Lancement du Suffren à Cherbourg (2019)

De Wikimanche

Ouest-France, 13 juillet 2019.
La Presse de la Manche, 13 juillet 2019.

Le lancement du sous-marin nucléaire d'attaque Suffren a lieu à Cherbourg-en-Cotentin le vendredi 12 juillet 2019.

La cérémonie

Emmanuel Macron, président de la République, procède au lancement du sous marin nucléaire d'attaque (SNA) Suffren le vendredi 12 juillet 2019 à Cherbourg-en-Cotentin, avec à ses côtés Florence Parly, ministre française des Armées, et son homologue australienne Linda Reynolds, ainsi que Bernard Cazeneuve, ancien Premier ministre et ancien maire de Cherbourg-Octeville, et l'amiral Christophe Prazuck, chef d'état major de la Marine [1].

Environ 700 personnes ont été invitées à suivre la cérémonie, dont les équipes de Naval Group ayant participé à la construction et l'équipage du bâtiment [2].

Venant de Paris, l'avion présidentiel atterrit sur l'aéroport de Cherbourg-Maupertus. Le chef de l'État pénètre dans l'arsenal vers 11 h 15. Il se rend dans la forme Cachin où se trouve le sous-marin depuis la fin de la semaine précédente. Il visite le bâtiment sous la conduite de Hervé Guillou, PDG de Naval Group [3].

Emmanuel Macron abaisse la manette simulant le lancement, tandis que retentit « La Marseillaise ». Le chef de l'État passe une heure dans les entrailles du bâtiment, dont l'étrave est recouverte d'une cocarde tricolore [1].

À 13 h 30, il prononce son discours, qui dure une vingtaine de minutes. Il salue ensuite les salariés de Naval Group et de TechnicAtome. Il regagne Paris aussitôt après.

lire ici l'intégralité du discours du président de la République

La cérémonie est retransmise en direct sur des écrans géants à la Cité de la Mer : elle est suivie par 1 362 personnes [4].

L'après-midi, profitant de la venue du président, une délégation de représentants syndicaux est reçue par un conseiller de l'Élysée. Ces employés de l'hôpital Pasteur souhaitent alerter sur les conditions de la santé dans la Manche [5]. En solidarité, dans la matinée, un collectif de citoyens a déployé une banderole devant la Cité de la mer sur laquelle il est écrit « Santé en danger ».[6]

Caractéristiques du Suffren

lire l'article détaillé Suffren (Q-284)

Le Suffren est le premier d'une série de six sous-marins du programme Barracuda appelés à remplacer les sous-marins de type Rubis construits dans les années 1980 [2]. Il sera remis à la Marine nationale à l'été 2020, après une série de tests et d'essais en mer [2]. Il est prévu pour rester en service jusqu'en 2060 [2].

Long de 99,5 mètres pour un diamètre de 8,8 mètres et déplaçant de 5 300 tonnes en plongée et 4 700 t en surface, le Suffren est un gigantesque puzzle de 750 000 pièces [7]. Il a nécessité dix ans d'études et de développement, douze années de montage, 8 millions d'heures de travail de 10 000 personnes représentant 800 entreprises [1]. Il pourra plonger jusqu'à 350 mètres et tenir 70 jours sans faire surface [7]. Son équipage se compose de 63 marins, dont des femmes [7]. Son coût est d'environ un milliard d'euros [1].

Notes et références

  1. 1,0 1,1 1,2 et 1,3 Mathieu Rabechault et Laurence Benhamou, « La naissance d'un chasseur : Macron lance le sous-marin nucléaire Suffren », AFP, 12 juillet 14 h 42.
  2. 2,0 2,1 2,2 et 2,3 Martine Pennetier, « La France lance sous-marin nouvelle génération », Reuters, 12 juillet, 15 h 08.
  3. Sarah Caillaud et Arnaud Le Gall, « Le Président assiste à la naissance du Suffren », Ouest-France, 13 juillet 2019.
  4. « La fierté cherbourgeoise à la Cité de la Mer », Ouest-France, 13 juillet 2019.
  5. Thomas Grimaldi, « Force ouvrière alerte l'Élysée sur les conditions de santé dans la Manche », Ouest-France, site internet, 14 juillet 2019 (lire en ligne).
  6. « Faire passer le message pour l'hôpital », La Presse de la Manche, site internet (lire en ligne).
  7. 7,0 7,1 et 7,2 « Le sous-marin Barracuda en chiffres », AFP, 10 juillet 2019, 13 h 01.

Lien interne