Henri II d'Angleterre

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Henri II.

Henri II d'Angleterre, aussi Henri II Plantagenêt, né au Mans (Maine) le 5 mars 1133, mort à Chinon (Touraine) le 6 juillet 1189, est une personnalité politique liée au département de la Manche.

Il est le fils de Geoffroy V d'Anjou et de Mathilde l'Emperesse et petit-fils de Henri Ier Beauclerc. Il soutient les efforts de sa mère pour reprendre le trône d'Angleterre à Étienne de Blois.

Il est fait duc de Normandie en 1150, à 17 ans.

Le 18 mai 1152, à 19 ans, il se marie à Poitiers avec Aliénor d'Aquitaine, 30 ans, qui lui donne 8 enfants.

Le 25 octobre 1154, à 21 ans, il est sacré roi d'Angleterre. Il exerce son autorité de façon énergique et parfois même brutale, cherchant à récupérer pour tous les moyens les terres de son grand-père. Il veut asseoir son autorité sur l'Église, ce qui lui vaut de s'opposer à son ami Thomas Becket. La dispute se solde par l'assassinat de l'archevêque de Canterbury par quatre chevaliers normands le 29 décembre 1170 près de l'autel de la cathédrale de Canterbury.

Henri II fait pénitence de ce meurtre à Avranches en 1172. Une stèle marque l'emplacement de cette contrition.

Il règne sur un vaste empire, qui, en plus de l'Angleterre et la Normandie, comprend, entre autres, l'Aquitaine, l'Anjou, la Touraine, le Maine, le Poitou, l'Auvergne, la Bretagne, et bientôt l'Irlande (1171) et l'Écosse.

On considère que Henri II a mis en place les bases du droit anglais. C'est lui aussi qui crée l'armée nationale anglaise en 1171.

Ses dernières années sont troublées par les conflits qu'il a avec ses fils, derrière lesquels leur mère se range.

Il meurt le 6 juillet 1189, âgé de 56 ans.

Son fils Richard Ier, dit « Cœur de Lion », (1157-1199) lui succède.

Dans la Manche

En 1152, il assiste à la consécration de l'abbaye de Montebourg.

En 1158, Henri II vient à Avranches pour rencontrer dans le palais épiscopal le roi de France Louis Ier afin d'organiser le mariage d'un de ses fils avec la fils du souverain français [1].

En 1162, il passe plusieurs mois à Cherbourg et y fait venir sa femme pour y passer Noël [2].

Le 25 décembre 1163, en visite à Cherbourg, il augmente les dotations de l'abbaye du Vœu faites par sa mère, Mathilde, et décide d'achever la construction de l'édifice [3].

En 1170, Carentan l'accueille, accompagné de Thomas Becket.

En 1172, il est à l'abbaye de Savigny pour rencontrer les émissaires du pape et laver l'assassinat de Thomas Becket [4]. Le 21 mai 1172, à Avranches, il reçoit l'absolution des légats du pape après avoir juré qu'il n'est pour rien dans l'assassinat en 1170 de Thomas Becket, archevêque de Cantorbéry.

En 1181, le roi et sa femme Aliénor assistent à Cherbourg à la consécration de l'abbaye du Vœu.

Il crée la foire Saint-Luc à Gavray.

Bibliographie

  • Charles Le Breton, La pénitence de Henri II, roi d'Angleterre, et le concile d'Avranches, en 1172, Saint-Brieuc, 1884

Notes et références

  1. « Historique d'un palais », www.ca-caen.justice.fr, site internet (lire en ligne).
  2. La Tourelle, Études historiques sur Cherbourg, réédition Gérard Montfort, p. 52-53.
  3. Louis Sallé, « Coup d'œil sur l'histoire de Cherbourg », Cherbourg et le Cotentin, impr. Émile Le Maout, Cherbourg, 1905, p. 140.
  4. Michel Hébert et André Gervaise, Les 15 abbayes de la Manche... et le début du christianisme, éd. Charles Corlet, 2002.