Lucien Goubert

Lucien Goubert, né à Flamanville le 27 juin 1887 et mort à Rauville-la-Bigot le 10 janvier 1964, est un peintre, caricaturiste et photographe de la Manche..

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[modifier] Biographie

Il naît chemin de la Cad'huse, au Hameau de Caubus à Flamanville.

Après avoir vécu à Guernesey, son père étant granitier, il revient à Cherbourg à la mort de celui-ci et suit les cours de l'école municipale de dessin de Cherbourg, tout en devenant apprenti ébéniste.

Il eut une petite notoriété locale en devenant caricaturiste, suivant l'exemple de son compatriote manchois devenu publiciste à Paris, François Énault. Toutefois, certaines de ses caricatures sont reprises en cartes postales, en particulier au moment des élections législatives et municipales.

Mais sa peinture ne lui permettant pas de vivre, il s'installe photographe, non pas à Cherbourg où le célèbre portraitiste Desrez eût été difficile à concurrencer, mais à Bricquebec. Il y séjourne de 1914 à 1920, mais on ne possède que très peu de photos signées de lui.

Sa première exposition a lieu en 1920 chez Choubrac à Cherbourg. Son succès va s'amplifiant, il a maintenant un atelier rue Tour-Carrée.

Plusieurs toiles sont retenues dans divers salons et galeries à Paris. Localement deux toiles sont utilisées comme publicités : l'une pour le Café du Vieux Pêcheur, l'autre représentant un paysan et une paysanne qui s'en allaient faire leurs emplettes Tchu Ratti, le célèbre magasin cherbourgeois.

Il décore la salle de spectacles de Bricquebec, inaugurée le 31 janvier 1926 [1].

En 1929, on s'arrache ses toiles à l'exposition Lebarbenchon-Bernadi. Certaines toiles partent pour les États-Unis. Il fait un voyage en Tunisie. Il est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1938.

Portraitiste, paysagiste, peintre de la mer et des intérieurs normands, illustrateur d'un Prêtre marié ou d'une Histoire sans nom, romans de Jules Barbey d'Aurevilly, il maniait l'huile, la gouache, l'aquarelle avec autant de bonheur que le crayon et l'eau forte.

Son ami Louis Beuve a dit de lui qu'il « peignait en patois ».

[modifier] Hommages

Aujourd'hui, le collège de Flamanville et une rue de Bricquebec perpétuent sa mémoire.

[modifier] Notes

  1. « 120 ans en Cotentin », La Presse de la Manche, hors-série, novembre 2009, p. 87.

[modifier] Liens externes