Foire Saint-Luc

De Wikimanche

Foire Saint-Luc : la remonte.

La foire Saint-Luc ou foire de Gavray est une manifestation agricole et festive de la Manche, qui se tient à Gavray.

Elle a lieu à partir du vendredi qui suit le troisième jeudi du mois d'octobre sur 12 hectares.

Qualifiée de « millénaire », probablement créée par Henri II Plantagenêt au XIIe siècle, elle est la deuxième foire la plus importante du département de la Manche après celle de Lessay. En 2015, elle accueille « plus de 100 000 visiteurs en trois jours » [1] et rassemble 1 500 équidés et 600 déballeurs [2].

Elle est placée sous le vocable de saint Luc, comme trois autres assemblées normandes  : à Tinchebray (Orne), à Tiberville (Eure) et à Yvetot (Seine-Maritime). La fête de l'évangéliste est célébrée le 18 octobre.

Par le passé, elle se tenait dans le bourg de Gavray avant d'être transférée sur la lande en 1969.

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La foire dans l’histoire

Une vicomté est créée à Gavray par Guillaume le Conquérant († 1087). Le château dudit lieu est renforcé vers 1091, puis vers 1123 par Henri 1er Beauclerc, troisième fils de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie entre 1106 et 1135.

Les instituteurs de Gavray, dans le cadre des conférences pédagogiques, font remonter la fondation de la foire Saint-Luc à 1140 du règne d’Henri 1er Beauclerc. Ce qui est impossible puisque ce dernier meurt en 1135.

Bernard Beck, dans son ouvrage Gavray-Hambye, écrit qu’elle fut probablement créée par Henri II Plantagenêt (1150-1189), qui a organisé la défense « du plus beau chastel de Normandie », pour reprendre l’expression de Froissart. Richard Cœur de Lion (1189-1199) a à Gavray le revenu des droits de place de trois foires tenues à des époques différentes.

La foire est très ancienne, elle existait bel et bien en 1198. D’ailleurs, elle ne produit aucun profit à cause de la guerre qui désolait le pays, et Jean sans Terre, comte de Mortain, duc de Normandie entre 1199 et 1204, y avait dévasté les moulins.

Raoul Chaalon perçoit 12 deniers de rente sur cette foire en 1395. Les droits de coutume sont cédés en 1697 à Louis Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse.

L’alourdissement des impôts entraîne la « Révolte des va-nu-pieds », au cours de laquelle 26 hommes sous l’autorité de Fontaine-Rigaudière viennent perturber l’organisation de la foire en 1639 : « Le 18 octobre, ceux d’Avranches, Cérences et Coutances allèrent à Gavray, où il y avait foire, armés de mousquets et de piques. Ils firent deux tours le matin, et autant l’après-midi, en recommandant qu’il ne fallait pas payer les taxes et autres droits étant donné que la foire était franche de tout. »

En 1697, alors que le bourg de Gavray est ruiné par le passage des gens de guerre, l’intendant signale l’existence de cette foire à la date du 18 octobre, où il s’y fait un trafic de grains et de sassiers.

Le Petit annuaire nous apprend qu'en l’an VIII (1799-1800) il y a une foire à Gavray le 7 de chaque mois, une autre de 5 jours le 29 vendémiaire.

L’almanach de 1961 nous apprend qu’on attend 3 000 bovins le 17 octobre et 2 000 chevaux et poulains le 18.

Fêtes religieuses et commerciales sont souvent associées, et les religieux en retirent de substantiels revenus. Rien d’étonnant que les pâturages et les nombreux métiers artisanaux aient favorisé la tenue de foires en différents lieux de la vallée de la Sienne. Gavray et les communes environnantes s’étaient faites une réputation pour la fabrication de 50 000 douzaines de toiles de crin.

À noter aussi l’existence d’une foire dite de « Trinité » à Gavray.

La foire s’organise le 29 vendémiaire de l’an VII de la République et dure cinq jours. Ce temps de foire est maintenu assez longtemps. C’est toujours le cas en 1842 (lmanach de l’année). En 1900, elle ne dure plus que trois jours.

Le maire annonce le 21 juin 1840 « que le champ de foire Saint-Luc a besoin de réparations pour la tenue des foires Trinité et Saint-Luc. Ces réparations sont urgentes et indispensables. Les foires de Gavray, spécialement celle qui a lieu le 18 octobre, sont considérables et acconduisent quantité de marchands de toute espèce. Ces marchands ne peuvent s’établir avec leurs tentes que fort difficilement et dans le temps de pluie, leurs tentes regorgent d’eau et le public ne peut plus les visiter sans avoir de la boue à mi-jambe. Pour remédier à ce grave inconvénient, il est de toute nécessité de faire des redressements et des empierrements sur ledit champ de foire Saint-Luc afin de placer commodément des marchands qui sont établis là pendant cinq jours et payent certains droits de terrage. Le maire propose que pour un travail passable et pour remplir les désirs de tout le public qui demande cette amélioration depuis plusieurs années la somme de 500 francs qui n’est pas plus que suffisante pour y faire face à l’économie. ».

M. Gritton, maire de Gavray, au conseil municipal du 9 août 1886 : « Tout le monde connaît l’importance de la foire Saint-Luc qui peut être considérée comme la plus importante du département au point de vue des transactions sur les bestiaux, les chevaux, les marchandises de toute sorte qui y sont présentées. De nombreux étrangers anglais, italiens, etc. viennent disputer à nos nationaux l’élite des animaux exposés en vente et tous les acheteurs laissent dans le pays des sommes considérables. Gavray possède encore une foire secondaire dite foire « Trinité » assez bien pourvue pour que l’on soit obligé de la tenir sur la lande, comme la grande foire Saint-Luc, une série de petites foires qui ont lieu le premier samedi de chaque mois ; la foire annuelle du premier samedi de carême, récemment établie, dont l’importance s’accroît chaque année ; un marché bien approvisionné qui a lieu chaque samedi. Le marché des pommes à cidre de chaque samedi de novembre et de décembre est l’un des plus importants puisqu’en novembre et décembre se sont 260 à 300 charrettes chargées de fruits et venant de 40 kilomètres à la ronde qui viennent à Gavray. La vente est estimée à plus de 30 000 francs par marché ».

La foire paraît avoir été à date fixe du 18 octobree, pendant de nombreuses années.

Droit de terrage
Désignation Ancien tarif Nouveau tarif
Le M2 0,15 0,20
Emplacement d'un porc 0,15 0,20
Emplacement d'un sac de blé 0,15 0,20
Charettes, paniers, échoppes, sacs : le Me 0,15 0,20

Les instituteurs de Gavray écrivent en 1913 :

« Une foire importante à mentionner est la foire Saint-Luc qui a lieu au mois d’octobre. On la signale depuis 1140. Il s’y vend surtout des bestiaux (bœufs et chevaux en particulier). La foire dure trois jours :
  • Le premier jour a lieu le marché aux bestiaux ; les rues et les places en sont remplies à ce point qu’il est impossible de circuler.
  • Le deuxième jour, les boutiques se réunissent sur « la lande Saint Luc ». À côté des cirques, des loteries, des théâtres et des chevaux de bois, les commerçants dressent des tentes, cuisent de la viande en plein air, vendent du pain et des boissons.
  • Le troisième jour la fête se continue sur la lande.
La foire Saint-Luc était la plus importante de l’arrondissement. Elle tend a diminuer d’importance à cause des foires de La Haye-Pesnel et de Folligny, ces deux villes ayant le train tout près, sont plus favorisées que Gavray avec le tramway ».

La conférence fait ensuite allusion à une des distractions préférées des Gavrayens, le Ressort :

« le Ressort, c’est le lendemain de la foire Saint-Luc. C’est une fête foraine (chevaux de bois, loteries, ménageries) qui aura complètement disparu dans quelques années. »

Article extrait de l’hebdomadaire La Croix de la Manche de Coutances et Saint-Lô, 15 octobre 1916 :

« La foire St-Luc le mercredi 18 octobre avec montre la veille, se tiendra l’une des plus importantes foires du département. Avant la guerre, ont y comptait habituellement 2 000 bêtes à cornes et plus de 1 500 chevaux. Elle établissait les cours de la régie pour les pommes. L’an dernier, elle avait marqué une importante reprise qui ne pourra que s’accentuer cette année. »

Article suivant daté du 29 octobre 1916 :

« Cette foire, qui est l’une des plus importantes du département, était cette année plus forte qu’en 1915 et presque l’égale de celle de 1913. À la montre, mardi, on a compté 2 500 bêtes à cornes et 600 chevaux ; à la foire, s’il y avait peu de bêtes à cornes et peu de moutons, par contre, on comptait plus de 1 500 chevaux et 400 petits porcs. Comme d’habitude les marchands et herbagers étaient très nombreux, en particulier tous les gros fermiers du Bessin et du Pays d’Auge étaient là. On comptait près de 1 000 bœufs, un certain nombre déjà gras. Les prix étaient très bien tenus et nombre de couples furent vendus à des prix variant entre 1 300 et 1 600 francs. Pour les bœufs à point on comptait 1,10 et 1,15 le kg, poids vif. Pour ceux plus maigres en comptait de 0,85 à 1 franc. Les vaches d’herbages étaient également très recherchées, on les payait selon jeunesse et qualité de 350 à 650 francs chacune, soit 0,80 à 0,95 le kg, poids vif, les 150 amouillantes [3], mais peu étaient prêtes à faire veau. Le comité de remonte fit un important achat de 42 chevaux d’âge à tous prix variant entre 1 000 et 1 500 francs. »

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Chronologie

  • An VIII : premier arrêté de police du maire pour les foires, 7 prairial de l’an VIII de la République (registre des arrêtés du maire).
  • 1840 : voir texte transcrit plus haut sur les réparations pour la tenue des foires de Trinité et Saint-Luc (délibération du 21 juin).
  • 1841 : le maire fait procéder à la division de la lande en 55 parcelles et il en présente le plan (délibération du 10 juin).
  • 1841 : la commune de Ver a aliéné, il y a 35 à 36 ans, la totalité des terrains qu’elle pouvait posséder sur la lande dite de Saint-Luc (délibération du 26 décembre).
  • 1843 : la foire Saint-Luc à Gavray a été, malgré le mauvais temps, des jours précédents, beaucoup meilleure, qu’on ne l’avait supposé. Les bestiaux étaient nombreux et se sont très bien vendus [4]
  • 1844 : litige entre les communes de Gavray et de Ver à propos de la lande Saint-Luc : la commune de Gavray se trouve dans la nécessité de conserver une portion de terrain nécessaire à son champ de foire (délibération du 11 février).
  • 1844-1845 : « Aux foires d’automne, la Normandie achète des animaux à engraisser, qui passent l’hiver dehors et commencent à profiter dès que les herbes poussent. Aussi ces animaux sont-ils arrivés à l’état de graisse beaucoup plus tôt que ceux du Nivernais et du Charolais, c'est-à-dire, à la fin de l’été. »[5]
  • 1846 : adjudication des foires, droit de terrage, pour 2 285 francs (délibération du 26 avril).
  • 1854 : adjudication des landages à Emmanuel, Honoré Esnouf (délibération du 29 octobre 1854).
  • 1857 : droit de pâturage de la lande adjugé à Gabriel Lechevrel, entrepreneur de travaux publics à Gavray (délibération du 30 août).
  • 1864 : la foire « Trinité » fixée au lundi du lendemain du jour de la Trinité est proposée au changement de date en la ramenant au samedi, veille de la Trinité. Elle tomba en même temps que celle de Folligny en 1865, 1870, 1876, 1881, 1892 (délibération municipale du 11 juin).
  • 1864 : tarif du droit de place « spécial foire » (délibération municipale du 26 août).
  • 1864 : 4 100 chevaux, 4 500 bœufs et vaches, 1 600 veaux, 1 200 moutons, 800 porcs [6]
  • 1880 (vers) : pratique de la montre créée vers 1880.
  • 1886 : voir texte plus haut : délibération du 9 août par M. Gritton, maire de Gavray
  • 1892 : délibération municipale le 6 novembre sur les droits de terrage dont l’adjudication aura lieu le 31 décembre.
  • 1893 : droit de pâturage sur la lande saint Luc, garde des chevaux et des voitures pendant la durée des foires de la trinité et de la saint Luc (délibération municipale du 24 septembre)
  • 1903 : délibération municipale le 16 août reportant la foire Saint-Luc, tombant un dimanche, de la remettre au lendemain comme il est d’usage en pareil cas. Vote des ressources nécessaires pour les frais de publicité [7]
  • 1911 : la maison qui faisait obstacle au milieu de la place, sur le coté de l’église, fut abattue en 1911 (carte postale ancienne de la montre).
  • 1913 : voir le texte des conférences pédagogiques des instituteurs de Gavray ci-dessus.
  • 1916 : cette foire, qui est l’une des plus importantes du département, est cette année plus forte qu’en 1915 et presque l’égale de celle de 1913. À la monte, mardi, on a compté 2 500 bêtes à cornes et 600 chevaux ; à la foire, s’il y a peu de bêtes à cornes et peu de moutons, par contre, on compte plus de 1 500 chevaux et 400 petits porcs. Comme d’habitude les marchands et herbagers sont très nombreux, en particulier tous les gros fermiers du Bessin et du Pays d’Auge sont là. On compte près de 1 000 bœufs, un certain nombre déjà gras. Les prix sont très bien tenus et nombre de couples sont vendus à des prix variant entre 1 300 et 1 600 francs. Pour les bœufs à point, on compte 1,10 F et 1,15 F le kg, poids vif. Pour ceux plus maigres, on compte de 0,85 F à 1 franc. Les vaches d’herbages sont également très recherchées, on les payet selon jeunesse et qualité de 350 à 650 francs chacune, soit 0,80 F à 0,95 F le kg, poids vif, les 150 amouillantes, mais peu sont prêtes à faire veau. Le comité de remonte fait un important achat de 42 chevaux d’âge à tous prix variant entre 1 000 F et 1 500 francs [8]
  • 1922 : la vieille et célèbre foire annuelle se tiendra cette année le mercredi 18 octobre avec la montre la veille. On y compte traditionnellement 2500 bovins et de 15 à 1800 chevaux. C’est assez bien dire son importance. Le jour de la foire, grande fête foraine sur la lande. Souhaitons que la Compagnie des chemins de fer de la Manche organise des trains spéciaux pour favoriser la venue des promeneurs de Cérences, Bréhal, Granville et Coutances. [9]
  • 1925 : la foire Saint-Luc s’est tenue cette année par un temps gris, incertain, mais qui c’est tenu sans pluie. Elle était abondamment approvisionnée. On y comptait pas moins de 3500 bêtes à cornes et 800 chevaux et poulains. La vente a été meilleure qu’aux foires précédentes. Il y avait une légère augmentation dans les prix, et quantité d’achats furent faits [10]
  • 1926 : foire Saint-Luc : Gavray, à 6 km de Cérences : ligne Lison-Lamballe et 12 km de Villedieu : ligne Paris-Granville, autos, la Saint-Luc (mlv) 3 500 bovins, 2 000 chevaux et poulains, antenais ou laiterons[11] ; beau choix de bœufs de 2 et 4 dents, déjà en état [12]
  • 1926 : 19 éleveurs, propriétaires, sont adhérents de la société départementale d’agriculture de la Manche : Hambye, Le Mesnil-Hue, Gavray, Ver, Sourdeval-les-Bois, Montaigu-les-Bois.
  • 1932 : « La Saint-Luc 1932, qui a été attristée par le terrible accident qui s’est produit à quelques kilomètres, a maintenu sa réputation et a été très fournie. De nombreuses affaires ont été traitées mais cependant le calme a régné dans le commerce des bestiaux et le marasme dans celui des chevaux. Dans les vaches et les génisses[13] moyennes, on cotait entre 2 000 et 2 500 francs suivant la formation des bêtes, leur âge et leur aptitude au service ; peu d’animaux ont valu un cours supérieur. Dans les herbagères, les prix étaient de 1 600 à 1 750 francs. Pas de commerce dans les bœufs, il y eut de la relève dans cette catégorie ; les bœufs de 4 dents valaient dans les 2 200 francs, de 2 dents, de 1 300 à 1 800 francs ; dans les jeunes, sans dents, on offrait dans les environs de 900 et 1 000 francs. On demandait des veaux de 8 à 10 mois, 700 à 900 francs, de ceux de 10 à 15 mois, de 1 000 à 1 200 francs. Un certain lot de taureaux était présent et on a pratiqué les prix de 2 000, 2 200, 2 400 francs. Mauvais commerce en ce qui concerne les chevaux ; les bonnes juments de service se vendaient entre 3 000 et 3 400 francs. Même tendance pour les antenais[14] : les bons poulains 1 500 à 1 800 francs, les moyens de 800 à 1 200 francs, les pouliches valaient sensiblement les mêmes prix. Beaucoup de laiterons qui s’enlevèrent, pour ceux qui avaient du sang, aux prix de 1 000 à 1 200 francs, les moyens étaient cotés de 400 à 700 francs, et les très légers dans les 200 francs[15].
  • 1932 : « Autour de la foire de Gavray : le jour de la Saint-Luc, un jeune-homme, qui interrogeait les marchands de chevaux, fut interpelé par les gendarmes qui lui reprochèrent de se livrer au racolage des animaux en-dehors du champ de foire. Pierre Desfaudais, 18 ans, originaire de Précorbin, tenta de s’excuser « je demandais en effet le prix des chevaux, mais ce n’était pas avec l’intention d’en acheter ». Cette explication n’a pas suffi pour empêcher qu’un procès-verbal soit dressé à Desfaudais. »[16].
  • 1932 : « Un voleur de taureau, Louis Chauvel, domestique à Gavray, âgé de 39 ans, n’est pas bien malin. Tenant un jeune taureau le 17 octobre, à la foire Saint-Luc, il en demandait un prix tellement bas, que les gendarmes s’approchèrent de lui et le questionnèrent. Il leur raconta qu’il agissait pour son père, habitant Saint-Pois. Mais, comme ce récit avait l’air de son invention, il fut emmené à la brigade avec le taureau. Or à son passage dans le bourg de Gavray, M. Arsène Leroy, courtier en bestiaux à Courson (Calvados), en voyant l’animal, cru le reconnaître pour le sien, qu’il venait de vendre à M. Duclos, de Beaumont-le-Roger. Il courut aussitôt à sa voiture où il avait attaché l’animal, mais ne l’y trouvant plus, il se rendit à la gendarmerie pour porter plainte. Là, Chauvel ne fut plus aussi affirmatif sur le propriétaire du taureau, monsieur son père. Il raconta avoir trouvé l’animal, une corde lui entourant le cou, et l’avait emmené. M. Leroy fut aussitôt remis en possession de son taureau, tandis que Chauvel resta à la brigade pour être ensuite incarcéré à la prison de Coutances. » [17]
  • 1933 : « Si l’approvisionnement de notre belle foire ne fut pas aussi considérable que d’habitude, le commerce qui s’y pratique fut satisfaisant. La Saint-Luc est bien connue, les marchands ne la manque pas. Gavray comme Lessay et Brix, maintient sa renommée. Les affaires furent faciles et même actives dans les amouillantes : les bonnes vaches prêtes ont valu, suivant les catégories, de 1 800 à 2 500 francs. Les cours des génisses amouillantes s’échelonnent de même. Les herbagères : on traitait les toutes bonnes de 1 500 à 1 700 francs, la catégorie inférieure de 1 200 à 1 500 francs et les vieilles vaches débutaient à 700 francs. Les bœufs bien tournés de la région se vendaient : les 4 dents entre 1 800 et 2 100 francs, les 2 dents de 1 500 à 1 800 francs, les sans-dents de 1 200 à 1 500 francs, les petits bœufs, de 800 à 1 200 francs. Dans les génissons, les veaux de 10 mois valaient de 700 à 800 francs, les génisses à faire saillir de 1 200 à 1 900 francs, pour les bonnes, de 1 000 à 2 000 francs en ordinaires. Taureaux : les extra de 1 800 à 2000 francs, les bons de 1 500 à 1 800 francs. Les cours des chevaux sont inchangés, une bonne jument de 4 ou 5 ans, coûta 2 000 francs. Les poulains antenais se sont marchandés couramment entre 1 000 et 1 300 francs, les ordinaires ; de 1 500 à 1 800 francs, les tout bons. Une pouliche laiteronne, demi-sang, fut marquée pour 1 800 francs. Les poulains ordinaires n’ont pas été marqués plus de 400 à 900 francs. »[18].
  • 1935 : « Jeudi s’est tenue, à Gavray, la montre de la foire saint-Luc. Environ 3 000 bestiaux amenés. La demande nombreuse a créé un mouvement d’affaires. Parmi les acheteurs, il y avait un certain nombre de Bretons et de courtiers de l’Yonne et de la banlieue parisienne. »[19]
  • 1935 : 3 000 et quelques bovins de toutes catégories, 2 000 chevaux et poulains.
  • 1936 : « Malgré la pluie, la foire de Gavray obtint le même succès. Un nombre considérable de bovins y furent présentés, provenant des environs de Villedieu, Percy, Cérences, La Haye-Pesnel, etc. Il y eut de nombreux acheteurs malgré la mévente des viandes destinées à la boucherie et la pénurie des fourrages. Sur le marché des amouillantes, un éleveur de Champrépus, M. Vivard, put obtenir 3 000 et 3 400 francs de deux belles génisses. Dans l’ensemble, cependant, la demande étrangère est moins abondante que de coutume, les vendeurs de gros bœufs, de vaches d’élevage, d’amouillantes, et d’herbagères, ne furent pas très heureux cette année. Par contre les génissons et taureaux trouvèrent plus facilement des acheteurs. Sur le marché des chevaux se trouvèrent réunis près d’un millier de poulains laiterons et d’antenais dont les prix furent supérieurs à ceux de l’année précédente, poulains et pouliches de trait se vendirent mieux que les demi-sang qui ne trouvent plus le même débouché dans la remonte de cavalerie. »[20].
  • 1937 : « Le soleil d’un très bel automne a favorisé cette foire célèbre, où il y a peu d’années, avant la création des distilleries, était définitivement établit le cours des pommes. Du moins, on aimait à dire que c’était la Saint-Lucas qui en réglait le prix. Dimanche et lundi, cette foire qui compte plus de huit siècles, a tenu ses assises tout comme au temps où Richard-Cœur de-Lion était duc de Normandie et roi d’Angleterre. Malheureusement les arrêtés contre les progrès de la fièvre aphteuse avaient sensiblement réduit le nombre des bovins… »[21].
  • 1938 : « De l’avis général, la foire Saint-Luc à Gavray a connu cette année une animation nettement supérieure à celles des années précédentes. L’on put s’en rendre compte lundi à la gare de Cérences où la circulation fut extrêmement intense, mais parfaitement organisée grâce à un service d’ordre impeccable. 128 wagons furent chargés pour toutes les directions. On évalue entre 1 900 et 2 000 le nombre d’animaux qui furent embarqués. Sur le champ de foire, il y eut au moins 3 000 têtes de bétail. Mardi, jour même de la foire, de nombreux promeneurs se rendirent aussi à Gavray, où ils passèrent quelques heures sur la lande Saint-Luc, où il y avait de nombreux marchands, quelques tentes, deux rôtisseurs de gigot. Des tas de citrouilles (quelques-unes énormes) remplaçaient les melons de la foire de Lessay. La foire Saint-Luc, d’autres disent Saint-Lucas, qui jadis avait la réputation de fixer le cours des pommes, s’est déroulée, pendant ses journées, par un temps magnifique. En ce qui concerne la cavalerie, on y comptait plus d’antenais qu’à la réputée foire de Brix…»[22].
  • 1940 : « La grande foire Saint-Luc à Gavray : cette foire ancienne et renommée qui fixait disait-on au temps jadis le cours des pommes, a été moins bien approvisionnée en bétail que les années précédentes. Les amouillantes n’étaient pas en nombre suffisant pour la demande, aussi étaient-elles chères. Trois bonnes génisses ont été vendues 19 000 francs, d’autres 6 000 francs ; celles de commerce autour de 5 500 francs ; il fallait une bête commune pour valoir moins de 5 000 francs, et il y en eut bien peu. Vaches d’herbage : les bonnes herbagères a repasser l’hiver ont valu 6 à 6,50 francs la livre, à faire, dans quelques cas 7 francs. Celles les plus viandées 7,50 à 8,50 selon état et âge. Bœufs : très clairsemés pour une grande foire, les bons jeunes sans dents ont valu 3 500 et souvent 3 850 à 4 000 francs ; les 2 dents 4 200 à 4 800 francs ; quelques gros bœufs pour mettre à l’auge autour de 5 000 jusqu’à 5 400 francs ; quelques gros de viande sur 8,50. Génisses : les génisses qui n’avaient pas trop suivi la hausse des autres catégories se remettent au pair. Les petits ont été marqués sur 175 à souvent 200 francs le mois, jusqu’à 15 mois ensuite les génisses un peu jeunes pour être saillies autour de 2 800 à 3 000 francs et les bonnes génisses de 20 mois à deux dents 3 000 à 3 400 francs avec quelques prix supérieurs pour les vraies racées. Taureaux : les bons sujets sont triés en bien peu de temps de 4 500 à 6 000 francs ; quelques taureaux exceptionnels ont dépassé ce prix. Tout le reste est parti de 2 500 à 4 000 francs, soit en animaux communs de couleur ou un peu jeunes. Chevaux : aujourd’hui il n’y a eu que les chevaux de service vendus de 13 000 à 18 000 francs ; les poulains de 18 mois, 11 000 à 13 000 francs , un très bon 16 500 francs ; quelques jolis 30 mois 14 à 15 000 francs[23].
  • 1940 : racolage d’animaux par Georges Griaume, 34 ans, marchand de Tourville-les-Ifs, et Léon Chébert, 21 ans, marchand de bestiaux à Saint-Ouen-les-Toits, qui ont été verbalisés. »[24].
  • 1945 : la Saint-Luc avait attiré mercredi dernier à Gavray un nombre assez élevé de bovins soit : 1500. La place de l’église voyait une animation assez dense et les négociations enregistrées se montraient assez soutenues. M. Vibert vendait un bœuf extra de 4 dents pour 28000 francs. Amouillantes : meilleur choix à 30-32000 francs ; les bœufs plus viandés à : 38 ou 40 francs la livre ; nette hausse pour les taureaux : 25 à 28 000 francs. Il y eut 500 chevaux. Très tôt, le jeudi matin, il y avait du mouvement sur la lande, où se déroulaient les principales négociations pour la cavalerie.
  • 1945 : « La Saint-Luc, dont la renommée s’étend au-delà de la Normandie, a connu l’affluence des foires d’avant-guerre, puisse que 2000 bovins et 2000 chevaux et poulains y furent amenés. La foire 17-18 octobre, la fête foraine le 18. »[25].
  • 1948 : « La Saint-Luc, une des plus grosses foires de la Manche : 3 000 bovins et 1 500 chevaux » [26].
  • 1952 : « 2 000 bovins et 2 000 chevaux étaient attendus à la foire [27].
  • 1953 : les foires de 1910-1920 attiraient en moyenne : 1500 chevaux, 2500 bovins et 100 moutons. Ils dépassent ces chiffres, malgré la fièvre aphteuse en 1937 [28].
  • 1957 : « Tous les records battus. Jamais peut-être, on n’appréhenda plus à Gavray cette Saint-Luc. » (M. Canuet, maire). Des dégagements sont prévus pour les chevaux, placés dans le clos de M. Lebailly et les taureaux sur la place des halles [29].
  • 1958 : la Saint-Luc : 4 500 têtes de bétail dont 3 500 bovins. Les baraques près de la mairie enlevées [30].
  • 1959 : Saint Luc : succès considérable [31].
  • 1964 : la Saint-Luc favorisée par un soleil estival. Record d’acheteurs et de vendeurs [32].
  • 1965 : « Beau temps, foule nombreuse à la foire Saint-Luc perturbée par la panique occasionnée par des bêtes affolées [33].
  • 1965 : incident à 9 h 15, un jeune homme de la SNCF embauché exceptionnellement pour la journée par M Duret, cultivateur à Saint-Planchers, fut surpris par un mouvement d’une amouillante qu’il tient en laisse. Il la lâcha ainsi qu’une autre. Elles bousculèrent une rangée d’animaux. Le troupeau partit au trot créant une panique dans la foule. Des personnes furent renversées sur 15 mètres de front. Sept blessés assez sérieux et de nombreux autres, blessés plus superficiellement, qui se relevèrent. » [34].
  • 1966 : projet d’aménagement des places pour les foires et de l’allée supplémentaire de la lande [35].
  • 1967 : MM. Georges Moricet de Hambye, Roger Daniel de Bréhal, renversés, piétinés, blessés, le 17 octobre. La commune condamnée par le tribunal administratif à payer la moitié des dommages [36].
  • 1968 : une énorme foire à bovins [37].
  • 1968 : conseil municipal : projet de construction dressé par le service du génie rural. [38].
  • 1968 : conseil municipal : projet de construction dressé par le service du génie rural. Adjudication du 26 novembre 1968 [39].
  • 1968 : brillante ouverture des 4 jours de Gavray. 1 er jour : les bovins [40].
  • 1969 : un nouveau champ de foire. Cinq foires ont lieu chaque année à Gavray : foire de mai : 2 500 bovins, 200 chevaux et la Saint-Luc : 3 500 bovins et 2 100 chevaux et poulains. [41].
  • 1969 : sur le nouveau champ de foire : une grande Saint-Luc. Certains voient avec regret partir cette foire. Les travaux ne sont pas terminés [42]
  • 1970 : il y avait en 1831 : 4 100 chevaux, 4 500 bovins, 1 600 veaux, 1 200 moutons, 800 porcs. Certes la Saint-Luc 1970 durera deux jours et non pas trois comme avant-guerre [43].
  • 1973 : sur la lande Saint-Luc : deux km d’allées, 15000 m² de lande, des milliers de personnes [44].
  • 1983 : protestation des bouilleurs de cru avec Marie-Louise, un alambic qui n’a distillé que de l’eau pour cette fois (M. Prével, président de la fédération des bouilleurs de cru de l’Ouest) [45].
  • 1983 : foire aux chevaux : le marasme, un champ de foire vite saturé (de Jean-Paul Chapelle) [46].
  • 1984 : scènes de la Saint-Luc vues par Robert Pouchin : une Saint-Luc maussade, peu de bovins, magnifiques chiens, 1200 chevaux, transactions calmes, Saint-Luc patron de la morosité, mais un bon final [47]
  • 1986 : les dernières images de la Saint-Luc. Un jeune taureau vendu 6 100 franc : un record peut-être ? [48]
  • 1987 : la Saint-Luc dans la tourmente : 800 commerçants [49]
  • 1988 : la Saint-Luc (avec illustration de la peinture de la mairie) [50]
  • 1992 : « Une grande Saint-Luc » ref>La Manche Libre, 25 octobre 1992. </ref>
  • 1993 : « Une Saint-Luc dans le froid » [51]
  • 1999 : la foire règne sur Gavray depuis 800 ans : 100 000 visiteurs. Elle se déroulait autrefois dans le bourg avant qu’un incendie n’éclate et ne provoque l’affolement général tant pour les bovins que pour les forains [52].
  • 2004 : foire plutôt calme pour les équins, mais toujours aussi populaire : 800-900 chevaux et poneys. [53]
  • 2005 : « Au lendemain de la foire Saint-Luc de Gavray : vie et histoire d’une paroisse » [54]
  • 2006 : le vendredi, une voiture fonce dans un stand de la foire à la suite d'un malaise du conducteur. L'une des 14 personnes blessées succombe à ses blessures le dimanche.
  • 2018 : les organisateurs estiment d'avoir accueilli 140 000 visiteurs [55].

Le comice agricole du canton de Gavray est fondé le 15 avril 1880 sous la présidence de Marcel Lecoupé de Saint-Denis-le-Gast. Un fascicule contient les statuts et règlements ainsi qu’une liste de souscripteurs. Deux concours ont lieu chaque année au chef-lieu de canton - au printemps : animaux reproducteurs – automne : verrats, béliers et femelles. Le registre des délibérations du comité (1880-1930) est conservé dans les archives communales de Gavray (en mauvais état : non communicable).

Nombre de souscripteurs : Gavray 46, Grimesnil 5, Hambye 26, La Baleine 6, Lengronne 12, Le Mesnil-Amand 7, Le Mesnil-Bonant 2, Le Mesnil-Garnier 27, Le Mesnil-Hue 1, Montaigu-les-Bois 6, Saint-Denis-le-Gast 20, Sourdeval-les-Bois 13, Ver 14.

L’activité commerciale

Elle s’anime sur la lande du même nom à quelques pas de l’ancien château ducal.

Certes, la ventes des toiles de crin, si importante dans le négoce du XIXe siècle, a laissé la place à une diversité marchande adaptée. Mais la foire aux chevaux et poulains du vendredi matin fait également la renommée de cette assemblée. Une place importante est encore réservée à la vente des citrouilles, des oignons et des chiens.

Elle réunit pendant trois jours un public local, régional, national et international. En effet, le vendredi, la foire aux équidés permet à des négociants belges, allemands, suisses de venir dans le département de la Manche, territoire reconnu internationalement en matière de cheval. Elle est la première foire aux chevaux de selle et de loisir du département.

Son côté rural et traditionnel reste un attrait pour les jeunes et moins jeunes : l'odeur de l'agneau grillé au feu de bois promet une collation digne de ce nom.

Une exposition de citrouilles s'y tient annuellement et rappelle les anciens fruits et légumes remis au goût du jour. Un concours de recettes sur ce légume est aussi organisé.

Une fête foraine attire les visiteurs de tous âges.

La foire Saint-Luc dans les arts

  • Alcide Théophile Robaudi, peinture sur toile, 1899, salle du conseil municipal, mairie de Gavray
  • Peinture à l’huile sur bois représentant la foire de Gavray.
  • Jean Teulé fait commencer à la foire Saint-Luc son roman Darling, avec la naissance de l'héroïne sous les vaches [56].

Bibliographie et sources documentaires

La plupart des documents consultés sont issus des collections et fonds d’archives conservés aux Archives départementales de la Manche.

  • Pierre Brunet et Gabriel Désert, Les Foires agricoles de Basse-Normandie, collection « Les Carnets d’ici », CRECET de Basse-Normandie, D 1870.
  • Christian Malon, Foires de Normandie, photographies de Christian Malon, éditions Charles Corlet, réf : BIB D 1868.
  • La Basse-Normandie, B 46.
  • Évelyne Malnic-Dybman, Guide des fêtes et foires en Normandie, guides Bertout, réf : BIB D 2328.
  • Circuits commerciaux : foires et marchés en Normandie, 1974, CRDP Rouen, C 133.
  • Léopold Delisle, « Notes sur les anciennes foires de la Manche », Annuaire de la Manche, 1850
  • Jacques Simon, Belles foires de la Manche, Centre régional des lettres de Basse-Normandie, 1953, réf : BIB D 5232 (réédition de 2004).
  • Hippolyte Gancel, Foires populaires de Normandie, éditions Ouest-France, réf : BIB C 1877.
  • Dictionnaire iconographique des saints, éditions de l’Amateur, réf : BIB C 1716.
  • Dictionnaire de spiritualité, éditions Beauchesne, tome 9, réf : BIB C 561.
  • Dictionnaire Le Grand Robert de la langue française
  • Bernard Beck, Gavray-Hambye, éd. Ocep, Coutances
  • Jacky Brionne, « Au lendemain de la foire Saint-Luc de Gavray, vie et histoire d’une paroisse », La Presse de la Manche, 23 octobre 2005
  • Journaux anciens et contemporains : collections en JAL.
  • Dossier communal : revue de presse
  • Dossier thématique : 3 doc
  • Périodiques de l’agriculture : collection 15 PER
  • Archives communales de Gavray, 127 ED déposées aux archives départementales de la Manche : recherches ponctuelles dans les registres de délibérations.

Notes et références

  1. « Foire de Gavray : plus de 100 000 visiteurs », Ouest-France, 19 octobre 2015.
  2. La foire de Gavray se déploie sur la lande », Ouest-France, 16 octobre 2015.
  3. amouillante : vache sur le point de vêler
  4. La Normandie agricole, 1843, page 193 rubrique : chronique agricole.
  5. La Normandie agricole , 1844-1845, page 540.
  6. D’après les notes historiques d’Antoinette Lecardinal.
  7. Archives départementales de la Manche : 127 ED 1 D 9.
  8. La Croix de la Manche de Coutances et de Saint-Lô, 15 octobre 1916.
  9. Le Granvillais, 14 octobre 1922.
  10. Le Granvillais, 24 octobre 1925.
  11. Laiteron : veau ou poulain qui tète.
  12. Société départementale d’agriculture de la Manche, année 1926.
  13. Génisse : jeune vache qui n’a pas encore vêlé
  14. Antenais : poulain d’au moins un an.
  15. Le Courrier de la Manche et de la Basse-Normandie, 23 octobre 1932.
  16. Le Courrier de la Manche et de la Basse-Normandie, 23 octobre 1932.
  17. Le Courrier de la Manche et de la Basse-Normandie, 23 octobre 1932.
  18. Le Courrier de la Manche et de la Basse-Normandie, 22 octobre 1933.
  19. Journal de Coutances et de l’arrondissement, 19 octobre 1935.
  20. Fernand Vatin, M. Brodbeck, Le château de Gavray et la châtellenie de Gavray des origines à nos jours, BIB C 373.
  21. Le Courrier de la Manche et de la Basse-Normandie, 24 octobre 1937.
  22. Le Courrier de la Manche et de la Basse-Normandie, 22 octobre 1938.
  23. Le Courrier de la Manche et de la Basse-Normandie, 26 octobre 1940.
  24. Journal de Coutances et de l’arrondissement, 26 octobre 1940.
  25. L'Essor de la Manche, 11 octobre 1946.
  26. Ouest-France nord, 16-17 octobre 1948.
  27. Almanach paroissial de Hambye, 1952.
  28. Ouest-France, 15 octobre 1953.
  29. Ouest-France, 18 octobre 1957.
  30. Ouest-France, 18-19 octobre 1958.
  31. Ouest-France, 19 octobre 1959.
  32. La Manche Libre, 25 octobre 1965. Photos : Robert Pouchin.
  33. Ouest-France, 18 octobre 1965.
  34. P. Leguay, La Manche Libre, 24 octobre 1965.
  35. Ouest-France nord, 14 mars 1966.
  36. La Presse de la Manche, 24 mai 1967.
  37. La Manche Libre, édition d’Avranches, 27 octobre 1968.
  38. Ouest-France, 7 novembre 1968.
  39. La Manche Libre, 10 novembre 1968.
  40. Ouest-France, 18 octobre 1968.
  41. Ouest-France nord, 29 mars 1969.
  42. Ouest-France, 20 octobre 1969.
  43. Ouest-France, 16 octobre 1970.
  44. Ouest-France, 17 juillet 1973.
  45. La Presse de la Manche, 29 octobre 1983.
  46. Ouest-France, 22 octobre 1983.
  47. La Manche Libre, 28 octobre 1984.
  48. La Manche Libre, 26 octobre 1986.
  49. La Manche Libre, 24 octobre 1987.
  50. La Manche Libre, 16 octobre 1988.
  51. La Manche Libre, 31 octobre 1993.
  52. Dimanche Ouest-France, 24 octobre 1999.
  53. « Réussir », L'Agriculteur normand, 4 novembre 2004.
  54. Jacky Brionne et Laurence Le Montréer, La Presse de la Manche, 23 octobre 2005.
  55. Isabelle Bordes, « Foire Saint_luc : une année plus que record », Ouest-France, 22 octobre 2018.
  56. Jean Teulé, Darling, éd. Julliard, 1998.

Articles connexes