV, 2e série, 5e volume, Paris, 1845, p. 84a.
  4. Léchaudé D’Anisy et Antoine Charma, Magni Rotuli Scaccariæ Normanniæ sub regibus Angliæ, pars secunda, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI, 2e série, 6e volume, Paris, 1852, p. 27b.
  5. Léopold Delisle, Le cartulaire normand de Philippe-Auguste, Louis VIII, saint Louis et Philippe le Hardi, Mémoire de la Société des Antiquaires de Normandie XVI (2e série, 6e vol.), Paris, 1852, p. 66a, § 412.
  6. Comptes du Diocèse d’Avranches, dressés en 1369/1370 et 1371/1372, in Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903, p. 144G, 152A.
  7. Pouillé du Diocèse d’Avranches, 1412, in Auguste Longnon, op. cit. , p. 156F.
  8. Pouillé du Diocèse d’Avranches, ~1480, in Auguste Longnon, op. cit. , p. 172A.
  9. Jean Bigot sieur de Sommesnil, État des paroisses des élections de Normandie, 1612/1636 [Bnf, ms. fr. 4620].
  10. « Benefices du dioceze d’Avranches », p. 6, in Pouillié general contenant les benefices de l’Archevesché de Rouen […], chez Gervais Alliot, Paris, 1648.
  11. Roles par généralités et élections des paroisses de France et de leur imposition aux tailles, 1677 [BnF, cinq cents Colbert, ms. 261 f° 229 à 275].
  12. Jean-Baptiste Nolin, Le duche et gouvernement de Normandie Divisé en Haute et Basse Normandie, en Divers Pays, et par Evechez, Paris, 1694 [BnF, IFN-7710251].
  13. P. Mortier / H. Jaillot, Le Duché et Gouvernement de Normandie divisée en Haute et Basse Normandie, Amsterdam, 1695.
  14. Gerard Valk, Normannia Ducatus, tum Superior ad Ortum, tum Inferior ad Occasum, Praefectura Generalis […] Anglici Caesarea sive Jarsey…, Amsterdam, ~1700.
  15. 15,0 et 15,1 Dénombrement du Royaume par Generalitez, Elections, Paroisses et Feux, vol. II, Saugrain, Paris, 1709, p. 64a.
  16. Alexis-Hubert Jaillot, La Généralité de Tours divisée en ses seize elections, aux Deux globes, Paris, 1711 [BNF, collection d'Anville, cote 00729 B].
  17. 17,0 et 17,1 Dénombrement des généralités de 1713 [BnF, ms. fr. 11385, f° 1 à 132].
  18. Guillaume de l'Isle, Carte de Normandie, Paris, 1716.
  19. Bernard Jaillot, Le Gouvernement général de Normandie divisée en ses trois généralitez, Paris, 1719.
  20. G. Mariette de la Pagerie, Carte topographique de la Normandie; feuille 3 : Fougères, Vire et Avranches, 1720 [BnF, fonds Cartes et Plans, cote Ge DD 2987 (1009, III) B].
  21. 21,0 et 21,1 Nouveau dénombrement du royaume par generalités, elections, paroisses et feux […], t. II, Impr. Pierre Prault, Paris, 1735, p. 65a.
  22. Gilles Robert de Vaugondy (1688-1766), Gouvernement Generale de Normandie divise en ses sept Bailliages de Coutances, Caen, Caux, Rouen, Evreux, Gisors, et Alencon, Par le Sr. Robert Geographe ordinaire du Roy, 1751. Avec Privilege. Supplement pour les Isles Grenezey et Jersey, appartenantes aux Anglois, Boudet, Paris, 1751.
  23. Robert de Vaugondy, Carte du gouvernement de Normandie, Paris, 1758.
  24. 24,0 et 24,1 Abbé Expilly, Dictionnaire géographique, historique et politique des Gaules et de la France, Amsterdam, t. I, 1763, p. 640b.
  25. Rigobert Bonne, Carte du Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, 1771, recueillie in Jean Lattre, Atlas Moderne ou Collection de Cartes sur Toutes les Parties du Globe Terrestre, ~1775.
  26. P. Santini, Gouvernement de Normandie avec celui du Maine et Perche, Remondini, Venise, 1777.
  27. Carte de Cassini.
  28. Site Cassini.
  29. Bulletin des lois de la République française, Imprimerie Nationale, Paris.
  30. A. F. Lecousturier l’aîné et F. Chaudouet, Dictionnaire géographique des postes aux lettres de tous les départemens de la République française, Valade, Paris, an IX (1802), t. I, p. 125a.
  31. Dictionnaire universel, géographique, statistique, historique et politique de la France, impr. Baudouin, libr. Laporte, vol. I (A-CNO), an XIII (1804), p. 343b.
  32. Cadastre napoléonien, Archives départementales de la Manche.
  33. Louis Du Bois, Itinéraire descriptif, historique et monumental des cinq départements de la Normandie, Mancel, Caen, 1828, p. 395.
  34. Annuaire de la Manche (1829), Statistique de l'arrondissement de Mortain, p. 149.
  35. J. G. Masselin, Dictionnaire universel de géographie physique, commerciale, historique et politique du Monde Ancien, du Moyen Age et des Temps Modernes comparées / Dictionnaire universel de géographie, t. I, Auguste Delalain, Paris, 1830, p. 154b.
  36. Dictionnaire géographique universel ou description de tous les lieux du globe sous le rapport de la géographie physique et politique, de l’histoire, de la statistique, du commerce, de l’industrie, etc., etc., Sociétés de Paris, Londres et Bruxelles pour les publications littéraires, Bruxelles, 1837, t. I, p. 332a.
  37. cartes d’État-Major (relevés de 1820 à 1866, mises à jour jusqu’à 1889; Basse-Normandie cartographiée entre 1835 et 1845).
  38. V. Lavasseur, Atlas National Illustré des 86 départements et des possessions de la France, A. Combette éditeur, Paris, 1854.
  39. Abbé Auguste Lecanu, Histoire du diocèse de Coutances et d'Avranches depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours; suivie des actes des saints et d'un tableau historique des paroisses du diocèse, impr. de Salettes, Coutances, t. II, 1878, p. 363.
  40. Adolphe Joanne, Géographie du département de la Manche, Hachette, Paris, 1880, p. 52b.
  41. E.-A. Pigeon, Carte du diocèse d’Avranches, A. Herluison, Orléans, 1884 [BNF, GED-1158].
  42. Auguste Longnon, Pouillés de la Province de Rouen, Recueil des Historiens de France, Paris, 1903.
  43. Nomenclature des hameaux, écarts et lieux-dits de la Manche, INSEE, 1954.
  44. Atlas de Normandie, Caen, 1962.
  45. Anne Vallez, Pierre Gouhier, Jean-Marie Vallez, Atlas Historique de Normandie II (économie, institutions, comportements), Université de Caen, Caen, 1972.
  46. Annuaire officiel des abonnés au téléphone.
  47. Carte IGN au 1 : 25 000.
  48. Le mot gaulois °dūnon, issu du celtique commun °dūnom (cf. ancien irlandais dún « fort, enceinte fortifiée », gallois, ancien breton din « citadelle »), procède de l'indo-européen °dʰūno-m « endroit clos, circulaire, fortifié ». Ce dernier représente apparemment un dérivé nominal en -no- d’une racine °dʰeu- « décrire un cercle, se refermer sur soi-même ».
  49. Il existe en effet un assez grand nombre de composés hybrides en -dunum, dont le premier élément est un mot latin.
  50. Le mot gaulois magos est issu du celtique commun °magos « plaine », d’où « terrain découvert; champ » (cf. ancien irlandais mag, breton -ma « champ »; gallois ma « lieu, endroit »). Ce mot semble reposer sur la racine indo-européenne °meg(ə)- « grand », que l’on retrouve dans l’un des noms sanskrits de la terre, Mahī « la Grande », et peut-être aussi dans celui de la déesse latine Maia (incarnation de la Terre mère) < indo-européen °mag-yā « la grande ».
  51. Auguste Longnon, Les noms de lieux de la France, Paris, 1920-1929; rééd. Champion, Paris, 1979.
  52. Auguste Vincent, Toponymie de la France, Bruxelles, 1937.
  53. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Larousse, Paris, 1963 (rééd. Guénégaud, avec supplément de Marie-Thérèse Morlet, s. d.).
  54. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. III (les noms de personnes contenus dans les noms de lieux), 1985.
  55. Ernest Nègre, Toponymie Générale de la France, Droz, Genève, t. I 1990, tt. II et III 1991.
  56. René Lepelley, Dictionnaire étymologique des noms de communes de Normandie, Caen, Presses Universitaires de Caen / Condé-sur-Noireau, Éditions Charles Corlet, 1993, p. 69a.
  57. René Lepelley ne fournit pas de justifications pour ce nom, mais il est effectivement attesté en Gaule; cf. Marie-Thérèse Morlet, Les noms de personnes sur le territoire de l’ancienne Gaule du VIe au XIIe siècle, Paris, CNRS, t. I (les noms issus du germanique continental et les créations gallo-germaniques), 1968, p. 51b. Il représente une variante de Beco, hypocoristique des noms germaniques continentaux dont le premier élément est Bec(c)-, probablement emprunté au latin beccus « bec », qui pourrait lui-même avoir été emprunté au celtique.
  58. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, Errance, Paris, 2001, p. 60. Le gaulois °becos est issu du celtique commun °bekos (cf. ancien irlandais bech « abeille »), et a survécu dans certains dialectes français et italiens (limousin bec « guêpe », creusois beco, italien dialectal bega, etc.). Il repose en dernier lieu sur l'indo-européen °bʰei- « abeille » (cf. anglais bee, vieux-slave bĭčela, vieux-prussien bitte « abeille »).
  59. L'arrêté préfectoral n° 15-219 fixant les conditions est publié le 14 décembre 2015. « Arrêtés portant création de communes nouvelles », manche.gouv.fr, décembre 2015 (lire en ligne).
  60. Une moyenne de 5 à 6 personnes semble cependant le chiffre le plus vraisemblable.
  61. Chiffre donné pour mémoire; en effet, le Dictionnaire géographique de l'abbé Expilly ne fait que reprendre, pour la démographie, les données du Nouveau dénombrement du royaume de 1735.
  62. Au début du 21e siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  63. Population avant le recensement de 1962.
  64. INSEE : Population depuis le recensement de 1962.
  65. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.